Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... automne...

Un député anglophone à l’ADQ…

L'agenda très chargé des billettistes du Bleu, fait encore des siennes. Voilà «ti-pas», après avoir passé le tour du billet du vendredi faute de temps libre, qu'encore une fois la boite courrier déborde de messages de lecteurs réguliers qui réclament, pour l’énième fois, plus de billets à saveur politique. Bon...

Étonnamment, dans ce domaine, la semaine a été assez chargée même sans la couverture du nouveau budget Flaherty. Parmi les meilleurs moments ou «patente politique» controversée dirait l'illustre Jean Barsalon, le député baaalingue et canadian de ce qui reste du parti des paysans ADQ, Éric Caire, est celui qui a le plus étonné les Euros et la faune journaliste allophone du Québec, semble-t-il.

Dans ce cas, passons en revue un reportage de la PC à son sujet et un communiqué en réaction du célèbre Réjean Parent, de la CSQ. Une autre centrale syndicale qui a les réflexes insoupçonnés d'un parti politique, sans le statu juridique, bien sûr.

Ceux qui refusent de célébrer la défaite sont des colonisés, dit Éric Caire
Commémoration de la bataille des plaines d'Abraham

Québec -- Le député adéquiste Éric Caire ne se formalise pas de la commémoration du 250e anniversaire de la défaite française sur les plaines d'Abraham. M. Caire a affirmé jeudi que la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques est un fait historique incontournable, avec lequel il faut composer.

«Les gens qui sont fiers et conscients de leur identité ne se sentent pas attaqués par ça, a-t-il dit lors d'un point de presse. Il faut vraiment avoir
une mentalité de colonisé pour se sentir attaqué.» Contrairement au premier ministre Jean Charest, M. Caire a indiqué qu'il n'avait pas d'objection à assister à la reconstitution de l'affrontement, prévue l'été prochain.

Le député adéquiste, qui aurait préféré une victoire française, croit néanmoins qu'il ne faut pas occulter un pan de l'histoire sous prétexte qu'il n'est pas favorable. «L'histoire, on l'apprend, et on apprend de l'histoire, a-t-il dit. Mais on n'essaie pas de la changer parce que telle ou telle partie ne fait pas notre affaire.»

La semaine dernière, M. Charest a pris ses distances de l'organisation de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham, qui a eu lieu en 1759, affirmant qu'une agence fédérale était la seule responsable de l'événement. Plus tôt cette semaine, la députée péquiste Agnès Maltais a accusé la ministre fédérale des Affaires intergouvernementales, Josée Verner, de faire de la provocation en annonçant qu'elle assisterait à la reconstitution, à laquelle 2000 figurants devraient participer.

Hier, le député péquiste Bernard Drainville s'est dit mal à l'aise avec cette commémoration, organisée par la Commission des champs de bataille nationaux. «C'est la défaite de la Nouvelle-France face aux armées britanniques, et je ne vois pas en quoi on devrait célébrer la défaite des forces françaises face aux armées britanniques», a-t-il dit.

M. Caire a fait un parallèle entre les personnes opposées à la commémoration et des personnages de la bande dessinée Astérix, qui souhaitent passer sous silence la bataille d'Alésia, où les Gaulois ont été défaits par les Romains, vers 52 de notre ère. «Je lisais des Astérix, puis, en "joke", il y a le Gaulois qui dit: "Alésia, c'est quoi, ça, Alésia?" Bien, on a l'air de ça, a-t-il dit. Je m'excuse, mais ça a existé, la bataille des plaines d'Abraham.»
La Presse canadienne
Édition du vendredi 23 janvier 2009


Propos...
Si vous avez trouvé qu'elle est «l'identité» et la «mentalité» du paysan et député de l'ADQ, Caire, qui lui permet d'insulter ses compatriotes québécois qui se sentent humiliés par des célébrations de défaite militaire, en les traitant de «colonisés», n'hésitez pas à nous écrire.

