Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

Un agent de la CSN au PQ, le parrain blanchit...

De retour à mercredi. Le billet de la semaine qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.

Nous disions en boucle... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente de la censure chinoise et du défoulement public. C'est incroyable le nombre de lecteurs connus qui y sont censurés, systématiquement.

Au dernier passage politique... Nous avons pris connaissances des questionnements du chef Deltell de l'ADQ. Révolté par la décision des commissions scolaires de dépenser un quart de million dans une campagne de publicité pour redorer leur image dans le public. Décidément, les commissions scolaires fonctionnent comme un autre ministère dans le ministère de l'éducation. L'état dans un état, quoi.

Puis... La journaliste socialiste syndiquée du Soleil, Breton, nous proposait la démonisation des conservateurs et de Stephen Harper. Il semble que le financement des partis politiques par ses supporteurs et militants n'est pas suffisant. Il faudrait plutôt qu'ils soient financés par les impôts des contribuables. Un trait de culture qui n'est pas canadien, mais plutôt socialiste québécois.

Cette semaine à la célèbre politique... Nous en sommes à 254 objets et étonnamment, début janvier 2011. Toujours en mode croisière, ça roule. Ne changez pas de canal, on n'a pas fini d'en lire un bout, de la politique.

En première lecture... Enfin nous avons découvert un agent des syndicats socialistes soviétique au PQ. Le député Guy Leclair. C'est en janvier dernier qu'il menait de front sa guérilla contre le patronat et les entreprises privées, en déposant un projet de loi matraque, renforcer les dispositions antibriseurs de grève du code du travail. Personne ne peut plus contredire qu'un vote pour le PQ c'est un vote pour les oligarques FTQ CSN CSQ. Tout ça, malgré le fait que seulement 2% des renouvellements des conventions collectives posent un problème, au Québec. Au diable le reste 98 %...

En seconde... Un reportage qui vous fera sursauter. À la suite des conclusion de la commission pantin Bastarache, le pm John James Charest s'est dit blanchit des allégation de manipulations et favoritisme dans le processus de la nomination des juges. Un reportage typique pour les archives, qui sera oublié en peu de temps. Prenez une copie, de grâce. Bonne lecture...

Dépôt du projet de loi 399 : le Parti Québécois veut moderniser les dispositions antibriseurs de grève du Code du travail, Québec.

Le député de Beauharnois et porte-parole de l’opposition officielle en matière de travail, Guy Leclair, a déposé ce matin un projet de loi visant à moderniser les dispositions antibriseurs de grève du Code du travail. « Différents conflits de travail au cours des dernières années ont mis en lumière certaines réalités du monde du travail et des nouvelles technologies. Comme législateurs, nous avons l’obligation d’en tenir compte. Après 33 ans, il est temps de dépoussiérer les dispositions antibriseurs de grève et de les actualiser », a déclaré Guy Leclair.

Le Parti Québécois veut ainsi donner suite à la motion adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale le 22 septembre dernier. Cette motion invitait le gouvernement à réfléchir à la possibilité de moderniser le Code du travail. « Deux mois plus tard, avec les réponses récentes et vaseuses de la ministre du Travail, Lise Thériault, il faut craindre que le gouvernement préfère seulement réfléchir et ne pas agir. Le monde du travail évolue, le Code du travail doit aussi évoluer », a poursuivi le député de Beauharnois.

Il faut rétablir l’équilibre du rapport de force dans un conflit de travail
Plus précisément, le projet de loi propose d’interdire à un employeur d’utiliser, à l’extérieur de l’établissement où une grève ou un lock-out a été déclaré, les services ou le produit du travail d’un salarié, d’un entrepreneur, d’une personne morale ou d’une personne à l’emploi d’un autre employeur pour remplir les fonctions d’un salarié faisant partie de l’unité de négociation en grève ou en lock-out.

« Il n’est pas normal qu’une entreprise puisse utiliser le produit du travail de d’autres salariés qui travaillent dans une autre entreprise pour remplacer ses employés en grève ou en lock-out. Cette situation brise l’équilibre du rapport de force dans la négociation. C’est injuste pour les travailleurs. L’objectif visé est simple : il faut rétablir l’équilibre du rapport de force dans un conflit de travail entre l’employeur et les travailleurs», a indiqué M. Leclair.

« Le statu quo ne peut plus durer. Nous mettons au jeu ce projet de loi pour que le débat s’amorce parce que la réflexion ne suffit plus, il faut passer à l’action. Avec la venue des nouvelles technologies, nous devons moderniser le Code du travail de façon consensuelle, au bénéfice des salariés et des employeurs», a conclu le député Guy Leclair.
Guy Leclair
Député de Beauharnois
Le 3 décembre 2010
Site web : guyleclair.deputes.pq.org

Jean Charest se dit blanchi...
Le premier ministre du Québec se dit blanchi par le rapport « précis, étoffé et très détaillé » de la Commission d'enquête sur le processus de nomination des juges.

