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Remplacer le français est un atout, dit la ministre…

Ça va de mal en pire pour la majorité de souche française québécoise, qui a choisit de se faire hara-kiri par l’autominorisation. En plus de la dénatalité, intergénérationnelle.

En obligeant tous ses enfants à apprendre la langue et culture de l’anglo-saxon américain dès l’age de six ans, à l’école et collège français du Québec. En acceptant l’anglocisation par le bilinguisme aux universités de langue française. En concédant une part surréaliste de ses impôts et taxes au maintient d’un régime d’apartheid, d’institutions de services sociaux, hôpitaux, écoles collèges et universités unilingues anglo-américaines, nous constatons maintenant les effets au Québec d’une deuxième société d’accueil qui intègre les immigrants allophones et même immigrants francophones, à la minorité anglo-canadian.

Tout ça, sans égard à une application juridique de «droits historiques», bien sûr. Tout ça, sans opposition significative et cohérente même d’un parti politique dit «souverainiste», représentant la majorité francophone semble-t-il. Parti transformé récemment en un parti «bailingue», selon la politique linguistique de l’unité canadienne, par sa nouvelle cheffe d’allégeance canadian. Ainsi…

Voici la récolte, cette majorité prise à son piège. Voici la politique d’une Ministre de l’immigration, fille d’immigrants, «enfant de la Loi 101», intégrée à l’unilingue université de l’apartheid, Concordia, qui dit sans gêne à la majorité française du Québec que remplacer sa langue maternelle par «l’anglais», c’est un atout pour elle et le Québec.

Politique qui ressemble étrangement à celle des Lords de la colonisation. Précédemment Lord Durham of Great Brittain et maintenant Lord Dubuc of Gesca. Il n’y a pas de doute, vous ne trouverez pas un tel cas de politique officielle de remplacement et d’assimilation de la majorité, parmi les 25 pays démocratiques des trois Amériques.

Enseigner l'anglais aux francophones est un atout, dit Yolande James
Québec - La titulaire du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC), Yolande James, estime que la connaissance de l'anglais acquise au Québec par les immigrants francophones peut représenter un avantage pour eux et favoriser leur intégration.

«La clé de l'intégration, c'est l'emploi», a rappelé Mme James dans un entretien accordé au Devoir. La ministre réagissait à l'article, publié hier dans Le Devoir, qui révélait que l'État québécois paie pour des cours d'anglais offerts aux immigrants francophones afin d'améliorer leur employabilité dans la région de Montréal.

«Même Mme Marois suit des cours d'anglais. Vous comprendrez que c'est un avantage. Alors c'est dans ce sens-là qu'on veut aider les gens à s'intégrer. L'intégration, oui, c'est la francisation, mais déjà, la majorité des gens [qui migrent au Québec] ont une connaissance du français ou sont francophones. On va les aider à trouver un emploi dans le contexte du Québec.»

Les immigrants ont accès à des cours d'anglais grâce aux mesures actives d'emploi mises en oeuvre par le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Certains organismes chargés de l'intégration des immigrants offrent aussi dans leurs locaux des cours d'anglais offerts par des professeurs détachés par les commissions scolaires. En outre, les immigrants peuvent s'inscrire à des cours d'anglais dispensés par les services d'éducation aux adultes.

Le titulaire du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS), Sam Hamad, a indiqué hier que l'apprentissage de l'anglais n'est qu'une facette des programmes visant l'amélioration de l'employabilité des immigrants. «Dans l'employabilité, il n'y a pas juste la langue. S'il [l'immigrant] n'a pas l'estime en soi, s'il a besoin de cours de français, s'il n'a pas de secondaire 5, par exemple, on va l'aligner vers là pour le préparer à trouver une job. C'est une approche globale», a-t-il livré au Devoir.

L'an dernier, Emploi-Québec a fourni aux immigrants des mesures actives d'emploi d'une valeur de 53,4 millions de dollars. Cette année, c'est le MICC qui prendra la note à sa charge. Son enveloppe budgétaire vient d'être augmentée de 143 millions, atteignant les 270 millions, afin d'englober les dépenses faites par le MESS, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) en ce qui a trait à l'intégration des immigrants. Ainsi, le MELS a consacré 39,5 millions à la francisation des immigrants.

Yolande James a précisé que son ministère ne verse rien au MELS pour les cours d'anglais destinés aux immigrants et assume tous les coûts de leur francisation. La chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui avait affirmé au Devoir en février qu'elle souhaitait que tous les enfants québécois soient bilingues en sortant de l'école, croit que «c'est un plus d'être même trilingue, et ça, il n'y a personne qui va m'empêcher de dire ça».

