Legault, Picher, les menaces à l'identité francophone...
20.9.11
C'est mardi. Le billet le plus varié de la semaine, la transition.En alternance avec le très populaire média bashing, qui a fait fureur encore la semaine dernière, nous sommes de retour au favori de tous, le célèbre combat linguistique. Pour le très grand bonheur de ses fanas indéfectibles qui crient toujours famine.
Tout de même, au dernier billet du média bashing...
L'employée américaine bailingue de la pesse de Geska, affectée aux nouvelles médias, Collard, nous proposait ses dix résolutions médiatiques pour 2011. La plus populaire des fanas du média bashing a été la 8. Faire le ménage régulièrement parmi les lecteurs, idiots et travailleurs gratuits, qui ne fournissent plus des liens intéressants gratuitement. Liens utiles à son emploi et ainsi maintenir ses revenus, bien sûr. Plus limpide que ça, de l'usage torchon que font les employé médias, de leurs lecteurs, tu meurs.
Puis... Un billet en provenance de l'Autjournal nous proposait une lecture différence du profil psychique d'une autre contractuelle de la pesse de Geska. Qui, ne savait pas encore que la pensionnée et aristocrate anglophone, Gagnon, a toutes les caractéristiques du sioniste fanatique ?
Cette semaine à la transition... Du célèbre combat linguistique, nous en sommes à 52 fichiers et en mars. Sortez vos lunettes, prenez la pause du combat de la langue...
Auparavant... Quelques précisions, demandées spécialement par notre combatif expert, associé au combat linguistique.
Vous avez peut-être lu les commentaire au site de la CAQ, sur la politique de la langue intitulée « Se rassembler autour de la langue française ». Dans ce cas, notre associé réplique...
La fraude de la langue et la CAQ !... Les faits sont limpides.
Au site de la CAQ, les commentaires contrariants ou opposés à leur politique bailingue de la langue, sont censurés et effacés, selon l'intervenant. François Legault a peur. Il fuit ce débat comme la peste, face aux immigrants Euros, francophones.
Ce qui démontre, évidemment, que Legault supporte la politique libérale trudeauiste du bailingue. Comme il l'a fait lorsqu'il était au gouvernement du Québec avec le PQ, par l'imposition de l'anglais. Une politique de lâche envers les francophones, indéniable....
Le paradoxe Legault…
« Il dit...
(1) «...que les ressources du ministère de l’Immigration... ...soient doublées pour augmenter les cours de français et... ...une meilleure intégration des immigrants sur le marché du travail... » »
Puis il dit...
(4)...« des efforts et des ressources accrus seront consacrés pour améliorer l’enseignement de l’anglais, langue seconde, dans le réseau collégial... L’objectif est de mieux préparer les étudiants au milieu du travail... »
Elle est bonne... Résumons...
(1) - Des cours de français pour intégrer les immigrants au marché du travail.
(4) - Des cours d'anglais pour mieux préparer les collégiens francophones au milieu du travail.
Seuls les immigrants Euros francophones peuvent détecter l'astuce. La contradiction du bailingue Québécois, devenu Américain.
Il propose le français aux immigrants allophones. Mais pas aux anglophones et au travail, évidemment. Tout en imposant l’anglais à tous ses enfants et à ses compatriotes au travail. Plus arnaqueur que ça, tu meurs…
Donc... Cette semaine, au combat linguistique...
En première lecture... Une lecture choc. Digne des meilleures suggestions de la célèbre combattante, la Jeanne D'arc du 21ie siècle, Lorraine Dubé.
C'est le pensionné et moustachu barbu de la pesse de Geska, Picher, qui confirme qu'une majorité de Québécois de souche sont colonisés. Qui croient que leurs enfants ne peuvent réussir dans la vie, au Québec, sans la domestication à l'anglo saxon canadien, Don Cherry. Un fait inédit, parmi les 25 états des trois Amériques.
Sans mentionner, toutefois, qu'à l'extérieur du Québec, le bailingue n'a aucune incidence mesurable sur les revenus du travail. Totalement marginal, quoi. Évidemment !... Picher est un bailingue, colonisé, donc, quoi d'autre ?...
La conclusion du bailingue Picher, bon pour les immigrants allophones... « La morale de l'histoire: restez aux études et apprenez l'anglais. » Y a-t-il plus colonisé et limpide ?...
