Le retour de la désinformation...
8.1.09
La variété des sujets à consulter ne fait plus problème, en ce début de nouvelle année. Suivant la crise économique, le marché des emplois anglophones subventionnés par les libéraux et un rappel de l'extorsion par hausse de tarifs qui nous frappera en avril prochain, c'est le moment de bifurquer un peu vers le sport favori de tous, mais surtout des factionnaires 2x4 du Bleu, le média bashing.Dans ce point de vue étonnant, qui ne devrait pas du tout surprendre les vieux routiers habitués au filtrage libéral de l'actualité, nouvelles du jour, dans la catastrophe qu'est le système de santé du Québec, une voix s'élève pour constater ce que tous savent depuis fort longtemps.
Les journaux dirigés par des amis des libéraux sont toujours sans pitié dans le traitement de la nouvelle, quand les péqouistes forment le gouvernement. Mais, ces mêmes journaux disent s'élever contre l'acharnement, ou dans ce cas appelé démagogie, lorsqu'il s'agit de traiter le même genre de nouvelle, quand les libératistes forment le gouvernement. Bien sûr... Quoi de neuf !...
Voici donc comment on a découvert ce phénomène, qui n'existe qu'à l'organe du parti libéral, le symbole canado-fédératiste au Québec, la presse libérale de Gesca.
Gesca-Pravda, même combat
Dans son blogue électoral dans lequel Gesca donne la parole à Andre Pratte, et Vincent Marissal, Andre Pratte l’éditorialiste, avoue aujourd’hui faire de la désinformation sous le titre : Laissez Sainte-Justine tranquille! Vincent Marissal, le journaliste, abonde :
« Je ne doute pas qu’il y ait des problèmes à Sainte-Justine. Mais la façon de les régler, ce n’est pas de faire de la démagogie. C’est sûr que les petits malades, ça émeut l’électorat. Pourtant, quel que soit le parti au pouvoir, il reste des enfants malades et certains d’entre eux doivent attendre à l’urgence ou pour une opération. Si la solution était simple, ça se saurait ! »1
Ça se saurait si la solution était simple ! La belle affaire !
Comme si Jean Charest n’avait pas été appuyé par La Presse, à l’époque où La Presse s’est consciencieusement appliqué dans ses pages « nouvelles » à créer une psychose des urgences pour enfoncer le Parti Québécois et pour faire élire le « Je-suis-prêt-à-régler-le-problème-de-la-santé ». Comme si la solution était aussi simple que ça !
Aujourd’hui non seulement on passe sous silence ce qui faisait à pleines pages de La Presse l’objet d’une psychose des urgences, mais en plus, en page éditoriale et opinion blogueuse, on justifie telle démagogie à géométrie variable en affirmant sans gêne que ne serait-ce que le fait d’évoquer même le même problème, qui n’a pas toujours pas après 5 ans été réglé par Jean Charest, est… démagogique.
La partisanerie médiatique à son meilleur : la démagogie à géométrie variable.
S’il est aujourd’hui démagogique de parler des listes d’attente dans les hôpitaux, pourquoi hier La Presse a-t-elle mis tant d’emphase dans ses pages « nouvelles » sur les listes d’attentes quand il s’agissait de renverser un gouvernement du Parti Québécois ? On dénonce une situation, on aggrave ensuite la situation après avoir promis de la régler, mais il n’est plus question de la dénoncer ensuite. Parce que c’est… démagogique. On aura tout entendu… N’importe quoi et son exact contraire.
Comme quoi, la partisanerie de Gesca ne se trouve pas seulement dans ses pages éditoriales, mais bel et bien aussi dans ses pages nouvelles et information. Gesca-Pravda se trouve à être aussi propagandiste dans ses pages éditoriales, que dans la manière de traiter ou de ne pas traiter de la « nouvelle », selon qu’il est question de battre le Parti Québécois ou de faire réélire « leur » gouvernement du Parti libéral démissionnaire. Le parti-pris démissionnaire d’un Premier ministre qui démissionne au lieu de gouverner et qui refuse de gouverner en pleine crise économique. Ce qui ne manque pas de provoquer la démission de la machine gouvernementale pendant les trois mois cruciaux d’une crise économique en plein développement.
Et, il ne faudrait surtout pas parler de la situation de la santé… sous prétexte que la santé vivrait hors le monde économique et les répercussions sur la santé quand le système est en crise. Cela, parce qu’il faut de manière partisane, cacher dans les médias de masse, le fait que le gouvernement dont on a favorisé l’élection par de la désinformation aujourd’hui qualifiée de « démagogique », là aussi a démissionné parce que, finalement, la solution ne serait pas si simple que de dire qu’on est « prêt ». Pour cacher cette triple démission, on n’hésite pas à prôner la compromission. Les médias compromis dans la désinformation maintenant qu’on avoue avoir été démagogique.
