Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

L’arnaque de l’immigration francophone exposée…

Depuis notre courrier, il y a quelques semaines, l’équipe dynamique du quotidien Le Devoir ne cesse de nous étonner. Il semble, parait-il, que le journaliste Robert Dutrisac ait pris ce dossier sous le bras et depuis ne cesse d’épater tous les vieux routiers du débat linguistique du Bleu, au gré de ses recherches et trouvailles inédites. De même favorablement épatés par l’éditorial de MA Chouinard et la chroni de M David du 17 avril dernier.

Épatés par des révélations cachées dont on n’a jamais entendu parler durant les deux mandats des péqouistes au gouvernement du Québec. Dont personne ne parle au parti des anglophones, le PLQ. De même au parti des francophones, PMD. Non plus au gouvernement libéral de John Charest depuis avril 2003. Et aussi chez leurs amis à l’édito et à la rédac de la canadian presse de Gesca. Plus secret que ça, tu meurs.

Après un premier reportage inédit à propos des agences du gouvernement du Québec qui accueillent et servent en anglo-américain les immigrants allophones leur vie durant, entretenant ainsi le régime d’apartheid, leur intégration à la minorité anglo-canadienne montréalaise, d’allégeance fédéraliste et libérale bien sûr, nous avons eu droit a un second reportage inédit. Le second reportage, à propos de ministères et agences du gouvernement qui communiquent en anglo-américain avec des entités morales, les entreprises. Exposant ainsi l’ignorance systématique de la Loi 101 et ses articles interdisant une telle pratique, à l’OLF.

Nous en sommes au troisième. Cette fois nous voici confrontés aux cas des immigrants francophones et les pratiques du MICC. Un autre secret libéral bien gardé hors de la vue des médias, de l’ANQ et de la majorité française, bien sûr. Celui-ci nous révèle ce que tout contribuable québécois francophone ne devrait pas savoir, à l’effet que ses impôts servent au remplacement de sa langue sur les lieux du travail, en finançant des cours d’anglo-américain aux immigrants francophones. Sélectionnés spécialement pour leur francophilie, par le gouvernement du Québec, par surcroît. Voyons voir…

Québec aide les immigrants à parler l'anglais
Robert Dutrisac

Québec -- Afin de tenir compte des exigences du marché du travail dans la région de Montréal, l'État québécois paie des cours d'anglais à des immigrants qui souffrent du handicap de ne connaître que le français. Ces cours d'anglais sont offerts par des organismes d'intégration et de francisation de la région de Montréal.

Dans certains cas, les professeurs sont fournis par la commission scolaire English-Montréal. Dans d'autres cas, des groupes communautaires obtiennent des fonds d'Emploi-Québec pour offrir des activités afin d'améliorer l'«employabilité» des immigrants, ce qui peut comprendre l'apprentissage de l'anglais. Enfin, les commissions scolaires anglophones offrent directement des cours d'anglais aux nouveaux arrivants. En vertu des nouvelles règles établies cette année par le ministère des Finances, c'est normalement le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) qui doit assumer la note pour les cours donnés à des immigrants par des professeurs des commission scolaires.

Ainsi, Carrefour solidarité Anjou, un organisme chargé de l'intégration des immigrants dans l'est de l'île de Montréal, a reçu 60 000 $ pour offrir à 40 femmes immigrantes des activités d'une durée de huit semaines afin de leur permettre d'acquérir des compétences de base et des «compétences améliorant leur employabilité». Selon l'entente de service qui lie l'organisme et Emploi-Québec et dont Le Devoir a obtenu copie, Carrefour solidarité Anjou donne des ateliers sur «l'anglais parlé de base». Sur les 160 heures étalées sur les huit semaines que dure cette activité, 32 sont consacrées à l'anglais.

Toutefois, «une personne ayant un excellent français écrit pourrait passer plus de temps sur son anglais», peut-on lire. Outre l'apprentissage de l'anglais, ces femmes immigrantes, qui n'ont pas d'emploi, participent à des ateliers de recherche d'emploi, de connaissance de soi, d'informatique et de français écrit, précise-t-on dans l'entente de service, en vigueur du 4 septembre 2007 au 16 mai 2008.

