Un grand vide politique... cul-de-sac souveraineté - fédéralisme...
14.12.11
Mercredi. Le billet de la semaine qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi. Nous disions... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente de la censure chinoise et du défoulement public. C'est incroyable le nombre de lecteurs connus qui y sont censurés, systématiquement.
Au dernier passage politique... Une lecture casse-gueule. Beaucoup d'abonné du politique du Bleu, selon leurs courriels, ont admis n'avoir jamais étudié le profil François Legault, sous cet angle. Le partage entre le rassembleur et le diviseur, selon l'étude du célèbre Daniel Audet. Vous croyez tout savoir et tout vu du profil du politicien ?... Ni ni et niet !... Il y avait cet autre angle. À lire et copier, si vous l'avez raté la semaine dernière.
Puis... Plein de surprises, à cette lecture. Un seul, parmi le lot d'abonnés au billet politique, avait entrevu ce surprenant effet de Legault, au financement de l'ADQ. Bravo, à celui-là !... Maintenant que l'annonce est officielle, que l'ADQ sera absorbée par la CAQ, tous se demandent comment un type si brillant que Legault, peut accepter, à son compte, la dette de 613,000 $, de Mario Dumont. Incroyable !...
Cette semaine à la célèbre politique... Toujours en mode croisière, ça roule. Ne changez pas de canal, on n'a pas fini d'en lire un bout, de la politique.
Nous en sommes à 325 objets. Ça regonfle. Et étonnamment en mars 2011. Nous disions... Nous sommes en pleine période de questionnement, lors de l'apparition de la CAQ. On n'a pas fini de voir et se rappeler comment le tout s'est déroulé, à ses débuts.
En première lecture cette semaine... Soucieux de vous garder comme lecteur du billet politique du Bleu, notre associé vous offre, cette semaine, une perspective, reportage, inédit, sur le chef de la CAQ, François Legault.
On pourrait qualifier cette lecture et critique d'une autre névrose de l'intérêt humain. Avec l'exception qu'elle contient des éléments que vous devez savoir pour mieux comprendre où s'en va et où nous en sommes, avec les démarches du chef de la CAQ. Ne ratez pas ça, prenez des copies au besoin. Afin de mieux comprendre les corrélations avec l'actualité qui se passe sous vos yeux, aujourd'hui.
En seconde... Une lettre réponse, que peut d'abonnés de la politique ont compris. Voir, son utilité. Personne ici ne connaît ce profil Pierre Brien. C'est sans importance.
Toutefois, la réplique du chef de la CAQ vaut la peine d'être connue. Si ce n'est que pour comprendre les subtilités de ce qu'est le nationalisme québécois. La citation éloquente, qui fera fureur parmi les lecteurs est sans doute celle-ci... « Je n'accepte pas que le Québec continue à être paralysé par le cul-de-sac entre la souveraineté et le fédéralisme renouvelé... » FL Autrement dit, dans la repousse de ce débat, ça va saigner !... Bonne lecture.
Legault fait la preuve d'un grand vide politique...Si François Legault capte l'attention avec le manifeste de sa Coalition pour l'avenir du Québec, et ce, au point de chauffer Jean Charest et Pauline Marois dans l'hypothèse d'une consultation populaire immédiate alors que son plan d'action est pourtant aussi mince que sommaire, c'est que nos leaders politiques actuels ont tous perdu la confiance populaire, que l'électorat ressent un immense vide au plan politique.
Le chef libéral Jean Charest a beau tout essayer, des escouades spéciales au nouveau discours inaugural annonciateur de toutes sortes de mesures, il reste toujours aussi impopulaire auprès des électeurs. Même si, au plan économique, ça ne va pas si mal au Québec. Signe de l'usure de son gouvernement et du désabusement populaire.
Le drame pour son adversaire péquiste Pauline Marois, c'est qu'elle ne profite pas de la chute des libéraux pour prendre les devants et se démarquer nettement et qu'advenant son accession au pouvoir, ce serait par défaut, c'est-à-dire qu'elle le devrait au recul libéral plutôt qu'à ses mérites. Mme Marois ne perce pas, son discours manque d'élévation et ses obsessions lui nuisent.
Gérard Deltell a beau entretenir des espoirs, ce n'est pas demain que l'ADQ accédera au pouvoir. En mode survie, il lui reste trop à faire. Et difficile d'imaginer que M. Legault puisse se ranger derrière le chef adéquiste, lequel, de son côté, n'a de toute évidence pas envie de lui céder sa place.
Rien n'est pour autant acquis pour M. Legault que certains de ses adversaires s'appliquent à discréditer. On l'accuse de traîtrise, de voler des idées à l'ADQ et on dit de son acolyte Charles Sirois qu'il manque de courage. Preuve que cette sortie dérange le PQ et l'ADQ notamment parce que M. Legault risque, advenant la formation d'un parti politique, de leur soutirer des voix et de miner ainsi leurs chances de succès.
Rien n'est acquis parce que M. Legault n'a énoncé que quelques idées faciles à rédiger sur le coin d'une table, qu'il reste à les développer, qu'il faut recevoir les réactions, les considérer et en débattre pour arriver avec un programme plus articulé après quoi, s'il fait le saut en politique, il devra recruter des candidats, trouver des fonds, faire campagne et débattre. Et ça, ce n'est pas une mince tâche.
