Ces 467 attachés aux salaires de riches...
13.5.09
Étonnamment, par pur hasard, nous abordons enfin un sujet qui fera le bonheur de tous les fiscalistes, petits et grands, amateurs ou professionnels lecteurs du Bleu, que nous avons négligé depuis le dernier budget de la célèbre Monique.Voici une nouvelle qui a fait l'effet d'une bombe, presque atomique. Imaginons, ce que l'on reprochait aux syndicalistes communistes, d'être des pachas aux salaires luxueux, s'applique maintenant aux politiciens libératistes véreux et leurs attachés politiques. C'est à dire...
De se foutre complètement de la gueule du public, fournisseurs d'impôt jusqu'à la mort, qui paie leurs salaires, en ignorant complètement la crise économique en cours. Ignorant complètement que les revenus du gouvernement sont en mode «chute libre», depuis que les pertes d'emplois se succèdent dans le secteur manufacturier, les ressources naturelles et les sièges sociaux étranglés par les restrictions du crédit.
Si vous avez raté celle-ci, comme nous tous trop occupés par la haute saison fiscale, prenez le bloc note pour une mise à jour. Voici que les politiciens libéraux, maintenant majoritaires, reviennent à leurs bonnes vieilles habitudes, malgré un déficit prévu de 1,84 milliard avant réserve pour 2008-2009. Ce sera 30% d'augmentation dans les frais d'opération, du « ouernement » libératiste, évidemment. Trois lectures indispensables...
La masse salariale explose
Pendant que le discours officiel prêche l'austérité en ces temps de difficultés économiques, des informations font état d'une explosion des dépenses du gouvernement depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir à Québec. Selon des données obtenues par La Presse canadienne avec la Loi d'accès à l'information, la masse salariale totale consentie aux cabinets ministériels a augmenté de près de 30 % en six ans.
En 2003, les salaires du personnel politique du gouvernement libéral coûtaient aux contribuables 18,9 millions de dollars, contre 26,4 millions actuellement. Et rien ne semble indiquer que la crise économique a eu un effet sur la réduction de ces dépenses, bien au contraire. En décembre dernier, au lendemain de sa réélection, Jean Charest a élargi son conseil des ministres en y ajoutant huit nouveaux membres, soit un total de 26.
Les salaires de tout le personnel politique de ces nouveaux ministres se chiffrent à 3,8 millions de dollars. D'après les données recueillies par La Presse canadienne, en moins de deux ans, la masse salariale du gouvernement, pour ce qui est du niveau politique, a augmenté de 15 %, passant de 22,5 millions à 26,4 millions.
Ces sommes n'incluent pas les primes dont bénéficient les députés appelés à siéger au conseil des ministres. Promus ministres, les huit nouveaux venus ont vu leur salaire de base passer de 83 714 $ à 145 500 $. À partir du 1er avril, leur salaire passera à 149 429 $.
Au total, ce sont 467 directeurs de cabinet, attachés politiques, attachés de presse et autres employés qui travaillent à faire passer le message politique du gouvernement Charest. Ce personnel est souvent issu des rangs du Parti libéral.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
le lundi 30 mars 2009 à 5 h 27
Les salaires versés au personnel politique sèment l'indignationQUEBEC — Les fonctionnaires sont estomaqués et les partis d'opposition crient au scandale, après avoir pris connaissance des montants versés en salaires au personnel politique du gouvernement. Il faut en conclure que le gouvernement Charest prend les contribuables québécois pour des "guichets automatiques", selon la chef par intérim de l'Action démocratique du Québec, Sylvie Roy. "C'est absolument scandaleux", renchérit Sylvain Simard, le porte-parole de l'opposition officielle, en matière d'administration publique.
En ces temps économiques difficiles, "le gouvernement devrait être le premier à donner l'exemple", ajoute-t-il. Leurs commentaires font suite aux révélations faites dimanche par La Presse Canadienne, selon lesquelles la masse salariale mise à la disposition des cabinets ministériels a augmenté de près de 30 pour cent depuis l'élection des libéraux en 2003, passant de 18,9 millions $ à 26,4 millions $.
Il n'en fallait pas plus pour que Mme Roy qualifie l'attitude du gouvernement en la matière de "mépris" envers la population et "d'insouciance". "C'est indécent", a-t-elle résumé, lundi, lors d'un entretien téléphonique. Elle note aussi que le gouvernement a fait grimper la facture de salaires des employés politiques de 3,8 millions $, peu avant d'annoncer dernièrement une hausse de la taxe de vente et des tarifs pour 2011, et alors que les Québécois sont déjà lourdement taxés.
"La moutarde me monte au nez!", ajoute la députée, très en colère contre le gouvernement. Du côté du Parti québécois, on juge surtout que le gouvernement fait preuve d'arrogance, en agissant de la sorte. "C'est une autre manifestation qu'on sent tous de l'arrogance de ce troisième mandat libéral, (d'un gouvernement) qui se fiche absolument des contribuables", selon M. Simard. Interrogé à ce propos, alors qu'il était en conférence de presse dans le dossier du CHUM, à Montréal, le premier ministre Jean Charest a défendu ses choix.
Il a dit qu'avec 18 ministres, son gouvernement précédent ne suffisait pas à la tâche. Il a donc fait passer le conseil des ministres de 18 à 26 membres, en décembre dernier, "et de toute évidence cela coûte plus cher". Il a justifié ce choix par la taille du territoire québécois et le contexte économique. "Je ne présenterai pas d'excuses pour cette décision, surtout en cette période de défis économiques", a-t-il dit. Mais cela n'a pas convaincu les fonctionnaires du gouvernement, qui rappellent que le gouvernement a fixé lui-même, sans négocier, leurs salaires et conditions de travail.