Le Centre d'appui aux communautés immigrantes de Bordeaux-Cartierville offre quatre classes d'anglais, le jour et le soir, deux sessions par année. Près de 200 immigrants s'y inscrivent chaque année, a signalé la directrice de l'organisme, Anait Aleksanian. À titre de comparaison, le centre tient 14 classes de francisation qui accueillent 1000 nouveaux arrivants par an.
Selon Mme Aleksanian, les cours d'anglais font partie des mesures d'«employabilité» offertes par l'organisme. Ce sont surtout des immigrants francophones d'origine maghrébine qui suivent ces cours d'anglais. «L'immigrant apprend l'anglais seulement s'il connaît le français. C'est une condition, d'ailleurs», a-t-elle précisé.

Pour Mustapha Kachini, président du Regroupement des organismes en francisation du Québec et directeur général du Centre d'intégration multiservices de l'ouest de l'île de Montréal, le bilinguisme anglais-français aide grandement l'immigrant à se trouver un emploi dans la région de Montréal. «Un candidat bilingue avec les deux langues officielles, c'est vraiment du gâteau», estime-t-il. M. Kachani a toutefois fait observer qu'il est beaucoup plus facile d'intégrer au marché du travail le nouvel arrivant qui connaît seulement le français que celui qui ne connaît que l'anglais.
L'organisme qu'il dirige ne donne pas de cours d'anglais aux immigrants francophones, une pratique qui serait contraire à la vocation de francisation de son organisme, croit M. Kachani. Toutefois, les nouveaux immigrants n'ont aucune difficulté à obtenir ces cours par l'entremise de la commission scolaire anglaise Lester B. Pearson, a-t-il mentionné. En outre, ce centre pour immigrants offre des services d'intégration au marché du travail en anglais à des immigrants non francisés.

M. Kachani a reconnu que le taux de chômage chez la population immigrante maghrébine dépasse les 25 % alors que ces nouveaux arrivants sont francophones et souvent très scolarisés. Leurs attentes sont très élevées et ils insistent pour obtenir un emploi qui correspond parfaitement à leurs qualifications. «Dès que l'emploi n'est pas au rendez-vous, ils manifestent certains problèmes de frustration», a souligné M. Kachani, lui-même d'origine marocaine.
Ces immigrants maghrébins «disent: "Si on ne trouve pas de travail, c'est parce qu'on n'est pas bilingues." Ils vont prendre des cours d'anglais pour améliorer leur employabilité», a relaté M. Kachani. «Ils disent: "On a choisi une province francophone." Ils sont surpris de voir que ne pas savoir l'anglais devient un handicap», a-t-il poursuivi.

Au MICC, on a soutenu hier que les immigrants sont maintenant bien informés de l'importance de l'anglais au Québec. «On en parle, maintenant», a signalé le porte-parole du MICC, Claude Fradette. «Il faut être honnête et réaliste.» «Il y a des Européens qui arrivaient et qui disaient: "On nous avait dit que c'était français [au Québec], mais on ne nous avait pas dit que c'était en même temps anglais", a raconté M. Fradette. «Bien oui! C'est l'Amérique du Nord.»
Le MICC veut «s'assurer au bout du compte que les gens puissent bien s'intégrer à la société et à la réalité nord-américaines. Il ne faut pas se le cacher». Pour décrocher certains types d'emplois, le bilinguisme est essentiel dans la région de Montréal. C'est le cas notamment des emplois en administration et en informatique, a signalé M. Kachani. Il faut aussi noter la présence de nombreuses filiales de compagnies américaines où la connaissance de l'anglais est bien vue.

