Joindre les colonisés... le français c'est criminel au Québec...
1.11.11
Mardi. Le billet le plus varié de la semaine, la transition...En alternance avec le très populaire média bashing, qui a fait fureur la semaine dernière encore, nous sommes de retour au favori de tous, le célèbre combat linguistique. Pour le très grand bonheur de ses fanas indéfectibles.
Tout de même, au dernier billet... Un reportage de la PC à verser des larmes. Les riches syndiqués du STIJM ont enfin acceptés par une marge de 64 % les conditions qu'ils avaient refusés en décembre 2008, afin d'encaisser entre temps à l'abri de l'impôt leur fond de grève de 8 millions. Quelques 170 postes redondants, seront éliminés. Pour ce faire, ces syndiqués recevront en moyenne chacun 115,000 $ en compensation. Pour un total de 20 millions, à répartir selon la discrétion des directeurs du syndicat STIJM. Pauvres petits riches, quoi !...
Puis... Un lecteur du JdeM, Tremblay, deux ans plus tard, découvre enfin qu'il y a été abrutit, sinon fraudé. Il y avait dans ce conflit un élément bien caché par la FPJQ et les journalistes syndiqués des autres médias, qu'ils n'ont jamais révélé au public. Soixante et dix pourcent des emplois en questions étaient redondants. Sans utilité. Pour ainsi faire paraitre l'employeur comme un voyou, quand dans les faits c'est le syndicat qui exploitait l'employeur, par sa position dominante selon les Loi du travail. Il a fallut attendre deux ans avant d'avoir la confirmation qu'il est possible d'exploiter et de frauder le public, lors d'un conflit de travail, en censurant les informations favorables à l'employeur. Même, lors d'une commission parlementaire, portant sur les scabs, pour ne pas voir la censure des journalistes syndiqués.
Finalement, le Rue Frontenac des syndiqués à fait faillite, a fermé et a été vendu pour disparaitre dans le décor.
Cette semaine à la transition... Du célèbre combat linguistique, le plus populaire chez les lecteurs de journaux, nous en sommes à 55 fichiers et en février. Sortez vos lunettes, prenez la pause du combattant linguistique...
En première... Un autre fameux billet du riche et célèbre indépendantiste bailingue et abonné de Vigil, spécialiste de l'immigration allophone, Réjean Labrie.
Cette fois il nous propose l'intégration des immigrants au Québec, plutôt qu'au Canada. Tout en leur cachant que lui, Réjean Labrie, est intégré au Canada par sa compréhension de la langue de l'anglo-saxon, canadien. Une autre fraude de l'appartenance, dont aucun média du Québec ne veut parler et rapporter. À propos du profil identitaire de l'indépendantiste bailingue, du Québec.
En seconde... Autre lecture choc, retentissante. Cette fois c'est l'enseignant, académique, domestiqué de l'anglo-saxon, Gérard Bouchard, qui nous assure que le français c'est criminel, par opposition. Quand on ne comprend pas la langue de ses maitres, anglo-saxons.
Vous devez lire ce reportage. Pour comprendre la profondeur de la colonisation, des scolarisés, Québécois de souche. Un état qui transcende la politique, les différences entre le bailingue fédéraliste Gérard Bouchard et le bailingue indépendantiste Jacques Noel du site Vigil.
Vous ne serez plus étonné, de comprendre, pourquoi le projet de l'indépendance du Québec échoue lamentablement, depuis 40 ans. Par la colonisation et la domestication. Bonne lecture...
"Venez vous joindre au Québec, pas au Canada"La meilleure façon d’éviter la négligence du devoir élémentaire d’intégration tel qu’elle se pratique malheureusement trop souvent à Montréal, ce serait de donner aux immigrants les conditions à remplir pour venir s’établir au Québec plutôt qu’au Canada avant même leur arrivée. Car la différence de fonctionnement de la société entre les deux endroits est très nette.
Ce serait alors à ces gens de choisir au préalable entre le Québec et le Canada dans le but d’éviter toute confusion ultérieure quant à ce qui est attendu d’eux.
Bureau canadien d’immigration à Chandigarh, capitale du Punjab aux Indes. Notez le bilinguisme officiel respecté. Les directives pourraient ressembler à ceci : pour venir au Québec,
Vous devez désirer vous joindre à la majorité francophone.
Vous devez être conscient que le Québec pourrait devenir indépendant un jour selon la volonté du peuple et que vous devrez participer à cette émancipation salutaire.
Il faut comprendre que le multiculturalisme n’a pas cours ici, que la pratique du communautarisme est socialement condamnable, et que vous devez réviser votre système de valeurs en fonction du nôtre. C’est toujours à l’immigrant de s’adapter, jamais l’inverse.
Au Québec, c’est l’identité québécoise prédominante qui est valorisée par respect pour le peuple fondateur et majoritaire.
Le Québec sera votre unique patrie, pas le Canada, ni votre pays d’origine
Avec de telles directives claires et sans détour, le postulant saura d’avance à quoi s’attendre en arrivant ici et surtout s’il est animé par le profond désir de venir nous aider à bâtir notre pays si distinct et si différent du Canada. Sinon, les 9 autres provinces s’avèreront un meilleur choix de destination.
Réjean Labrie
De Québec, capitale nationale.
Tribune libre de Vigile
Le samedi 12 février 2011
Propos...
Réjean Labrie , indépendantiste, fait partie intégrante du Canada. Par sa compréhension de la langue et culture de l'anglo-saxon, sans traduction. Mais n'en parle pas, pour assurer le succès de la fraude, la francisation des immigrants. Bien sur.