Il croit cependant que les torts que les allégations de Marc Bellemare lui ont causé et ont causé au gouvernement, au Parti libéral et à la magistrature « vont mettre du temps à être réparés ».

Réagissant au rapport présenté par le commissaire Michel Bastarache deux heures plus tôt, Jean Charest s'est félicité que le commissaire Michel Bastarache en soit venu à la conclusion que les allégations faites par son ex-ministre de la Justice ne sont pas fondées.

Jean Charest ne cache pas qu'en raison de ces allégations, l'année 2010 a été « une des plus difficiles de [sa] vie sur le plan personnel ». Les Québécois, a enchaîné le premier ministre, peuvent maintenant « être rassurés sur l'intégrité du système judiciaire, tout comme les hommes et les femmes qui occupent des fonctions de juges, lesquels ont vécu difficilement la dernière année, alors que de fausses accusations ont semé le doute sur notre système de justice ».

« La commission d'enquête est, après le directeur général des élections, la deuxième institution indépendante, impartiale et crédible qui en vient à la conclusion que les allégations de M. Bellemare ne sont pas fondées. » Interrogé sur l'utilité de cette commission, qui aura probablement coûté aux environs de 5 millions de dollars, M. Charest n'a pas hésité à jeter tout le blâme sur Marc Bellemare, qu'il désigne comme le responsable de cette facture.

Bien qu'il s'estime blanchi, le premier ministre n'entend pas pour autant mettre un terme à la poursuite en diffamation de 700 000 $ qu'il a intentée contre Marc Bellemare.

M. Charest et son ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, ont tous deux dit que le gouvernement fera une analyse diligente des recommandations visant à moderniser le processus de nomination des juges. M. Fournier a dit croire que certaines d'entre elles pourraient être implantées rapidement.

Le Parti québécois a choisi de ne réagir au rapport que jeudi.
Quant à Marc Bellemare, il a affirmé en entrevue à Radio-Canada qu'il n'avait pas encore pris connaissance du rapport Bastarache, et qu'on ne lui avait pas fait part de ses conclusions. « Je sors d'un procès à Lévis. Je me suis occupé de mes clients avant tout, mes priorités vont là et non au juge Bastarache. Je verrai le rapport et je commenterai plus tard », a déclaré Me Bellemare.

Gérard Deltell attaque Jean Charest
Le chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, a pour sa part relevé les remarques du commissaire Bastarache sur la perméabilité du système « aux interventions et influences de toutes sortes ». « Pour nous, le problème, ce n'est pas le processus de nomination des juges, c'est Jean Charest », a fait valoir M. Deltell. « On estime que Jean Charest et le gouvernement libéral n'ont pas agi de manière correcte en influençant de manière partisane la nomination des juges. »

Le chef adéquiste se dit en outre déçu que le commissaire Bastarache se soit peu attardé au rôle joué par les grands argentiers du Parti libéral. « La commission Bastarache aura au moins permis une chose, c'est d'identifier clairement l'influence des grands financiers du Parti libéral dans les affaires de l'État. »

Gérard Deltell souligne notamment le fait que le juge Michel Simard ait fait part de sa volonté d'obtenir une promotion à la Cour du Québec au solliciteur de fonds libéral Charles Rondeau.

Le chef adéquiste souligne également le rôle de Chantal Landry dans le processus de nomination des juges. La directrice adjointe du cabinet de Jean Charest a admis lors des audiences de la commission Bastarache qu'elle pouvait placer sur le dossier d'un candidat à la magistrature un papier autocollant soulignant son allégeance politique.

« Ça n'a tout simplement pas de bon sens que la même personne porte les deux chapeaux : qu'elle porte à la fois le chapeau de la personne qui s'occupe des relations entre le cabinet du premier ministre et le parti politique, et qu'en même temps elle s'occupe des nominations politiques du gouvernement », a déploré M. Deltell. « L'un ne peut pas être influencé par l'autre ».

Le chef adéquiste a par ailleurs tenu à condamner le fait que les députés n'aient pas eu accès au rapport Bastarache avant qu'il ne soit rendu public. Il rappelle que les députés ont pourtant ce privilège lors des huis clos pour les budgets provinciaux.