Comme il s'écoule quelques mois entre le moment où un candidat est sélectionné et son arrivée au Québec, le MICC peut lui suggérer d'améliorer sa connaissance de la langue de Shakespeare dans son pays d'origine avant son départ. «Si quelqu'un est en informatique, c'est sûr que c'est de bonne guerre qu'on lui dise de profiter des prochains mois pour essayer de parfaire sa connaissance de l'anglais», a fait valoir M. Fradette.
Depuis quelques années, non seulement le Québec accueille plus d'immigrants qui connaissent le français (plus de 56 %), mais davantage sont bilingues anglais-français et donc trilingues s'ils ont une langue maternelle autre. Près de 40 % des immigrants récents savent à la fois le français et l'anglais. Ce bilinguisme donne d'ailleurs des points dans la grille utilisée par le MICC pour sélectionner les immigrants.

Les candidats choisis par le MICC ont 28 ans en moyenne. «La plupart des jeunes qui ont 28 ans en ce moment ont une connaissance de l'anglais. C'est normal. C'est exigé et ils le savent. La plupart parlent trois langues. De toute façon, c'est l'avenir», a fait observer M. Fradette, qui parle d'une «réalité internationale».
Le Devoir - Édition du jeudi 01 mai 2008


Propos…
Au Québec, le gouvernement représentant une société démocratique majoritaire française, contrairement à tout autre État des 26 pays des trois Amériques, ne choisit pas la langue de travail dans son territoire, à ce qu’on voit. Malgré ce que dit la Loi 101, puisqu’elle est ignorée par les libéraux, la Ministre Christine St-Pierre, et même par l’OLF.

Selon les organismes d’intégration des immigrants, ce sont plutôt les directions des entreprises privées qui imposent leur choix de langue, comme Loi. Leur Loi s’appelle «Employabilité». Connaissez-vous la Loi «Employabilité» ?… Non ?… Parions que nous aurons bientôt l’occasion d’étudier plus amplement cette Loi dans un autre billet, puisque le PM John Charest nous annonce la venue à Montréal de l’étrangère anglo-américaine, Morgan Stanley. Donc…

Les immigrant maghrébins, au centre d’intégration multiservice, disent que le français est un «handicap» à l’emploi à Montréal, par l’inverse. En affirmant que l’absence de l’anglais est «un handicap» à l’emploi. C'est limpide. Le cas des emplois en administration et en informatique en sont les exemples. Probablement tous sous la direction et peuplés par les diplômés des universités de l’apartheid anglo-canadian, Concordia et McGill.

Le MICC, Ministère de l’Immigration et Communautés Culturelles du Québec, qui à le pouvoir de sélectionner en priorité et en majorité des immigrants francophones dit, maintenant, à ces immigrants, qu’ils doivent améliorer leur connaissance de la langue de George Bush dans leur pays, avant leur départ pour le Québec. Le jeunes francophones de 28 ans le savent, l'anglais est exigé. Un détail que les médias, journaux de langue française du Québec n’ont jamais publié, auparavant. Donc…

La politique officielle du MICC du Québec est enfin exposée et divulguée. Elle consiste à assister et soutenir les immigrants francophones, en plus des allophones, à s’intégrer à la société «nord-américaine». Et non plus à s’intégrer à la société de majorité française du Québec. Étonnant… Par le fait même officialisant la minorisation de la majorité française du Québec, dans leur terre natale. Hé ben… C'est noté ?...

Cela, de la bouche d’un porte-parole francophone, Claude Fradette, du MICC, Ministère de l’immigration du Québec. Cela, sans égard à la réalité démographique d’une société distincte de 6 millions de francophones, face à seulement 500 milles anglophones, bien sûr. Un rapport de 12 pour 1. Tiens donc…

C’est peut être tout ça les conséquences d’avoir au gouvernement du Québec le parti des anglophones, PLQ. Et une anglophone, enfant de la Loi 101, Yolanda James ov Concordia, comme Ministre de l’immigration. Qui sait ?…

Libellés :

De... sp et al... le... 5.5.08,

4 Commentaires:

Le.. mardi, 06 mai, 2008, Anonymous Lucie dit...

