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Une députée de l’apartheid au Québec…

Selon une note attachée à ce fichier, avant les vacances, il semble qu’il y a eu en juin dernier une bataille de mots entre la députée libérale Marlene Jennings et le député npédéiste Thomas Mulcair. Une dispute à propos de droits linguistiques des minorités, qui s’applique au Québec. Mais qui ne sont pas respectés ou appliqués dans le RDC, quand il s’agit de langue française, bien sûr.

Une bataille de mots qui a connu un développement intéressant le 19 juin dernier dans le JdeM. Un article qui reste à ce jour introuvable sur internet ou un autre format que le papier, semble-t-il. Toutefois, dans une tentative de trouver quelques détails des échanges, une réplique de la député Jennings a été trouvée.

C’est, comment dire, une illustration parfaite du régime d’apartheid du Québec dont les péquistes, aujourd’hui maroisistes, ne parlent jamais. Surtout depuis que leur cheffe du moment, Pauline Marois, a fait un acte d’allégeance en faveur du «bilinguisme» canadien, à saveur trudeauiste bien sûr. Voici donc le dernier échange, assez révélateur des composantes du régime d’apartheid du Québec…

Le NPD courtise les électeurs francophones au Québec en appuyant une motion du Bloc qui vise à bafouer les droits des Anglophones au Québec
OTTAWA – Le NPD a encore une fois fait étalage de sa panique en s’accrochant à la première proposition venue susceptible selon lui de lui attirer plus de votes parmi les Francophones au Québec en appuyant une motion du Bloc québécois demandant au gouvernement d’imposer l’utilisation du français à tous les employés d’entreprises relevant de la compétence fédérale au Québec, a dit aujourd'hui la députée de Notre-Dame-de-Grâce—Lachine, Marlene Jennings.

Thomas Mulcair, l’unique député néo-démocrate au Québec, a audacieusement critiqué le bilinguisme officiel en disant qu’il n’était qu’une stratégie vieille de 40 ans visant à diviser les Canadiens.
« Si M. Mulcair se préoccupe autant du bilinguisme », a dit Mme Jennings, « il devrait porter attention aux intentions du parti qu’il s’apprête à appuyer. Le Bloc ne s’intéresse aux Francophones hors Québec et les Anglophones au Québec que lorsque cela sert ses intérêts. C’est le Parti libéral qui a institué le bilinguisme officiel et c’est le Parti libéral qui continue de défendre les droits des minorités linguistiques – Anglophones et Francophones - d’un bout à l’autre du pays. »

« Porté par la grandiloquence et les contradictions de Thomas Mulcair au Québec, le NPD s’est allié à un parti qui a présenté une motion visant à bafouer les droits des Anglophones au Québec », a ajouté Mme Jennings.
« J’ai toujours cru le Bloc ayant à l’esprit une définition restreinte lorsqu’il parle de défendre la nation québécoise, mais le fait que le NPD s’allie à ce parti dans l’espoir de gagner des votes francophones aux prochaines élections constitue pour moi une stratégie révoltante, qui devrait l’être aussi pour tous les membres de la communauté anglophone du Québec dont les droits sont menacés par cette motion. »

La motion présentée par le Bloc à l’occasion d’une journée de l’opposition ressemble au projet de loi d’initiative parlementaire C-482, qui a été présenté par la députée bloquiste Pauline Picard et est présentement à l’étude à la Chambre. Cette mesure modifierait le Code canadien du travail pour que les sociétés exerçant leur activité au Québec sous le régime d’une loi fédérale soient assujetties à la Charte de la langue française, un code provincial.
Ce projet de loi révèle l’hypocrisie du Bloc puisqu’il passe outre à la compétence fédérale constitutionnellement établie. De plus, le Bloc ne donne aucun détail quant aux conséquences économiques et structurelles du projet de loi sur les sociétés exerçant leur activité sous le régime d’une loi fédérale ni sur le gouvernement du Québec, qui est chargé de l’application des lois linguistiques.

Le commissaire aux langues officielles a fait état, dans ses rapports récents, des nombreuses difficultés que doit surmonter la communauté anglophone au Québec. « Aucun des gouvernements n’a rien à se reprocher en matière de protection des droits linguistiques de la minorité anglophone au Québec et de ses droits d’obtenir des services dans sa langue », a dit Mme Jennings.
« Cependant, le NPD, qui prétend défendre les droits de tous les Canadiens et Canadiennes, y compris les Anglophones québécois, ne défend pas mes droits au Québec ni ceux de ma communauté au Québec. Il ne fait que défendre la stratégie de politiques linguistiques qui ne causent que la division au Québec prône par les séparatistes. » (…)

Marlene Jennings
députée Notre-Dame-de-Grâce--Lachine
le 1 juillet 2008
2008 Marlene Jennings, députée


Propos…
Étonnant tout de même… La députée dit que le gouvernement du Québec est chargé de l’application des lois linguistiques, au Québec. Mais, celui-ci est paralysé et infirme. Il n’a pas l’autorité pour faire appliquer la Loi 101 aux établissements du gouvernement de l’Ottawa et aux entreprises exerçant leurs activités sous le régime d’une Loi de l’Ottawa, dans le territoire du Québec.

C’est donc l’impasse cadavérique. Sous le régime politique de l’unité anglo-canadian, la minorité anglo-canadienne du Québec et ses institutions ne peuvent pas être desservies en français. Annulant ainsi les objectifs de la Loi 101 et l’officialité de la langue française. Et donc ne peuvent pas être intégrées à la majorité française, au fil du temps.

C’est donc que… Pour passer outre à une compétence constitutionnelle de l’Ottawa, dans le domaine du travail et de la langue au Québec, il faudra inévitablement défaire ou démolir le régime d’apartheid créé par cette constitutionalité. Pour ça, inévitablement aussi, les indépendantistes sont les seuls qui peuvent promettre et réaliser un seul régime de droits égaux pour tous, sur le territoire du Québec. Par l’indépendance de celui-ci, bien sur.

Merci à la député de l’apartheid, Marlene Jennings, de nous avoir si clairement rappelés que le régime fédéral actuel est celui qui paralyse le gouvernement du Québec et l’application de droits égaux pour tous sans distinction, personnes et sociétés morales, au Québec.
Démolissons l'apartheid fédérale...

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De... sp et al... le... 19.8.08,

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