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L'université de l’assimilation …

Les amateurs du débat linguistique qui n'ont pas encore noté comment la Loi 101 permet d'assimiler justement les «enfants de la Loi 101» à la langue et culture du maître anglo-américain, après le collège français Edouard-Monpetit, voici une autre démonstration pour les immigrants qu'il est tout à fait inutile de choisir une éducation post-secondaire dans la langue française, au Québec.

Suivez l'assimilation pratiquée à l’université Laval, avec un doyen du nom de Robert W. Mantha. Détenteur d’un baccalauréat en mathématiques (Université de Waterloo), d’un MBA (Université de la Colombie-Britannique) et d’un doctorat en systèmes d’information organisationnels (Université du Minnesota).

M. Mantha a débuté sa carrière de professeur en 1979 au Département des systèmes d’information organisationnels de la FSA avant de prendre la direction de ce département en 1993. En 2004, monsieur Robert W. Mantha est entré en fonction comme doyen de la Faculté des sciences de l’administration (FSA) de l’Université Laval.

L’Université Laval poursuit son anglicisation !
Jean-Paul Perreault

La première université de langue française en Amérique, l’Université Laval, s’éloigne de sa mission d’établissement post-secondaire de langue française pour devenir un établissement qui formera des étudiants qui demain travailleront à faire de l’anglais la « langue internationale des affaires », la langue pour « comprendre les différentes cultures », s’il faut en croire le doyen de la Faculté des sciences de l’administration (FSA).

Le doyen Robert W. Mantha de la Faculté des sciences de l’administration (FSA) a déclaré, le 9 octobre dernier, lors de l’inauguration officielle du Centre des activités internationales (CAI) : « nos diplômés devront comprendre les différentes cultures et parler couramment la langue internationale des affaires : l’anglais. Par conséquent, nous allons offrir dorénavant de plus en plus de cours en anglais*. » Le culte du tout-anglais fait des ravages même dans les hautes sphères de notre société grâce à la collaboration de certains doyens qui se comportent en gourous !

Nos taxes pour promouvoir l’anglicisation
« Parler couramment la langue internationale des affaires : l’anglais « ! Ceux et celles qui croyaient que nos établissements scolaires avaient pour mission de former des étudiants qui s’assureront que le français est la langue du travail, la langue du commerce, la langue des affaires, l’une des grandes langues internationales, seront révoltés d’apprendre que leurs impôts et leurs taxes servent au contraire à promouvoir l’anglicisation du monde des affaires. À l’anglicisation des étudiants québécois par la promotion du nouveau cliché, de ce nouveau culte de « la langue internationale des affaires, c’est l’anglais ».

Comme si on ne pouvait pas brasser des affaires autrement qu’en anglais; comme si on ne pouvait pas brasser des affaires à l’international en français ou dans toute autre langue; comme si la francophonie internationale n’existait pas; comme si la diversité culturelle et linguistique mondiale n’existait pas!

Diversité culturelle implique diversité linguistique
Et dire que l’UNESCO a tout récemment adopté une résolution que plusieurs États membres ont par la suite ratifiée et qui a conduit à l’entrée en vigueur, le 18 mars dernier, de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Cette Convention reconnaît l’égale dignité de toutes les cultures. Qui parle de diversité des expressions culturelles parle de lutter contre le nivellement et l’uniformisation culturelle de l’humanité, contre l’américanisation et l’anglicisation de la planète. Qui parle de diversité des expressions culturelles parle aussi de diversité linguistique.

Alors que la Convention reconnaît que « la diversité culturelle constitue un patrimoine commun de l’humanité » et que « la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles impliquent la reconnaissance de l’égale dignité et du respect de toutes les cultures », la première université de langue française en Amérique, l’Université Laval, choisit, elle, de promouvoir « l’anglais » comme langue internationale des affaires (!) au détriment du français et de la protection de la diversité linguistique mondiale.

Qui rappellera à l’ordre nos établissements publics et leurs dirigeants en leur précisant que leur mission n’est pas de promouvoir l’anglicisation de leur clientèle et de l’humanité par l’anglicisation des ressources et la défrancisation de leur contenu ? Pas étonnant que certains partis politiques qui, par leur laisser-faire, encouragent ces détournements de mission soient de plus en plus impopulaires ! Et, il faut s’assurer qu’ils le seront davantage.
Impératif Français, Au fil des événements, 11 octobre 2007
Via Autjournal - 22 octobre 2007


Propos…
C’est un autre exemple de ce que les étudiants et les immigrants français, belges et suisses ont notés depuis sept ans, au Québec.
Pendant que la Loi 101 oblige les immigrants à s’inscrire à l’école française et que les Québécois de souche (comme Bernard Landry) déclarent que c’est méprisant de voir les immigrants du Québec adopter «l’anglais» américain, voici que les universités publiques de langue française, elles, pratiquent l’assimilation au grand jour, mentalité et culture des affaires de l’anglo-saxon américain.

C’est comme si, pour bien comprendre les coutumes et les cultures des affaires internationales, chinoises, hindous, japonaises, allemandes, mexicaine ou brésilienne, ce ne sont pas leurs langues nationales qui l’expriment et le communiquent le mieux et le français non plus. Mais plutôt la langue de George Bush. Selon le doyen anglo-américain de l'UdeL Robert W. Mantha.

Un autre cas d’institution publique française du Québec consacrant la suprématie de l’être anglo-américain et de sa langue. Par conséquent l’infériorité de toute la civilisation française du Québec, en Amérique. Bien…

Allons raconter ça aux osbl d’intégration des immigrants et aux médias allophones montréalais, pour voir. Ainsi qu'à Bernard Landry, évidemment.

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De... sp et al... le... 29.10.07,

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