Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

Un impôt bes parental qui fait mal...

Déjà le deuxième jour, la deuxième lecture et le deuxième «vieux» sujet en liste, mais tout à fait fascinant, la fiscalité contribuable québécoise.

Celle-ci revêt un caractère particulier, qu'on ne retrouve nul part ailleurs dans les 26 pays des trois Amériques. Il s'agit d'un type d'impôt néocastriste, pour un type de BES absolument discriminatoire et luxueux à souhait, que même Fidel Castro ne pourrait soutenir et se payer.

C'est le bes parental, appelé «assurance parental», pour mieux abrutir tous ceux qui croyaient que sont fonctionnement s'apparentait à une assurance. C'est à dire, qu'il y a un choix d'y adhérer ou non et qu'il faut pouvoir en bénéficier pour y cotiser.

Mais non, voila qu'il s'agit plutôt d'un coup de force néocastriste. Tous, tous les contribuables doivent y cotiser, sans aucun égard si oui ou non ils peuvent en bénéficier. Un peu comme si tous contribuaient à la SAAQ, Société d'assurance auto, sans posséder une auto ou moto. Voila !...

Donc, relisons ce qu'en disait le célèbre employé de la Radiocan, Jean Dussault, en mars dernier.

Le « choc tarifaire » des congés parentaux...
Un beau programme, un beau problème
Certains pensent qu'encore une fois, les Québécois se sont offert un programme social qu'ils ne pouvaient se permettre. D'autres reconnaissent que les congés parentaux sont une bonne idée pour les enfants, les parents et, ultimement, la collectivité.

Le premier ministre a un peu exagéré en qualifiant le problème d'argent de « beau problème ». Faut quand même reconnaître que si les congés parentaux ont vraiment contribué à la hausse du taux de natalité, tout le monde sera bien content que de nouveaux contribuables viennent un jour aider à les payer.

La fiction de l'autofinancement
Initié par un gouvernement péquiste et mis en oeuvre par un gouvernement libéral, le programme devait « s'autofinancer ». Un bon vieux truc pour faire croire aux contribuables que quelque chose ne coûtera rien. Bien sûr, il n'en est rien. Il n'a jamais été question que seuls les parents en congé le financent.

« L'autofinancement », ici, aurait dû s'appeler, plus correctement un « fonds dédié ». Les sommes que les particuliers et les employeurs versent au RQAP ne servent qu'à ça. C'est le temps des déclarations de revenus; regardez la ligne 97 à la page 2 de votre formulaire. C'est votre contribution destinée spécifiquement au programme. La somme de toutes ces contributions doit égaler les compensations payées aux nouveaux parents par le régime. Ou, plutôt, devait.

Le Conseil de la gestion
Dès la deuxième année du programme, le Conseil de la gestion de l'assurance parentale a constaté qu'il y avait un manque à gagner. D'où la proposition d'augmenter de 28 % les cotisations. Minoritaire, le gouvernement a craint un « choc tarifaire », et il a décidé des hausses bien insuffisantes. Un autre cas de célèbre « pelletage par en avant ».

Dans les faits, que votre contribution à la ligne 97 augmente ou qu'une plus grande part de vos impôts « généraux » serve au RQAP revient exactement au même. Ce n'est pas que le gouvernement va piger dans une autre de vos poches, c'est qu'il va dans la même poche avec une autre main.

Le rêve
Le ministre Sam Hamad soutenait mardi que, pour l'instant, le gouvernement prête de l'argent aux nouveaux parents. Dans cette version surréelle, il y aura des surplus dans le régime quand les Québécois feront moins de bébés et le gouvernement se remboursera. À peu près au même moment où vos arrière-petits-enfants auront des arrière-petits-enfants.

Jean Dussault
carnets@radio-canada.ca
31 mars 2009


Propos...
L'équation principale qu'il faut faire ici, dont personne ne parle, surtout pas les médias commerciaux, c'est...

Une hausse du taux de natalité = un appauvrissement plus important de tous les contribuables seuls, sans dépendants. Célibataires, séparés, divorcés, pensionnées.

Une classe de contribuables sans défense, exploités à l'os par les régimes néocastristes des péqouistes, parce qu'ils n'auront jamais accès à ses bénéfices, évidemment.

En 2006 le BES parental coûtait 817,4 millions pour 97,692 parents et une moyenne 450$ par semaine. Donc, c'était 8,367 $ beaux dollars par bébé.
En 2008 il a coûté quelque 1,500 millions pour 87,600 parents et une moyenne de 825$ par semaine. Donc, on en est à 17,123 $ le bébé. Une augmentation 83,5 %.

Voila un impôt supplémentaire, BES luxueux unique en Amérique, dont personne ne parle. Qui profite même à des parents aisése qui ont un condo ou une maison, une ou deux autos à la porte, plus le câble et le cellulaire, comme «nécessités» de la vie, évidemment.

Pauvres contribuables exploités à l’os par la dictature socialiste «québécoise» !…

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