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Ces hôpitaux «camp de réfugiés»...

Ouaip !... Une fin de semaine agréable terminée, c'est le début d'une autre semaine qui nous remémorera l'état de crépitude du système de santé soviétique, 100% syndicaliste il va sans dire, du Québec.

Comme de coutume depuis cinq ans, depuis que les libéraux ont remplacé les syndicalistes socialistes et péqouistes au gouvernement du Québec, l'état cancéreux des soins médicaux publics ne prend jamais congé. Malgré que le budget du ministère de la SSS ait été augmenté de 6,3 milliards, à 26,9 milliards, en cinq ans seulement. Comme quoi les augmentations de salaires au personnel médical et administratif ne produisent aucun résultat positif ou améliorations. De l'argent tout à fait gaspillé.

Le même genre d'histoires d'horreur se répètent encore aux hôpitaux publics soviétiques, à la liste et à la file d'attente, typiquement québécoise. On se croirait sur le continent africain, par moments.

Cette semaine, deux reportages de février et mars dernier. D'un... Le manque de lits à l'anglophone Royal Victoria produit des salles d'opérations vides et du personnel richement payé quand même, à rien faire. De deux, le manque d'espace à l'urgence de l'autre anglophone, Montreal General Hospital, lui donnent un air de camp de réfugié avec des civières stationnées devant de la porte d'entrée.

C'est un régal de voir ce que les augmentations de budget répétitives aux hôpitaux et à la rémunération des médecins et infirmières peuvent produire comme résultats. Absolument, rien, aucun. C'est complètement kaput...

Manque de lits pour opérer
Des salles d'opération qui restent vides. Du personnel payé qui se tourne les pouces. Des patients qui doivent attendre des heures pour rien. Voilà le triste constat dressé par un spécialiste de la chirurgie vasculaire, tanné de voir des chirurgies être reportées, faute de lits. «C'est un peu frustrant. Depuis décembre, j'ai eu sept annulations», déplore le Dr Marc Michel Corriveau, chirurgien vasculaire à l'Hôpital Royal Victoria.

Ce qui est encore plus décourageant, c'est qu'il ne dispose que de quelques heures par semaine pour opérer. «On est trois chirurgiens vasculaires et on doit se partager deux jours et demi de temps opératoire», dit celui qui a étudié pendant 14 ans pour exercer son métier. Selon lui, il faut trouver des solutions plus adéquates au manque de lits.

«Pour un patient qui a besoin d'un lit aux soins intensifs, il arrive qu'on cherche une place pendant des heures. Pendant ce temps, la salle d'opération ne sert pas et le personnel est en attente», dénonce-t-il. Le spécialiste ne veut pas faire porter tout le blâme sur la direction de l'établissement qui «fait son possible dans les circonstances.» Parfois, ils parviennent à utiliser la salle d'opération pour un autre patient déjà hospitalisé.

Anxiété augmentante
Ce sont donc les patients provenant de l'extérieur qui sont les plus pénalisés. Un des patients du docteur Corriveau a ainsi vu sa chirurgie être reportée à deux reprises. Dans l'un des cas, il avait déjà enfilé sa jaquette. «Moi, je perds mon temps, mais le patient, lui, voit son anxiété face à la chirurgie aller en augmentant. Ça bouleverse leur vie.» C'est souvent lui qui doit annoncer la mauvaise nouvelle de l'annulation au patient. «C'est moi qui reçois la frustration de la part du patient. On est tanné de ça. Moi, mon travail, c'est d'opérer», conclut le chirurgien.

Selon lui, une des solutions serait d'ouvrir des salles d'opération, pour des cas électifs, la fin de semaine. Un scénario qui aurait été envisagé par les autorités de l'hôpital, mais difficilement applicable en raison du manque de personnel.
Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal - 24/02/2009 10h48


Propos...
Ajoutez le Royal Victoria à votre liste noire, d'hôpitaux à éviter à tout prix en cas de problèmes vasculaires. Pour manque de lits et manque de personnel. Suivant...

Le chaos à l'urgence
La salle d'urgence avait presque des airs de camp de réfugiés, hier, à l'Hôpital général de Montréal. Alors qu'il y avait plus du double de civières permises, les médecins peinaient à circuler dans la salle d'attente et étaient contraints d'y faire leurs consultations sans aucune intimité. Une situation exceptionnelle, selon les autorités médicales de l'établissement, notamment due à un grand nombre de transports en ambulance et à une saison d'influenza prolifique.

Selon la direction de l'hôpital, il y avait 53 patients sur civières, hier, alors que la capacité permise est de 24. La situation chaotique survient la même semaine où, en pleine tournée des urgences, le ministre de la santé, Yves Bolduc, déclarait qu'il en avait assez des patients sur civières dans les couloirs de l'urgence, une situation qu'il qualifiait d'inacceptable.

