Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

Fin de conflit au STIJM, le public abrutit...

De retour à mardi. Le billet le plus varié de la semaine, la transition...

En alternance avec le très populaire combat linguistique, qui a fait fureur la semaine dernière encore, nous sommes de retour au favori de tous, le célèbre média bashing. Pour le très grand bonheur de ses fanas indéfectibles qui crient toujours famine.

Tout de même, au dernier billet... Un premier diplômé du linguistique à Gatineau, Calvé, nous proposait la dépendance envers la supériorité de la civilisation anglo-saxonne. Leur langue, qui ne représente que 2 % des langues parlés sur cette Terre, est une nécessité. Pour ne pas dire indispensable, à la vie humanoïde, quoi. De la pure folie, abrutissante. Un vrai de vrai colonisé.

Puis... Une autre colonisée, conseillère en communications, Isabelle Boucher, nous proposait la nécessaire domestication à l'anglo-saxon, de ses enfants. Rien de moins. Tout en écrivant son texte dans la langue française et publié dans un journal unilingue français. Plus colonisée que ça, tu meurs.

Cette semaine à la transition... Du célèbre média bashing, le plus populaire chez les lecteurs de journaux, nous en sommes à 67 fichiers et en mars. Sortez vos lunettes, prenez la pause du média bashing...

En première... Un reportage de la part de journalistes syndiqués, pour vous extraire quelques larmes, abrutissantes. La fin du conflit au JdeM.

Un conflit durant lequel, on ne vous a jamais dit, que les 253 grévistes empochaient 75% de leurs salaires, en prestations de grève, donc tout à fait à l'abri de l'impôt. Une rondelette somme entre 6 et 8 millions. Finalement, pourquoi ?...

Pour accepter les conditions de séparation pour 70 % des employés, qui avaient été rejetées en décembre 2009. Absolument aberrant, deux ans de gaspillés, pour la crétinisation du public de lecteurs, quoi. Mais, vraie.

En seconde... Une suite au reportage précédent. Une lettre de lecteur qui s'interroge sur l'acceptation du STIJM, finalement, de sauvegarder de 62 postes, sur un total de 253 postes. Comme quoi, ici, il y avait 191 emplois redondants, inutiles, que les syndiqués ne voulaient pas voir éliminés, en décembre 2009. Du moins, pas avant que tous aient encaissés leurs fond de grève, à l'abri de l'impôt, évidemment.

Un conflit qui a clairement démontré, à tous les abonnés de la fiscalité, que le choix d'aller en grève ou non, dépend aussi de l'imposition ou non des salaires ainsi distribués. Une grosse question de piastre, purement et simplement. Bonne lecture

Journal de Montréal: fin de conflit amère...
Résignés après deux ans en lock-out, les employés du Journal de Montréal acceptent la proposition du médiateur.

Les employés du Journal de Montréal se sont finalement résignés, plusieurs à contrecoeur, afin de ne pas vivre le 765e jour du lock-out, le plus long de l'histoire des médias canadiens.

C'est ainsi que la dernière offre de Quebecor (T.QBR.B) a été acceptée dans une proportion de 64,1% par les syndiqués présents à l'assemblée tenue samedi, au Palais des congrès de Montréal.

L'entente s'étend une période de cinq ans et permettra à 62 employés à temps plein et à un employé à temps partiel (sur 225) de conserver leur poste. Plus de 70% des employés perdent donc leur emploi.

Les visages des travailleurs trahissaient leur tristesse et leur frustration, mais aussi, chez plusieurs, un certain soulagement de voir se refermer ce dur chapitre de leur carrière.

Les représentants du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM) n'ont d'ailleurs pas caché leur déception et ont reconnu une «victoire patronale» lors d'un point de presse.

«Ces gens-là se sont battus, beaucoup. Ils ont fait plus que la normale, plus que nature», a affirmé Raynald Leblanc, président du STIJM, la gorge nouée par l'émotion. «Aujourd'hui, ils ont décidé ensemble de retrouver leur vie.»

En octobre, les syndiqués avaient rejeté à 89,3% l'offre soumise par Quebecor. Les pourparlers avaient repris au cours des dernières semaines sous l'égide d'un médiateur.

Quebecor a rapidement exprimé, au moyen d'un laconique communiqué, sa satisfaction au sujet de l'issue du conflit.

Frustration et désarroi chez les jeunes
Plusieurs jeunes journalistes ont laissé éclater au grand jour leur frustration et leur désarroi devant cette décision de l'assemblée. Ils ont appris les résultats du vote par l'entremise des médias plutôt que par leurs représentants syndicaux.

«La CSN nous a enfoncé une proposition dans la gorge et, en plus, ils ont eu l'outrecuidance de l'annoncer aux médias avant que nous ayons les résultats», a dénoncé le journaliste Martin Bisaillon.

Son collègue Martin Leclerc, lui-même un ancien président du STIJM, était tout aussi mécontent. «C'est une capitulation totale, c'est une honte à mon sens de sabrer comme ça la qualité de l'information, la qualité de travail des journalistes», a-t-il affirmé.

Si Raynald Leblanc était visiblement insatisfait de l'entente conclue, il a expliqué aux journalistes réunis qu'il s'agissait de la dernière option possible. «On a frappé un mur. On ne voit pas comment on pourrait aller chercher plus, ni dans combien de temps», a-t-il dit.

«La seule façon de se sortir de ce conflit-là, qui dure depuis beaucoup trop longtemps déjà, c'était de recommander son acceptation, pour faire en sorte que nos membres arrêtent de souffrir.»

Si tous ont refusé de parler d'un conflit entre générations, ou entre employés administratifs et journalistes, plusieurs ont reconnu que le vote de ceux qui s'approchaient de leur retraite a pu faire pencher la balance.

