Les gâtés et les hausses décriées...
1.2.10
Nous y voici déjà. De retour au billet de la fiscalité. Nous disions... Une maladie incurable qui a son lot d'abonnés permanents. Toujours prêt à critiquer tout ce qui les appauvrit. Que ce soit par le chèque de paie ou pire via le compte en banque, évidemment.Suivant un passage par les dires de la célèbre Monique, à la trésorerie, la semaine dernière et qui se fera étrangler par les millionnaires des centrales syndicales et leur armé d'avocat, sans doute. Puis, les critiques justifiées du chef de l'Association Démocrate du Québec, Deltell, à propos du gaspillage éhonté de 450 milles du ministre Bachand. Cette semaine notre attention se tourne vers les braillards et le public écorché par ces hausses de salaires exorbitantes, pour ainsi dire.
En première lecture... Par coïncidence, avec la réaction du marxiste léniniste Marc Laviolette, contre la cheffe canadienne Pauline Marois, à propos de dégraissage, nous en sommes à la réaction des fonctionnaires grassement payés, suite à une chroni du célèbre Girard, à propos de leurs demandes salariales luxueuses. En seconde... Un rappel du sondage au journal de la Dunkine Donute et la réponse des con tribuables, contre les hausses faramineuses demandées par le front commun FTQ CSN SISP.
De l'effronterie... à la frustration du secteur public
Des dizaines d'employés du secteur public m'ont lapidé de leurs plus belles insultes à la suite de ma chronique de samedi dernier où je dénonçais leurs demandes syndicales de 3,2 milliards. «Pas trop fort ta réflexion sur le secteur public... Combien on te paie pour pondre ces niaiseries?» me demande Marc-André Boileau, de Sainte-Thérèse. «Au début des négos, il est normal de demander plus, dit-il. Pourquoi s'énerver ainsi? Pour ma part, en tant qu'enseignant, je ne vise que l'indexation au coût de la vie afin que mon salaire ne diminue pas...»
Dans ma chronique «Effronterie du secteur public», je trouvais irréaliste et aberrant que le Front commun CSN-FTQ-SISP ose, en cette période économique précaire, réclamer pour ses 475 000 syndiqués de l'État québécois des augmentations de 11,25% en trois ans, voire une hausse de leur masse salariale de 3,2 milliards de dollars.
Je rappelais aux bonzes du Front commun, Claudette Carbonneau de la CSN, Michel Arsenault de la FTQ et Gilles Dussault du SISP (Secrétariat intersyndical des services publics), que nous, les vaches à lait du gouvernement du Québec, n'avions pas les moyens financiers d'acquiescer à leurs demandes. À l'heure même où le gouvernement du Québec s'apprête à puiser davantage dans les poches des contribuables en augmentant la TVQ et les frais de services publics, et peut-être même les impôts, et ce, dans le dessein de réduire son énorme déficit budgétaire de plusieurs milliards, il m'apparaît malvenu de bonifier les conditions de travail de «nos» employés de l'État.
Comme l'État québécois est profondément dans le trou, toutes les grosses dépenses additionnelles doivent être forcément comblées par une ponction supplémentaire auprès des contribuables et payeurs de taxes. C'est le jeu des vases communicants: pour bonifier de 3 milliards de dollars les conditions de travail des employés de l'État québécois, le gouvernement devra appauvrir d'autant l'ensemble de ses contribuables.
Cela dit, je suis parfaitement conscient qu'il y a un sacré écart dans les conditions de travail et avantages sociaux consentis aux employés réguliers de l'État par rapport aux employés occasionnels. Deux mondes les séparent. J'accepterais volontiers que le gouvernement se montre financièrement plus souple à l'endroit des occasionnels, question de leur permettre un peu de rattrapage. De plus, je ne suis absolument pas contre un réaménagement salarial qui réduirait le revenu des gros salariés du secteur public au profit des petits salariés... Autre solution pour augmenter, cette fois, le revenu net de tous les syndiqués?
Réduire le coût des cotisations syndicales... S'cusez-moi, c'est irréaliste et anti Front commun!
Comme solution pour trouver l'argent nécessaire à leurs demandes syndicales, des syndiqués proposent au gouvernement de couper dans les subventions aux entreprises, les dépenses de travaux publics, les contrats de services externes, etc. Il y a un problème majeur: comme la rémunération des quelque 550 000 employés de l'État québécois représentent 55% des dépenses totales des programmes, le gouvernement du Québec se retrouve avec une marge de manoeuvre fort limitée pour couper dans les dépenses gouvernementales restantes.
