Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

L'ouverture du monde de l'anglo-saxon...

Comme une coïncidence, qui n'en est pas une, le choix du billet de jeudi a été plutôt difficile cette semaine.

Prévu à l'agenda, les sujets du travail et de la santé ont du être reclassés à la demande populaire. Nous avons reçu des « Grrrrrrr !...» par le courriel, en ce sens, semble-t-il. Principalement à cause d'un autre de ces événements cocasses à l'éducation supérieure universitaire québécoise, évidemment.

Cette fois, ce fait cocasse est un problème à la célèbre UQAM, encore diront certains, qui n'en finit plus de nous épater par ses stupidités malgré un budget de 350 millions. Par contre, au lieu de plonger directement dans ce milieu bordélique sans pareil, ce fait nous permet de constater que nous avons, au fil du temps, négligé le débat linguistique depuis mai dernier. Dans ce cas...

Pendant que nous écoutons, aux nouvelles LCN et Canoe, la ministre bailingue et libérale Courchesne abrutir le public en affirmant que « Les programmes des universités québécoises doivent être comparables à ce qui s'offre ailleurs », et que des cours unilingues anglais à l'UQAM sont « Pour moi, c'est une ouverture sur le monde » , tout en oubliant qu'il y a déjà trois universités unilingues anglo-américaine au Québec, qui accaparent près 1,05 milliard des impôts des francophones pour ce faire. Profitons alors du moment pour se remémorer quelques perles linguistiques inédites.

Première lecture, une vérification de l'ouverture du monde anglo-saxon canadian cité par la ministre Courchesne, à la célèbre Air Canada. Vaisseau amiral de la flotte de l'uniti canadian, évidemment. Vous aller aimer celle-là. Puis, en deuxième lecture, les découvertes d'un aventureux et intrépide journaliste anglo-américain, à propos de l'état français de la langue à Montréal.

Les déboires d'Air Canada
Du mépris pour les Québécois
Lors de mon retour d'Afrique, le 31 mars, j'ai voyagé successivement à bord de Royal Air Maroc (jusqu'à Casablanca), Iberia (de Casablanca à Madrid), et Swiss Air (de Madrid à Zurich et de Zurich à Montréal). À bord de tous ces vols, j'ai été servi en français avec beaucoup de courtoisie. Arrivé à Montréal, il ne restait que le vol d'Air Canada vers Québec... la première ville francophone d'Amérique. L'unique agente de bord était unilingue anglaise: elle ne pouvait ni indiquer le numéro de siège en français, ni dire "bonjour" en français, ni donner les instructions de sécurité en français, ni offrir une consommation dans notre langue. Devant les protestations, elle a menacé d'annuler le vol... et a même évoqué auprès d'un passager qu'il était normal de parler anglais au Canada. Quel mépris pour les Québécois.
Michel Leguerrier, économiste
La Presse
Forum, vendredi, 3 avril 2009


Propos...
Nous pouvons le constate encore, avec Royal Air Maroc, Iberia et Swiss Air, ce n'est qu'au Québec que le français n'est pas une langue internationale ouverte sur le monde, selon le gouvernement des libératistes et sa succursale adéquiste, tous bailingues évidemment. Plus abrutissant que ça, tu meurs. Au suivant...

“Sorry, I don’t speak French”
En 2009, au Québec, un journaliste anglophone n’a pas à subir une transformation aussi drastique pour expérimenter ce que vivent ses compatriotes francophones. Tout ce dont il a besoin, c’est de prendre l’habitude de s’adresser à autrui en français et de garder les yeux et les oreilles bien ouverts.

Et ce qu’il voit et entend explique les résultats du sondage publié le 22 juin dans The Gazette selon lequel les francophones de Montréal ont de plus en plus l’impression que leur langue est menacée. En observant les noms des magasins bordant la rue Sainte-Catherine depuis sa fenêtre – American Eagle Outfitters, Roots, Off the Hook, Andrew’s Ties –, le journaliste anglophone a bien du mal à dire s’il se trouve bien dans une ville francophone. Puis il entre dans un café à l’est de la Main [le boulevard Saint-Laurent, qui sépare encore les deux communautés, à l’est les francophones, à l’ouest les anglophones] et observe un client dont la commande, passée en français, doit être traduite en anglais d’un serveur à un autre.