Des... Jolies pupiteuses, généreuses sans bornes, du Bleu...

Voici une sélection des 22 premiers commentaires de lecteurs du Devoir, à la suite du reportage sur cette politique « nord américaine » du ministère de l'immigration du Québec... Bonne lecture d'après les nouvelles et avant le dodo...

Quel Scandale !!
Claude Archambault
(archbroca@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 01:00
Des immigrants bilingues, des gens qui parleront un très bon français et un bon anglais, peut être même une troisième langue et éduqué avec de bon diplôme d'étude supérieur. Quel Scandale !!!
Ils se trouveront un bon travail dans des postes de direction alors que les pures laines unilingues français ou avec un anglais à la Marois, seront leurs
employées. Quel Scandale !! NOUS serons menacés d'instinct ion et d'assimilation. Quel scandale !! Il faut à tout prix empêcher ces gens d'apprendre l'anglais. J'entends déjà certains, dont je ne nommerai pas les noms, réclamer tout haut et fort sur cette tribune l'abolition immédiate de ces cours et la mise aux arrêts du fonctionnaire responsable de ce scandale.

M. Archambault a raison
Gilles Bousquet

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 07:00
C'est très de bien connaître la langue anglaise partout et en Amérique, en particulier incluant le Québec. Même Mme Marois l'a déclaré : Les Québécois devraient être bilingues.
Si ce genre de cours sont aussi disponibles aux Québécois d'origine pour le même prix "gratuit", je suis en faveur. J'en profite pour être d'accord avec M. Claude Archambault sur ce point. Çe ne m'arrive pas souvent.

Odieux, scandaleux et méprisant!
Marie Mance Vallée

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 07:00
Après 250 de luttes quotidiennes pour préserver notre langue, voilà où nous en sommes ; trahis par notre propre gouvernement, notre élite intellectuelle et politique.
C'est le loup dans la bergerie et le renard qui garde les poules. C'est le jeu du sablier qu'on tourne et retourne sans fin. C'est l'assimilation qui nous guette de plus en plus. Je n'ai plus de mots pour décrire ce qui se passe au Québec.
La colère gronde...
Marie Mance Vallée

Bien dit M. Archambault!
Etienne Merven
(emerven@sympatico.ca)
Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 07:00
Je ne peux qu'abonder dans votre sens, M. Archambault.
Je connais un exemple qui cadre exactement avec votre propos : une personne de 26 ans qui fait une très belle carrière à Montréal. Non seulement cette personne est compétente, mais elle est aussi trilingue (français et anglais, principalement, et espagnol). Il n'y a pas longtemps elle a été débauchée par une société et bombardée à un poste de directeur en passant sur la tête de pas mal de Québécois unilingues. Ses compétences l'ont aidée, mais son bilinguisme a pesé beaucoup dans la balance, car la société en question, qui traite des affaires avec des clients anglophones, n'arrivait pas à trouver un parfait bilingue pour pourvoir le poste.
Les tenants du français uniquement peuvent dire ce qu'ils veulent, je trouve qu'ils ont perdu le contact avec la réalité de 2008. Force est de constater que l'anglais est la langue véhiculaire dans le monde entier et qu'il est quasiment nécessaire de le parler pour réussir aujourd'hui. Et ce n'est ni honteux ni avilissant de parler l'anglais (qui est assimilé à la langue du conquérant dans la tête de certains...).
Et je répète que ce n'est ni en forçant les gens à travailler en français ni en imposant aux immigrants des tests de français que le Québec conservera sa langue. Le travail doit se faire dès le plus jeune âge. Il faut inculquer l'amour du français aux tout petits et montrer aux jeunes à parler un français
correct. Et c'est ce qui ne se fait pas. N'a-t-on pas constaté il y a quelque temps que près de la moitié des finissants universitaires québécois se destinant à la carrière d'enseignant n'avait pas le niveau adéquat de français? Bonjour les dégâts!
Charité bien ordonnée commence chez soi!

