Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

Violation de droits d'auteur, vignette active, le droit à l'oubli...

Vendredi, enfin. Le moment de naviguer parmi ce merveilleux monde de la toile-ordi qui attire son lot de fanas indéfectible.

Comme de coutume, à cette rubrique favorite de tous les navigateurs, anti-papiers et gratuiteurs téléchargeurs libres, allons vérifier d'abord l'«humeur» de notre sympa billettiste volontaire TO. Comment fut cette semaine ?... Ce fut une semaine « à la flotte !... », dit notre expert toile-ordi.

Celle-là, elle est vieille. Ce la veut dire que, probablement, le vent qui accompagne toujours une pluie de décembre, dans ce climat, a encore fait un tas de ferraille des parapluies «Dollarama». He he he... Rien de nouveau, ici. Les commerces font des affaires d'or lors de ce type de météo, imprévisible. Imaginez, un 50 F le 15 décembre, pluie et vent de 40 kmh, au lieu de la neige. Rien n'est mieux et profitable, pour les affaires. Vendeur de parapluies, évidemment.

Aux nouvelles buandristes, quoi de bon cette semaine ?... Des faits divers, de plus en plus étonnants. Encore rien de nouveau.

À l'exception que notre associé dit que les blogues commerciaux des médias sont toujours aussi populaires et leurs lecteurs imbéciles, « travailleurs gratuits » ou désoccupés « rien à faire dans la vie », occupent toujours tout l'espace. Contribuant ainsi aux revenus des PPE, tel que David Descoteaux, Michel Hébert ou Jérôme Lussier au Voir et autres blogueurs commerciaux. Tout à fait gratuitement, bien sûr.

Quoi de bon à lire à la toile-ordi ?... Nous en sommes à mars, à 205 objets. Pas de panne de lectures, ici. En débutant par les plus vieux. Toutes des brèves et lectures reposantes de fin de semaine, il va sans dire.

En première lecture... Autre brève qui ne surprendra personne. C'est devenu une habitude. Quiconque a des droits d'auteurs à faire respecter, s'attaque en premier lieu au moteur de recherche, Googlé. Comme si, sa responsabilité première dans le cyberespace, serait de faire respecter les droits d'autrui. Pour des raisons commerciales et pécuniaires, évidemment. C'est le producteur de films, Mondovino, qui attaque en justice, cette fois.

En seconde... Inédit. Une légère victoire en faveur de la langue française, dans le cyberespace. Le « widget » est remplacé par la «vignette active». Plutôt joli, non ?...

En troisième... Autre question de données personnelles. La CE publie ses règles en regard aux infos personnelles et les politiques afférents. Le domaine du droit à la vie privée et la protection de ces infos, n'est pas de tout repos. Et extrêmement compliqué. Surtout avec les Anglo-américains du Facelivre. Bonne lecture.

Google condamné pour violation de droits d'auteur en France...
Google s'est vu condamné hier à quatre reprises pour violation de droits d'auteur par la Cour d'appel de Paris. La firme de Moutain View, qui doit verser 430 000 euros aux plaignants, a indiqué s'être pourvu en cassation.

Google France et Google Inc. est opposé dans cette affaire à un photographe, aux producteurs du film Mondovino, et à ceux de deux documentaires distincts coproduits respectivement par Arte et par Canal+. Les plaignants avaient fait constater par huissier que leurs œuvres apparaissaient dans les résultats du moteur de recherche, et pouvaient être visionnées parfois directement via Google Vidéo, et ce sans leur autorisation.

Les plaignants avaient alors demandé le retrait de leurs œuvres du moteur : Google affirme avoir opéré le retrait des résultats de recherche liés aux contenus ciblés, mais les films et photographies auraient réapparu par la suite dans ses pages. De fait, le tribunal a condamné Google pour « actes de contrefaçon de droits » d'auteur et a ordonné à la firme le versement de 430 000 euros de dommages et intérêts répartis auprès des différents plaignants, en plus du remboursement des frais de justice.

