Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

Affinités Bouchard/Legault... les caribous de souche...

Mardi. Le billet le plus varié de la semaine, la transition...

En alternance avec le très populaire média bashing, nous somme de retour à la bataille qui ne cesse de nous surprendre, le combat linguistique. Pour le très grand bonheur de ses fanas indéfectibles.

Tout de même, au dernier billet... En première, la riche et célèbre employé de la buanderie, à la Pesse de Geska, Petroski, nous livrait ses premières observation et critiques sur l'arrivée en onde de la singulière Sun TV. Un reportage éloquent, qui n'a même par attiré l'attention du minou de ma secrétaire. Tellement on s'en fout de ce qui se passe au Canada, à la télé de l'anglo-saxon.

Puis... Étonnamment, contrairement à la première lecture, celle-ci décrochait le gros lot des commentaires indignés. C'est toujours comme ça, on dirait que Sophie Durocher sait comment bien brosser un portrait des affaires louches qui se trament entre la Radiocan télé et La Pesse Télé, qui attire l'attention du plus paresseux des abonnés du média bashing. Faudra répéter l'expérience, Sophie.

Cette semaine à la transition... De retour au célèbre combat linguistique. Qui n'en finit plus de faire peur à tous les bailingues pékistes du PQ. Brrrrrr !... Nous en sommes donc à 73 fichiers. Ça regonfle. Sortez vos lunettes 3D, prenez la pause du combattant linguistique. Prêts !... On y va !...

En première... Une découverte étonnante, inconnue des montréalais. L'employé du Soleil Salvet, nous fait part des affinités entre Lucien Bouchard et François Legault. Pas de 101 au collège. L'immobilisme et le blocage des québécois de souche. Pas de perturbation au statu quo. En ne faisant rien au niveau politique qui pourrait déranger les habitudes colonialistes et auto-minoritaire, de ces électeurs. Bien sûr !...

En seconde... Enfin la lecture phare, que tous les combattant de la langue attendaient. La pièce qui a permis à l'immigrante anglophone, diplômée de l'unilingue Concordia, employée de la Pesse de Geska, Elkouri, de traiter tous les francophones qui ne comprennent pas la langue de l'anglo-saxon, d'ignorants.

C'est ici que vous aller noter la nouvelle norme, de la colonisation du peuple francophone du Québec. Tous doivent être en 2011... bilingues par principe sous peine de ne pas être mondialisés, modernes et ouverts.

Une nouvelle norme et propagande linguistique édictée par le parti des immigrants et des anglophones, du chef John Charest, le Qouibec Liberal Parti. Avec lequel les souverainistes, pékiste du PQ, tous domestiqués par ce bailingue, sont d'accord. Évidemment. À faire chier, ces francophones pékistes du PQ. Bonne lecture...

Loi 101 au collégial: le PQ fait fausse route...
(Québec) La direction du Parti québécois s'égare en souhaitant appliquer les dispositions de la loi 101 au réseau collégial, affirme l'ex-premier ministre Lucien Bouchard, à l'instar de son collègue François Legault.

M. Bouchard ne se joindra pas aux élus péquistes qui, après avoir combattu cette idée, pensent maintenant qu'il faut recourir à ce remède. Opposé il était, opposé il demeure. Il ne voit pas pourquoi on fermerait la porte de ces établissements anglophones aux francophones et aux allophones.

«Je pense qu'on a atteint un équilibre linguistique au Québec. Il est fragile, ce n'est pas un équilibre parfait.» Mais, au risque de le perdre, «il faut accepter de vivre avec». «Je crois qu'on devrait plutôt travailler très fort sur la qualité de la langue et faire respecter la loi 101 telle qu'elle est», enchaîne Lucien Bouchard en entrevue.

Un discours somme toute semblable à celui tenu en début de semaine par un autre ancien péquiste, François Legault, cofondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec. «Tant qu'on n'aura pas réussi à mieux enseigner l'anglais langue seconde au primaire et au secondaire», M. Legault comprendra «très bien un jeune de 17 ou 18 ans» de vouloir fréquenter un cégep anglophone. C'est ce qu'il a déclaré lundi.

Les affinités
M. Bouchard se sent des affinités avec M. Legault. À moins que ce ne soit ce dernier qui en ait avec lui. L'ancien premier ministre voit une «continuité» entre le manifeste de François Legault et de Charles Sirois, tout «embryonnaire» soit-il, et celui des «lucides» auquel il avait lui-même beaucoup contribué en 2005.

Tous deux s'en prennent à l'«immobilisme» et dénoncent les «blocages» de la société québécoise. «Beaucoup de gens pensent ça au Québec, commente Lucien Bouchard. Et je suis convaincu qu'il y en a beaucoup aussi dans les partis politiques.»