Mais la Coalition de M. Legault ira-t-elle jusque-là? Importante question puisqu'elle risque de braquer pas mal de monde contre elles, dont les centrales syndicales, le monde médical et de la santé, celui de l'éducation, les structures régionales de l'État et l'État dans l'État qu'est devenu Hydro-Québec. Pour M. Legault, il faut payer davantage dans certains cas, dégraisser ailleurs, évaluer les performances et payer selon le rendement.
Or, pour toucher davantage, tout le monde est toujours là. Mais lorsque vient le temps de réorganiser pour faire autant ou mieux avec moins ou autant, surtout si ça dérange ou demande plus d'efforts, les appuis n'y sont plus. On a, supposément, assez donné ou fait de sacrifices. C'est cependant pour ça qu'on a aujourd'hui de gros problèmes à résoudre.
M. Legault et sa Coalition auront-ils le courage d'aller jusqu'au bout ou céderont-ils devant l'importance de l'organisation à mettre sur pied et de la bataille à mener contre les centrales syndicales, les médecins et spécialistes, le fonctionnarisme et les structures, les vieux partis politiques plus intéressés à se faire élire ou réélire qu'à brusquer les poids lourds et faire le ménage dans les affaires de l'État et les organismes qui en dépendent?
Que François Legault soit ou non l'homme de la situation, son discours rappelle celui des «Lucides» de Lucien Bouchard et difficile de nier que le Québec connaît d'importants problèmes qui exigent de ses dirigeants un leadership autrement plus crédible et efficace que celui des chefs qui siègent actuellement à l'Assemblée nationale.
Valère Audy
La Voix de l'Est
Le 201103/01/01-4374909
Défendre l'intérêt national...L'auteur répond à la lettre de Pierre Brien intitulée «Un cul-de-sac», qui a été publiée vendredi dernier.
Cher Pierre, j'ai été heureux de lire dans ta lettre que tu accueillais «avec beaucoup d'ouverture» certaines des idées que nous avons mises de l'avant récemment. Tu as aussi raison de souligner que nous souhaitons bousculer l'ordre établi au Québec; ce profond désir de changement est au coeur du projet de la Coalition.
Par contre, j'ai été déçu de constater que tu as abandonné l'idée que les choses puissent changer. Tu ne crois plus qu'il soit possible de transcender le débat entre souverainistes et fédéralistes. Tu me reproches de faire fausse route parce que je souhaite envisager la question nationale autrement.
Je ne partage pas cette vision. Je n'accepte pas que le Québec continue à être paralysé par le cul-de-sac entre la souveraineté et le fédéralisme renouvelé. Les souverainistes n'arrivent pas à convaincre une majorité de Québécois d'appuyer leur projet. Les fédéralistes n'ont pas su faire accepter au reste du Canada - et enchâsser dans la Constitution - le caractère distinct du Québec.
Plutôt que de perpétuer cette polarisation, il faut rassembler les Québécois autour du tronc commun qu'ils partagent quant à leur vision de ce qu'est le Québec et de ce que ça veut dire d'être Québécois. Le projet de la Coalition repose entre autres sur notre conviction qu'avant d'être divisés entre souverainistes et fédéralistes, les Québécois sont majoritairement nationalistes.
Dans ce contexte, nous croyons que la question nationale a bien plus à voir avec la manière dont on aborde les défis que le Québec doit relever. Il faut avant tout défendre l'intérêt national du Québec.
Un passage de ta lettre m'a frappé: l'idée que «une fois notre souveraineté acquise» certaines choses deviendraient possibles. Considères-tu la possibilité - pourtant bien réelle - que ce moment n'arrive pas dans un avenir prévisible? Faudra-t-il que le Québec attende encore longtemps avant de procéder aux réformes nécessaires? Et comment comptes-tu concrètement faire augmenter le niveau d'appui à la souveraineté?
En attendant que tu résolves cette dernière question, à laquelle même René Lévesque n'a pas su répondre, je préfère employer mes énergies à redonner aux Québécois le goût de préserver une «certaine idée du Québec» à laquelle ils sont attachés.
La Coalition que je dirige avec Charles Sirois propose de s'attaquer d'abord au décrochage scolaire, à la défense du français, aux listes d'attente et à notre écart de richesse avec le reste de l'Amérique du Nord - et remettre à plus tard le débat sur la souveraineté.
Quand la maison du Québec sera en ordre - quand nos enfants auront de meilleures écoles, quand notre culture sera forte et rayonnante, quand tous les Québécois auront un médecin de famille, quand le Québec ne recevra plus de péréquation du reste du Canada -, ceux qui me suivront pourront envisager toutes les options possibles quant au statut constitutionnel du Québec. Autrement, c'est un luxe qu'ils risquent de ne pas avoir. Es-tu prêt à prendre ce risque?
D'ici là, j'ai la conviction qu'une majorité de Québécois veut un Québec fort qu'elle léguera à ses enfants la tête haute.
Le projet est ambitieux. Il implique qu'on ait le courage d'abandonner les cadres et les réflexes du passé. Et son succès dépend entre autres de la capacité qu'auront certains hommes et certaines femmes d'ici de transcender la partisanerie d'antan pour construire ensemble, enfin, un Québec dont nous serons tous fiers.
François Legault
Le 08 mars 2011 à 09h53
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/201103/08/01-4377191-defendre-linteret-national.php
Propos...
Il dit... Quand le Québec sera en ordre et ne recevra plus de bien être social du Canada, appelé péréquation, tous les amateurs de politique et partisans de la CAQ pourront débattre à volonté du statu politique. De l'indépendance du Québec et du fédéralisme renouvelé.
C'est plutôt, limpide. Quoi !...
Libellés : Politique, Politique-option, Politique-strategie
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