@ Mme. Vallée et M. Noel
Gilles Bousquet

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 08:00
Marie Mance Vallée qui écrit : "La colère gronde..."
Faut décolérer Mme Vallée parce que la colère est mauvaise conseillère et que ce n'eat pas trop bon pour le coeur. Est-ce la peur de l'anglicisation ou le coût de cette politique qui vous dérange tant ?
Limiter l'immigration, la mieux choisir comme le suggère M. Noel et prendre les dispositions qu'il faut pour enlever l'immigrant du BS dès que possible quand il s'y trouve et lui fournir des cours d'anglais s'il faut "à condition que ça soit aussi disponible à nous, les "de souche", pas de problèmes.
On lit aujourd'hui, dans les nouvelles, que l'anglais s'imposent même en France. Imaginez ici, en Amérique. On ne protègera pas la langue française en étant ignorant de l'anglaise. Faut juste mieux l'apprendre et la parler le plus correctement possible, ce qui ferait toujours ça de pris.

question de temps
Gilles Malo

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 08:00
Jusqu'où le québec peut-il aller dans sur cette voie de l'anglicisation avant que l'irréparable ne soit fait? Nous sommes sur la pente descendante et le
moment est proche où le québec entrera dans sa phase de folklorisation. Irresponsabilité,manque de vision,laisser-aller collectif auront eu raison de
notre vitalité comme peuple minoritaire en amérique du nord.

Bonne chance
andré michaud

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 08:00
Bonne chances à ces nouveaux venus pour avoir un emploi et devenir des citoyens qui participent activement à notre économie pour le bien-être de tous! Peut-être devrait-on faire apprendre l'anglais à nos bs francophones aptes au travail qui nous parasitent afin qu'enfin ils deviennent de vrais citoyens.
Pour moi un bon citoyen ce n'est pas une francophone par rapport à un anglophone, c'est un citoyen qui travaille par rapport à un parasite qui se fait
vivre par les autres.

Le Gouvernement envoie un dangereux message !
Bernard Gervais

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 09:00
Je n'ai rien contre l'apprentissage d'une autre langue. D'ailleurs j'essaie moi-même d'en parler cinq. Je gagne ma vie dans l'industrie touristique depuis
plus de vingt ans et, dans ce domaine, les personnes qui maîtrisent au moins 3 ou 4 langues sont celles qui ont le plus de travail.
Cependant, je considère qu'avec les cours d'anglais qu'il offre aux immigrants qui parlent déjà le français, le Gouvernement nous envoie un message dangereux, soit celui de se plier au bilinguisme au lieu de tout faire pour franciser le Québec.
Un Québécois francophone, qui ne connaît pas vraiment l'anglais, devrait quand même avoir la possibilité de très bien gagner sa vie au Québec. Charest sait-il qu'il y a encore chez nous des anglophones qui, malgré le fait qu'ils ne parlent un mot français, ont quand même de très bons emplois au Québec ?

Vos réactions
Ça ne date pas d'hier
Max Roujeon
(maxroujeon@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 09:00
Merci à la loi 101 qui a contribué à abrutir toute une génération, sinon 2.
Les Québécois n'avaient pas le droit d'étudier en anglais et les autres oui. Ce n'est pas aujourd'hui qu'il faut se mettre à gueuler, le mal est fait, on est les sous-développés de la "globalisation mondiale". C'est ce que ça donne l'éducation à rabais, désolé. Par contre je suis d'accord avec le ras le bol général mais...c'est un peu tard convenons en.