Pas de statu quo
Mêmes affinités entre les deux hommes sur l'axe Québec-Ottawa. «La dernière chose que l'on doit faire serait d'accepter le statu quo», affirme Lucien Bouchard. Mais il faut au moins reconnaître, selon lui, que «ce n'est pas demain» que les souverainistes gagneront un référendum ou que les partisans d'un fédéralisme renouvelé obtiendront satisfaction.

Or, dit-il, «on est interpellés par des problèmes très graves», notamment les finances publiques, pour lesquels «on peut agir» maintenant. Des problèmes auxquels le Québec tout entier devrait se consacrer, croit encore M. Bouchard en faisant également référence au décrochage scolaire.

«En ce sens, je rejoins les propos de M. Legault.» Pour les deux hommes, le projet souverainiste est en veilleuse.
Jean-Marc Salvet
Le Soleil
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201102/25/01-4374206-loi-101-au-collegial-le-pq-fait-fausse-route.php

Caribous déboussolés...
La décision du premier ministre Jean Charest de bilinguiser intégralement la 6e année de l'école primaire francophone à la grandeur du Québec - cinq mois en français et cinq mois en anglais - résulte de la conjonction de deux facteurs.

Tout d'abord, il existe une soif évidente d'anglais, tout particulièrement dans ces régions massivement francophones où les anglophones sont absents.

Joue également une idéologie du bilinguisme qui, indépendamment de la réalité québécoise et des contraintes de notre environnement nord-américain, veut imposer une nouvelle norme?: désormais, tous les Québécois doivent être bilingues par principe sous peine de ne pas être mondialisés, modernes et ouverts. Ne parler que le français devient la marque d'un statut inférieur.

Il en résulte une mesure excessive à sa face même, incompatible à terme avec le maintien de la claire prédominance du français sans exclusion de l'anglais au Québec.

On veut imposer la 6e année bilingue aux jeunes du Saguenay et de Québec, mais également à Gatineau et au West Island, où vivent des centaines de milliers de jeunes francophones souvent déjà bilingues et pour qui le défi linguistique est avant tout de vivre en français.

Il y a également ces écoles de l'île de Montréal où les jeunes issus de l'immigration apprennent tant bien que mal le français faute d'un nombre suffisant de francophones de langue maternelle. Vouloir bilinguiser la 6e année dans ces milieux est aberrant.

Dans ce domaine de l'éducation où il y a tant à faire, cette réforme majeure requerra l'essentiel de nos efforts et de nos ressources consacrés pendant des années à ce qui est fondamentalement un faux problème.

Pour un peuple qui se veut majoritaire, les francophones québécois constituent déjà l'une des collectivités les plus bilingues de la planète. Mais autant il est nécessaire de répondre à la soif légitime d'anglais dans les régions francophones, autant il est irresponsable de vouloir bilinguiser rapidement l'ensemble de la population sans tenir compte des conséquences que cela aura forcément sur la motivation des immigrants à apprendre le français.

Aucune collectivité sur la planète n'a le même rapport que nous avec un anglais qui nous pénètre à de multiples égards, alors qu'on cherche en vain le pays qui aurait consenti ailleurs à une telle bilinguisation d'une année du primaire.

La bilinguisation intégrale de la 6e année rend compte d'une tendance de fond qui ne porte pas le Québec vers l'excellence, mais nourrit la médiocrité d'une société tentée par l'abdication de ce qu'elle est.

Les Québécois ressemblent furieusement ces temps-ci à une harde de caribous sans boussole et sans leader fonçant joyeusement dans le mur de leur non-avenir dans les deux langues.
Christian Dufour
Politologue à l'ENAP, l'auteur a rédigé l'ouvrage «Les Québécois et l'anglais - Le retour du mouton».
Le 07 mars 2011 à 06h00


Propos...
Étonnamment... Il dit qu'il y a « une soif évidente d'anglais, tout particulièrement dans ces régions massivement francophones où les anglophones sont absents

Autrement dit, des Québécois de souche se sentent déboussolés, errant et inutiles dans la vie, en l'absence de la langue et culture de Lord Durham.

Le célèbre Lord n'avait donc pas tord. Les Québécois de souche forment une civilisation de statu intellectuel, social et culturel, inférieur. Selon leur propre évaluation.

Un peuple majoritaire, qui veut devenir minoritaire dans sa terre natale. Là où il n'y a pas d'anglophones. Par l'assimilation à l'anglais intensif dès l'âge de dix ans. C'est incroyable !...

C'est décidément une névrose massive ou le syndrome de Stockholm.

Libellés :

De... sp et al... le... 13.12.11,

1 Commentaires:

Le.. mardi, 13 décembre, 2011, Blogger Conservateur québécois dit...

Bravo, j'ai bien aimé votre analyse de la Petroswki... Vraiment drôle !

 

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