Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... hiver...

Un impact pire que prévu... pas de budget Euro faible...

Jeudi... Le jour de l'écono en crise. Le bonheur d'y retrouver tous nos fanatiques des crises, Euros, nipponnaise ou mondiale, sans distinction.

Le billet qui génère toujours le plus de courriels en tout genre de la part de ses lecteurs indéfectibles de l'analyse à saveur Euro et nipponnaise. Le billet qui éloigne le plus les espions des médias, à la recherche de matériel pour meubler leurs articles et hausser leurs salaires faramineux, par sa platitude.

Tout comme d'habitude, l'éconoencrise maintient sa cote de popularité. Même si le nombre de fichiers au répertoire temp est relativement stable. L'action y est moins pressante, mais tout de même d'une stabilité étonnante. C'est la seule rubrique de la semaine qui ne cause jamais de guerre de mots, entre les lecteurs.

Au dernier billet... L'étude d'un très bon reportage de Marie Dancer de la-croix.com. La question étant, un état Euro peut-il faire faillite. La réponse fut nébuleuse, apparemment non. Mais, peut-être que si, si les circonstances et les condition fiscales y sont favorables. Sans compter les propositions d'une intervention, réticente, de la BCE, afin d'extraire ces pays des conditions funestes imposées par les marchés. Pas facile du tout, cette lecture.

Puis... La célèbre et nouvelle prèz du FMI, Lagarde, toujours avec son franc parler, nous décrivait comment et pourquoi elle ne craint pas du tout, une faillite de la Grèce. Une lecture qui a fait dégonfler bien des lecteurs, abonnés de la criseécono, en faveur d'une analyse de la situation, plus pragmatique.

Cette semaine à l'éconoencrise... Nous en sommes à 201 fichiers et en avril. Des lectures qui instruisent, que vous ne trouverez pas ailleurs aux médias du Québec, il va sans dire. À ce rythme de lectures en différé, ne soyez pas inquiet, nous sommes ici pour lire l’effet de l’écono en crise jusqu’en l’an 2022, selon notre sympa expert associé de l'écono. Eh eh eh !...

En première lecture... Une autre lecture pour sympathiser avec tous les fanas de l'éconencrise nipponnaise. Cette fois c'est sans équivoque et catastrophique, le gouverneur de la BOJ déclare que l'écono est dans un « état grave ». Plus pire que ça, c'est introuvable. Découvrez ce que les économistes imbéciles du Québec ignorent dans leurs bulletins et pages économiques !...

En seconde... Le ministre aux cernes sous les yeux, tellement sa tache est exigeante, Fillon, nous propose d'étudier pourquoi il n'y a pas d'Europe forte, avec un budget faible. Extrêmement instructif. Prenez des notes. Une lecture longue, en plus. Prévoyez les nécessités d'endurance habituelles. Café, biscotis, coussins, pantoufles, fermez le bigophone et le matou en accompagnement. Bonne lecture.

L’impact du séisme sur l’économie du Japon sera pire que prévu...
Le séisme qui a frappé le Japon le 11 mars dernier, suivi par un tsunami dévastateur, pourrait bien avoir un impact plus important que prévu sur l’économie du pays, dont la production industrielle est mise en réelle difficulté.

Les dommages économiques liés au séisme et au tsunami qui ont frappé le Japon le mois dernier seront probablement pires que ce que l’on pensait jusqu’à présent alors que les pénuries d’électricité affectent la production industrielle et interrompent la chaîne de distribution, d’après ce qu’a indiqué le ministre de l’économie du pays mardi.

Cette déclaration intervient alors que le Japon a élevé le degré de gravité de la crise nucléaire qu’il vit actuellement, le faisant passer de 5 à 7, plaçant la catastrophe de Fukushima Daiishi au même niveau que celle de Tchernobyl en Ukraine en 1986.

Le gouverneur de la Banque du Japon a déclaré que l’économie était dans un « état grave » tandis que les banquiers centraux ne savaient pas quand les efforts pour reconstruire le nord-est du pays –gravement affecté par le tsunami- stimuleraient la croissance.

L'économie du Japon est dans un état grave
Le gouvernement et le principal parti de l’opposition se sont mis d’accord sur un ensemble de dépenses pour permettre le démarrage des travaux de reconstruction, mais la mise en place d’un budget additionnel sera difficile à cause du poids important de la dette financière du Japon.