Devant la porte coulissante
Mais hier, ce n'est pas uniquement dans les couloirs de l'urgence où s'entassaient les patients : ils étaient nombreux dans la salle d'attente. À un certain moment, hier avant-midi, il y avait 10 patients gisant sur des civières, en plus de deux assis dans des fauteuils roulants dans la salle d'attente. Trois civières étaient stationnées tout juste devant la porte d'entrée coulissante, qui s'ouvrait à chaque 30 secondes, laissant entrer de grands courants d'air. «C'est l'enfer. Mais on est chanceux: ce n'est pas une journée trop froide», a dit un homme dont l'épouse attendait d'être vue pour des problèmes pulmonaires. «Vous auriez dû voir ça hier, c'était bien pire», a confié une femme au chevet d'un autre patient.

90 minutes pour le triage
Pour voir l'infirmière du triage, il fallait attendre pas moins de 90 minutes, selon ce qu'a constaté le Journal. Après 45 minutes d'attente, une infirmière est sortie de son bureau pour s'assurer qu'aucun patient en attente du triage n'éprouvait de douleurs à la poitrine. La moitié des patients qui attendaient pour le triage devaient le faire debout. «Ça peut arriver malgré tous les efforts qu'on met, dit la porte-parole Ann Lynch. Ce sont des conditions où tout le monde travaille fort. On prend ça au sérieux, on essaie de trouver des solutions.»

LE CONCIERGE ET LES OUVRIERS
Comme si cela n'était pas assez, avec un nombre effarant de patients dans la salle d'attente, il fallait aussi qu'on y ajoute ouvriers et concierge... en même temps. Pendant près d'une heure, des ouvriers ont été présents dans la petite salle bondée, avec marteaux et perceuse électrique, à fixer un dispositif à des portes. Ceux-ci devaient circuler avec leurs outils plein les bras, transportant leur escabeau au travers des patients déjà à l'étroit. Puis, au même moment, un concierge peinait à passer sa vadrouille à travers tout ce beau monde. Pour s'assurer que tout allait bien, deux à trois agents de sécurité s'ajoutaient à la foule.

QUELLE INTIMITÉ ?
Un patient souffrant vraisemblablement d'une grave blessure au bras nécessitant qu'il soit couché sur une civière est placé le long d'un mur, dans la salle d'attente. Mais sur ce mur se trouve un téléphone public. À un moment, un homme doit passer un appel. Pour le faire, il doit se pencher au-dessus du patient allongé, pianoter sur le clavier et, évidemment, demeurer sur place pour parler au téléphone... au-dessus du patient alité.

CONSULTATION PUBLIQUE
Se frayant un chemin comme ils le peuvent à travers la foule, un médecin arrive avec trois étudiants, auprès d'un patient âgé gisant sur une civière au milieu de la salle d'attente. C'est là que la consultation aura lieu. Le médecin lui pose une multitude de questions, répétant à très haute voix chacune des réponses du patient. L'assistance a compris tout l'historique et les troubles de santé de l'homme. Qui a dit que ces consultations devaient se faire sous le sceau du secret professionnel ? Puis, le médecin décide d'examiner son patient, en lui demandant de dénuder son abdomen et sa poitrine, pour l'ausculter devant tous.

Il y avait tant de civières partout dans la salle d'attente que lorsqu'un patient était appelé, il fallait en déplacer quelques autres pour faire de la place, et ensuite les replacer. À un autre moment, alors que trois civières obstruaient la porte d'entrée de l'urgence, le passage était si étroit qu'un patient en chaise roulante a tout juste eu l'espace pour passer.
Marc Pigeon
Le Journal de Montréal - 06/03/2009 11h53


Propos...
Celui-ci est un des hôpitaux des mieux classés, semble-t-il. Tout de même, vous devez attendre une heure et demie pour voir l'infirmière de triage, seulement. Elle est bonne.

Non mais... C'est un cas qui ressemble étrangement aux hôpitaux de la bande de Gaza, après les bombardements de l'aviation israélienne. Un autre ajout à votre liste noire d'urgences à éviter, à tout prix.

Prochain dossier... Pour vous faire vomir... Comment le système de santé 100% public du Québec laisse tout simplement mourir des malades, faute de lits aux soins intensifs. Et quand il y a des lits vides, on ne fait que regarder les malades mourir quand même, faute de personnel pour les soigner. Un reportage de l'équipe d'Enjeux, de la télé de Radiocan.

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De... sp et al... le... 20.4.09,

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