Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

Une nation qui assimile ses mômes...

Pendant que de valeureux académiques du CLF et d'autres désoccupés s'attellent à la tâche de lire et de confectionner un résumé des mille deux cents pages, semble-t-il, du dernier plan/rapports de l"OLF déposés par sa directrice libérale, aux méthodes de l'omerta sicilienne bien sûr, rappelons-nous ces reportages d'un très curieux phénomène que l'on pourrait appeler... Comment le Québécois de souche française, asservi par la culture audio visuelle et sportive de l'anglo-américain, se fait hara-kiri lentement, culturellement et linguistiquement.

C'est un phénomène mal connu qui intrigue au plus haut point les hebdos des communautés culturelles montréalaises, immigrants et allophones, et qui fait partie de la portion la plus sombre et honteuse de la "paix linguistique" libérale, dont personne ne parle au grand jour ou ouvertement. Le tout a été condensé dans ce reportage, passé inaperçu...

Les francophones nourrissent la croissance du réseau anglais
La population de langue anglaise a beau diminuer au Québec, les établissements d'enseignement en anglais, tous niveaux confondus, sont de plus en plus fréquentés, nous révèlent les statistiques dévoilées en vrac cette semaine par l'Office de la langue française du Québec.
Le réseau de l'éducation de langue anglaise a le vent dans les voiles depuis les années 1990. La croissance du nombre d'élèves dans les écoles primaires et secondaires ainsi que dans les cégeps anglais s'explique par la plus grande fréquentation des francophones et, dans une moindre mesure, des allophones.
Voilà un des constats qu'on peut tirer de l'analyse des données publiées dans le fameux Rapport sur l'évolution de la situation linguistique au Québec, rendu public mercredi par l'Office de la langue française.
Alors que le secteur français est frappé de plein fouet par la décroissance démographique, le secteur anglais connaît une augmentation de clientèle. Au primaire et au secondaire, les effectifs des écoles françaises ont chuté de 4,8 % entre 1992 et 2002 tandis que ceux des écoles anglaises ont augmenté de 10,6 %. La tendance s'observe aussi au collégial, où les cégeps français ont vu leur clientèle fondre de 18,1 % entre 1995 et 2004 tandis que celle des collèges anglais augmentait de 1,7 % (4 % de plus depuis 2000).
Ces données se répercutent également sur le poids relatif des secteurs français et anglais. Au primaire et au secondaire, la proportion d'élèves dans le réseau français a diminué de 1,4 point de pourcentage entre 1992 et 2002, au profit du réseau anglais. Ainsi, 89 % des élèves fréquentaient une école française en 2002 et 11 % une école anglaise.
Au collégial, la proportion d'étudiants inscrits au secteur français est passée de 83,3 % en 1995 à 82,2 % en 2004 tandis que celle des collégiens inscrits au secteur anglais passait de 14,6 % à 16,6 % (les autres collégiens fréquentaient des programmes où l'enseignement était mixte).
À cause des francophones
Professeur de sciences de l'éducation à l'Université du Montréal, Jean-Pierre Proulx constate que la croissance des réseaux anglais est principalement attribuable à la hausse de fréquentation de la part des francophones. " Il y a plus de monde à l'école anglaise qu'il y en avait. Cela avait déjà été remarqué par le président de la Société Saint-Jean-Baptiste il y a quelque temps. Il pensait que c'étaient des immigrants qui contournaient la loi 101. Mais en réalité, on voit maintenant l'explication : ce sont les francophones qui vont plus à l'école anglaise que jadis. C'est quand même étonnant ", affirme M. Proulx.
Le nombre d'élèves de langue maternelle française fréquentant l'école anglaise a presque doublé entre 1992 et 2002, passant de 10 822 à 20 413, tandis que la clientèle anglophone diminuait de 2,4 % et que la clientèle allophone augmentait de 20 %.
Plusieurs hypothèses peuvent être élaborées pour expliquer cette tendance alors que la loi 101 réserve la fréquentation des écoles anglaises à la minorité anglophone. Il peut par exemple s'agir d'élèves issus de mariages mixtes, dont un des parents a fréquenté l'école anglaise, ou encore d'élèves originaires du Canada anglais où un parent a étudié en anglais.
Quoi qu'il en soit, on note entre 1992 et 2005 une augmentation de 10 % du nombre d'enfants admissibles à l'enseignement en anglais en vertu de la loi 101, pour un total de 127 574 élèves. Là encore, le nombre d'élèves de langue maternelle anglaise est en décroissance tandis que celui de langue maternelle française ou tierce est en hausse. On constate cependant qu'un plus grand nombre d'enfants ayant le droit de fréquenter l'école anglaise sont dans les faits inscrits dans le réseau français (en hausse de 28 %).
Au collégial, on constate aussi une augmentation de deux points de pourcentage du nombre de diplômés du réseau français (peu importe leur langue maternelle) ayant opté pour le cégep en anglais entre 1995 et 2005 (de 5,8 % à 7,9 %).
On observe cependant depuis 2001 que les allophones diplômés du secondaire français ont de moins en moins tendance à s'inscrire au cégep en anglais. C'était le choix de 39,5 % d'entre eux, comparativement à 45,8 % en 2001.
Universités
Les universités anglaises ne sont pas en reste. Si toutes les universités québécoises ont connu une croissance de leurs effectifs de 9,4 % entre 1995 et 2003, l'augmentation a été encore plus marquée dans les universités anglaises, soit 12,1 %.
On observe par ailleurs que les étudiants de langue maternelle française sont sous-représentés dans les universités par rapport au poids relatif de la population québécoise de langue française.
On constate également une très légère hausse du nombre de francophones dans les universités anglaises, soit de 5,9 % en 1995 à 6,2 % en 2003. Le phénomène inverse s'observe chez les anglophones, moins nombreux à opter pour le français à l'université. Les allophones sont quant à eux plus nombreux à poursuivre leurs études universitaires en français (la proportion passe de 47 % à 50,7 %). Le réseau français, lui, est frappé de plein fouet par la crise démographique
Clairandrée Cauchy
Le Devoir - vendredi 7 mars 2008