Toutefois, pour ajouter, voici le commentaire d'un Québécois de souche et indépendandiste bailingue. Dont la langue commune, envers les anglophones, est l'anglais, Jacques Noel. Prenez une copie...
"Venez vous joindre au Québec, pas au Canada"
« On attend le premier député à l’Assemblée nationale qui va se lever et déclarer qu’au Québec, c’est terminé.
Dorénavant toutes les politiques de l’État québécois viseront l’intégration des immigrants et l’assimilation accélérée de leurs enfants. Il en va de notre intérêt national
Fini les accommodements raisonnables
Fini les écoles juives, musulmanes, grecques, italiennes
Fini le mois des Noirs
Fini les fêtes ethniques
Fini les politiques d’embauche discriminatoires pour la majorité
Fini le Cegep anglais aux allophones
Fini les prêts et bourses pour les universités anglaises
etc
Mais ça n’arrivera pas. »
Le 12 février 2011, par Jacques Noel
Il dit que cela n'arrivera pas.
Cela, de la part d'un Québécois de souche qui dit aux immigrants qu'il appuie le «botter le cul » de toute personne qui ne comprend pas l'anglais, tout en résident au Québec, de l'ayatollah indépendantiste ethnique Jacques Parizeau. Bien sûr.
Tourner le dos à l'anglais serait «criminel»...Même si la mondialisation représente une menace sans précédent pour le fait français au Québec, tourner le dos à l'anglais serait impropre, voire «criminel», estime l'historien et sociologue Gérard Bouchard en entrevue au Devoir. Le coprésident de la commission dite sur les accommodements raisonnables ne croit pas que la décision du premier ministre Jean Charest de rendre obligatoire l'apprentissage de l'anglais intensif pour tous en 6e année représente une menace identitaire.
«Il faudra faire les études nécessaires pour comprendre les conséquences pédagogiques, mais en soi, on ne peut pas le repousser de la main du premier coup», a dit M. Bouchard en s'étonnant du discours tenu sur la place publique par le politologue Christian Dufour, qui rejette avec force l'idée de ce bilinguisme imposé. «Ce n'est pas le seul moyen qu'il faudra prendre pour introduire l'anglais, mais il faudra le faire. Prudemment, mais il faudra le faire quand même pour ne pas pénaliser une génération québécoise», a-t-il ajouté.
Devant ce changement majeur, M. Bouchard n'est ni inquiet, ni pessimiste. Au contraire. «C'est l'histoire du Québec francophone. On a toujours été coincé dans des impératifs contraires et on a toujours su se développer des lignes très étroites, a-t-il souligné en citant en exemple la loi 101. C'est un magnifique exemple de la négociation d'un équilibre d'une situation qui apparaissait sans solution. [...] On a si bien tracé la ligne que même la Cour suprême a reconnu la légitimité de cette affaire-là.»
L'heure serait donc à nouveau au compromis. «Il ne faut pas faire comme Christian Dufour, dire non à l'anglais et insuffler des remords aux jeunes qui l'apprennent. Il faut plutôt prendre conscience du fait qu'on a deux impératifs à sauvegarder. En ce sens, le Québec a la vie plus difficile que le Canada anglais, qui, lui, voit tout en rose car il n'a pas l'obstacle de la langue», a-t-il avancé.
Relancer l'interculturalismeDans un texte intitulé «Relancer l'interculturalisme» qu'il cosigne dans notre page Idées (A 7), Gérard Bouchard fait d'ailleurs l'éloge de ces «lignes étroites» qu'a su tracer le Québec pour assurer sa survie depuis deux siècles, «cette capacité qu'il a démontrée d'évoluer à l'heure de l'Amérique anglophone tout en faisant rayonner sa culture et en affirmant sa différence».
Selon ce professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi, s'ouvrir à la mondialisation et à l'immigration est possible, sans même que cela entraîne un affaiblissement de la culture majoritaire.
«Au contraire, l'une des conséquences [de la promotion du pluralisme] est de favoriser l'intégration et de renforcer la francophonie québécoise», peut-on lire dans ce texte qui fait la promotion de l'interculturalisme, une approche qui embrasse bien plus largement que la seule question de la langue. «L'interculturalisme, c'est l'intégration. C'est rapprocher les composantes de notre société, surtout devant le défi auquel elle est confrontée, soit la mondialisation», a rappelé M. Bouchard. Si on n'aménage pas aux immigrants des conditions telles qu'ils ont le goût de se rapprocher, ils se dresseront contre la société québécoise et celle-ci s'en trouvera affaiblie, raisonne-t-il. (...)
Lisa-Marie Gervais
Le Devoir - le 2 mars 2011
«Tourner le dos à l'anglais serait «criminel»...
Propos...
Si vous avez un peu plus de temps de lecture libre, n'hésitez pas à relire les 67 commentaires, à la suite de l'article.
C'est fascinant de voir comment la domestication, par la scolarisation de l'académique, Québécois de souche, à la supériorité de la civilisation anglo-saxonne, dépendant d'un cheque de paye du gouvernement, n'est plus douteuse. Mais, limpide.
La vie du Québécois de souche Bouchard, universitaire, forcément colonisé par le bailingue, sans la présence du Dieu tout puissant, l'anglo-saxon canadien et américain, serait inexistante sur cette Terre.
Même criminelle, en son absence au Québec, semble-t-il. Elle est vraiment bonne, celle-là.
Libellés : Linguistique
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