Selon les plaignants, Google aurait du s'assurer par une veille que les œuvres dont la suppression avait été demandée ne réapparaissent pas dans les résultats du moteur. Mais du côté de Google, on se défend en expliquant que « cela est contraire à la loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004, qui interdit aux prestataires techniques une obligation de surveillance générale ». « En outre, on considère que techniquement, c'est infaisable » a ajouté une porte-parole de la firme qui, de fait, a déclaré à l'AFP vouloir porter l'affaire devant la Cour de cassation.
Audrey Oeillet
ClubIc Actu - le Mercredi 9 Mars 2011

Langue française : la "vignette active" remplace le widget...
Internautes ou créateurs de services en ligne, abandonnez l'idée de manipuler des « widgets ». Selon la Commission générale de terminologie et de néologie, il convient en effet de désigner ces petites applications par le vocable de « vignette active ».

C'est peut-être moins parlant, mais c'est officiellement plus français, puisque la création de ce nouveau terme a fait l'objet d'une publication au Journal Officiel du 13 mars dernier. On y apprend que le terme vignette active désigne un « outil logiciel interactif associé à un élément graphique, qui permet d'afficher, sous une forme condensée, certaines informations pouvant renvoyer à des données plus détaillées contenues dans l'ordinateur ou fournies par un site de l'internet ». A toutes fins utiles, la Commission précise que l'élément graphique peut être une horloge, un bulletin météo, un album de photos ou un graphique boursier.

Ces derniers mois, elle avait déjà accompagné la montée en puissance des ardoises tactiles ou de cette vilaine pratique qu'est le filoutage. On se souvient toutefois avoir relayé, en mars 2010, les propos d'un certain Xavier North, de la Délégation générale à la langue française, qui expliquait « que l'on ne peut pas prédire l'avenir d'un mot » et que « c'est le locuteur qui décide en dernière instance ». Partant de là, on ne prédit pas un grand avenir à la vignette active, d'autant que le concept de widget même a déjà bien décliné, laissant la place sur les nouveaux écrans de type mobile ou TV à la très pratique « Application », qui n'aura a priori pas besoin d'être francisée.
Alexandre Laurent
ClubIc Actu - le Mardi 15 Mars 2011

L'Union européenne se positionne sur les données personnelles...
La vice-présidente de la Commission européenne Neelie Kroes a donné sa position au sujet de la protection des informations personnelles présentes sur Internet. Droit à l'oubli, transparence, opt-in (consentement renforcé) sont autant de notions sur lesquelles l'autorité communautaire compte agir.

Dans une note publiée sur le site de l'institution, Neelie Kroes indique quels sont les 4 piliers de la protection des données sur Internet. Le principe étant que « chacun possède le doit de bénéficier d'une protection de ses données personnelles », l'Europe s'inquiète de la popularité des réseaux sociaux et autres services permettant de partager des informations en ligne.

La notion de droit à l'oubli est donc mise en avant. Sur ce point, Neelie Kroes souhaite « clarifier le fait que les personnes ont le droit et pas seulement la possibilité de ne plus consentir à une publication de données. Ainsi la charge de la preuve doit se porter sur les ‘contrôleurs de données' qui doivent prouver qu'ils ont besoin de conserver une information ».

Le second pilier prôné par la commission est la transparence. Concrètement, les individus doivent être informés qu'une donnée peut être utilisée par des parties tierces. Ils doivent également savoir quelle autorité est compétente pour traiter de ces questions en cas de violation de leurs droits. De même, une attention particulière doit être portée sur les plus jeunes internautes.

En matière de préservation de la vie privée, l'Europe souhaite que les paramètres de confidentialité d'un compte soient plus clairs et que toute collecte s'accompagne du « consentement explicite de l'utilisateur ». Enfin, la note insiste sur le fait que les internautes européens doivent être régis par le droit communautaire et non sur le droit américain, par exemple, si la société est basée aux États-Unis.

Autant de propositions qui vont dans le sens d'une meilleure protection de l'internaute. A terme, une ligne claire devra donc être dégagée, en concertation avec les Cnil des États en matière de règles de conservation des données personnelles.
Olivier Robillart
ClubIc Actu - le Jeudi 17 Mars 2011


Propos...
Elle est bonne.
Comment obliger les commerciaux, à informer les lecteurs et abonnés, qu'une info personnelle, comme au site du Facelivre, peut être vendue et utilisée par des commerciales, pour leur plus grand achalandage et profit.
À l'insu de l'auteur de ces infos personnelles, évidemment.
Bonne fin de semaine.

Libellés :

De... sp et al... le... 16.12.11,

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