Les représentants de Québec solidaire réagissent
En point de presse, les porte-parole de Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir, ont affirmé qu'ils accueillaient favorablement le rapport Bastarache.
Toutefois, le parti, qui ne compte qu'un seul député à l'Assemblée nationale, M. Khadir, n'a pas eu le temps d'analyser en profondeur toutes les recommandations qu'il contient. Il considère néanmoins qu'il s'agit d'une « base de travail » et, en ce sens, l'accueille favorablement.

Françoise David a ajouté que le rapport « met le doigt sur des pressions indues subies par des ministres de la Justice » et que, selon elle, Michel Bastarache a écrit « qu'il faut absolument mettre les juges hors de toute pression indue ».

Québec solidaire n'a pas pu analyser en profondeur toutes les recommandations. Cependant, celles concernant « un comité de sélection indépendant formé de gens de la magistrature, mais aussi de personnes du public » a été favorablement reçue par Québec solidaire.

Pour sa part, le député Amir Khadir considère qu'il « n'y a vraiment rien à pavoiser pour le gouvernement libéral ». Il a invité le premier ministre Charest à « se ressaisir » avec la tenue d'une « enquête publique sur l'ensemble des allégations sur l'octroi des contrats publics, les nominations partisanes, l'octroi des permis ».

Françoise David a rappelé que son parti avait demandé la tenue d'une « commission d'enquête publique générale sur toutes les allégations de corruption et de collusion entre les grands argentiers de certains partis politiques, particulièrement le Parti libéral du Québec, certains milieux d'affaires et le gouvernement du Québec ». Or, la Commission qui a été dirigée par Michel Bastarache « ne répondait pas et ne répond toujours pas à cette demande non seulement de Québec solidaire, mais de tous les partis d'opposition et de toute la population ».

Des procureurs réagissent
Plusieurs procureurs des participants à la commission ont brièvement commenté le rapport. Le procureur de Marc Bellemare, Me Rénald Beaudry, a fait un bref commentaire à la suite de l'allocution du commissaire. Il a indiqué que son client prendra quelque temps pour réagir. « Quant au rapport, nous le lirons à tête reposée Me Bellemare, moi-même et Me Bertrand, et demain ou après-demain on appellera pour vous dire ce qu'on en pense », a-t-il dit.

Pour sa part, André Ryan, qui a représenté le premier ministre du Québec devant le commissaire, dit vouloir faire preuve de réserve dans ses commentaires en raison de la poursuite en cours devant les tribunaux. Il se dit toutefois satisfait du niveau de preuve exigé par le commissaire.

« Le commissaire a procédé à une analyse de la preuve objective qui était devant lui tant testimoniale que documentaire et conclut qu'il y a une preuve claire et convaincante que Me Bellemare a agi en toute liberté de conscience », déclare Me Ryan. Il ajoute par ailleurs être convaincu d'avoir travaillé à l'intérieur d'une commission impartiale et indépendante qui a réalisé son travail après avoir entendu plusieurs témoins.

L'avocat du Parti libéral du Québec, Me André Dugas, était visiblement satisfait du rapport qui, dit-il, met à mal la crédibilité de Marc Bellemare. « La commission Bastarache a élevé les standards de preuve au plus haut niveau du Code civil et en prenant ce critère-là, il a cru Franco Fava, il a cru Charles Rondeau et il n'a pas cru Marc Bellemare, alors à mon avis, au niveau crédibilité, c'est un désastre pour Marc Bellemare », dit-il.

L'avocat représentant le Barreau du Québec, Me Pierre Bourque, s'est dit satisfait que le rapport conclut à l'intégrité des juges du Québec. Il affirme par ailleurs que le Barreau appuie les recommandations susceptibles de rendre le processus de sélection des juges encore plus rigoureux et efficace. Il soulève au passage que certaines des propositions du commissaire ont été inspirées des nombreuses recommandations du Barreau.

Pour Chantal Chatelain, avocate représentant la Conférence des juges du Québec, la commission d'enquête a fait son travail. Selon elle, le rapport conclut que, bien que le processus de nomination soit perfectible, la compétence des juges du Québec n'est aucunement mise en doute. « Le public peut avoir confiance en sa magistrature, c'est une magistrature intègre, compétente et indépendante », dit-elle.
François Messier, Daniel Leduc et Veronica Le Huu
Radio Canada – mer. 19 janv. 23:26 HNE


Propos...
Si vous avez encore des doutes que les petits «post it» de la subalterne du PM, Chantal Landry, avait une influence sur le choix de la nomination des juges, vous avez tout faux.

Effectivement ces autocollants signifiant l'allégeance libérale du candidat, avaient un impact sur le choix. Mais, impossible à prouver. On se croirait regarder le fonctionnement du parrain d'une famille politique.

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De... sp et al... le... 7.9.11,

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