Les Québécois syndiqués au 57e rang...
5.11.08
Sujet suivant dans la séquence, un sujet brûlant. Le marché du travail au Québec, un des pires en Amérique, sous contrôle de la mafia syndicale multimillionnaire et parmi les derniers pour la productivité. Soit, les plus grands secrets que l'on cache aux demandeurs immigrants.Ce qui explique pourquoi il n'y a pas d'usines d'assemblage et de pièces d'autos, au Québec. Et même s'il y en aurait une, c'est garanti que le syndicat québécois de l'auto se chargerait de réduire sa productivité, pour le même salaire, à la moitié des travailleurs ontariens. Parlez-en à la GM qui a abandonné son usine de St-Thérèse et à Toyota qui a investi 1,2 milliards dans deux usines, 6,000 travailleurs, en Ontario.
Ça c'est 500,000 emplois directs et indirects de l'industrie de l'auto en Ontario. Contre quelques milliers au gros et détail, au Québec. Malgré que les Québécois achètent 19% de véhicules neufs. Pour d'autres statistiques intéressantes, il y a cette étude des rangs occupés par les travailleurs québécois...
Le Québec en queue de peloton
Législation trop favorable aux syndicats, salaire minimum trop élevé, trop de fonctionnaires, productivité trop faible: l'Institut Fraser donne une claque au marché du travail québécois en classant sa performance parmi les pires du Canada et de l'Amérique du Nord. Le Québec se trouve à l'avant-dernier rang parmi les provinces canadiennes, et au 50e sur 60 en considérant les États américains. Au Canada, seul Terre-Neuve-et-Labrador fait pire que le Québec, selon l'étude publiée hier.
La faute à la productivité
Le groupe de réflexion de droite de Vancouver prend en compte cinq indicateurs: la croissance totale du niveau d'emploi, la croissance dans le secteur privé, le taux de chômage, la durée des périodes de chômage et la productivité du travail sur une période s'étalant de 2003 à 2007.
«Le Québec souffre d'un taux de chômage élevé, d'un important chômage de longue durée et la province affiche également l'un des plus mauvais résultats en matière de productivité du travail dans toute l'Amérique du Nord», observe Jean-François Minardi, analyste senior de politiques publiques à l'Institut Fraser. Le Québec est en effet au 57e rang en matière de productivité, ne devançant que le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard. À 8,2%, le taux de chômage moyen entre 2003 et 2007 place le Québec au 56e rang, devant les quatre provinces maritimes.
Il faut remercier la croissance totale de l'emploi de 1,5% au Québec, ce qui offre à la province une 21e place, son meilleur résultat. Selon l'Institut Fraser, c'est l'Alberta qui a le marché le plus performant. Le Michigan, seule juridiction ayant connu une décroissance de l'emploi entre 2003 et 2007, arrive en queue de peloton. Les auteurs de l'étude de l'Institut Fraser soumettent quelques facteurs qui, selon eux, peuvent expliquer les résultats du Québec.
Ils montrent du doigt la forte proportion d'employés dans la fonction publique, le taux de syndicalisation le plus élevé en Amérique du Nord (40,2%), ainsi que le salaire minimum, le deuxième plus élevé lorsque comparé au PIB par habitant. «Si le Québec veut créer un marché du travail plus dynamique, il aurait tout intérêt à privilégier une législation du travail mieux équilibrée et moins rigide, indique Jean-François Minardi. La province devrait également envisager de réduire la part représentée par la fonction publique dans sa main-d'oeuvre totale et éviter d'augmenter son salaire minimum.»
Conseiller à la recherche au Syndicat de la fonction publique du Québec, Jacques Beaumier rejette les explications de l'Institut Fraser et rétorque que «de nombreuses études ont montré que le taux de syndicalisation n'affecte pas la performance économique».
Rattrapage
Nicolas Marceau, professeur au département de sciences économiques de l'UQAM, apporte des nuances à l'étude. S'il concède que le Québec est en retard face à d'autres gouvernements, il souligne que la province «a fait un sérieux rattrapage de 1960 à aujourd'hui». Selon lui, le Québec continuera à rattraper ce retard au cours des prochaines années grâce à la plus grande scolarisation des plus jeunes générations, «un facteur prépondérant ignoré par l'Institut Fraser».
«La raison pour laquelle le Québec accuse un retard sur ces indicateurs, c'est que le Québec accuse un retard historique quant à la scolarisation, poursuit M. Marceau. Mais le rapport de Fraser n'en glisse pas mot.» Selon M. Marceau, la génération pré-1960, moins scolarisée, est peu à peu remplacée sur le marché du travail par des générations plus scolarisées. Ainsi, les indicateurs mis de l'avant par l'Institut Fraser, comme la productivité, s'en trouveront améliorés dans les prochaines années. (...)
L'étude de l'Institut Fraser a été publiée le jour même où le site d'emploi Workopolis a publié les résultats d'un sondage portant notamment sur le temps de travail des Québécois et des Canadiens. On y apprend que 40% des Canadiens travaillent plus de 40 heures par semaine, contre seulement 30% des Québécois. De plus, 32% des Canadiens disent travailler trop fort. Cette proportion chute à 21% au Québec.
Le marché du travail vu par l'Institut Fraser. Le sondage a été mené par la firme Environics auprès de 4107 Canadiens du 12 au 22 juillet 2008.
Hugo Fontaine
La Presse Affaires, vendredi, 29 août 2008
Propos...
Le trop de fonctionnaires au Québec, s'explique. Au Québec il faut 11 fonctionnaires par 1,000 habitants pour faire le même travail que 8 fonctionnaires ontariens. En 2002-2003 il s'agissait de 49,100 fonctionnaires ontariens pour 12 millions d'habitants, contre 59,314 fonctionnaires québécois pour 7,5 millions d'habitants. Autrement dit, au ratio des ontariens par habitant, il faudrait 28,683 fonctionnaires québécois. Il y a donc en ce moment 23,269 fonctionnaires québécois de trop, selon la productivité des ontariens. Il n'y a plus de doute que le poltron, trop payé pour le travail qu'il accomplit, habite le Québec. Comme à l’U en faillite, l’UQAM par exemple.
Ce qui n'est pas tout à fait surprenant. Quand on sait que les politiciens québécois sont parmi les plus paresseux et dans le coup. C'est à dire que, pour le parlement d'Ottawa 75 députés représentant les électeurs québécois c'est suffisant. Tandis qu'a l'Assemblée Nationale il en faut 125 députés, soit 50 de plus pour représenter les mêmes électeurs.
Le plus énigmatique de tout c'est le fait du «retard historique» de la scolarisation chez les Québécois, du prof Nicolas Marceau. Il faudrait croire que c'est ce facteur qui explique la productivité moindre. Soit la 4ième plus pire productivité en Amérique. Qui expliquerait aussi que 10% de moins de Québécois travaillent plus de 40 heures par semaine. Et que seulement 21% des québécois disent travailler trop fort. Ce qui, évidemment, ne tient pas la route face à la thèse de scolarisation.
Pauvres travailleurs québécois.
Libellés : Travail-gestion
De... sp et al... le... 5.11.08,








