UQAM Les conclusions pestilentielles du VGQ...
5.6.08
C’est la pagaille à la boite courrier.Les réguliers lecteurs, lecteurs réguliers du Bleu, directeurs financiers, analystes et fiscalistes, abonnés à cette catastrophe de l’université publique trou noir à déficits, appâtés par l’odeur pestilentielle de quelques citations, émanant du rapport du VGQ, dans les journaux, ne cessent de nous expédier des aboiements par courrier. Des... Wouf wouf et wouaff wouaff et autres rigolades… Ils ont faim. Ils en veulent plus.
Un premier (gentil) billet UQAM, lundi, ce n’était pas assez. La situation administrative et fiscale à l'université publique syndiquée est en réalité bien plus pire que ce que nous rapportent les télés et journaux. C’est une hécatombe, une boucherie, un massacre, un génocide administratif et fiscal…
Alors… Voici un effort surhumain des jolies pupiteuses bleus, afin de leur trouver un os à grignoter ou mâchouiller, selon la préférence. C’est une copie de la portion «Conclusion», du rapport du VGQ. Les chiffres à la gauche, sont les paragraphes. Bonne lecture, bande de canins !…
Rapport du Vérificateur général du Québec à l’Assemblée nationale
concernant la vérification particulière menée auprès de l’Université du Québec à Montréal
Partie II – Principaux facteurs responsables des pertes de l’Université du Québec à Montréal
Conclusion...
336. La partie II de notre rapport concernant la vérification particulière menée auprès de l’UQAM a pour objet de présenter les principaux facteurs responsables des pertes occasionnées par les projets du Complexe des sciences et de l’Îlot Voyageur.
337. Nos travaux de vérification révèlent que ces pertes n’ont pu être évitées à cause des trois grands facteurs suivants :
• Une mauvaise gestion des projets par le recteur de l’UQAM. Celui-ci a notamment proposé ces projets sans se soucier d’obtenir les garanties suffisantes quant à leur financement et une analyse sérieuse de leur rentabilité. Il en a confié la réalisation à deux gestionnaires, le vicerecteur aux ressources humaines et aux affaires administratives et le directeur des investissements (DI), qui n’ont pas rempli adéquatement leur rôle. Ni le recteur ni ces deux gestionnaires ne se sont préoccupés de l’impact de ces projets sur la situation financière de leur université.
• Une attitude irrespectueuse de la part du recteur, du vice-recteur et du DI à l’égard des instances de l’UQAM, de l’UQ et du MELS. Ceux-ci ont manqué de transparence et ont fourni une information incomplète et souvent inexacte à ces instances; ils les ont aussi pressés pour obtenir des décisions rapides ou encore ils les ont mis devant des faits accomplis. Ce comportement a certainement réduit la capacité des instances à jouer pleinement leur rôle.
• Une gouvernance déficiente par le conseil d’administration (CA) de l’UQAM et son comité de vérification, l’assemblée des gouverneurs et le MELS. Ces instances n’ont pas rempli adéquatement leurs responsabilités, ce qui ne leur a pas permis d’empêcher ou de limiter les déboires financiers découlant des projets immobiliers soumis par le recteur.
338. Nous résumons ici les éléments que nous avons décrits plus en détail dans les pages précédentes et qui appuient cette conclusion.
Premier facteur
Une mauvaise gestion des projets immobiliers par le recteur et deux gestionnaires de l’UQAM
339. Il était de la responsabilité première du recteur de proposer des projets bien définis accompagnés d’un plan de financement crédible et d’une analyse sérieuse de leur rentabilité, de s’assurer de la capacité financière de l’université de les réaliser et d’en faire un suivi approprié. Il devait aussi s’assurer d’en confier la réalisation à une équipe de gestionnaires compétents en tenant compte de l’envergure des projets et des rôles qu’il leur attribuait.
340. Le recteur n’a pas agi en respect de ces responsabilités : • Il a pris la décision de proposer pour approbation au CA ou de réaliser, au gré des occasions, des projets immobiliers qui ne découlent pas d’un plan directeur immobilier s’inscrivant dans un plan stratégique, tous deux dûment approuvés par le CA.
• Il n’a pas doté les projets immobiliers d’un plan de financement crédible quant aux subventions prévues des autorités et aux hypothèses de rentabilité.
• Il n’a pas mis en place de structure de gestion de projet adaptée à l’ampleur et à la complexité de ceux-ci ni confié leur réalisation à des gestionnaires ayant toutes les compétences nécessaires pour remplir les rôles qui leur étaient attribués et en assurer un suivi rigoureux.
• Il a pris des décisions sans se soucier de leurs conséquences sur la situation financière précaire de l’UQAM et sans toujours demander les approbations requises au CA.
341. Le vice-recteur et le DI avaient des rôles importants dans la gestion des projets immobiliers soumis par le recteur. Ils n’ont pas rempli adéquatement leur rôle respectif.