Parfois, il entend un “Sorry, I don’t speak French” [Désolé, je ne parle pas français] embarrassé. Lorsqu’il entre dans un autre café du centre-ville et s’adresse au serveur en français, celui-ci lui répond en anglais, de manière agressive cette fois, comme pour lui signifier qu’il n’est plus au Québec. Même lorsqu’on le sert en parlant français – la majorité du temps, y compris dans le centre-ville –, il entend le personnel et les autres clients discuter en anglais autour de lui et ne se sent pas à sa place.

Il se remémore alors un sketch de l’humoriste Louis-José Houde se plaignant du caissier d’un magasin du centre-ville qui insistait pour lui parler en anglais. “Quand on me sert en anglais, je réponds en français jusqu’à ce que mon interlocuteur se rappelle où il est”, expliquait l’humoriste. Le caissier insistait. “Je ne parle pas français”, rechignait-il. “Eh bien moi je ne paie pas en anglais”, rétorquait Louis-José Houde.

Certaines des expériences vécues par le journaliste montrent à quel point Montréal a changé au cours des trente dernières années. Il a prêté l’oreille à une dispute entre des membres de deux groupes ethniques, un échange qui s’est déroulé dans un français teinté d’un fort accent – leur langage commun. Et parfois, après avoir discuté une minute ou deux avec un étranger, le journaliste a remarqué la trace à peine perceptible d’un accent anglais et s’est rendu compte qu’il était en train de converser en français avec un anglophone.

Que faire dans ce cas ? Se mettre à parler en anglais serait-il considéré par l’étranger comme une marque de courtoisie ou de condescendance ? Serait-il au contraire ridicule de prétendre ne pas avoir remarqué qu’ils ne devisent pas dans la langue qu’ils manient avec le plus d’aise ? Ce n’est qu’à Montréal que surgissent de telles questions d’étiquette linguistique. Toutefois, trente-deux ans après l’adoption de la loi 101 [loi faisant du français la langue officielle du Québec], les Québécois francophones s’attendent à ce que la proverbiale vendeuse anglophone de chez Eaton ait disparu, tout comme l’enseigne de grands magasins pour laquelle elle travaillait.

Depuis des années, les Montréalais francophones sont plus attachés à l’indépendance du Québec que le reste des Québécois. Ce sont aussi eux qui ont le plus de contacts avec des non-francophones. Faut-il y voir plus qu’une simple coïncidence ?
02.07.2009 Don MacPherson The Gazette


Propos...
Curieusement, dans toutes ces expériences et observations un fait demeure évident.

Le «full» bailingue préféré et tant aimé de la cheffe canadienne du PMQ, Pauline Marois, n'existe pas. Étonnamment, c'est une ou l'autre des langues que l'on entend concurremment. Et non simultanément. C'est donc dire que le «bilingue» du québécois francophone domestiqué n'est rien d'autre que de l'autominorisation et le remplacement du français par la langue de George Bush.

Bon... Avons nous tous compris le sens pratique de l'expression « ouverture sur le monde » ?...

Absolument !... C'est exactement dans le sens que disait jadis le célèbre Elvis Gratton.
« Think big, stiiii !... »

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De... sp et al... le... 3.9.09,

3 Commentaires:

Le.. vendredi, 25 septembre, 2009, Anonymous Parler anglais dit...

Bonjour,
Je suis ombée par hasard sur votre blog, et ne pouvait m'empêchait de sourire, sans vouloir vous vexer. La question sur le bilinguisme et parler anglais au Québec est devenu une lutte sans fin, entre les partisans du contre, et les anti-pour... Mais finalement, parler anglais n'est-il juste pas parler anglais... sans le sous-entendu politique et culturel qu'on veut lui imposer?

 
Le.. vendredi, 25 septembre, 2009, Anonymous Serge dit...

Pourquoi dites-vous qu'on veut «lui» imposer ?...
S'agit-il d'une langue étrangère ou d'une personne ?...
Exiger d'un simple citoyen ou d'un politicien qu'il parle la langue de Don Cherry, sinon on le démonise et on le chastie, n'est-ce pas là un acte politique et culturel ?...
sp

 
Le.. lundi, 28 septembre, 2009, Anonymous Gisèle dit...