« Après une catastrophe naturelle, les individus ont tendance à réfréner leurs dépenses et il paraît normal que la production industrielle diminue » a déclaré le Ministre de l’Economie du Japon, Kaoru Yosano.
« Dans certaines régions, l’impact pourrait être très important ».

Le Japon est confronté à la pire crise de son histoire depuis la Seconde Guerre Mondiale avec le séisme d’une magnitude de 9,0 sur l’échelle de Richter et le tsunami qui a suivi, ces deux catastrophes ayant ravagé le nord-est du pays, faisant plus de 28 000 morts ou disparus.

Le gouvernement estime que les dégâts matériels à eux seuls pourraient représenter 300 milliards de dollars, en faisant ainsi la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire mondiale. Le ministre des finances, Yoshihiko Noda, a déclaré qu’il expliquerait les efforts du gouvernement en matière de reconstruction et au sujet de la crise nucléaire lors du sommet du G20 qui aura lieu à Washington le 15 avril.

Mesurer l’impact sur les consommateurs, la production industrielle et la chaîne de distribution s’avère très difficile, mais alors que la crise persiste dans la centrale nucléaire, les dégâts pour l’économie semblent de plus en plus graves.
« Nous sommes déjà en récession » a déclaré Takuji Okubo, chef économiste pour le Japon à la Société Générale.
« Cette fois, il faudra plus de temps pour que la production industrielle rebondisse, parce que les systèmes de livraison en temps réel sont devenus encore plus compliqués ».

L’économie du Japon devrait croître d’1% cette année, par rapport aux 2% de croissance prévus avant le séisme, alors que la consommation privée devrait ralentir puis presque cesser, d’après Takuji Okubo. L’économie pourrait ensuite reprendre un rythme de croissance avec 3,9% de croissance l’an prochain, selon lui.

Les pénuries en éléments essentiels dans la chaîne de production, tels que les semi-conducteurs, soulignent la possibilité d’une perturbation longue dans le temps et profonde dans l’ampleur de la production japonaise, qui pourrait également affecter des usines se trouvant dans d’autres régions du monde et qui dépendent de ces pièces japonaises.

Les principaux fabricants automobiles japonais sont confrontés aux complications liées aux coupures d’électricité affectant les usines. Toyota Motor Corp a alerté lundi que la situation pourrait menacer sa production de véhicules jusqu’au mois de juillet. « Notre économie est dans un état grave » a déclaré le Gouverneur de BOJ, Masaaki Shirakawa mardi.

Le Japon devrait allouer un budget supplémentaire de plusieurs milliards de yens pour le déblaiement des débris, la construction de logements temporaires, et la restauration d’infrastructures telles que les écoles.
(Par Sandra BESSON)
Le 12/04/2011 16:54
http://www.actualites-news-environnement.com/25921-seisme-Japon.html

Pas d’Europe forte avec un budget faible...
François Fillon a réaffirmé tout à l’heure à Bruxelles l’engagement européen de la France, seul moyen, selon lui, de peser dans le monde du XXIème siècle. Mais, sans y voir la moindre contradiction, le premier ministre a plaidé dans le même temps pour un gel du budget communautaire jusqu’en 2020 alors même que la crise de la zone euro a montré à quel point le fédéralisme budgétaire, pendant du
fédéralisme monétaire, était une nécessité.

Devant quelques centaines de fonctionnaires français travaillant dans les institutions européennes, réunis pour l’occasion à la Représentation permanente (ambassade) de la France à Bruxelles, le premier ministre a d’abord durement dénoncé l’euroscepticisme : « il est de bon ton de critiquer l’Europe et de la suspecter de tous nos maux. Il est de bon ton de dire qu’elle n’a plus de projet et de dénoncer les contradictions des États membres. Toutes ces attaques insidieuses, tous ces préjugés, tout ce populisme et ce scepticisme qui entourent l’aventure européenne, je les combats avec vous (…) au nom de l’avenir de notre continent qui possède en lui de belles promesses ». François Fillon l’affirme : en dépit de cette nouvelle pensée unique eurosceptique, « la France est et restera résolument européenne. Elle le restera parce que l’Europe nous protège. Sans l’euro, la dette française serait insoutenable, le pouvoir d’achat des Français en pâtirait et la valeur de nos biens serait brutalement réduite. La France restera européenne parce qu’elle y gagne des moyens indispensables pour faire entendre sa voix dans le monde. Sans l’Union européenne, c’est toute notre politique étrangère qui perdrait de sa portée dans les négociations internationales, commerciales, financières et environnementales. Sans le marché unique et ses règles, pas de croissance possible pour les grandes entreprises françaises. Sans l’Union, la France se replierait sur son pré-carré et subirait de plein fouet les vents de la mondialisation ».

