Ces riches à la Radiocan luxueuse...
17.6.09
Nous voici déjà de retour, au milieu de la semaine. C'est donc comme de coutume le moment de repasser un sujet qui occupe peu d'attention dans l'actualité, normalement. Mais qui a de nombreux adeptes au Bleu, chez les factionnaires 2x4, les adeptes du sport peu connu qu'est le média bashing.Nonobstant la plus récente nouvelle du directeur Crevier à la Pesse de Gesca, la rationalisation des coûts et l'abandon de l'édition du dimanche, que nous venons tout juste de lire et qui ne fera pas la liste des billets du Bleu avant le début de l'automne, notre attention se tourne aujourd'hui plutôt vers l'autre média. La luxure de l'audio visuelle.
Il s'agit de la grosse multimillionnaire, d'apparence de boite de serviettes mouillées, la tour de la Radiocan. Une société d'état qui est sous le regard du gouvernement d'Ottawa cherchant à rationaliser ses budgets, toutes dépenses confondues, en temps de crise.
D'autre part, ses bénéficiaires, employés riches et syndiqués payés dans les six chiffres sans doute, sont en guerre contre ces coupures de rationalisation. Coupures de postes et salaires de riches, sans doute.
Pour ce faire, récemment, fin août, un groupe de «défense» à été formé suite a un appel lancé par le célèbre employé retraité, Derome. Appelé «sos radio canada», composé de bénéficiaires de ses activités lucratives de la Radiocan, l'objectif serait d'attirer la sympathie et l'appui du public à leur cause.
Il faut croire sans doute que, lorsqu'une centaine de millions d'un budget d'un milliard sont coupés à une société d'état riche et luxueuse à souhait, ce sera la catastrophe. Pauvres petits !...
À la défense de Radio-CanadaLe récent appel de Bernard Derome pour demander à la population de se mobiliser pour sauvegarder Radio-Canada aura été entendu. Un groupe de citoyens a lancé le mouvement SOS Radio-Canada. L'objectif du regroupement est de faire reconnaître l'importance culturelle et sociale de Radio-Canada au Québec et d'augmenter de façon permanente son financement public.
Selon le porte-parole du regroupement, Emmanuel Bilodeau, le gouvernement conservateur de Stephen Harper se désintéresse totalement du diffuseur public et, du même coup, de la culture québécoise. Pour le regroupement, Radio-Canada joue un rôle essentiel pour le développement culturel du Québec, en plus d'être un pôle de création.
Je suis là pour dire à la population: si vous tenez à Radio-Canada, montrez-le, faites-nous signe. On a besoin de votre soutien. On est là pour soulever la population. On est là pour montrer au gouvernement Harper qu'on tient beaucoup à Radio-Canada, parce qu'on tient aussi à notre culture, à notre identité, à notre diffuseur public qui est au coeur de nos vies et de notre éducation depuis toujours.
Emmanuel Bilodeau
SOS Radio-Canada demande donc au public de dénoncer le gouvernement Harper qui, dit-il, accule Radio-Canada à abolir des centaines de postes en raison d'un manque à gagner de plus de 170 millions de dollars. Rappelons que, le 25 mars dernier, Radio-Canada a annoncé la compression de plus de 800 postes, dont près de la moitié dans les services français, en raison de ce manque à gagner.
Le regroupement fait aussi valoir que le gouvernement sous-finance la société d'État. Il souligne qu'Ottawa verse seulement 33 $ par année par citoyen pour le diffuseur public, alors que la moyenne des pays occidentaux est de 80 $ par année par personne. Il demande d'augmenter le financement de 7 $ par personne.
Radio Canada
le dimanche 31 mai 2009 à 20 h 57
Propos...
Bien sûr...
Première arnaque. L'augmentation du financement à partir de prélèvements sur nos chèques de paie, ne doit pas avoir de rapport avec le niveau du salaire du contribuable.
Ni si ce contribuable ne regarde pas ou n'écoute jamais les diffusions de la Radiocan. C'est donc 33 $ par citoyen par année, pour chaque abonné de TVA, TQ et TQS qui est versé quand même à la Radiocan, évidemment.
Deuxième arnaque... Personne ne doit dire au public quels sont les salaires de riches pachas, 100% syndiqués, qu'encaissent les employés de cette boite super luxueuse. En comparaison au revenu disponible moyens de 24,390 $ du travailleur moyen, au Québec.
Car, là bas, une coupure de 170 millions, sur un total de près de 1,000 millions, n'élimine que des «centaines» de postes seulement et non des milliers de postes.
Ce qui donne des coupures de postes à 212,500 $ chacun, au total des coupes de 800 postes seulement, pour les 170 millions.