Lors de l'année financière allant du 1er avril 2004 au 30 avril 2005, le gouvernement du Québec a consacré une somme globale de 26,5 milliards de dollars à la rémunération de ses employés. Cinq ans plus tard, soit pour la présente année qui se terminera le 30 avril prochain, la rémunération des employés de l'État atteindra 32,8 milliards, soit une hausse de 6,3 milliards ("23,8%). Pour les trois prochaines années, le Front commun des syndiqués de l'État réclame des hausses totales de 3,2 milliards. Et ainsi, selon les prétentions du Front commun, cela mettra «un frein au désengagement continu de l'État à l'égard des services publics, plus nécessaires que jamais en cette période d'instabilité économique».
Les doléances
«Je songe sérieusement à contacter votre employeur pour lui suggérer de sabrer dans votre salaire, environ de 20% comme la fonction publique au début des années 80», me lance la fonctionnaire Élizabeth. «Vous parlez à travers votre chapeau, monsieur, puisque les salaires de la fonction publique depuis les coupures sont inférieurs à ceux octroyés dans le secteur privé. L'économie reprend, alors je refuse un gel de salaire pour trois ans.»
«Prenez-vous en aux hauts dirigeants avec leurs primes de départ, leurs comptes dépenses exorbitants, leurs pensions à vie après deux mandats! Eux, monsieur, ce ne sont pas des petits fonctionnaires qui gagnent 37 000$ comme agent de bureau ou 47 000$ comme technicien au top échelon! N'oubliez pas que ce sont eux qui vous donnent les services! Pour le même diplôme, nous gagnons moins que les employés des commissions scolaires et du ministère de la Santé et des services sociaux.»
Jean-François Lapierre travaille comme professionnel pour la fonction publique. Il affirme que les employés de la fonction publique sont aujourd'hui moins bien rémunérés que ceux du secteur privé, même en incluant les avantages sociaux. «Si on n'offre pas de bonnes conditions aux employés du secteur public, dit-il, beaucoup d'employés de la fonction publique (professionnels, cadres et personnel de soutien) quitteront pour le privé... La société va devoir choisir ce qu'elle veut vraiment: payer pour des services de qualité ou obtenir des services à rabais, avec qualité à rabais...»
La recette de Steves Labelle: «Les compagnies doivent aussi faire leur part... et la solution de plusieurs spécialistes est souple et douce: l'imposition automatique aux compagnies d'un impôt (très) minime de 1% des revenus... Cela assurerait des revenus de milliards aux gouvernements.... Que font présentement les compagnies à part de profiter de la récession pour couper dans le maigre... et créer des burn-out et autres maladies professionnelles...»
Marie-Thérèse Dreux, enseignante: «Je crois que vous êtes à côté de vos souliers. Réfléchissez avant d'écrire n'importe quoi. Vous devriez aller voir dans les écoles... Pourquoi change-t-on le mobilier des bureaux dans les écoles au lieu d'acheter des dictionnaires et des livres de grammaire? Pourquoi y a-t-il tant de monde dans les Commissions scolaires, au ministère de l'Éducation et si peu dans les écoles? Je crois que l'argent est très mal dépensé.»
«Est-ce que les fonctionnaires chipotent sur votre salaire et vos augmentations, me lance Michel Grenier. Ce discours de faire payer les employés du secteur public à chaque fois que les finances publiques vont mal est trop facile. Le problème est ailleurs. Ça ne sert à rien de punir ceux qui servent les citoyens car, ne vous y trompez pas, ceux qui écopent sont les petits salariés.»
Rosaire Trucotte en a marre et m'accuse de manquer de rigueur. «Je suis préposé aux bénéficiaires. Je gagne 32 000$ par année depuis 15 ans. À chaque négociation, le gouvernement nous répète qu'il n'a pas d'argent, crise économique ou pas. Les gens dompent leurs parents dans les centres d'hébergement. Nous tenons le système de santé depuis des années.»
Le mot de la fin à M. Tremblay, un fonctionnaire qui se définit comme «gendarme» dans le secteur financier. «Vous tombez volontairement dans la simplicité. Quand l'économie va bon train, ce n'est pas le temps d'augmenter les employés de la fonction publique. Quand ça va mal et que des gens perdent leurs emplois, ce n'est pas encore le temps d'augmenter les salaires. Cou'donc, c'est quand le temps d'augmenter les salaires?»
