Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

Mariage ADQ-CAQ... fourberies pékékistes du PQ...

Mercredi. Le billet de la semaine qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.

Nous disions en boucle... Le politique, c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant.

Les blogues politiques des médias, de Quebecor ou Geska ou de Voir ou de la Radiocan, c'est le lieu par excellente de la censure chinoise et du défoulement public. C'est incroyable le nombre de lecteurs connus qui y sont censurés, systématiquement. Tout comme en Chine.

Au dernier passage politique... Un premier choc, qui s'est révélé être un tsunami, tellement les commentaires par courriels entre lecteurs, ont été virulents.

Vous ne pouvez imaginer combien d'amateurs abonnés de la politique, depuis plus de 15 ans, ne se sont jamais aperçus que les souverainistes du PQ ont tenu ensemble et sauvegardé la confédération, l'union anglo-saxonne canadienne, par l'adoption de la Loi 101 du Québec.

Plus imbéciles que les souverainistes du PQ, en matière politique, auto défaits, c'est impossible à trouver de mieux dans les trois Amériques. Remerciez donc leurs chefs idiots, Lévesque, Parizeau, Bouchard, Landry, Boisclair et Marois.

Puis... Une lecture découverte. Le chroniqueur commercial, bol de spaghettis et fourbe par excellence, Jos Facal, avec une odeur nauséabonde qui ne cesse jamais de contaminer l'intelligence de ses lecteurs, fut insulté par les lecteurs de Vigil. Ce qui lui a valu le statu de « schtroumf de l'écrire », bien mérité. Donc...

Cette semaine en différé à la célèbre politique... Toujours en mode croisière, ça roule. Ne changez pas de canal, on n'a pas fini d'en lire un bout, de la politique.

Nous en sommes à 371 objets. Ça ne démord pas. Et étonnamment nous en sommes en mars 2011. On ne sait trop pourquoi, la politique est si populaire.

En première lecture... Une lecture routine. Pas de surprises. Lecture reposante, quoi. Un employé des journaux de la libérale Geska, Salvet du Soleil, nous propose une étude des réticents. Opposés à la fusion de l'ADQ avec la CAQ. Quoi de neuf ?... Rien... Évidemment !...

En seconde... Un reportage, non signé de la Radiocan, nous invite à revoir comment le célèbre ayatollah de la souveraineté, Jack Parizeau, entrevoyait les lacunes de la direction des pékistes, du PQ. Ainsi que la défaite d'une proposition inconnue du public, « la proposition Crémazie ». C'est à se demander si l'organisation du PQ ne fonctionne pas comme la fonction publique, d'un État communiste. Bonne lecture.

Mariage avec la coalition de Legault: plusieurs adéquistes réticents...
(Québec) L'idée d'un mariage de raison entre l'ADQ et la coalition de François Legault ne passe pas comme une lettre à la poste chez les adéquistes.

«Tout le monde n'est pas du même avis sur ce qu'il faut faire. Il y a un débat à l'interne», confie un interlocuteur bien au fait des discussions en cours à l'Action démocratique du Québec (ADQ).

Les opposants notent les différences de ton entre leur parti et le mouvement de l'ancien ministre péquiste. Ils mettent aussi en exergue les visions différentes qui existent sur l'avenir du réseau de la santé, où l'ADQ appelle depuis toujours à une implication officielle et plus importante du secteur privé. Ou encore, sur l'avenir du secteur de l'éducation, où elle prône l'abolition des commissions scolaires.

Pour ces adéquistes purs, ces deux axes sont des lignes rouges. Pas question de les franchir, même si François Legault et compagnie logent ailleurs sur ces questions.

Ils ajoutent que ce n'est pas le pouvoir qui les intéresse, mais les principes qu'ils défendent. «Ça fait des années qu'il y a des gens à l'ADQ qui se battent pour ces idées», commente un des sceptiques. Lui-même ne s'imagine pas y renoncer.

Discrétion
Ces échos se chuchotent. Ils ne s'expriment pas ouvertement. Ils se confient sous le couvert de l'anonymat. C'est que personne à l'ADQ n'a envie de se prononcer publiquement dans un sens ou dans l'autre. Personne ne veut avoir un jour à composer avec une situation qui ne serait pas celle qu'il aurait souhaitée.

Cette discrétion découle aussi du fait que les réticents savent que d'autres adéquistes voient ce mariage comme inévitable. Un peu comme à la Coalition pour l'avenir du Québec, ces derniers pensent qu'il faut additionner les bonnes volontés plutôt que de les diviser. Pour eux, un mariage tomberait presque sous le sens dans quelques mois.

Précieuse dot
Cela dit, tous les adéquistes paraissent avoir pris conscience d'une chose depuis quelque temps : la valeur que pourrait représenter leur parti aux yeux de la Coalition pour l'avenir du Québec.