Troisième arnaque... Il semble que cette boite, Radiocan, diffuse de la culture «québécoise». Et non canadienne, sans doute. Cela, malgré que son mandat soit de promouvoir l'unité anglo-canadienne par la culture, il faut croire que celle-ci serait, la véritable identité québécoise.
Que dites-vous de ça ?... Ça vous tente de vous mobiliser pour sauver des postes de syndicaleux à 212,000 $ chacun ?... Sans aucun bénéfice ou cachet ou compensation pour votre participation à sosradiocanada.org, évidemment ?...
Ça vous dirait de vous mobiliser à l'appel de Bernard Derome ?... Sans savoir si son salaire, au poste du TJ, était de 160,000 $ ou 220,000 $ ou bien de 320,000 $ plutôt. Afin de comparer avec le vôtre.
Tout de même. Ne quittons pas du regard de cette boite, Radiocan, sans faire un détour par un article assez révélateur de sa richesse, passé presque inaperçu le 3 avril dernier. Tenez-vous bien, ça décolle !...
6000$ pour un billet d'avionLes voyages en France du vice-président de Radio-Canada font encore jaser.
Les contribuables canadiens ont payé plus de 8 000 $ - dont 6 000 $ pour un simple billet d'avion - afin de permettre au vice-président principal aux services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, d'aller participer à une réunion qui n'a pas eu lieu. À titre de représentant de la SRC sur le conseil d'administration de TV5 Monde, M. Lafrance devait participer à une réunion «cruciale» où l'avenir même de TV5 Monde était en jeu. Cette rencontre a été annulée faute de quorum, plusieurs membres ayant choisi de ne pas s'y présenter.
Sylvain Lafrance a passé, pour l'occasion, une semaine à Paris. Selon des documents obtenus par Le Journal grâce à la Loi d'accès à l'information, son seul billet d'avion - en classe affaires - a coûté 5 985 $. Sur place, ses frais d'hôtel, de repas et de déplacement ont totalisé 2 026 $.
La réunion du conseil d'administration a finalement été reportée au 29 avril, mais M. Lafrance n'y a pas assisté. Au cours de cette rencontre, les partenaires de TV5 Monde, provenant de plusieurs pays francophones avaient tenu tête au président Français Nicolas Sarkozy qui souhaitait modifier les règles de gouvernance de la chaîne de télé mondiale pour que la France en détienne davantage le contrôle.
Selon Le Devoir, Sylvain Lafrance était l'un des candidats potentiels au poste de directeur général de TV5 Monde, poste qui était en jeu au moment de la «crise» d'avril 2008 et qui a finalement été donné à Marie-Christine Saragosse.
Ce n'est pas la première fois que les voyages à Paris du vice-président de Radio-Canada font la manchette. En novembre dernier, Sun Media avait révélé que M. Lafrance avait demandé des remboursements de 7 500 $ pour deux voyages à Paris en 2006. Au cours de cette seule année 2006, il a dépensé près de 80 000 $ en frais d'hôtel, de repas et de déplacements.
Ce train de vie d'un fonctionnaire fédéral avait inquiété le ministre fédéral du Patrimoine, James Moore, qui a invité les dirigeants de la SRC à plus de retenue, «surtout en période d'incertitude économique». Il a été impossible de savoir pourquoi M. Lafrance n'a pas participé à la réunion reportée ni pourquoi le billet d'avion, acheté 10 jours avant le départ, avait coûté aussi cher.
Longtemps épargnée par les obligations de transparence, la SRC a été soumise à la Loi d'accès à l'information canadienne en septembre 2007, comme plusieurs organismes fédéraux dont Postes Canada. Radio-Canada reçoit annuellement environ 950 millions $ du gouvernement pour ses opérations, en plus d'un montant de 60 millions $ pour ses programmes.
Mathieu Turbide
Le Journal de Montréal
03/02/2009 12h00
Propos...
Voilà un partie des 1,000 millions de la boite radio-télé super luxueuse, Radiocan, financée par le public de TVA, TQ et TQS aussi. Hé oui !... Quelle bande d'idiots surimposés !...
Vous aimeriez ça supporter à vos frais, avec «sosradiocanada», des directeurs à 80,000 $ en frais d'hôtel, de repas et déplacement, chacun ?... Et sauver, par votre appui, des emplois de riches à 212,000 $ chacun ?… Le tout sans aucun cachet ou compensation pour vous, évidemment.
Elle est bonne, «sosradiocanada» celle-là !…Mille millions de budget ce n'est pas, encore, assez ?... Eh eh eh !...
Libellés : Media-bashing
De... sp et al... le... 17.6.09,