Le porte-parole du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, s'est dit " estomaqué", en constatant ce qu'il qualifie de "double discours" du gouvernement. Le SFPQ pense que le gouvernement devrait donner l'exemple sur le plan des dépenses, avant d'entreprendre la prochaine ronde de négociations du secteur public.
"Qu'on ne vienne pas nous dire après ça qu'il faut réduire la taille de l'État, en s'attaquant aux services directs à la population", poursuit-il, en mettant en garde la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, contre toute tentative de s'en prendre aux fonctionnaires lors de la prochaine ronde de négociations du secteur public. "Elle devra regarder dans sa cour en premier avant de s'asseoir et négocier", a-t-il fait savoir, par voie de communiqué.
The Canadian Press - le 01 avril 2009
Masse salariale du gouvernement Charest: bond de 30 pour cent en 6 ansQUEBEC — Le gouvernement Charest demande aux Québécois de se serrer la ceinture, mais il est loin de prêcher par l'exemple. Depuis qu'ils sont au pouvoir, les libéraux de Jean Charest ont fait exploser les dépenses associées au fonctionnement du gouvernement, selon les données obtenues par La Presse Canadienne auprès du conseil exécutif, en vertu de la Loi d'accès à l'information.
Ainsi, en six ans, la masse salariale totale consentie aux cabinets ministériels a augmenté de près de 30 pour cent. En 2003, au chapitre de la rémunération, le personnel politique du gouvernement libéral coûtait aux contribuables 18,9 millions $, contre 26,4 millions $ actuellement. Et malgré la crise économique qui sévit, au point de justifier le déclenchement d'élections générales l'automne dernier, la propension du gouvernement à ouvrir les vannes n'a pas fléchi.
Au contraire. En décembre dernier, une fois reporté au pouvoir, le premier ministre a choisi d'ajouter huit nouveaux venus à son conseil des ministres, pour un total de 26 membres. Total de la facture: 3,8 millions $ de plus, pour entourer ces nouveaux ministres de tout le personnel politique requis.
En moins de deux, la masse salariale du gouvernement, pour ce qui est du niveau politique, venait de faire un bond de 15 pour cent, passant de 22,5 millions $ à 26,4 millions $. Et cela n'inclut pas la prime accordée à ces députés appelés à siéger à la table du conseil. Promus ministres, les huit nouveaux venus ont vu leur salaire de base passer alors de 83 714 $ à 145 500 $. Et le 1er avril, il augmentera à 149 429 $.
Le gouvernement Charest compte actuellement sur 467 personnes pour passer son message politique. Souvent issu du parti au pouvoir, le personnel politique - directeur de cabinet, attachés politiques, attaché de presse et personnel de soutien - seconde le ministre dans sa tâche et assure le lien avec les fonctionnaires. Si le gouvernement dans son ensemble coûte de plus en plus cher aux contribuables, il en va de même au cabinet du premier ministre Charest.
Ainsi, la rémunération globale versée au personnel politique rattaché directement au premier ministre s'est accrue de 14 pour cent depuis son élection en 2003, passant de 3,4 millions $ à tout près de 4 millions $ aujourd'hui. Au cours des années 2003, 2004, 2005 et 2006, la masse salariale du cabinet du premier ministre était gelée à 3,4 millions $, avant de faire un bond chaque année par la suite.
Après la dernière élection, la facture salariale de son cabinet a fait un bond de 200 000 $. Dès ce mercredi, le 1er avril, tous les députés, ministres et employés des cabinets verront aussi leur salaire majoré de deux pour cent. Le salaire de base de député passera ainsi de 83 714 $ à 85 388 $. Les primes seront majorées aussi. Quant à lui, le premier ministre verra son salaire de base passer de 171 614 $ à 175 045 $. La rémunération offerte au personnel politique est fixée selon des normes correspondant à celles en vigueur dans la fonction publique pour des postes équivalents.
Or, Québec ne respecte pas toujours ses propres normes, certains se voyant offrir un salaire bien supérieur au maximum autorisé. C'est les cas présentement pour 17 employés politiques, qui ont cette chance de bénéficier d'une dérogation salariale.
Par exemple, en principe, un directeur de cabinet aura droit, à compter du 1er avril, à un salaire annuel maximal de 116 549 $. Mais quatre d'entre eux touchent en fait une rémunération plus alléchante, grâce à une dérogation aux normes autorisée par leur ministre. Le recours à la dérogation n'est pas un phénomène nouveau. En 2005, le cabinet du premier ministre avait offert à Michel Guitard un revenu annuel de 170 000 $ pour exercer la fonction de directeur des communications, alors que le maximum permis était de 110 000 $.
The Canadian Press - le 02 avril 2009
Propos...
Il semble que, quelques millions de plus ou moins en salaire, ça ne changera rien au déficit prévu. Pour le personnel politique du Premier ministre, seulement, la rémunération globale a fait un bond de 14%, à près de 4 millions. On se croirait dans un régime politique présidentiel.
Les libéraux en sont maintenant à 467 employés, personnel politique. Cela, pour une assemblée nationale qui compte au total 125 députés. Joli, pour un gouvernement majoritaire, non ?... Absolument dégoutant ces libératistes magouilleurs !...
Libellés : Politique, Politique-finances, Politique-strategie
De... sp et al... le... 13.5.09,