342. Le vice-recteur n’a pas joué son rôle de premier gardien de la santé financière de l’UQAM :
• Il ne s’est pas assuré de la capacité financière de l’université à faire face à ses engagements si les subventions attendues n’étaient pas reçues et si les hypothèses de coûts et de revenus ne se réalisaient pas.
• Il n’a pas analysé la rigueur des données financières obtenues par le DI pour le suivi des coûts des projets.
• Il n’a pas effectué d’analyse rigoureuse de l’étude du cabinet externe à l’appui du projet de l’Îlot Voyageur.
• Il n’a pas évalué l’impact financier des contrats signés par l’UQAM dans le cadre du projet de l’Îlot Voyageur et des changements effectués aux projets par le DI et le recteur.
• Il n’a pas toujours présenté au moment opportun au CA, à l’UQ et au MELS une information financière concise, pertinente et rigoureuse.
343. Le DI, à titre de maître d’ouvrage des projets, n’a pas accompli les actions nécessaires permettant d’assurer une saine gestion des projets immobiliers :
• Il a outrepassé la délégation de pouvoir qui lui avait été accordée en prenant des décisions contraires à celles du CA lors de la réalisation de composantes du projet de l’Îlot Voyageur sans s’assurer que les autorisations requises du CA pour ces modifications avaient été obtenues par ses supérieurs.
• Il n’a pas assuré le respect des budgets présentés au CA et ne s’est pas suffisamment préoccupé de la gestion des risques.
• Il a produit pour le vice-recteur des documents qui comportaient des inexactitudes importantes. Ces documents étaient à l’intention du CA.
Deuxième facteur
Un manque de respect à l’égard des instances
344. Le recteur, le vice-recteur et le DI étaient impliqués dans la gestion des projets immobiliers et secondaient le CA dans ses fonctions d’approbation et de suivi des projets. Ils avaient également à informer adéquatement l’UQ et le MELS. Les éléments suivants illustrent le manque de respect dont ils ont fait preuve envers ces instances et qui a certainement réduit leur capacité à jouer pleinement leur rôle :
• Le recteur a agi en vase clos en modifiant le projet du Complexe des sciences et celui de l’Îlot Voyageur sans demander toutes les approbations nécessaires des instances de l’UQAM et de l’UQ.
• Le recteur a décidé d’ignorer les dates de retrait permettant de mettre fin au projet de l’Îlot Voyageur ou d’exclure certaines composantes, c’est à-dire l’immeuble de bureaux et la phase II des résidences, sans demander l’approbation du CA.
• Le recteur a fait preuve d’un manque de transparence à l’égard du MELS de qui il espérait pourtant recevoir des fonds. Bien qu’une entente existait avec le promoteur depuis décembre 2004, le MELS n’a été informé du projet de l’Îlot Voyageur qu’en mars 2005 par les médias.
• Le recteur et le vice-recteur ont déposé une masse considérable de documents techniques et complexes au CA et à l’UQ en leur demandant d’approuver rapidement le projet de l’Îlot Voyageur, sous prétexte entre autres d’une option d’achat qui expirait sous peu. Or, cette option avait déjà fait l’objet d’un renouvellement dans le passé.
• Le vice-recteur et le DI ont donné des informations inexactes en réponse aux questions ou aux demandes du CA, de l’UQ et du MELS.
• Le vice-recteur et le DI ont placé le CA devant le fait accompli lorsqu’ils ont décidé de révéler les ajouts au projet du Complexe des sciences et à son budget seulement à la fin du projet.
Troisième facteur
Une gouvernance inefficace par les instances impliquées dans ces projets
345. Une gouvernance efficace exige que chaque instance soit consciente de ses responsabilités et fasse les gestes nécessaires pour les remplir. Une telle gouvernance aurait pu empêcher ou limiter les déboires financiers résultant des projets immobiliers de l’UQAM. Cela ne fut pas le cas : autant le CA de l’UQAM et l’assemblée des gouverneurs que le MELS ne se sont acquittés adéquatement de leurs responsabilités relatives aux projets immobiliers de l’UQAM. Ils partagent donc aussi, à des degrés divers selon leur rôle respectif, la responsabilité des conséquences désastreuses de la mauvaise gestion des projets immobiliers effectuée par des membres de la direction de l’UQAM.
346. Le CA de l’UQAM (incluant son comité de vérification) n’a pas joué adéquatement son rôle :
• Il a adopté peu de règles relatives à la gestion des projets immobiliers lui assurant une reddition de comptes appropriée par la direction de l’UQAM.
• Il ne s’est pas assuré que le secrétaire général faisait un suivi rigoureux de ses demandes et de ses résolutions.
• Il a approuvé les projets sans avoir obtenu les garanties nécessaires relativement au financement espéré et s’est montré trop confiant dans la capacité de la direction de l’UQAM de l’obtenir. Il n’a pas non plus analysé la qualité des hypothèses de coûts et de rentabilité présentées dans les documents en appui aux projets.