«Je suis ombée par hasard sur votre blog, et ne pouvait m'empêchait de sourire, sans vouloir vous vexer. ...» PA

Vous pouvez vexer. L'auteur de ce billet n'est pas Québécois, il apprécierait être vexé. Il vous dit...

«Je vois que vous êtes de la faune «bailingue» et «atroce», comme Pauline Marois, car vous écrivez «je suis ombée», «blog» et «m'empêchait». Au lieu d'écrire «J'ai découvert», «blogue» ou «carnet» et «m'empêcher».
Voilà un bel exemple du «bailingue» québécois.

Suggestion... Branchez-vous au site de l'U di Perugia, au pays de Berlusconi, à la section internationale, inscrivez-vous à un cours de français, le semestre d'été 2010. Ils sont réputés dans toute la zone Euro. C’est l’expérience d’une vie, inoubliable. Vous y apprendrez aussi, en prime, la passegiata après les cours. En prime, ses frais de scolarité sont déductibles d’impôt au Québec, je crois.

Vous dites... «parler anglais n'est-il juste pas parler anglais...».

Pas du tout. Une langue n’est pas seulement un moyen de communiquer. N’importe quel asiatique, chinois ou japonais, vous le dira le premier. Chaque langue transmet son histoire et le sang qui l’alimente, sa culture, sa forme de pensée et sa structure. Excepté pour les Québécois bailingue, qui n’ont pas de culture, comme tous les films d’Elvis Gratton l’ont démontré éloquemment.

Primo… Vous utilisez la structure de pensée anglo-saxonne, au lieu de latine française. On dit plutôt «parler anglais n’est-il pas juste parler anglais ?». Vous n’êtes donc pas francophone ou française..

Secondo… Au Québec, le ministère de l'éducation n'enseigne pas «l'anglais» et les adultes québécois ne parlent pas «l'anglais». Ce que vous avez appris et qu'on entend c'est bien de l'anglo-américain à la George Bush. Tout Euro qui à l'expérience des voyages détecte immédiatement cette fraude, faire passer de l’américain pour de l’anglais, dès la porte de sortie à l'aéroport de Dorval.

Terso… La réponse à votre interrogation est pourtant évidente, même pour les novices du débat.
Les anglophones canadiens résidents du Québec se servent de leur langue non pas pour communiquer, mais plutôt comme un instrument pour imposer leur supériorité ethnique. Tout comme leur homologues «whites» sud africains. Cela, afin de minoriser et asservir la majorité de langue française du Québec, selon les politiques et la culture de l’unité anglo-canadienne.
Une tâche plutôt facile depuis que leur parti, le Qouibec Liberal Parti et leur chef John Charest, gouvernent le Québec. C'est découlant de ça, de cette politique de minorisation, que tout le peuple Québécois ont été conditionné à dire «bilingue». Au lieu de dire «anglocisé» ou mon favori «autodomestiqué».

Si vous êtes «bilingue», au Québec vous êtes forcément «autodomestiqué».

Si vous doutez de l'effet culturel ou politique de l’autodomestication, demandez-vous pourquoi John Charest et le QLP ont modifié les Lois de l’éducation du Québec, afin que l’apprentissage en exclusivité de «l’anglo-américain» soit obligatoire à l’école française dès l’âge de 6 ans. Au lieu de 8 ans précédemment. Etcétéra…

En fin… Vous auriez pu trouver un peu de courage et signer de votre nom.
Merci de votre commentaire...
CM»


Pour votre info…
L’auteur est un des chefs de file des célèbres footistes Azzurris, du Bleu.
Il est florentin, vérificateur de profession, diplômé de l'université de Perugia et quadrilingue, italien, français, espagnol et un peu d'allemand.
Son sport nord-américain favori, le débat linguistique sans fin du Québec. Après le calcio et la bici.
Nous l'appelons «la bête noire des bilingues indépendantistes». Connu des vieux abonnés du CSQ et Vigile.
Ses auteurs favoris de la langue, Dom Cournoyer et Gilles Rhéaume. Évidemment !
Il vient travailler au bureau de Montréal pour une saison, tous les trois ans. Son nom... Carlo Moretti. Brrrrr !....
gg

 

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