Gesca avoue faire de la désinformation
De deux choses l’une. Si c’est désinformer que de parler des listes d’attentes de Sainte-Justine aujourd’hui, c’est donc que c’était désinformer la population quand on a dans les pages nouvelles de Gesca mis tant d’acharnement à les dénoncer quand il s’agissait de battre le gouvernement du PQ. Si ce n’était pas à cette époque de la désinformation, c’est donc qu’aujourd’hui, le fait de passer sous silence le fait que rien n’a changé à cet égard, est donc de la désinformation dans le traitement de la nouvelle, et pas seulement dans les pages éditoriales, qui elles n’ont de cesse que de justifier cette démagogie à géométrie variable.
La variable, la partisanerie éditoriale et journalistique de Gesca qui elle, est invariable, mais qui s’ajuste selon qu’il est question d’embarrasser un gouvernement souverainiste ou fédéraliste. Un jour c’est de l’information que de parler des listes d’attentes, un jour c’est de l’information que de ne pas en parler. Ce qui fait être hier de la bonne « information » d’en parler et de la démagogie aujourd’hui d’en faire autant.
La partisanerie journalistique de Gesca à son meilleur. Une cabale, versus le silence, qu’on a le culot de justifier dans les blogues éditoriaux, en disant que ce serait de la démagogie que de ne serait-ce qu’en parler pendant la campagne électorale.
Gesca-Pravda de l’époque communiste… même combat.
(...) Ici, parce que l’arrogance de la clique fédéralo-médiatico-affairiste de Gesca-Pravda ne peut s’empêcher de s’afficher vainqueur, au lieu de passer sous silence la juste dénonciation de l’état de la santé qui n’a jamais été amélioré, on s’empresse de la qualifier de démagogique. On aura oublié, dans cet empêtrement qu’on accréditait ainsi l’évidence de la partisanerie éditoriale et journalistique de son propre camp qui impose ses vues aux médias de masse. Tout cela, à force de sophisme, parce qu’on est fidèle à sa logique de bête partisan.
Le pire pour eux, c’est que les réactions des internautes à cette « contribution » n’est pas aussi favorable à leurs vues que d’habitude dans ce genre de forums partisans… Leur empêtrement leur joue des tours : la psychose qu’ils ont créée de toute pièce, celle qu’ils voudraient aujourd’hui voir ne plus s’appliquer, s’applique toujours, faut croire… Les apprentis sorciers pris à leurs propres pièges.
http://blogues.cyberpresse.ca/marissalpratte/?p=152
Luc Archambault
AmériQuébec.net - Le mardi 25 novembre 2008
Propos...Rien de neuf ici. C’est le peintre Archambault qui en novembre, le mois des morts, n'a rien à faire pour s’occuper.
Alors il vient de découvrir ce nous savons depuis fort longtemps. Surtout quand le sujet est l'éternelle organisation catastrophique de la santé soviétique. Des soins médicaux, aux hôpitaux du Québec.
Quand il y a un gouvernement des péqouistes, les listes d'attentes, les temps d'attente à l'urgence des hôpitaux et ses morts, sont un sujet d'actualité qui ne peut pas être ignoré. Et qui occupe les pages actualité tous les jours, de la libérale presse de gesca.
Mais quand il s'agit d'un gouvernement des libéraux, malgré les promesses de réduire le temps d'attente à l'urgence, parler quotidiennement de cette catastrophe, surtout en ciblant un hôpital comme St-Justine, cela devient subitement de l'acharnement injustifié. Contre lequel on applique la méthode libérale de l'omission, bien sûr. Tout comme le débat linguistique, quoi.
Ou bien... Hors de la vue, hors de la discussion et de l'actualité. Une vieille devise des directeurs libéraux de ce journal, depuis Roger D Landry. N'est-ce pas M Crevier ?...
Bon, on a tous compris. L'objet d'un journal dirigé par des amis des libéraux, dont les employés sont filtrés selon les politiques fédératistes, ne peut qu'adhérer à la pratique libérale du secret. Pour ne pas perturber la paix sociale, avec des situations merdiques ingérables que ces libéraux ne peuvent, de toute évidence, influencer et organiser correctement.
De la manipulation du public, par l'omission d’information à la presse libérale ?. Quoi de neuf ?... Rien !... C'est leur dada, une marque de commerce, un truc régulier pour ce journal, depuis qu'ils sont libéraux. Bon !...
Libellés : Media-bashing
De... sp et al... le... 8.1.09,
2 Commentaires:
- Le.. vendredi, 09 janvier, 2009, dit...
-
Note aux abonnés du dossier « désinformation » et du média bashing...
À la demande d'un certain lecteur éléphants, c'est à dire à la mémoire longue et infaillible, nous reproduisons ici une copie d'un incident de ce genre, qui s'est produit en mars 2003. Prenez-vous une copie cette fois... Hein !...
De la désinformation...
(En réponse à " Élections : les trois voies ", publié le 1er mars)
Cher monsieur Pratte,
RELISEZ VOTRE dernier papier et mettez-vous un instant dans la peau d'un lecteur le moindrement intelligent qui s'interrogerait sur le sens profond de l'élection à venir.