Mais si Fillon note que « face à la crise de la zone euro, nous avons en quelques mois fait plus de progrès, d’intégration financière, économique et budgétaire qu’en 20 ans », il n’en tire pas la conclusion logique. En effet, quelques instants avant ce discours pro-européen, à l’issue d’une rencontre avec José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission européenne, il n’a pas hésité à plaider pour un gel du budget communautaire pour la période 2014-2020. « Nous demandons pour le budget européen le même effort que celui qui s’impose aux budgets nationaux, c’est-à-dire la stabilité des dépenses », a-t-il expliqué à la presse. Le problème est que le budget européen ne représente que 1 % du PIB communautaire, environ 120 milliards d’euros par an, soit un peu plus du tiers du budget français : le geler a priori, sans s’interroger sur ce que l’on veut faire de l’Union, n’a donc strictement aucun sens. D’autant que la crise de la zone euro a montré que l’Union a davantage besoin de fédéralisme budgétaire afin de mutualiser une partie des dépenses et de pouvoir, sur le modèle américain, orienter ses dépenses en faveur des pays qui en ont le plus besoin. Ce n’est pas avec un budget gelé à 1 % jusqu’en 2020 que l’Union aura les moyens de pallier les futures crises et d’y répondre. Ce n’est pour rien que la zone euro a dû créer, à reculons, un Mécanisme européen de stabilité doté de… 500 milliards d’euros, mais qui fonctionnera sur un modèle intergouvernemental, sous la menace permanente d’un véto national.

Cette contradiction n’est pas propre à la France : l’Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas, soit quatre pays de la zone euro, soutiennent ce gel du budget européen dont l’idée revient, quel hasard, à la Grande-Bretagne de David Cameron, dont on connaît l’engagement européen… Que ces capitales européennes, qui ont des problèmes spécifiques à régler au sein de la zone euro, se retrouvent sur la même longueur d’onde que Londres montre en réalité le degré zéro de la pensée européenne de ces gouvernements qui se laissent en réalité balloter par les évènements…

Autre preuve de cette pensée défaillante, le plaidoyer de Fillon en faveur de la politique agricole commune (qui consomme près de 40 % des crédits européens) : « ce n’est pas à l’heure où la sécurité alimentaire devient un enjeu planétaire qu’il faut renoncer à la PAC, en tout cas à une PAC ambitieuse, bien au contraire. En aucun cas l’agriculture ne peut devenir une priorité européenne de second rang, nous serons donc très vigilants sur le budget de la PAC ». S’il compte sur un soutien de David Cameron sur ce point, en échange du gel du budget, il risque cependant d’être déçu…

Bref, rien ne change en France : le gouvernement veut une Europe forte, qui permette à la France de peser dans le monde, mais il refuse de lui donner les moyens de sa puissance et il n’hésite pas à s’allier avec les Britanniques, dont l’euroscepticisme se renforce année après année, pour saboter toute ambition européenne.

Combien faudra-t-il de crises pour que les élites hexagonales comprennent que l’on ne peut pas vouloir tout et son contraire ? Ces tortillements font le lit des eurosceptiques, comme le montre la percée du FN qui a fait de la sortie de l’euro et de l’Union le point clef de son programme : c’est plus vendeur et plus simple à comprendre que ce « je t’aime, moi non plus » permanent des partis de gouvernement. S’il est possible que le « XXIème siècle (soit) beaucoup plus européen qu’on ne le dit », comme l’a clamé François Fillon, ce ne sera pas avec des dirigeants de cette trempe.

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/04/pas-deurope-forte-avec-un-budget-faible.html


Propos...
Voila la force des eurosceptiques.
Dénoncer les élites qui ne comprennent pas qu'on ne peut pas vouloir tout et son contraire. Ça va saigner, quelque part.

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De... sp et al... le... 19.1.12,

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