Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

La nipponnaise en grande difficulté...

Jeudi, enfin... Le jour de l'écono en crise.

Le billet qui génère toujours le plus de courriels en tout genre de la part de ses lecteurs indéfectibles de l'analyse à saveur Euro et nipponnaise. Le billet qui éloigne le plus les espions des médias, à la recherche de matériel pour meubler leurs articles et hausser leurs salaires faramineux, par sa platitude.

Tout comme d'habitude, l'éconoencrise maintient sa cote de popularité. Même si le nombre de fichiers au répertoire temp est relativement stable. L'action y est moins pressante, mais tout de même d'une stabilité étonnante. C'est la seule rubrique de la semaine qui ne cause jamais de guerre de mots, entre les lecteurs.

Au dernier billet... Une première proposition audacieuse. L'écono Jean-Luc Gréau disait qu'il faut un billet euro faible, pour maintenir la croissance, si anémique soit-elle, afin d'éloigner un retour à la récession. Un point de vue absolument différent, des autres.

Puis... Un autre inconnu, Gaël Giraud, cette fois, nous proposait une analyse longue, quand aux effets d'une invention. La devise interne, non convertible. Alors là, seuls les vrais amateurs de l'écono en crise, on lu cette analyse soporifique. Pas facile du tout.

Cette semaine à l'éconoencrise... Nous en sommes encor à 193 fichiers et en avril. Des lectures qui instruisent, que vous ne trouverez pas ailleurs aux médias commerciaux du Québec, il va sans dire.

En première lecture... De retour à la favorite de tous, la nipponnaise. Autre nouvelles très déprimantes. Les dégâts occasionnés par les catastrophes, devraient coûter entre 16.000 et 25.000 milliards de yens. On n'est pas sorti du trou, pour un bout, semble-t-il. Préparez une tisane apaisante à la camomille, avant de lire celle-ci.

En seconde... Nous avons été assez torturés et malmenés pas les mauvaises nouvelles. Prenons un repos. Congé de lecture seconde, cette semaine. Bonne lecture.

L'économie du Japon en grande difficulté jusqu'au troisième trimestre 2011...
Les conséquences économiques de la triple catastrophe du 11 mars - séisme, tsunami, accident nucléaire - frappent l'archipel nippon de plein fouet.

Croissance en berne, menace de récession, coûts exorbitants des dégâts, méfiance des pays étrangers envers les produits alimentaires japonais... La situation économique du Japon s'annonce délicate au moins jusqu'au troisième trimestre 2011.

Hier, l'OCDE a redonné le sourire aux pays du G7 en estimant leur croissance pour la première moitié de 2011 à 3%. Des prévisions revues à la hausse... sauf pour le Japon.

L'archipel nippon va au contraire subir les conséquences économiques de la catastrophe climatique du 11 mars. L'OCDE estime que le pays devrait perdre entre 0,2% et 0,6% de croissance au premier trimestre 2011, puis entre 0,5% et 1,4% au deuxième trimestre. Il ne devrait reprendre des couleurs qu'à partir du troisième trimestre, grâce au rebond lié à la reconstruction.

Ces sombres prévisions ne sont pas les pires. Des économistes interrogés lundi par le quotidien japonais Nikkei se montrent encore plus pessimistes. Ils estiment que le "triple désastre" risque de pousser le Japon dans la récession dans les prochains mois, et tablent sur une contraction du PIB de 0,6% en rythme annualisé au premier trimestre, puis de 2,6% d'avril à juin. L'économiste le plus alarmiste prévoit même une chute de 7,1% au deuxième trimestre...

Au milieu de ce marasme, le gouvernement nippon a quant à lui publié ses premiers chiffres officiels de la catastrophe. Les dégâts devraient coûter entre 16.000 et 25.000 milliards de yens (entre 200 et 300 milliards de dollars environ). Dans l'estimation la plus pessimiste, la catastrophe naturelle du 11 mars deviendrait la plus coûteuse de l'histoire de l'humanité.

Comme si cela n'était pas suffisant, les effets "ricochet" liés à la catastrophe nucléaire se multiplient. L'Inde a décrété mardi une interdiction totale pendant trois mois des importations de produits alimentaires japonais par crainte de contamination radioactive des aliments. Si l'Inde est le premier pays à interdire totalement les produits japonais, il n'est pas le seul à craindre pour la santé de ses citoyens. La Chine, Taïwan, Singapour et les États-unis ont déjà prohibé l'importation de produits provenant de certaines régions du Japon.

Sur l'archipel, les entreprises japonaises ont le moral en berne. Toyota, fleuron de l'industrie japonaise, a annoncé mardi que sa production en Amérique du Nord allait "inévitablement" être suspendue à cause d'un manque de pièces détachées, sans toutefois préciser quand, où et pour combien de temps ces interruptions auront lieu.

Tepco a vu sa note se dégrader de trois rangs et son cours en bourse chuter de 18,10% mardi, atteignant son plus bas historique en près de 60 ans.

De manière générale, c'est l'ensemble des entreprises japonaises qui sont pessimistes, comme le révèle un rapport de la Banque du Japon (BoJ). Selon cette enquête, le moral des grandes firmes industrielles du pays tombe à -2 points en prenant en compte les effets du tremblement de terre et du tsunami, contre +3 pour les entreprises qui avaient répondu à l'enquête avant le drame.
Sylvain Rolland
La Tribune.fr - 06/04/2011


Propos...
Plus déprimant que ça, tremblement de terre, suivit d'un tsunami et d'une catastrophe nucléaire, tu meurs.

Au prochain rendez-vous, de retour à l'écono encrise de la zone Euro, jeudi prochain. Pour se consoler un peu avec les crises de la dette des pays socialistes, quoi.

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De... sp et al... le... 15.12.11,

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