Michel Girard
La Presse - 21-10-2009
Propos...
À noter la solution du fonctionnaire Steves Labelle, imposer un minime 1% sur les revenus des entreprises. Des revenus qui ont déjà été imposés ailleurs, dont il ne tient pas compte. Toutefois, cette proposition s'applique parfaitement aux revenus des paradis fiscaux millionnaires, les syndicats FTQ CSN CSD, non imposables. Un 1% sur les revenus des centrales syndicales rapporterait quelques 100 millions en argent neuf dans les coffres du ministère du revenu.
À noter le gendarme, Tremblay, qui affirme que les employés de la fonction publique n'ont pas de hausse lorsque l'économie va. Autrement dit, nous sommes tous des imbéciles et ne devons pas tenir compte de la hausse de salaires de 6,3 milliards de ces fonctionnaires, de 2004 à 2009, quoi.
C'est le moment. Activez le bloc note et prenez note...
Les salaires...
La rémunération des syndiquées FTQ CSN SSIP public, 32,8 G en 2009-2010, divisé par leur nombre de 475 000, résulte en un salaire moyen de 69,053 $ le syndiqué. Soit, une paie de 1,328 $ la semaine, le syndiqué.
Les hausses 2005-2010...
En 2004-2005, la rémunération des syndiqués du public a accaparé 26,5 milliards des dépenses. En 2009-2010, cette rémunération accapare maintenant 32,8 milliards des dépenses. Soit une hausse de 23,8 % ou 6,3 milliards en cinq ans seulement.
Les hausses 2010-2013...
Les demandes salariales de 3,2 G, résulteront en une augmentation moyenne de 6,737 $ le syndiqué, au bout de trois ans. Soit, une augmentation de 130 $ la semaine, le syndiqué.
Ce qui devrait hausser le salaire moyen de 69,053 $ à 75,790 $ le syndiqué en 2013. Soit, à une paie de 1,458 $ la semaine, le syndiqué.
Les calculs...
Pour les pros de la vérification, du Bleu...
Une augmentation de 3,2 milliards, selon les demandes, appliquée à une masse salariale totale de 32,8 milliards selon Girard, résulte en une hausse de 9,8 % et non de 11,25 % tel que publié par les journalistes. Il y a donc des détails que ces idiots des médias n'ont pas publiés.
En fin... Les revenus du gouvernement sont en chute libre, parce qu'il y a ralentissement de l'économie. Parce qu'il y a plus de chômeurs et de désoccupés, en temps de crise écono. Mais, cela n'importe aucunement aux fonctionnaires et au front FTQ CSN SSIP.
Parce que ce sont les politiciens et non les électeurs qui détiennent le pouvoir de décider s'il y aura augmentation des salaires des syndiqués du public et de combien. Ces politiciens ayant la trouille, une peur bleu des puissants syndicats multimillionnaires, ils choisiront d'appauvrir les imbéciles, le public et les contribuables, plutôt que de se battre contre les hausses et un gel des salaires.
Notez bien... Il s'agit ici de riches syndiqués incongédiables du public, d'une moyenne de salaire de 69,053 $ que l'on veut passer à 75,790 $ ou 1,458 $ la semaine, le syndiqué. Comparé à la moyenne du revenu personnel de 33 406 $ ou 642 $ la semaine et du revenu disponible de 25 494 $, ou 490 $ la semaine, au Québec.
Ce que vous pouvez faire, si le courage ne vous fait pas peur...
Écrivez à votre député et demandez s'il est pour ou contre les augmentations des salaires de ces riches syndiqués du public. S'il est pour... Demandez-lui pourquoi un salaire moyen de 69,053 $ le syndiqué n'est pas suffisant ? Et pourquoi faut-il l'augmenter à 75,790 $ en trois ans ?... Comparé à la moyenne du revenu personnel de 33 406 $ au Québec.
Un fait de la vie simple à comprendre... Si vous ne questionnez pas les ministres du gouvernement et votre député vous allez contribuer à votre pauvreté, sans aucun doute. Car, d'autre part, ces puissants syndicats n'hésiteront pas un instant de menacer le gouvernement et les politiciens de représailles, de grèves et de manifestations, s'ils n'acceptent pas leurs demandes salariales de 3,2 milliards. C'est votre choix.
Voici dont la réaction du public, petits travailleurs et payeurs d'impôt jusqu'à la mort...