Pensez-vous un seul instant que ne lui sautera pas au visage votre parti pris ? Peut-il prendre au sérieux votre description des trois options ? Vous le prenez, monsieur Pratte, pour un gogo si vous imaginez éclairer un tant soit peu le lecteur. La campagne n'est pas lancée, que déjà vous sentez libéral à plein nez. Vous ne trouvez dans ce programme qu'une faille. Pour le PQ, c'est le bordel, l'incohérence, l'activisme, les dépenses inconsidérées, bref la charge ! (Et la campagne n'est pas lancée...).
Et l'économie monsieur Pratte ? Qu'en est-il sous ce régime honni ? Parlez-nous donc des performances québécoises extraordinaires (je pèse mes mots) comparées à toutes les économies occidentales. Niet, rien, pas un mot monsieur Pratte. Je pense même qu'ici on touche la désinformation par omission, méthode subtilement utilisée en vos pages.
Quoiqu'il en soit monsieur, malgré vos prétentions que le lecteur intelligent aura vite jugée, vous ne participez pas à l'élévation du débat démocratique. Vos penchants anti-PQ viscéraux transpirent au point de miner votre crédibilité. Et surtout, ne venez pas dire qu'on vous traite ici de traître comme vous le faites si souvent quand il s'agit d'amalgamer ceux qui ont vu dans votre jeu, ceux qui critiquent l'incessante et indécente partialité des éditos de La Presse
GAËTAN FORTIN
Rosemère
EN UNE de La Presse de ce matin : " Charest promet d'en finir avec l'attente ", sous une photo de Mario Dumont. En A3, " Le PLQ promet d'investir en santé " et " Charest a trouvé son ministre de la santé ", le tiers de cette page étant consacrée à une photo de... Bernard Landry. En A4, nouvelle photo de Dumont. J'aimerais bien savoir pourquoi, depuis toujours, on boude à ce point monsieur Charest. Simple curiosité.
GILLES GOULET
RÉPLIQUE
Le parti de l'équilibre À LA VEILLE d'une nouvelle campagne électorale, et à la lumière des lettres reçues (et sans doute à venir) au sujet d'un présumé " parti pris " de La Presse, il n'est pas inutile de rappeler quelques faits :
En matière d'information, La Presse prend le parti de la qualité, de l'objectivité et de l'équilibre. Cependant, l'équilibre ne doit pas être évalué page par page, ou même jour par jour. Pour toutes sortes de raisons liées entre autres à l'actualité, à l'espace disponible, à la qualité des photos disponibles, il se peut qu'un parti paraisse favorisé une journée donnée. L'important, c'est l'équilibre de la couverture électorale dans son ensemble ;
- pour ce qui est des éditoriaux, ceux-ci ne prétendent pas à la neutralité. Au contraire, le rôle des éditorialistes, à La Presse comme ailleurs, est d'exprimer une opinion. Une opinion réfléchie, il va sans dire ;
- En ce qui a trait à la politique québécoise, la position éditoriale de La Presse est bien connue : c'est la conviction que le Québec est mieux à même de se développer en participant au projet canadien qu'en cherchant à devenir un pays indépendant. Cette opinion n'est pas fondée sur des " penchants anti-PQ viscéraux ", comme le dit M. Fortin dans sa lettre reproduite ci-contre, mais sur un attachement profond au Québec et sur une adhésion indéfectible aux idéaux de la Confédération ;
- Les opinions exprimées dans les éditoriaux de La Presse n'influent en rien le contenu du reste du journal ;
- Les pages Forum ont pour vocation d'encourager la réflexion et le débat sur les questions qui préoccupent les Québécois. Toutes les opinions y sont accueillies, peu importe qu'elles soient conformes ou non à celles qui sont exprimées par notre équipe éditoriale. Nous encourageons d'ailleurs nos lecteurs (péquistes, libéraux, adéquistes, progressistes ou autres) à nous écrire en grand nombre durant la campagne électorale qui s'amorce, à l'adresse de courriel habituelle : forum@lapresse.ca
André Pratte
Éditorialiste en chef
La Presse - Forum, lundi, 10 mars 2003
Qui, dans la salle des lecteurs, veut défendre la réplique de Sir Andrew Pratt of Gesca ?...
Personne ?... Ah bon !...
C’est vrai qu’il ne dit pas l’essentiel. Combien de lettres et opinions contraires aux politiques des libéraux ont été jetées à la corbeille, lors des campagnes électorales. Au lieu d’être publiés. N’est-ce pas ?…
lr - Le.. dimanche, 11 janvier, 2009, dit...
-
Gaëtan Fortin écrit à Pratt...
La campagne n'est pas lancée, que déjà vous sentez libéral à plein nez.
Je pense même qu'ici on touche la désinformation par omission, méthode subtilement utilisée en vos pages.
Vos penchants anti-PQ viscéraux transpirent au point de miner votre crédibilité.
La réplique dit...
La Presse prend le parti de la qualité, de l'objectivité et de l'équilibre.
Le peintre Archambault n'est que de 5 ans en retard. Un autre amateur.
Salutations au lecteur «mémoire d'éléphant». Bon rappel.
md