Propos...
Résumé…
Primaire et secondaire français, chute de (4,8 %) entre 1992 et 2002.
Primaire et secondaire anglo-américain, augmentation de 10,6 %.

Collégial français, chute de (18,1 %) entre 1995 et 2004.
Collégial anglo-américain, augmentation de 1,7 % (+ 4 % de plus depuis 2000).
Collégial, transferts du français à l'anglo-américain, de 5,8 % à 7,9 %, entre 1995 et 2005.

Universités de langue française, croissance de 9,4 %, entre 1995 et 2003.
Universités anglo-américaines, croissance de 12,1 %.
Universités anglo-américaines, croissance des francophones de 5,9 % à 6,2 %, de 1995 à 2003.

De langue maternelle française inscrits à l'école anglo-américaine, de 10 822 à 20 413, entre 1992 et 2002. Durant ce temps les élèves anglophones diminuaient de 2,4 % et les élèves allophone augmentaient de 20 %.

Admissibles à l'enseignement anglo-américain, selon la Loi 101, augmentation de 10 % du nombre entre 1992 et 2005. Au total de 127 574 élèves.

Rappel...
En date de novembre 2007, selon le journal des étudiants, 6,000 jeunes de langue maternelle français étaient en voie de compléter leur assimilation à l'université de l'apartheid, McGill.

Vous n'entendrez jamais un libéral du PLC ou du PLQ, surtout pas éditorialiste de la PLF, presse libérale fédéraliste de Gesca, mentionner que le plus grand cégep au Québec n'est pas de langue française, mais bien de l'anglo-américain, Dawson. Cela, malgré une proportion de seulement 12% anglophones et 65% de francophones, dans la RMR montréalaise.

Une nation de langue française qui assimile ses enfants à l'anglo-saxon américain mieux que ça ? C'est impossible à trouver dans les 26 pays des trois Amériques.

Tout de même… Ce n’est pas tout. Non…
Il y a une autre assimilation qu’à l’éducation. Il y a celle imposée par les entreprises de communications détenues par des «full» bailingues ou anglophones, possédant des permis de radio hertzienne de langue française, même si leur culture est entièrement George Bush.

Dans ce cas, se sont les propriétaires et directeurs de la programmation et non le public qui décide quelle culture de quelle langue sera diffusée aux heures de grande écoute. Contribuant encore plus à la toute sainte assimilation des Québécois à l’être suprême après Dieu, l’anglo-américain. Voici comment se présente la bataille, cette fois…

L'ADISQ s'oppose à une réduction des quotas de musique en français à la radio
L'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) s'oppose à un changement dans les quotas de musique vocale de langue française à la radio proposé par l'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR).
L'ACR a déposé mardi un mémoire devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dans lequel elle réclame une baisse des quotas de 65 % à 50 %.
Le CRTC reçoit les mémoires dans le cadre de la révision de la politique sur la diffusion des grands succès par les radios.
L'ADISQ affirme que les quotas de musique vocale de langue française à la radio ne doivent pas être remis en question, puisqu'ils permettent de maintenir la visibilité de la musique québécoise.
La Presse Canadienne - Le vendredi 07 mars 2008


Propos…
C’est tout à fait dans le centre du débat, d’une nation de langue française assiégée par des intérets commerciaux, télé et radios, de culture anglo-saxonne américaine.

Pour l’ACR, malgré qu’il y ait seulement 12% d’anglophones, contre 65% de francophones dans la RMR montréalaise, la démographie n’a aucune importance ou effet. Ces intérêts commerciaux veulent diffuser ce qui est le plus rentable, tout ce qu’ils peuvent acquérir à une fraction du cout, puisqu’il s’agit d’un déversement au Québec des surplus restants des marchés voisins, ontariens et américains.

Après tout, cette formule d’imposer la langue par la culture de l’anglo-saxon américain a fait ses preuves. N’est-ce pas par le visuel, la télé, et l’audio, musique vocale anglo-américaine à la radio, que l’illustre Richard Martineau a été assimilé par l’Américain dès l’adolescence ?…

Libellés :

De... sp et al... le... 12.3.08,

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