En seconde... Une lecture incontournable. Une menace pour l'identité francophone, du Québécois de souche. Par l'employé Marie-Claude Malboeuf, de la pesse de Geska. Ça vaut la peine de lire et prendre une copie de ça. Bonne lecture...
Une nation de futurs petits salariés...En annonçant son intention d'obliger les élèves de 6e année à consacrer la moitié de leur année scolaire à l'apprentissage intensif de l'anglais, le gouvernement Charest a déclenché un autre débat important.
D'un côté, il y a ceux, comme le chercheur Christian Dufour, qui pensent qu'il s'agit là d'une «menace à l'identité québécoise», rien de moins. De l'autre, il y a les parents - majoritaires selon les sondages - qui pensent que leurs enfants réussiront beaucoup mieux dans la vie s'ils sont bilingues.
Sur le plan financier, il n'y a aucun doute possible: les revenus de travail des Québécois francophones bilingues sont largement supérieurs à ceux de tous les autres travailleurs, anglophones compris.
Une recherche fort éclairante sur le sujet est un mémoire de maîtrise présenté en 2005 par Dominique Lemay au département des sciences économiques de l'Université de Montréal; ce qui donne une valeur particulière au document, c'est que le directeur de maîtrise est l'économiste François Vaillancourt, spécialiste reconnu de la question.
Le mémoire est basé sur les données du recensement de 2001. Voyons ce qu'il nous apprend.
Les travailleurs francophones bilingues trônent au sommet du classement, avec un revenu moyen de 38 851$. Ils sont suivis de près par les Anglo-Québécois bilingues, avec 38 745$. Assez loin derrière arrivent les anglos unilingues avec 34 097$.
Chez les allophones qui parlent les deux langues (et souvent, dans leur cas, une troisième), le revenu moyen passe à 33 097$. Enfin, les francophones unilingues doivent se contenter d'une cinquième place, à 29 665$. Autrement dit, l'écart entre le francophone bilingue et son compatriote unilingue est de 31%, ce qui est énorme. Une fois les impôts payés, c'est presque 100$ nets de plus par semaine pour financer une plus belle maison, se payer de meilleures vacances, payer des études supérieures à ses enfants, épargner pour la retraite.
Ces chiffres, nous l'avons vu, datent de 10 ans. Tout indique que, depuis ce temps, l'écart des revenus entre bilingues et unilingues s'est encore élargi.
Ce n'est pas tout. Les travailleurs unilingues sont moins susceptibles d'avoir de l'avancement chez leur employeur. Ils ont peu de chances d'améliorer leur sort en changeant d'entreprise. Ils restent donc au bas de l'échelle toute leur vie. Ainsi, chez les jeunes travailleurs francophones âgés de 24 à 35 ans, l'écart des revenus entre bilingues et unilingues se situe à 24%, ce qui est déjà important. À mesure que l'on avance dans les tranches d'âge, la différence augmente. Dans le groupe des 55-64 ans, les revenus des bilingues dépassent de 45% les revenus des unilingues. Aujourd'hui, on peut raisonnablement penser que l'écart atteint, ou peut-être même dépasse la barre des 50%. À ce niveau, il ne faut même plus parler d'écart, mais de fossé.
Dans ces conditions, on peut bien comprendre les parents qui tiennent à ce que leurs enfants apprennent l'anglais, et l'apprennent bien.
Notons aussi qu'avec le temps, les Québécois francophones bilingues ont réussi à améliorer considérablement leur situation par rapport aux Anglo-Québécois. En 1970, les travailleurs francophones, même bilingues, avaient peu d'espoir de toucher des revenus aussi élevés qu'un «Anglais». En fait, l'unilingue anglophone gagnait en moyenne 11% de plus qu'un francophone bilingue. On l'a vu plus haut, les anglos unilingues arrivent maintenant derrière les Québécois bilingues.
L'étude montre aussi que les écarts de revenus s'accentuent avec le niveau de scolarité. Ainsi, chez ceux qui décrochent au début du secondaire, il n'y a pratiquement aucune différence de revenu entre bilingues et unilingues. En revanche, chez les diplômés des cycles supérieurs (cinq ans ou plus d'études universitaires), la différence saute aux yeux: 62 139$ en moyenne chez les Québécois bilingues, contre seulement 48 228$ chez les unilingues. La morale de l'histoire: restez aux études et apprenez l'anglais.
