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Vivre en santé est très coûteux…

Ce bout de reportage perdu dans les dédales de l’actualité, le 6 février dernier, devrait faire partie de vos précieuses archives sur les coûts des soins de santé. La raison ?…

Les politiques, les politiciens et les intégristes de la bonne santé, essaient de nous abrutir semaine après semaine avec des explications tronquées et incomplètes des raisons, économiques ou logiques, de l’explosion des coûts du système de santé. Au Québec, le budget de la santé et des ss gonfle de 6% par année. Trois fois plus vite que l’inflation. Une explosion de 16 G en 2003 à 24 G l’an au dernier budget. Le souci ?… Simple…

Le ministre Couillard ne nous dira jamais que les coûts du système augmentent aussi rapidement parce qu’il y a moins de fumeurs et moins d’obèses. Parce qu’il y a plus de gens en santé et minces qui accaparent des soins médicaux plus sophistiqués et plus longtemps durant leur vie.

Vivre en santé est coûteux pour l'assurance maladie
Prévenir l'obésité et inciter la population à cesser de fumer sauve des vies, mais augmente les dépenses de santé. Des chercheurs néerlandais, dont les travaux sont publiés sur le site ne ligne de l'association Public Library of Sience Medicine, soulignent que les gens minces et en bonne santé coûtent plus cher aux organismes de santé que les obèses ou les fumeurs.
Une évidence
Ce n'est pas vraiment une surprise, résume Pieter van Raal, économiste de l'institut néerlandais de santé publique et premier auteur de l'étude. Cela va de soi quand on vit plus longtemps, on coûte plus cher au système de santé.
Pour démontrer, lui et ses collègues ont créé un modèle de simulation des coûts sanitaire pour trois groupes de 1,000 personnes : un premier en bonne santé (gens minces et non-fumeurs), un deuxième constitué d'individus obèses et un troisième, de fumeurs.
Le modèle repose sur les données du cout des maladies et sur leur prévalence aux Pays-Bas en 2003.
Entre 20 ans et 56 ans, ce sont les obèses qui coûtent le plus cher, ont relevé les chercheurs.
En moyenne, le groupe en bonne santé avait une espérance de vie de 84 ans. Les fumeurs vivaient en moyenne 77 sans, è peine moins que les obèses, qui atteignaient 80 ans.
Une perte d'années de vie qui s'explique en partie par le risque de maladies cardio-vasculaire plus important chez les fumeurs et les obèses que chez les personnes saines. L'incidence du cancer, à l'exception de celui du poumon, est la même, quel que soit le groupe. Le diabète est plus fréquent chez les obèses, mais les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont plus nombreux chez les individus en bonne santé.
Contre le sens commun
Ces résultats contredisent l'affirmation selon laquelle prévenir l'obésité permettrait d'économiser des millions dans le monde entier. «Si nous continuons de nous inquiéter des effets de l'obésité sur la santé, cessons de le faire dans le domaine économique», a commenté Patrick Basham, professeur de politique de santé à l'université américaine Johns Hopkins, sans liens avec l'étude.
Autres paramètres
Pour les experts, combattre l'obésité représente cependant plus que de simples économies. «Les bénéfices sont à voir à long terme», a fait valoir Neville Rigby, porte-parole de l'Association internationale pour l'étude de l'obésité. Selon ses détracteurs, l'étude, financée par le ministère néerlandais de la Santé et des Sports, ne prend pas en compte d'autres paramètres importants, notamment le cout économique et social de l'obésité et du tabac.
Coûts de santé...
En bonne santé et minces... 417,000 $ à partir de l'age de 20 ans.
Les obèses... 371,000 $... ( - 12,4 % )
Les fumeurs... 326,000 $... ( - 27,9 % )
AP - Associates Press 6 février 2008


Propos…
Si le défi vous interpelle… Il faudrait vérifier s’il y a corrélation entre le nombre d’obèses et de fumeurs, disons contre le budget de la santé de 1998, en comparaison du nombre d’obèses et de fumeurs contre le budget du 13 mars 2008, prochain. De mémoire, pour les fumeurs, la chute est de l’ordre de 6% depuis cinq ans. Ce qui, en ajoutant les obèses, correspondrait peut-être à la croissance des coûts du système de santé depuis 2003.

Il n’y a plus de doute, la baisse des fumeurs de tabac est un évènement catastrophique pour les finances au Ministère du revenu du Québec. Une perte de quelque 250 millions l’an en provenance des restos et des bars, en plus d’un autre 220 millions l’an en taxes sur le tabac.

Parallèlement, l'augmentation des gens minces et en santé qui engorgent les salles d’urgences et les hôpitaux, nécessitent des soins en plus grand nombre et plus longtemps durant leur vie, contribuant sans équivoque à l’explosion des coûts à coups de milliards.

À l’avenir, soyons toujours gentils et reconnaissants envers les obèses et les fumeurs, pour les économies millionnaires en soins médicaux qu'ils nous procurent. De 12,4 % et 27,9 % durant leur vie.

Libellés :

De... sp et al... le... 10.3.08,

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