Mais on ne doit pas ajouter de ressources supplémentaires à celles qui existent déjà dans les commissions scolaires pour l'enseignement de l'anglais aux immigrants, a indiqué Mme Marois au cours d'un point de presse. Il faut d'abord «qu'on puisse vivre, travailler, participer à la société québécoise en français», estime Pauline Marois. La chef péquiste se désole que tous les ans, de 5000 à 6000 immigrants qui ne connaissent pas le français fuient à leur arrivée les cours de français qui leur sont destinés.

La semaine dernière, Mme Marois a proposé d'obliger les entreprises à justifier l'obligation de bilinguisme liée aux postes qu'elles affichent. La chef péquiste a aussi rappelé les dispositions de son projet de loi, présenté l'automne dernier, qui impose un «contrat d'intégration» forçant le gouvernement à fournir des cours de francisation aux nouveaux arrivants et obligeant ceux-ci à se franciser.
Robert Dutrisac
Le Devoir - vendredi, 2 mai 2008


Propos…
La Ministre anglophone de l’immigration dit que la clé de l’intégration au Québec c’est l’emploi. Non plus l’adoption de la langue et culture et code de vie de la majorité, latine française. La société et sa cohérence passent donc en deuxième importance, après la minorisation de la majorité pour répondre servilement aux exigences des entités morales, les entreprises. Même les étrangères, par surcroît.

Cela veut dire qu’au Québec, pour les libéraux de John Charest, il faut adapter les francophones et les immigrants à la langue choisie par l’entreprise privée. Tel en administration et en informatique. Et non l’inverse, adapter l’emploi et donc le fonctionnement de l’entreprise privée à la langue officielle et majoritaire du Québec. Peu importe si ces immigrants aient été choisis par le MICC parce qu’ils sont francophones, bien sûr.

Remplacer le français est donc un atout dans le contexte du Québec, selon la politique de la Ministre libérale James. Le Québec étant une société composée de 6 millions de francophones, 500 milles anglophones et 700 milles allophones, c’est à la majorité française d’apprendre la langue de la minorité anglophone et ses entreprises et non l’inverse, semble-t-il.

Qui plus est… Même la nouvelle cheffe québécoise de souche française, Pauline Marois, suit des cours «d’anglais» pour servir l’anglo-saxon canadien et américain dans sa langue, semble-t-il. Tout comme les immigrants. Probablement au CACI, comme eux. Car… Remplacer le français par «l’anglais» ou même une autre langue c’est un plus au Québec, a déclaré sans gêne la cheffe Marois du PMQ. Étonnant, non ?...

À vrai dire, on ne voit plus de différentiation entre l’immigrante anglophone fédéraliste Yolanda James et la cheffe francophone de souche du parti des nouveaux autonomistes, Pauline Marois. Elles se ressemblent. Deux allégeances canadian, selon les politiques de minorisation du français et des francophones, de l’unité canadienne. C’est du joli, joli…

Y a-t-il quelqu'un du PMQ, dans la salle, qui s'ennuie d'André Boisclair ?...

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De... sp et al... le... 12.5.08,

1 Commentaires:

Le.. jeudi, 15 mai, 2008, Anonymous Lucie dit...

Les lecteurs anonymes s’activent…
Une lecteur demande…

Mme Marois suit des cours d’anglais comme les immigrants, elle essaie de s’intégrer à quelle société ?…

La réplique de Serge…
Vous avez déjà oublié qui sont les alliés de Pauline Marois, les anonymes ?…
À la société canadienne. Elle veut apprendre à être serviable et répondre aux journalistes anglo-saxons canadiens dans leur langue en «anglais» et non en français. Elle appelle ça le «bilingue» pour tous.
Un chausson avec ça ?…


Autre message des lecteurs, un perfectionniste cette fois.
On nous demande notre source et l’exactitude du prénom de la député de Nelligan et Ministre de l’immigration, Yolanda, au lieu de Yolande.

La réplique de Serge…
Monsieur le perfectionniste, combien de temps encore vous faut-il pour comprendre la mécanique de la stratégie libérale pour abrutir les électeurs souverainistes ?… On l’appelle le… «Blanchiment d’identité». Et ça fonctionne.
Vous n’avez pas encore remarqué comment tous les souverainistes, même les indépendantistes au site de Vigil, utilisent le «Jean» au lieu de «John» Charest ?… Pourtant, le PM est bien anglophone. D’ailleurs il appelle toujours son père «Red» Charest.
M’enfin, pour la Ministre James, voici nos vérifications dans lesquelles vous trouverez le «Yolanda» anglophone…

MA VISION DU RACISME Par Darline Ovilmar - Numéro 10 - 25 février 2005 - Le RACISME à MONTRÉAL - http://www.inforacisme.com
et
Courrier Laval - Laval wants and needs to attract more immigrants to the city 37,000 jobs to fill before 2010 - par Hugo Morissette - article 189745
4 mars 2008 à 14:36

Bon… Ça va comme ça ?…

 

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