La crise écono bilans et bourses...
4.6.09
C'est déjà ce moment de la semaine consacré à la mise à jour de nos lectures «crise écono mondiale». Ce qui n'est pas trop tôt, puisque nous sommes toujours en retard d'un mois, grâce au poids du nombre d'articles à ce sujet, toujours en croissance.Cette semaine est, comme la dernière fois, toute aussi intéressante. Il y a... Quand la reprise dépend de la restauration des bilans. C'est ici qui nous allons nous familiariser avec une expression peu commune, la «croissance négative». Hé oui... Au lieu de dire la baisse, hein !...
Puis, nous retrouvons toujours notre écono favorite, nipponnaise, qui doit modifier ses lois pour lui permettre de supporter des entreprises importantes en besoin de crédit ou de liquidité. Bon courage...
La reprise dépendra de la restauration des bilans
À l’image des perspectives difficiles de l’économie, les marchés boursiers sont actuellement tiraillés entre d’une part le tassement brutal de l’activité économique et la chute de la croissance des ventes et des bénéfices, et d’autre part les plans de sauvetage et de relance déployée par les gouvernements et les banques centrales. John Greenwood, chef économiste d’Invesco, n’anticipe pas d’issue rapide à ce dilemme, dans la mesure où le ralentissement économique actuel n’obéit pas aux règles qui s’appliquent habituellement à une récession ordinaire.
Après une décennie marquée par des emprunts excessifs, la priorité pour les ménages et les entreprises est désormais d’assainir leurs finances en remboursant au lieu de contracter davantage de dette.
Par conséquent, les multiplicateurs des politiques monétaires et budgétaires sont inefficaces dans cette configuration de « récession par les bilans », estime John Greenwood. Soucieux de restaurer la confiance des consommateurs et des entreprises dans leur propre économie, les gouvernements ont lancé des mesures d’assouplissement quantitatif inédites et des plans visant à gérer les actifs toxiques détenus par les banques. Toutefois, souligne John Greenwood dans ses dernières prévisions économiques trimestrielles, même si gouvernements et banques centrales peuvent participer à la restauration des bilans bancaires en injectant des capitaux et en procédant à des nationalisations partielles ou temporaires, « ils n’ont en revanche pas beaucoup d’autres moyens (à l’exception de l’effacement de la dette) pour aider à assainir les finances des ménages ».
C’est pourquoi l’économiste en chef d’Invesco prévoit un ralentissement économique profond et prolongé comparé aux autres contractions plus « classiques » enregistrées depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon lui, la plupart des grandes économies devraient enregistrer une croissance négative, ou au moins une stagnation relative pendant l’essentiel de 2009. Une légère reprise est envisageable en 2010, mais les conditions de croissance molle risquent de persister pendant une longue période. John Greenwood table sur la poursuite de la décélération de l’inflation, sous l’effet de l’effondrement de la demande en matières premières, de la chute de la production et du ralentissement de la croissance des revenus ; certains pays devraient même connaître la déflation en 2009.
De même, après s’être réduit de 6,2 % en rythme annualisé au quatrième trimestre 2008, le PIB américain devrait continuer à se contracter dans des proportions importantes au premier trimestre 2009. Son ralentissement devrait s’atténuer aux deuxième et troisième trimestres, avec un possible retour à une croissance positive au quatrième trimestre. John Greenwood prévoit une croissance américaine de 0,9 % en 2010. Pour la zone euro, la croissance devrait ressortir à -3,1 % cette année, puis à +1,3 % en 2010. Enfin, l’économiste estime que l’économie britannique se contractera de 3 % cette année et ne connaîtra pas de reprise avant 2010.
En parallèle, pour ce qui concerne les économies asiatiques, tributaires de leurs exportations, les plans de relance déployés à l’échelle des différents pays ne devraient que peu soulager l’impact du ralentissement mondial. John Greenwood anticipe une forte contraction du PIB réel en Asie orientale en 2009, ainsi qu’une forte décélération de l’inflation. Seules l’Inde et la Chine devraient enregistrer une croissance positive cette année. En revanche, le Japon est presque plus touché que tous les autres grands pays en raison de sa dépendance importante aux exportations, de la faiblesse initiale de son économie intérieure et de l’appréciation du yen. De fait, le pays du soleil levant « peinera à enclencher une reprise de son économie tant qu’il demeurera si tributaire de la demande externe », estime John Greenwood.