• Il n’a pas fait de suivi approprié des budgets associés aux projets immobiliers ni évalué leur impact sur la situation financière actuelle et future de l’université si le financement et la rentabilité espérés, tout comme les prévisions de coûts, ne se matérialisaient pas.
• Il n’a pas impliqué la vérification interne dans la surveillance des projets. Pour ce qui est du comité de vérification, il n’a tenu aucune réunion portant sur les projets immobiliers entre l’automne 2003 et l’automne 2006.
• Il a accepté trop souvent d’être mis devant les faits accomplis ou d’être pressé par le recteur de donner des réponses rapides sans demander la fin de cette pratique.
347. L’UQ n’a pas non plus joué adéquatement son rôle dans l’approbation et le suivi des projets immobiliers les plus importants et inhabituels dans l’histoire de sa constituante l’UQAM. La loi de cette université lui accordait pourtant des responsabilités importantes à cet égard. Nous avons relevé les déficiences suivantes à l’égard des actions accomplies par l’assemblée des gouverneurs :
• Elle a approuvé le projet immobilier de l’Îlot Voyageur sans en faire une analyse significative et critique.
• Elle a approuvé des contrats sans s’assurer du respect du budget des projets immobiliers.
• Elle n’a pas effectué de suivi attentif des projets ni ne s’est inquiétée de l’endettement accéléré de l’UQAM.
348. Enfin, le MELS, qui intervient en bout de processus, n’a pas mis en place un encadrement adéquat en respect de ses responsabilités à l’égard des projets immobiliers des universités, requérant ou non l’aide de l’État. Un tel encadrement aurait pu lui permettre d’intervenir pour sensibiliser l’UQAM à la nécessité d’une gestion plus efficiente de ses projets et à l’importance de leurs impacts sur sa situation financière. Nous avons noté les lacunes suivantes à l’égard de l’intervention du MELS :
• Il n’attribue pas ses subventions aux universités pour les immobilisations destinées à l’enseignement selon des critères pertinents et prévisibles.
• Il n’a pas accompagné l’UQAM dans la gestion de ses projets immobiliers pour lesquels elle demandait pourtant des subventions.
• Il n’a pas fait de suivi rigoureux de la situation financière de l’UQAM en utilisant toutes les informations tant internes qu’externes qui lui étaient disponibles. Ces informations montraient pourtant une détérioration importante de la situation financière de l’université découlant de ses projets immobiliers.
349. Tout compte fait, l’UQAM se retrouve aujourd’hui dans une situation financière précaire et a encore des besoins en superficies non comblés malgré les sommes qui auront été nécessaires pour ces deux projets. L’État, pour sa part, supportera certaines des conséquences financières des projets immobiliers de l’UQAM. Afin de réduire la probabilité que ces événements se répètent, nous formulons les recommandations énumérées ci-dessous.
Le vérificateur général,
Renaud Lachance, CA
Québec, juin 2008
Propos...
Bon… En avez-vous assez-là ?… Bien… Prochaine étape ?… Les recommandations.
Mais… Pas maintenant, nous sommes tous trop occupés. Ce sera au retour des vacances d’été. Quelque part entre septembre et octobre. Tiens !… Ça vous en «bouche» un coin, ça ?
Un chausson avec ça !…
Libellés : Education-Faillite
De... sp et al... le... 5.6.08,
2 Commentaires:
- Le.. jeudi, 05 juin, 2008, a dit...
-
Note à tous les gentils lecteurs…
Pour la postérité, l’histoire de l’éducation universitaire publique syndiquée, n’oubliez pas de cliquer sur la photo, afin de l’afficher en grand format et en sauvegarder une copie sur votre disque.
Ce sont là ces universitaires bardés de diplômes, gestionnaires d’université publique, employés du gouvernement, chacun payés entre 120 milles et 240 milles avec vos impôts, qui ont permit un débit de bière (déficitaire) sur les lieux de l’université et laissés un trou fiscal immobilier de 250 millions, qui vous coutera 24 millions l’an en frais fiscaux.
Frais fiscaux pour lesquels que le gouvernement du Québec, mine de rien, trouvera bien un autre moyen caché pour aller chercher tout ça sur vos prochains chèques de paies. Hé oui…
Étant donné que les étudiants à la bière de l’UQAM, tous des pachas sans le sou, communistes ou marxistes léninistes, ne paient que 14 cents pour chaque 1.00 $ que coute leur éducation publique universitaire syndiquée. Vous payez le reste.
Un café avec ça ?...
ms - Le.. jeudi, 05 juin, 2008, a dit...
-
Le téléphone sonne...
C'est le chef des dégustateurs liquides jaunes, Jean...
Il demande une explication de «inexact», comme dans...
Le vice-recteur et le DI ont donné des informations inexactes en réponse aux questions ou aux demandes du CA, de l’UQ et du MELS.
Il dit «kossé sa inexact ?». Quelqu'un veut lui répondre ?
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