Faute d'un réseau Québécois
Zach Gebello

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 09:00
C'est grâce à leurs réseaux ethniques que les communautés immigrantes s'intègrent, non-pas aux Québécois, mais à la structure de réseaux économiques qu'est Montréal. Ils ont tous leur Chambre de Commerce bien à eux où ils trouvent les services d'emplois et embauche propre à leur communauté ou si non disponnible vers des communautés cousines.
Le réseau ethnique Québécois (Canadien français) avec ses institutions financières et sociales, qui nous a permis la Révolution Tranquille et d'enfin
compétitionner avec le réseau économique Anglais, fut aboli et éclaté àprès l'échec du referendum de 80 dans la campagne "civique-inclusive" qui cherchait à plaire à la vague d'immigrants pour des raisons électoralistes.
Biensûr, les immigrants n'ont jamais été assez fou pour abandonner leurs réseaux ethniques communautaires et économiques pour rejoindre un groupe qui mettait la hache dans le sien !
Ce qui fait qu'aujourd'hui le réseau ethnique économique des Québécois est en lambeaux et ceux des immigrants et de l'Anglais sont en saine compétition, font rouler Montréal et recoivent subventions et support autant du fédéral que du provincial de par la loi sur le multiculturalisme.
Chercher la solution dans la francisation forcée des réseaux communautaires immigrants est complètement insensé. La défense de notre langue n'appartient qu'à nous, tout comme les réseaux ethniques des immigrants sont aussi des outils pour conserver leurs langues et cultures, il faut rétablir le nôtre et cesser de se renier pour enfin reprendre notre place dans la compétition.
Ou disparraître.

Vive Christine Saint-Pierre
Pierre-S Lefebvre

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 09:00
Avec tout ce courage notre Christine nationale fait la démonstration de son insignifiance à protéger le français, tout en encourageant l`expansion de
l`anglais. Aucune confusion dans son esprit. Que de la bravoure!

La realité s'impose toujours
Ken Ko

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 09:00
Comme j'ai souvent remarqué dans cette tribune, c'est impossible d'ignorer la realité où on se trouve, l'Amérique du nord. Si on est entouré d'un mer
anglophone, c'est un acte de suicide de soi pour ne pas apprendre comment ils pensent ou parler. Presque tous les immigrants qui arrivent au Canada en reconnaître; c'est pour ça je parle maintenant six langues! Je rencontre toujours les francophones unilingues restreint contre leur gré pour se faire
avancer dans leur carrières à cause de leur mal connaissance de l'anglais ou autre que le français. Si le Québec pourrait survivre sans aucune échange avec les autres provinces ou le reste du monde, ca serait logique pour ériger les murs linguistiques. Malheureusement, à l'heure actuelle, c'est impossible.
Quand on constate on se trouve dans un "prison", la stagnation commence.

Les Cocus Contents.
Fabienne Desbiens

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 09:00
Le Québec dort aux gaz toxiques, et apparemment très efficaces, de ce gouvernement. Il y a aussi beaucoup de "nous" dans cette mélasse. J'ai lu dans la section IDÉES du journal, la lettre de Renald Tremblay qui fait un constat assez désastreux de notre mollesse collective. Force est d'admettre qu'il y a beaucoup de vrai là-dedans. Et une chance qu'il y a Le Devoir...

Ni odieux, ni scandaleux, ni méprisant
Tarzalt Moussa

(tarmous@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 10:00
Non Monsieur Archambault n'a pas raison pour d'innombrables raisons que cet espace insuffisant ne me permet pas d'énumérer.
En premier lieu, il faut s'armer d'humilité lorsque l'on piétine soi-même cette belle langue qu'on l'on prétend aimer ou préserver.
En second lieu, affirmer que l'immigrant bilingue, rien que parce qu'il connaît l'anglais, est susceptible de déposséder le québécois pure laine que vous êtes du poste de responsabilité (qui, selon vous, devrait vous revenir de droit je suppose), c'est occulter une triste et piteuse réalité.
De grâce, évitez de généraliser ou de prendre votre opinion pour argent comptant. Allez voir se qui se passe parmi les immigrants. Je suis moi-même immigrant et je côtoie tous les jours (remarquez bien que je n'écris pas " à tous les jours ") leur quotidien rempli de détresse et de désespoir.
La majorité d'entre eux parle un français châtié, limpide et fluide mais il ne leur est accordé aucune chance quand bien même ils sont " bourrés " de diplômes.
Que d'immigrants n'a-t-on pas vu végéter dans le bien-être social ou travailler comme chauffeurs de taxi ou autres menus travaux sans commune mesure avec les compétences techniques, académiques ou professionnelles qui sont les leurs.
De grâce arrêtez de faire de l'immigrant un défouloir collectif. À moins que l'agenda caché (pardon l'intention inavouée) ne soit d'avoir une immigration corvéable, docile et fertile. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée.
Moussa, un immigrant en colère.