Réjean Parent reproche à Éric Caire
d'être lui-même le colonisé qu'il dénonce
Montréal, le 23 janvier 2009. – « Il y a une différence majeure entre vouloir nier l’Histoire et vouloir célébrer nos défaites. Si le député Éric Caire ne le comprend pas, c’est peut-être parce qu’il est lui-même trop ancré dans cet esprit de colonisé dont il accuse les autres. »

Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), M. Réjean Parent, a été renversé d’entendre le député adéquiste Éric Caire accuser les opposants à la commémoration de la bataille des plaines d’Abraham d’être des colonisés.

« Il y a quelqu’un qui a déjà dit qu’à force de vivre en colonisé, on finit par développer de l’admiration pour le colonisateur et de la haine pour soi-même. J’ai l’impression que c’est exactement le syndrome dont souffre le député de l’ADQ.

Il n’y a personne qui suggère d’effacer la défaite des plaines d’Abraham des manuels d’histoire, là n’est pas la question. Mais entre le fait de l’enseigner aux Québécoises et aux Québécois et le fait de leur demander de la commémorer, il me semble qu’il y a une limite à exiger d’un peuple qu’il sombre dans le masochisme », dénonce M. Réjean Parent.

L’inspiration d’un peuple ne vient pas de ses défaites
Le président de la CSQ ajoute qu’il est aussi illogique de demander au peuple québécois de commémorer la pire défaite de son histoire que de demander au peuple français d’en faire autant pour souligner leur défaite contre l’Allemagne nazie et les années d’occupation qui ont suivi.

« Il n’y a aucun peuple digne de ce nom qui s’inspire de ses plus grandes défaites et de leur commémoration pour puiser des valeurs à transmettre aux générations suivantes. Ce n’est pas avec le rappel des défaites que l’on inspire un peuple à vouloir grandir, se dépasser et prendre son avenir en main. En fait, le jour où le Québec n’aura plus que ses défaites à commémorer, nous devrons alors sérieusement nous inquiéter des chances de survie de notre peuple », soutient M. Réjean Parent.

La défaite comme inspiration autonomiste ?
Le président de la CSQ va encore plus loin en demandant au député adéquiste Éric Caire, dont le parti prône l’autonomie du Québec, en quoi la commémoration de la défaite des plaines d’Abraham incitera un plus grand nombre de Québécoises et de Québécois à vouloir devenir plus autonomes. « J’espère que l’ADQ a une meilleure stratégie que le rappel de nos défaites pour nous donner le goût de l’autonomie », ironise M. Réjean Parent. (...)

Des félicitations pour Jean Charest et Agnès Maltais
En terminant, le président de la CSQ tient à féliciter le premier ministre Jean Charest, de prendre ses distances face à cet événement, de même que tous les parlementaires qui en feront de même, dont la députée péquiste Agnès Maltais. (...)

Claude Girard
Agent d'information CSQ
http://csq.qc.net/index.cfm/2,0,1676,9656,2323,0,html?action=display&BoxID=14619&LangID=2&KindID=2&complete=yes
23 janvier 2009


Propos...
D'aucun ici n'a été capable de définir ou d'expliquer ce qu'il faut comme «identité» et «mentalité» pour «célébrer» l'anniversaire d'une défaite militaire, sanglante il va sans dire, qui a ouvert la voie à la conquête d'un peuple par les armes, les ancêtres de la Nouvelle France.

Célébrer des morts et une défaite c'est sans doute une étape nécessaire dans la disparition par assimilation du Québécois de souche française. Étape préalable et nécessaire à préparer le changement de nom et de langue du député Caire, peut-être.

Ce député type du parti ADQ, à l'image de son chef éduqué en serviteur par l'anglo-américaine Concordia, est en voie de devenir le modèle du politicien Québécois bien instruit à jouer son rôle de jardinier. Du domestique au service de l'anglo-saxon canadian.

Étonnamment... Même réduits à sept députés, l'on trouve encore dans le parti ADQ des sots, inqualifiables. Celui-ci est même une tête anglophone. Que même les fédérés libératistes de John Charest se sentent mal à l'aise d'expliquer ou de côtoyer.

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De... sp et al... le... 31.1.09,

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