Un carnet bleu...

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Activité soutenue... l'euro à l'assaut...

Jeudi... Le jour de l'écono en crise. Le bonheur d'y retrouver tous nos fanatiques des crises, Euros, nipponnaise ou mondiale, sans distinction.

Comme d'habitude, l'éconoencrise maintient sa cote de popularité. Même si le nombre de fichiers au répertoire temp est relativement stable. L'action y est moins pressante, mais tout de même d'une stabilité étonnante. C'est la seule rubrique de la semaine qui ne cause jamais de guerre de mots, entre les lecteurs.

Au dernier billet... Une autre de ses perspectives étonnantes. L'auteur de « les problèmes actuels de l'économie française », Jean-Pierre Vesperini, nous proposait cette fois l'étude d'un truc inconnu, le pacte de compétitivité européen. Pacte qui s'avérera inefficace et néfaste, selon ses dires. Un lisant celle-là, nous sommes tous devenus un peu moins imbéciles.

Puis... Un reportage de l'expansion nous confirmait l'état désastreux de l'écono nipponnaise, en avril dernier. La croissance zéro. Le coût économique du séisme et du tsunami n'est plus estimé à quelques 10 milliards. Plutôt, près de 200 milliards. Un légère correction, quoi.

Cette semaine à l'éconoencrise... Nous en sommes à 199 fichiers et en avril. Des lectures qui instruisent, que vous ne trouverez pas ailleurs aux médias francophones en Amérique, il va sans dire.

En première lecture... Autre lecture inédite, très rare. C'est le site obliginfos qui nous met au parfum des activités de l'industrie et des services. Nous sommes de retour à l'étude de ce mirage, incompris, l'indice flash manufacturier. Prenez un repos, avant de lire ça. C'est de la haute voltige. Ce bout va vous remémorer vos jours d'étudiant universitaire.

En seconde... Une lecture reposante. L'étude de quelques monnaies, leur variations et tribulations, que vous avez sans aucun doute raté. Si vos paupières ne tombent pas avant la fin de cette lecture, vous êtes vraiment un dur à cuire. Bonne lecture.

Une activité soutenue dans la zone euro mais fragile...
(obliginfos) - L’activité dans l’industrie et les services a continué sur sa lancée en avril dans la zone euro. Contre toute attente, elle a même accentué sa progression dans le secteur manufacturier, selon les indications préliminaires des enquêtes PMI. Mais la faiblesse des pays périphériques et l’inflation inquiètent.

L’indice PMI flash manufacturier a ainsi augmenté de 0,2 point, à 57,7 points. “La croissance de la production s’accélère légèrement dans l’industrie manufacturière, affichant l’un de ses plus forts taux des dix dernières années”, indique Markit.

Cet indicateur, qui signale une expansion de l’activité lorsqu’il se situe au-dessus de 50, est à son deuxième plus haut niveau depuis juin 2006.

L‘indice PMI d‘activité dans le secteur des services recule, quant à lui, légèrement à 56,9 points (-0,3 point, mais reste à un niveau élevé puisqu‘il affiche son deuxième plus haut niveau depuis août 2007.

Si l’effet négatif des ruptures d’approvisionnement dus à la catastrophe japonaise n’est pas encore visible dans ces chiffres, certains indicateurs incitent à une certaine prudence. “L’indice des nouvelles commandes dans l’industrie se replie pour le deuxième mois consécutif ce qui interpelle sur la pérennité de la tendance actuelle”, nuancent en effet les économistes de Société générale. Les données de l’enquête PMI d’avril suggèrent que les ruptures d’approvisionnement que l’on craignait arriverons plus tard qu’anticipé.

Dans les services ce sont les perspectives d’affaires nouvelles qui ralentissent. “Il y a certainement de multiples bonnes raisons à cette modération de la croissance dans l’environnement actuel”, selon les experts de la Générale. Et de citer, les risques sur la demande intérieure en raison des plans d’austérité, l’incertitude sur les perspectives économiques mais aussi les pressions sur le secteur bancaire liées à la crainte d’un défaut de la Grèce.

