Le plan Marois, affirmation nationale canadienne...
2.11.11
Mercredi. Le billet de la semaine qui suscite un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.Nous disions... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente de la censure chinoise et du défoulement public. C'est incroyable le nombre de lecteurs connus qui y sont censurés, systématiquement.
Au dernier passage politique... Rien de surprenant. Un autre article de la presse qui dénonce les manoeuvres merdique du ministre des finances Bachand, selon l'opposition péquiste du PQ et du député ADQ Bonnardel. Dans celle-ci, il est question des dépenses d'organismes qui ne sont pas pris en compte dans les comptes du gouvernement, qui sont à la hausse plutôt qu'à la baisse, Tel que requis pour résorber le déficit monstrueux du budget libéral. Une comptabilité parallèle, quoi.
Puis... Les célèbres François Legault et Charles Sirois, annoncent le lancement de leur regroupement, la Coalition pour l'avenir du Québec. Une autre groupe, comme bien d'autres, qui veut canaliser tous les électeurs qui ont comme intérêt principal, la réforme des politiques et le fonctionnement du gouvernement, de tout ce qui bouge à l'éducation, à la santé, à la langue et culture.
Au total, il s'est passé pas plus de neuf mois, avant que les directeurs de la CAQ, auront pris l'initiative de transformer leur coalition en un parti politique. Un geste qu’ils vont regretter, avec stupéfaction, l'année prochaine, selon notre expert de la politique. Aussitôt qu'ils auront compris qu'ainsi, le financement de la CAQ sera effectivement sous le contrôle du QLP et du PQ. Qui contrôlent à leur guise le fonctionnement du bureau du DGE. À suivre...
Cette semaine à la célèbre politique... Nous en sommes à 275 objets et étonnamment en février, 2011. Toujours en mode croisière, ça roule. Ne changez pas de canal, on n'a pas fini d'en lire un bout, de la politique.
En première lecture... Étonnamment, un fait inédit dans les annales du Bleu, s'est produit. Notre associé volontaire et expert de la politique a soumis à la pupiteuse en cheffe du Bleu une demande de dérogation aux règles du différé. Le moment est important, alors, disait-il. Donc....
Voici un point de vue pertinent, décrivant le déroulement des événement, qui conduisent les abonnés permanent de la politique à dire, qu'aujourd'hui, le PQ n'est plus un parti souverainiste. C'est un parti nationaliste, électoraliste et provincialiste.
La cheffe du PQ, Pauline Marois, a transformé et engagé le parti dans la voie de l'autonomiste. Un politique dite de « affirmation nationale », tout à fait comparable avec la direction du célèbre provincialiste Pierre Marc Johnson, lorsqu'il était à la tête du PQ.
C'est une thèse du riche et célèbre, enseignant à la retraite du ouèrnement, Nestor Turcotte. Vous ne voulez, absolument pas, rater cette lecture. C'est la source principale de toutes les demandes de la démission et du départ de la députée canadienne bailingue, Pauline Marois. Prenez des copies...
En seconde... Congé de lecture politique seconde, cette semaine. Bonne lecture...
Le plan Marois est un plan d’« affirmation nationale »Lors du XVe congrès national du Parti québécois tenu à Québec les 3, 4 et 5 juin 2005, les 3,500 délégués demandèrent de présenter à l’électorat un « projet de pays », accompagné d’un référendum « dès que possible » sur la souveraineté et cela, durant le premier mandat.
Par la suite, Bernard Landry, suivi de son successeur André Boisclair, participèrent, en 2003 et en 2007, à une élection générale, sans tenir compte des décisions du congrès de 2005.
Ils dirigèrent le PQ avec un programme d’« affirmation nationale », ignorant totalement l’article I du programme officiel de leur parti qui demandait de travailler à « réaliser la souveraineté du Québec ». Le programme adopté au Congrès général de 2005 fut complètement ignoré pendant la campagne de 2003 et 2007, mais les chefs ne le déchirèrent pas publiquement. Ils n’en parlèrent tout simplement pas.
Lors d’un conseil national tenu rapidement après son arrivée à la tête du PQ en 2007, Pauline Marois proposa de modifier l’article I du programme officiel du parti de René Lévesque, sans passer par les instances suprêmes d’un Congrès général. Les mots « réaliser la souveraineté du Québec » furent biffés du programme officiel du PQ et furent remplacés par les mots suivants : « faire progresser le Québec en « attendant » son accession au statut de pays ».