«Ça fait quand même deux ans que le conflit perdure. Il y a des gens qui sont sur le bord de la retraite. On leur a fait une offre au mois d'octobre et ils ont décidé d'être derrière les plus jeunes, derrière Rue Frontenac. Je comprends qu'ils commencent à s'impatienter, c'est un conflit de travail très dur», a laissé tomber la journaliste Valérie Dufour.

«Ils veulent faire un trait sur ce bout-là de leur carrière et prendre une retraite honorable et je les comprends tout à fait», a-t-elle conclu.

«Malheureusement, il y a des gens qui étaient tout simplement à bout, et qui sont prêts à accepter dans ces conditions-là des choses qui sont tout à fait inacceptables», a déploré Jessica Nadeau.

Le retour au travail doit faire l'objet d'une autre entente entre l'employeur et le syndicat. Selon M. Leblanc, un délai allant de quelques jours à quelques semaines sera nécessaire avant que certains employés retrouvent leur pupitre.

Rue Frontenac, une bouée de sauvetage
Plusieurs lock-outés ont soutenu que le site internet RueFrontenac.com et l'hebdomadaire Rue Frontenac, nés de ce conflit de travail, étaient là pour rester. Et pour plusieurs journalistes, le fait que Quebecor ne demande pas leur fermeture représente le principal gain de cette nouvelle proposition.

«C'est notre bébé. On va tout faire pour que ça se poursuive», a lancé Jessica Nadeau.

Dans l'offre soumise samedi, l'employeur proposait en effet d'imprimer et de diffuser le journal pendant un certain temps. L'employeur a également laissé tomber la clause de non-concurrence, une disposition controversée qui figurait dans l'offre patronale d'octobre dernier.

Quant au total prévu pour les indemnités de départ, il serait d'environ 20 millions. Cette somme sera répartie au choix du syndicat.

La CSN sur la défensive
À la sortie de l'assemblée syndicale, plusieurs avaient l'impression que la CSN les avait laissés tomber. Interrogée à ce propos, la présidente de la centrale, Claudette Carbonneau, a soutenu hier que «tout a été fait» pour soutenir les syndiqués, citant l'injection de 7 millions de dollars par la CSN, les campagnes d'information, les appels au boycottage, les publicités et les manifestations. Affirmant d'emblée que ce n'était «clairement pas» le type de convention collective souhaitée par tous, elle a néanmoins souligné qu'elle avait été entérinée par les deux tiers des travailleurs présents.

Elle a aussi longuement énuméré les gains faits depuis la dernière offre patronale en octobre, dont le nombre d'employés rappelés au travail - 62 plutôt que 49 - et les indemnités de départ, «les plus importantes qui n'ont jamais été versées par Quebecor».

Claudette Carbonneau a également assuré que la centrale aurait continué à soutenir les syndiqués si telle avait été leur volonté.

Finalement, Mme Carbonneau a affirmé que son syndicat poursuivra la lutte sur la modernisation de la loi anti-briseurs de grève, un enjeu «majeur» dans le conflit.
Mélanie Marquis et Philippe Teisceira-Lessard
La Presse Canadienne
Montréal - Le 27 février 2011

Lettre - Journal de Montréal...
À la suite du règlement du conflit de travail au Journal de Montréal, nous sommes en droit de nous poser quelques questions. Au moment du déclenchement du conflit,, il y avait 253 postes syndiqués. Or, dorénavant, il n'y aura que 62 postes syndiqués. C'est incroyable.

La technologie disponible sur le marché n'a pas changé tant que ça en deux ans. Il y a sûrement d'autres raisons, lesquelles? Force est de constater que le syndicat a totalement surévalué son rapport de force.

Cela devrait faire réfléchir les employés des autres organisations qui pourraient faire face à des demandes analogues de leur employeur au cours des prochaines années. Le réalisme économique commence-t-il enfin à s'implanter au Québec?

Par ailleurs, il est possible que Rue Frontenac poursuive ses activités.

Il sera intéressant de connaître les conditions de travail de leurs employés. Il n'est pas impossible que nous nous retrouvions avec un journal populiste plutôt de droite, Le Journal de Montréal, dont les employés syndiqués auront encore de belles conditions de travail grâce à la CSN et un autre média, Rue Frontenac, véhiculant des idées plus à gauche, mais dont les employés auront des conditions de travail moins généreuses, et ce, afin de permettre la rentabilité de la nouvelle entreprise. Quel paradoxe!
Pierre Tremblay
Montréal, le 27 février 2011


Propos...
Le plus remarquable, est sans doute la qualité de ces employés syndiqués de la STIJM. Que la direction voulait éliminer, quoi.

En somme... Un mois après la fin du conflit, le journal des syndiqués, Rue Frontenac, déclarait faillite et fermait. Étonnant !...

Insatisfaits du nouvel acquéreur du site de l'hebdo, les syndiqués, sans avenir du STIJM restant, soumettent leur démission de Rue Frontenac.

Sans doute résignés de constater que plus personne ne voulait payer pour des employés au salaire moyen de quelque 98,000 $, pour des emplois redondants et des vacances payées à temps et demi. Forcément !...

Au revoir syndiqués du STIJM !... Que Dieu vous garde !... Avec les indemnités de départ de 117,000 $ en moyenne chacun, ce sera le paradis sur terre, quoi. Si le fisc, du ministère du revenu, ne vient pas vous accabler, bien sûr.

Des syndiqués redondants à 98,000 $ le salaire moyen ?... Avec prime de départ de 117,000 $ chacun ?... Incroyable ! Vive les pachas des médias !...

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De... sp et al... le... 25.10.11,

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