Ce n'est pas un scandale, mais...
Guylain Tremblay
(guyhel@sympatico.ca)
Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 10:00
Au premier abord, il semble logique qu'un immigrant francophone puisse améliorer son employabilité en suivant des cours d'anglais. Toutefois, il faut toujours mettre en balance ce bénéfice à court terme avec celui à long terme de garder une forte présence francophone dans ce minuscule ilôt qu'est le Québec en Amérique du Nord, où il y a seulement 16 francophones pour 1000 anglophones.
Le pouvoir attractif de l'anglais est déjà énorme, et s'il est compréhensible qu'un immigrant veuille apprendre l'anglais, au moins que ce soit par ses
propres moyens, et non pas à partir de programmes gouvernementaux, donc nos taxes et impôts.

Tous bilingues (enfin les francophones) !
Pierre Zwngli

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 10:00
C'est Mme Marois qui doit être heureuse !
Tous les francophones bilingues avant d'être de plus en plus anglophones. Et puis on se demandera pourquoi les immigrants (non francophones) ne se
précipitent pas à Montréal (c'est l'inverse à Québec) vers les cours de francisation : ça ne sert à rien, tous les unilingues francophones qu'ils rencontreront seront rendus bilingues grâce à des gouvernements qui prétendent hypocritement que le français est la langue officielle du Québec.
PQ, PLQ même combat.

Québec aide les immigrants à parler français
Paul-Aimé Landry

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 10:00
C'est une très bonne idée d'aider les nouveaux arrivant à apprendre une nouvelle langue afin de faciliter leur intégration au marché du travail. Je rêve au jour que notre gouvernement de colonisés paie des cours de français aux unilingues anglophones et aux immigrants dont la langue maternelle n'est pas le français pour qu'ils puissent s'intégrer à la société québécoise.

À dire vrai
Gilles Théberge

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 11:00
Ce qui me trouble, outre cette situation aberrante, ce sont les commentaires d'un certain nombre de québécois que je viens de lire ici.
Faut vraiment être enculé pour ne pas s'apercevoir que la langue n'est pas d'abord une question économique mais une question politique. Et de respect de soi. Faut être inféodé pas à peu près pour ne pas se rendre compte que l'anglicisation considérée comme normale par certains ici, sous couvert d'ouverture de réalisme et de pragmatisme est assimilable à un saut dans le vide. Une forme de suicide culturel rien de moins.
Quand nous déciderons que notre langue doit primer sur celle des autres nous n'aurons plus à lire des nouvelles affligeantes comme celle que rapporte
monsieur Dutrisac ce matin.
Une nouvelle qui s'ajoute à une longue liste d'événements qui tendent à montrer qu'une partie importante de québécois s'en vont à l'abattoir en sifflotant et comme étant la conséquence normale et souhaitable d'une situation sur laquelle ils ne se rendent même pas compte qu'ils peuvent agir. Et contre laquelle ils ne veulent surtout pas agir.
C'est Arcand qui avait bien raison en titrant un de ses films de jeunesse : Le confort et l'indifférence.
Hé ben, mourez, bande de caves!

Histoire se répete
coté carol

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 11:00
Bravo pour les porteurs d'eau,cela se révele de plus en plus que nous sommes un peuple qui n'a pas de colonne vertébrale.Un jour on va vous mettre dehors de Montreal,on va vous mettre dans vos derniers retranchements que sont les régions.Durham serait t'il un grand visionnaire,un peuple sans identité,sans culture.