Pour l’économiste, les perspectives 2009 sont également plus faibles en Amérique latine, en raison du net recul des prix des matières premières et du ralentissement de la demande étrangère en produits manufacturés. Même si la région peut s’appuyer sur des balances courantes en bon état, elle fait l’objet d’importantes sorties de capitaux et devrait connaître un ralentissement de sa croissance et de son inflation en 2009.
« Les conséquences du resserrement mondial du crédit ces 18 derniers mois prouvent que le monde a besoin d’une bien meilleure gestion de son cycle monétaire et de crédit », observe John Greenwood. « Cependant, les réformes ont été repoussées pour l’instant au profit de mesures monétaires et budgétaires expansionnistes, afin de traiter les effets immédiats de la crise. Reste maintenant à déterminer si ces plans expansionnistes peuvent parvenir à restaurer une croissance économique stable et durable sans créer de nouveaux problèmes d’inflation et de dépréciation des devises. »
John Greenwood, Chef Économiste, Invesco
21.04.2009
http://infos.actusite.fr/index.php
Propos...
Faites votre choix. Ce sera une «croissance négative», ou «une stagnation relative», ou la «décélération de l’inflation». Qui des pays afficheront le meilleur «plan expansionniste» ?... Donc, c'est de nouveau affirmé, seules l'Inde et la Chine auront une croissance «positive» en 2009. Au tour de notre écono favorite...
Japon: adoption d'une loi qui permet à l'État de renflouer les entreprisesTOKYO (AFP) — La Chambre basse du parlement japonais a approuvé mardi une loi qui permet à l'État d'injecter des fonds dans les entreprises en difficulté, donnant le feu vert à la mise en oeuvre de cette mesure-phare des plans de soutien économique du gouvernement.
Le texte, qui amende la législation sur la revitalisation des entreprises, avait déjà été voté par les députés. Dès le décret d'application publié (ce qui devrait être fait à la fin du mois), cette loi va permettre à des organismes financiers étatiques de participer à des augmentations de capital pour consolider l'assise de sociétés viables à long terme mais actuellement fragilisées par la récession économique internationale et multisectorielle.
Plusieurs entreprises, et non des moindres, ont déjà fait part de leur intention de demander de l'aide à l'État en profitant de cette nouvelle disposition légale, sous réserve qu'elles remplissent les conditions posées. Le conglomérat industriel diversifié Hitachi a reconnu en début de semaine réfléchir à cette possibilité, pour assainir son bilan financier. "Nous envisageons le recours aux mesures gouvernementales pour plusieurs de nos divisions, mais nous étudions toujours quelle forme cela pourrait prendre", a déclaré à la presse le nouveau PDG exécutif de Hitachi, Takashi Kawamura.
Hitachi estime avoir enduré au cours de l'exercice achevé le 31 mars dernier une perte nette colossale de 700 milliards de yens (5,4 milliards d'euros), la pire qu'il ait jamais subi. Le groupe d'électronique spécialiste des équipements audiovisuels pour automobile Pioneer, actuellement plongé dans le rouge, a indiqué mardi qu'il pourrait aussi solliciter des fonds de l'État.
Quant à la firme de semi-conducteurs Elpida elle ne fait pas mystère depuis plusieurs semaines qu'elle attendait que cette loi soit adoptée pour postuler, se trouvant elle aussi dans une situation délicate.
AFP - le 22 avril 2009
Propos...
Encore trop déprimant. Qui aurait cru voir des géants songer à l'aide étatique, tel qu’Hitachi et Pioneer. Aucun !...
Libellés : Economie-encrise
De... sp et al... le... 4.6.09,