La reprise reste en effet grandement tributaire de l’Allemagne et de la France, ce qui est un signe de fragilité de l‘économie de la zone euro. “Les deux principales économies de la zone euro continuent de mener l’expansion globale du secteur privé en avril, tandis que la faiblesse de la demande intérieure entrave la croissance dans les pays de la périphérie”, explique Markit. Hors France et Allemagne, le taux d’expansion fléchit en effet à un plus bas de 3 mois.

La Société générale continue de tabler sur une décélération de la croissance au premier semestre dans la zone euro.

L’autre enseignement de l’enquête est la nouvelle poussée des prix liée à la flambée des cours du pétrole. Et ce n’est guère une surprise. “L’enquête signale que les pressions sur les prix augmentent, souligne BNP Paribas. Avec une activité qui se renforce et des tensions inflationnistes qui augmentent, la BCE devrait continuer de relever ses taux au cours des trimestres à venir.”

Le marché table sur un prochain resserrement de 25 points de base en juin.

“Le regain de croissance dans la zone euro se confirme en ce début de deuxième trimestre, note Chris Williamson, chef économiste à Markit. Cela suggère une croissance trimestrielle du PIB de 0,8 %, un taux identique à celui du premier trimestre 2011 ». Ce dernier signale notamment une croissance de l’emploi susceptible de favoriser le maintien d’une croissance économique solide au cours des prochains mois.

“Le chiffre pour le mois d’avril est supérieur à la moyenne du premier trimestre 2011, ce qui est cohérent, pour le moment, avec une croissance du PIB plus élevée au deuxième trimestre par rapport au premier”, estiment pour leur part les économistes de BNP Paribas.
http://www.obliginfos.fr/
Le 19/04/2011 18:40

L’euro repart à l’assaut de 1,45 dollar...
L’euro, qui a brièvement repris son souffle, est revenu à ce niveau qui n’avait pas été atteint depuis janvier 2010. La spéculation prime sur la menace des dettes européennes.

Les tensions sur les dettes souveraines des pays européens n’y font rien, l’euro continue d’être fort. Trop fort, aux yeux des économistes et politiques européens. Il faut dire que la monnaie unique est en train de revenir au galop au seuil de 1,45 dollar, un plus haut depuis quinze mois atteint il y a une semaine. Vers 11 heures ce mercredi, l’euro cote 1,4476 dollar et monte encore de 1% par rapport à la veille au soir.

Mardi déjà, la devise européenne s’est fortement reprise à la faveur de la publication d’un bon indice PMI des directeurs d’achat en zone euro, qui a montré une accélération de l’activité (à 57,70 points) un peu plus marquée que prévu en avril, après un ralentissement en mars. Le spectre d’un nouvelle hausse des taux directeurs de la part de la Banque centrale européenne (BCE) refait surface et soutient l’euro : «Cette bonne statistique confirme l’accélération de la croissance de l’activité notamment grâce à l’Allemagne et la France, ce qui a pour effet d’exercer des pressions sur les prix», commente Geraud Missonnier, analyste de marché chez Saxo Banque.

Le 8 avril dernier, l’institution, par la voix de son président Jean-Claude Trichet, a annoncé le premier tour de vis monétaire depuis trois ans, avec pour objectif de lutter contre l’inflation. S’il était plutôt attendu, l’euro a bondi sous l’effet de cette annonce, titillant ce fameux cap de 1,45 dollar. En effet, une telle décision augmente le rendement de l’euro, surtout face au dollar, car la Banque centrale américaine (la Fed) maintient à l’inverse une politique monétaire très généreuse.

«Tant que la Fed n’agit pas, l’euro restera dans une tendance haussière. C’est fin juin, quand le programme d’injection massive de liquidités pour soutenir l’économie américaine dit de «quantitative easing 2» sera terminé, qu’on pourra dire ce qu’il se passera ensuite», prédit Geraud Missonnier, qui voit l’euro à 1,4520 d’ici à vendredi.