Les Québécois en colère>«C'est clair et tranché, un résultat sans équivoque qui témoigne d'un sentiment généralisé dans la population», commente Mathieu Gagné, analyste chez Léger Marketing.
Augmentation des tarifs d'Hydro-Québec, majoration des différents permis, rétablissements des péages routiers, imposition de coûts de scolarité... Bref, toutes les hypothèses semblaient sur la table depuis quelques jours pour trouver une solution aux problèmes financiers du gouvernement du Québec.
Cependant, ce premier sondage démontre clairement que les Québécois se trouvent bien suffisamment taxés, qu'ils souhaitent que Québec fasse son propre ménage dans ses dépenses avant de penser à collecter d'autres revenus.
Inquiétude et colère
Le retour des déficits les inquiète (assez ou beaucoup) dans une proportion de 70 %, mais ils ne sont pas moins de 65 % à se dire en colère d'en arriver là. Les Québécois n'attribuent pas le problème à la crise économique qui a frappé, mais plutôt à la mauvaise gestion gouvernementale.
Les Québécois sont conscients que l'État est à bout de souffle au point où un sur deux se dit prêt à recevoir moins de services pour ne pas voir son chèque de paie amputé davantage.
Si le sondage porte un dur coup au gouvernement, il compliquera aussi la tâche aux employés de l'État et leurs syndicats, dont les conventions collectives seront renégociées cet hiver : 40 % des Québécois ne veulent pas que les salaires des fonctionnaires soient augmentés, 18 % limiteraient cette hausse à un maigre 1 %.
S'ils avaient une pilule à avaler de travers, les contribuables commenceraient par le retour des péages, l'introduction d'une taxe sur les aliments néfastes pour la santé et l'augmentation de certains permis et services incluant l'université et le collégial. Mais pas question de toucher à leur automobile, aux tarifs d'électricité ni à l'assurance médicament.
Dany Doucet
Le Journal de Montréal
30/09/2009 05h41
Propos…
Les réponses au sondage...
Services...
Les experts prévoient qu'il sera impossible de maintenir les services publics avec les revenus actuels de l'état. En conséquence préférez-vous:
47 % - Ne pas payer d'avantage, mais subir une diminutions des services.
39 % - Payer d'avantage et conserver les niveaux actuel des services.
14 % - Ne sait pas ou refus
Salaires...
De quel ordre devrait être l'augmentation annuelle des salaires...
0 % - 40 % des répondants
1 % - 18 % des répondants
2 % - 22 % des répondants
3 % - 10 % des répondants
---- - 10 % Ne sait pas ou refus
Dépenses
Les dépenses de la santé augmentent plus rapidement que les autres dépenses du gouvernement. Que doit faire le gouvernement...
66 % Assumer l'augmentation des dépenses.
24 % Geler les dépenses.
09 % Ne sait pas ou refus.
JdeM 30-09-2009
Libellés : Fiscalite-contribuables, Fiscalite-impot, Fiscalite-Quebec
De... sp et al... le... 1.2.10,
5 Commentaires:
- Le.. mardi, 02 février, 2010, dit...
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Faut-il rappeler aux novices et visiteurs qu'il faut cliquer sur l'image pour bien voir les chiffres du sondage en grand format. Hein !...
LR - Le.. mardi, 02 février, 2010, dit...
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Au sondage, j'ai compté huit NON, incluant pas d'augmentation des tarifs de l'hydro.
Disons que ça regarde plutôt très mal pour ce gouvernement des libéraux. Ayoiye !...
JB - Le.. mardi, 02 février, 2010, dit...
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J'ajoueterais en disant que ça regarde encore pire, pour les idiots d'économistes millionnaires qui conseillent le ministre Bachand.
S'ils croient qu'ils vont nous passer des hausses de tarifs en pleine crise économique et de l'emploi, facilement, ils se sont trompés.
Sortez les 2x4, il va y avoir du sport... Le académique économiste bashing !...
ch - Le.. mardi, 02 février, 2010, dit...
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Montrez-moi une photo de Montmarquette.
Je n'ai pas de 2x4, mais j'ai un poêle à frire 22 cm en acier inoxydable, dans ma sacoche. Si je le vois, celui-là, je vais lui expliquer ce qu'il peut faire de la hausse des tarifs de l'électricité. Pafff...
ms - Le.. mardi, 02 février, 2010, dit...
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Ma question préférée c'est le 64% de répondants qui attribuent la faute du déficit à la mauvaise gestion des libéraux.
Plus clair que ça c'est...
AN