Certes, certains diront que ces alignements de chiffres ne présentent qu'une banale vision comptable, que la «menace à l'identité québécoise», au fond, est beaucoup plus importante que cela. Dans une économie de plus en plus mondialisée, former une nation de futurs petits salariés unilingues m'apparaît comme une menace autrement plus sérieuse.
Claude Picher
La Presse - Le 01 mars 2011
Une menace pour notre identité...«Les Québécois sont déjà de plus en plus bilingues. On peut s'adapter à une augmentation graduelle, mais vouloir l'accélérer, c'est fou!»
Christian Dufour, auteur de l'essai Les Québécois et l'anglais, le retour du mouton, voit d'un très mauvais oeil la récente promesse de Jean Charest.
«Il ne faut pas être naïf, il y aura des conséquences, prédit le chercheur. Si tous les Québécois deviennent très bilingues, ils achèteront plus de disques, de journaux et de livres en anglais. Ça va créer une baisse d'intérêt pour nos produits culturels, déjà très subventionnés.»
Et ce n'est pas le seul problème, estime M. Dufour, qui travaille à l'École nationale d'administration publique. «Si tous les francophones parlent anglais, qu'est-ce qui motivera les immigrants ou les anglophones à apprendre notre langue?»
«C'est une régression identitaire, dit-il. C'est dire que celui qui ne parle pas cette langue n'est pas fonctionnel, comme si être francophone ne suffisait plus, que l'anglais était une nécessité pour exister.»
Pour M. Dufour, l'anglais intensif est inutile. «Avec l'internet, on est déjà de plus en plus pénétrés par l'anglais. Ça fait déjà partie de nous.»
«C'est correct de se débrouiller en anglais, nuance-t-il. Mais, un peu comme dans l'affichage, il ne faut pas que les deux langues soient sur le même pied.» D'autant plus que le vrai problème, c'est le français, plaide le chercheur. «Je donne des cours à la maîtrise et le niveau des étudiants est lamentable.»
Il y a deux ans et demi, Jean Charest lui-même en convenait, rappelle M. Dufour. Sous prétexte que le français à l'école était une chose sacrée, le premier ministre avait alors rejeté une proposition des jeunes libéraux, qui voulaient justement instaurer une 6e année bilingue.
«Puisque les gens ont soif d'anglais, à court terme, son revirement est très habile politiquement, estime M. Dufour. À long terme, par contre, c'est consternant.»
Et pourquoi cette soif, d'après lui? «Plusieurs parents ne croient plus à un avenir en français pour leurs enfants, dit-il. C'est abdiquer quelque chose de fondamental.»
Plutôt favorable à l'anglais intensif, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste se montre quand même inquiet lui aussi. Il est exagéré de l'imposer à tous les élèves, explique Mario Beaulieu, car certains n'ont pas la bosse des langues. Et certains autres pourraient préférer miser sur l'espagnol, langue également fort utile dans les Amériques.«Il faut laisser le choix aux gens, conclut-il. Sinon, je ne vois pas pourquoi les élèves anglophones ne seraient pas pareillement obligés de faire la moitié de leur 6e année en français.»
Marie-Claude Malboeuf
La Presse - Le 28 février 2011 à 06h55
Propos...
C'est vraiment remarquable comment, les Québécois de souche, font passer la langue de l'anglo-saxon Don Cherry, l'anglais, comme une langue seconde.
Quand, dans les faits, n'étant plus de culture française, ils l’utilisent comme une langue de remplacement. Assurant ainsi, dans l'avenir, l'assimilation et la disparition des francophones, de l'île de Montréal.
Pour en savoir plus sur le profil linguistique de l'américain Legault, voici deux perspectives différentes, à étudier...
Les francophones s'écrasent...
Noée Murchison
Le Journal de Montréal
Le 16/01/2008 08h58
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2008/01/20080116-055905.html
Notre lâcheté...
Jean-René Jeffrey
Le 15 septembre 2011 à 11h19
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/201109/15/01-4447966-notre-lachete.php
Libellés : Linguistique
De... sp et al... le... 20.9.11,