Mouvements spéculatifs sur l’euro
Depuis hier, l’euro est aussi tiré par le succès d’une émission obligataire grecque alors que les inquiétudes sur les dettes des pays périphériques avaient entraîné la paire euro/dollar sous 1,42 dollar, lundi dernier. Aujourd’hui, les investisseurs seront attentifs au résultat de l’émission obligataire espagnole prévue dans la journée. Le Trésor espagnol a ainsi émis pour 3,372 milliards d’euros d’obligations à 10 et 13 ans à des taux d’intérêt en hausse par rapport aux dernières émissions similaires, mais suscitant un très fort engouement des investisseurs. La demande a atteint 7,2 milliards d’euros, permettant à Madrid d’atteindre son objectif qui était de lever de 2,5 à 3,5 milliards d’euros.

Aussi l’euro est-il bénéficiaire - ou victime - de la spéculation d’investisseurs qui ont de l’appétit pour le risque, du moins sur le marché des changes. «Malgré un contexte macroéconomique mondial pas très rassurant, les investisseurs ont beaucoup de liquidités et cherchent des actifs très rémunérateurs, comme l’euro et la livre sterling, et fuient les devises refuges comme le dollar, le yen ou le franc suisse», explique Geraud Missonnier.

Yen
En effet ce mercredi, l’euro gagnait encore du terrain face à la devise nippone à 119,24 yens contre 118,36 yens la veille, le yen étant affaibli par un fort déficit du commerce extérieur suite au tremblement de terre et au raz-de-marée terribles subis par le Japon, qui a plombé les exportations nipponnes. L’excédent commercial du Japon a plongé de 78,9% en mars sur un an, à 196,5 milliards de yens (1,7 milliards d’euros). En mars, les exportations ont baissé de 2,2% par rapport au même mois de l’an passé, leur premier recul depuis 16 mois, à 5866 milliards de yens (51 milliards d’euros). Les importations ont augmenté pour leur part de 11,9%, à 5669,5 milliards de yens (49,3 milliards d’euros), continuant d’être tirées par la hausse des prix du pétrole.

Livre sterling
De son côté, la livre sterling reculait nettement face à l’euro, alors que les minutes de la réunion d’avril de la Banque d’Angleterre (BoE) ont montré que les divergences persistaient au sein de l’institution, mais sans qu’aucune nouvelle voix ne se prononce pour un relèvement des taux d’intérêt. La livre britannique se repliait face à la monnaie unique européenne à 88,61 pence pour un euro, mais restait en légère hausse face au billet vert à 1,6337 dollar.

Franc suisse
La monnaie helvétique, elle, reculait encore face à la devise européenne à 1,2924 franc suisse pour un euro. Un niveau encore très élevé pour le pays et ses entreprises exportatrices. Mais elle se reprenait face au billet vert à 0,8984 franc suisse pour un dollar.

Couronne islandaise
La Banque centrale islandaise a maintenu inchangé mercredi son taux directeur à 4,25% pour le deuxième mois consécutif en raison de prévisions pessimistes d’inflation et des risques concernant le niveau de change de la couronne islandaise après l’échec du référendum Icesave.

Le 9 avril, quelque 60% des électeurs ont rejeté l’accord Icesave soutenu par le gouvernement et par le Parlement. Cet accord structurait le remboursement par l’Islande de 3,9 milliards d’euros à Londres et à La Haye qui avaient dû indemniser près de 340.000 épargnants britanniques et néerlandais victimes de la faillite de cette banque en ligne en 2008.
Rabreau, Marine
Le 20/04/11 14:33
http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?OFFSET=0&ID_NEWS=186882039&


Propos...
Il n'y a pas de répit pour la livre sterling et la couronne islandaise, évidemment.
Ça ne va pas bien, dans ces éconos, dont aucun média ne parle.

Libellés :

De... sp et al... le... 2.2.12,

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