Shame on you, Monsieur Archambault!!
Peter Langford

(peteralangford@hotmail.com)
Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 11:00
M. Archambault écrit: 'Il faut à tout prix empêcher ces gens d'apprendre l'anglais.' Peut-être vous pensez également que nous devons empêcher tous les jeunes québecois (francophones) d'apprendre l'anglais? Pas de cours d'anglais dans les écoles. Interdiction d'écouter la radio anglaise et la télévision anglais, interdiction de voyeger ou visiter des amis ailleurs sur le continent, interdiction de lire en anglais. L'utopie pour M. Archambault est un Québec 100% français, closed to the rest of the world. Pas pour moi!!

Étroitesse
Pierre Germain

Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 11:00
En matière de langue, la norme européenne veut qu'un diplômé universitaire soit trilingue, soit sa langue nationale, l'anglais et la langue d'un pays limitrophe ou une autre langue importante. Par exemple, un Danois parlera et écrira le danois, l'anglais et l'allemend. Et quand on dit parler et écrire, on entend une connaissance beaucoup plus pousser que seulement des connaissances fonctionnelles. Il n'est pas rare que certains postes de fonctionnaires européenes exigent la maîtrise de quatre langues.
Ai-je besoin d'en dire plus quant à l'étroitesse des Québécois, et des Canadiens et Américains en général?


Bon... Alors là, vous êtes bien informés...
lr

 
Le.. samedi, 28 mars, 2009, Anonymous Anonyme dit...

Pour TOUT savoir, ENFIN, sur l'arnaque...

http://www.lepost.fr/article/2009/03/10/1452281_immigrer-au-quebec-l-arnaque.html

 
Le.. samedi, 28 mars, 2009, Anonymous Silvie dit...

C'est gentil...
Et ne vous gênez pas de nous faire savoir votre nom par le courrier, au moins.
Merci d'être venu nous visiter, monsieur Anonyme.
sh

 
Le.. dimanche, 29 mars, 2009, Anonymous Christian dit...

Un billet du 5 mai de l'année dernière reçoit aujourd'hui un nouveau commentaire ?...

Merci au lecteur Anonyme pour cette démonstration que le moteur de recherche fonctionne à merveille. De sa lecture j’ai particulièrement remarqué ces citations…

Avec 45.000 immigrants qui tombent chaque année dans leurs filets et qui dépensent chacun des milliers de dollars pour s’installer, faites le calcul ! Sans compter qu'après le lobby de l'immigration, il faut affronter le lobby des formations (payantes) puisque le Québec se moque des diplômes, des références et des expériences acquises hors de son auguste territoire. Tant qu'à presser le citron, autant le faire jusqu'à la dernière goutte !

Le racisme anti-français n’existe qu’au Québec, pas dans les autres provinces.


« Chez les jeunes hommes, le Québec enregistre le taux de suicide le plus élevé au monde » (soit 31 suicides pour 100.000 habitants)
Source : www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9463 (2006)


« Au Québec, l’insécurité alimentaire affecte un nombre alarmant d’individus : plus de 10 % des enfants et des adolescents ne mangent pas assez (...) à cause de problèmes financiers »
Source : Ordre Professionnel des Diététistes du Québec (11 mai 2005)


« La région métropolitaine de Montréal est très touchée par la pauvreté. Alors qu'elle représente 47% de la population du Québec, elle accueille 56% des personnes vivant dans la pauvreté au Québec »
Source : Sylvain Schetagne, Canadian Council on Social Development (1999)


« Montréal est un trou laid, moche, qui pue et qui fait fuir les touristes »
Source : Journal 24 Heures (1er février 2007), d’après Charles Lapointe, PDG de Tourisme Montréal.


« Québec est le repère des voleurs professionnels de véhicules en Amérique du Nord (…) Les voleurs de véhicules au Québec sont parmi les plus expérimentés au monde »
Source : Craig Armstrong, PDG de Repérage Boomerang Inc. (13 Février 2007)


« Le fardeau fiscal des Québécois est le plus élevé en Amérique du Nord »
Source : Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de l'Administration gouvernementale (31 janvier 2004)

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