De plus, elle suspendit l’obligation de tenir, « dès que possible », durant le premier mandat, un référendum sur la souveraineté du Québec. Elle remplaça le tout par une expression fort ambiguë : « la gouvernance souverainiste ».
Le plan Marois est un plan d’« affirmation nationale » comme celui présenté, en 1985, par l’ancien chef du PQ, Pierre-Marc Johnson. On peut le résumer en quatre points (voir à cet effet les articles de Me Pierre Cloutier) :
- freiner et combattre les ingérences provinciales ;
- assumer tous les pouvoirs provinciaux du Québec ;
- revendiquer de nouveaux pouvoirs à Ottawa ;
- occuper tout l’espace politique dans les compétences partagées.
Le Parti libéral, l’Action démocratique du Québec peuvent, à des degrés divers, revendiquer toutes ces choses à l’intérieur du fédéralisme actuel.
Comment cette mutation du PQ s’est-elle opérée ?
Elle s’est réalisée tout en douceur, lors d’un Conseil national du Parti québécois tenu quelques mois après l’élection de Pauline Marois à la tête du PQ. 250 délégués, réunis en Conseil national spécial (pas un Congrès national) décidèrent (vote unanime), de jeter à la poubelle, pour une troisième fois, l’article I du programme de leur parti avec l’approbation du nouveau chef.
C’était du jamais vu dans l’histoire du parti. Le Parti québécois a toujours travaillé en zigzag. Depuis sa création, le parti, sous l’égide de différents chefs (une exception : Jacques Parizeau, et encore !) ont toujours fait passer le pouvoir avant la cause.
Je reviens à ce célèbre Conseil national. 250 personnes décidèrent, « en bloc », de rejeter la décision prise au Congrès de juin 2005 (3,500 délégués) et de faire disparaître l’article I, article fondateur du parti de René Lévesque.
Les délégués du Conseil national acceptèrent de voter un plan qui allait à l’encontre des orientations générales de leur parti et qui, de plus, bafouait les articles 90-107 des statuts et règlements du parti qui stipulent que seul un Congrès général peut modifier l’orientation générale du parti. Le « décret » Marois tomba et tous les délégués applaudirent le geste le plus anti-démocratique qu’un parti peut faire : bafouer ses propres règles.
Le PQMarois, au dernier Congrès des membres tenu en avril 2011 (le PQ n’avait pas tenu de congrès général depuis six ans), a entériné la position de ce tragique Conseil national.
Le PQ n’est donc plus un parti indépendantiste (dois-je vous l’écrire en lettres de 30 pieds de hauteur ?). Il est devenu, sous la gouvernance de Pauline Marois, un parti « nationaliste ». Il ne veut plus « réaliser la souveraineté du Québec », comme le stipulait le programme officiel des années antérieures, mais il veut « faire progresser le Québec, en attendant son accession au statut de pays ».
Plus question de faire une élection sur le thème de l’indépendance nationale ; plus question de présenter les paramètres d’un Québec indépendant ; plus question de tenir un référendum, dès que possible, lors du premier mandat.
Les indépendantistes ont été trahis, une fois de plus, par un chef qui ne croit pas à la cause de l’indépendance du Québec. Les indépendantistes doivent savoir qu’en votant la prochaine fois pour le PQMarois, ils voteront pour demeurer dans le Canada.
S’ils veulent autre chose, ils doivent déserter cette formation politique et aller besogner ailleurs. Il n’est pas trop tard pour recommencer. Mais, y aura-t-il suffisamment de soldats pour suivre le chef d’un parti dont la cause sera prioritaire et non le culte immodéré de sa personnalité.
Nestor Turcotte
Tribune libre de Vigile
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Le vendredi 28 octobre 2011
Propos...
Voilà, pour une fois, une analyse anti-abrutissante du déroulement des événements et des changements de politique et d'orientation du PQ, sous la conduite de la canadienne bailingue, Pauline Marois.
Ils en sont au stage du FARO.
Qui tranche nettement avec les reportages des médias. Journalistes, chroniqueurs, éditorialistes ou opinionistes payés pour écrire, tous confondus.
Avec Pauline Marois cheffe du PQ. il n'y aura pas une élection sous le thème de l'indépendance du Québec. C'est limpide. Le PQ est en mode nationaliste, donc provincialiste.
C'est le provincialiste bailingue Pierre Marc Johnson et le ultra fédéraliste Lord Dubuc ov Geska, qui en seront les plus réjouis. Quoi d'autre !...
Libellés : Politique, Politique-option, Politique-strategie
De... sp et al... le... 2.11.11,