Ils constatent que l'Action démocratique apporterait avec elle une précieuse dot en cas de fiançailles: une organisation implantée à peu près partout au Québec. Un atout incontournable pour François Legault s'il voulait se relancer dans l'arène parlementaire.

Voilà qui permet de mieux éclairer les propos tenus la semaine dernière par le chef Gérard Deltell en réponse à une question du Soleil : «Concernant le mariage, on n'est vraiment pas là, mais alors là, pas du tout, disait-il. Nous, on continue dans l'action, on continue dans la réflexion, on continue aussi par des prises de position. On fait de la politique pour les idées.»

L'ADQ vendrait chèrement sa peau si la conjoncture politique forçait des épousailles, est-on prié de comprendre, en fait. Le groupe de Legault devrait faire des compromis s'il voulait aller de l'avant.

Ce serait la seule façon, croit-on à l'interne, de rallier les partisans d'un éventuel mariage et les réticents.
Jean-Marc Salvet
Le Soleil - Le 22 mars 2011

Parizeau s'en prend à la direction du PQ...
L'ex-premier ministre Jacques Parizeau soutient que la direction du Parti québécois fait preuve d'un « zèle intempestif » pour empêcher tout débat sur les préparatifs référendaires lors de son congrès, qui se tiendra du 15 au 17 avril.

Dans une lettre publiée par le quotidien Le Devoir, il déplore que l'article 1 de la proposition principale qui sera débattue au congrès « est muet à la fois quant à la préparation du référendum et quant à l'utilisation des fonds publics » que ferait un gouvernement péquiste porté au pouvoir.

Selon lui, l'actuelle proposition consacre un « flou artistique » dont les militants ne veulent plus, et qui pourrait empêcher un gouvernement péquiste de passer à l'action advenant sa victoire aux prochaines élections.

M. Parizeau déplore que la proposition Crémazie, défendue par sa femme, la députée Lisette Lapointe, ait été récemment rejetée par les instances du parti. « Cela n'est pas raisonnable. On doit transformer le projet en chantier, puis le chantier en projet », écrit-il.

Il faut se ressaisir. Le pouvoir semble être à portée de la main. Il faut être clair quant à ce qu'on veut en faire. — Jacques Parizeau

L'amendement Crémazie proposait de créer immédiatement une commission de préparation à la réalisation de la souveraineté et décrétait qu'une fois arrivé au pouvoir, le Parti québécois prendrait « les moyens techniques et juridiques nécessaires pour parachever les études [sur la souveraineté], préciser les projets et en assurer la diffusion dans le public ».

« Avec un zèle intempestif, on fait pression à travers l'organisation pour que tout amendement à l'article 1 soit considéré comme attentatoire à l'autorité de la chef », écrit celui qui a dirigé le Québec de septembre 1994 à janvier 1996. « On voulait leur interdire de discuter de ce qui, pour la plupart, est la principale motivation de leur militantisme. »

La proposition Crémazie a été jugée non recevable par le comité directeur du congrès. Cette décision a été portée en appel. Le verdict final revient cependant au même comité directeur qui a pris la décision d'écarter la proposition défendue par Mme Lapointe.

Selon M. Parizeau, le Parti québécois doit au contraire se préparer à répondre à une « très longue » liste de questions au sujet du projet souverainiste. Il soutient que, parce qu'il était bien préparé, son gouvernement était prêt à passer à l'action lorsqu'il a été élu en 1994.

« La préparation a coûté cher. Et la prochaine fois, ce sera cher aussi. Si, cependant, on s'est fait élire pour procéder et qu'on a rien caché, on procède. C'est le sens de la démocratie », plaide-t-il.

À défaut d'annoncer clairement ses couleurs, explique M. Parizeau, le Parti québécois pourra difficilement engager des fonds publics pour réaliser ses objectifs. C'est ce qui s'est produit « à partir de 1996 », précise M. Parizeau, faisant référence au gouvernement de Lucien Bouchard.

Selon Le Devoir, Lisette Lapointe s'est dite « assez atterrée » par la décision du comité, tout en gardant espoir pour l'appel.

L'ex-député péquiste Daniel Turp, qui brigue la présidence du parti, a également fait par de son désaccord. « Je ne suis vraiment pas heureux de la tournure des événements, parce que je crois que les gens ont le droit de débattre », a dit M. Turp, qui affirme s'être plaint « à qui de droit ».

Mise à jour le lundi 28 mars 2011 à 10 h 31
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2011/03/28/001-parizeau-lettre-devoir.shtml


Propos...
Si vous avez compris quelque chose à tout ce méli mélo de procédures, à propos de la proposition Crémazie, vous êtes vraiment solide en organisation politique de parti.

Nous, on n'y comprend rien. C'est tout à fait «kaput», ici !...

Libellés :

De... sp et al... le... 25.1.12,

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