Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... hiver...

Au point Lagrange L2...

Les jours se suivent et ne se ressemblent gère, en ce début de septembre.

Poursuivant notre course folle de «rattrapage» des fichiers accumulés durant les vacances, aussi étrange que ceci vous semblera... Après les dernières actualités du 15 juillet de Jeff Faiilon contre TQS, il y a dans le répertoire un sujet scientifique. Hé oui !...

Je vois déjà les petits et grands lecteurs du Bleu, scientifiques dans l'âme, sauter de leur chaise de joie pour lire la suite. Devinez qui a sauvegardé ça, durant les vacances ?... Hé oui !… La scientifique et petite pupiteuse ado du Bleu, elle-même. Astucieuse, non ?…

Quel beau sujet, en cette semaine de la rentrée scolaire. Vous allez vous régaler. C'est l’annonce d’un projet scientifique comme pas d’autres. Un imposant observatoire spatial pour succéder au célèbre télescope Hubble, qui sera lancé vers 2013. Regardez-ça…

Le télescope spatial James Webb, successeur de Hubble
Le télescope spatial James Webb (JWST) est un imposant observatoire spatial qui sera lancé en 2013 afin de succéder au très fructueux télescope spatial Hubble (disponible en anglais seulement).

Contrairement à Hubble, qui effectue des observations dans la lumière visible et le spectre ultraviolet, le JWST exploitera les longueurs d'ondes infrarouges. La mission, à laquelle collaborent la NASA, l'Agence spatiale européenne et l'Agence spatiale canadienne, mise sur un télescope à miroirs multiples (le miroir principal a un diamètre d'environ 6,5 mètres) qui sera installé à une distance de 1,5 million de kilomètres de la Terre, au point Lagrange L2.

Comment le télescope fonctionne
Protégé du Soleil et de la Terre au moyen d'un grand pare-soleil, le système sera refroidi passivement à une température d'environ 35 K (soit 35 degrés au-dessus du zéro absolu), conférant ainsi au JWST un rendement exceptionnel dans les gammes d'ondes du proche infrarouge et de l'infrarouge moyen. Le télescope fonctionnera à une longueur d'onde se situant entre 0,6 et 27 microns et sera limité à une diffraction de 2 microns. La sensibilité du télescope, qui sera limitée uniquement par le fond zodiacal naturel, devrait être plus grande que celle des observatoires terrestres et spatiaux par un facteur de 10 à 100 000, selon la gamme d'ondes exploitées et le type d'observation effectuée.

L'observatoire JWST aura une durée de vie opérationnelle de 5 à 10 ans et ne pourra pas être réparé et entretenu par des astronautes (comme peut l'être le télescope spatial Hubble). Conçu pour protéger le télescope de la lumière solaire, la membrane de protection permettra aux sondes infrarouges du télescope James Webb de voir les galaxies éloignées, les étoiles et les systèmes planétaires. (Source : NASA)

Objectifs de la mission
À l'instar de Hubble, le JWST sera exploité par de nombreuses communautés d'astronomie pour l'observation de cibles allant des objets situés à l'intérieur du système solaire aux galaxies les plus éloignées, dont on pourra étudier la formation au tout début de la création de l'Univers. La mission scientifique du JWST gravite autour de la compréhension de nos origines et vise plus particulièrement :

L'observation des premières générations d'étoiles à illuminer le sombre Univers âgé de moins d'un milliard d'années.
La compréhension des processus physiques qui ont orienté l'évolution des galaxies au fil du temps et, en particulier, l'identification des processus qui ont mené à la formation des galaxies dans les quatre milliards d'années qui ont suivi le Big Bang.
La compréhension des processus physiques qui gèrent la formation et l'évolution initiale des étoiles de notre galaxie et des galaxies avoisinantes.
L'étude de la formation et de l'évolution initiale des disques protoplanétaires et la caractérisation des atmosphères des objets de masse planétaire isolés.

Représentation artistique du télescope spatial James Webb. (Image : NASA)
En raison du décalage vers le rouge (disponible en anglais seulement) de la lumière émise dans l'univers lointain et des nuages de poussières qui obscurcissent les régions abritant des pouponnières d'étoiles, il convient de faire les observations visant à répondre à toutes ces questions fondamentales dans les gammes d'ondes du proche infrarouge et de l'infrarouge moyen.

Contribution canadienne
Le Canada contribuera de façon significative à la mise au point d'éléments essentiels du JWST, soit le détecteur de guidage de précision (FGS) et la caméra à filtre accordable (TFI).

Le détecteur de guidage de précision fait partie du système de contrôle d'attitude du JWST et est constitué de deux instruments entièrement redondants permettant de pointer le télescope avec précision (3,5 milli-arcsecondes). L'expertise canadienne dans ce domaine a déjà été démontrée avec la conception des appareils de pointage fin (FES) de la mission FUSE.

Intégrée au détecteur de guidage de précision, mais fonctionnant de manière autonome, la caméra à filtre accordable est une caméra unique à bande étroite. Par exemple, elle permettra aux astronomes de chercher des planètes extrasolaires grâce à la coronographie.
Cette technique permet de bloquer la lumière émanant d'une étoile pour permettre à l'astronome de voir les planètes aux alentours. La caméra sera capable de capter des images dans les longueurs d'ondes de 1,6 à 4,9 microns, avec un interstice de 2,6 à 3,1 microns.

Le scientifique canadien responsable du projet JWST est John Hutchings, de l'Institut Herzberg d'astrophysique du Conseil national de recherches du Canada. M. René Doyon de l' Université de Montréal est co-investigateur dans l'equipe scientifique canadienne.

Agence spatiale canadienne
Dernière mise à jour : 2008/07/14


Propos…
Comme tous les adultes du Bleu, je parie que vous avez complètement oublié ce qu’est et ou est situé dans l’espace le point Lagrange 2. Alors, consultez la photo en gros plan, en cliquant sur celle-ci. Ainsi que sur la photo du télescope, bien sûr. Pour une plus ample description de ce point Lagrange 2, n’hésitez pas à consulter le Wikipédia ou votre source favorite via le Googlé.

Alors là, c’est complètement capoté. Il faudra refroidir le télescope à 35 kelvin, une fois en orbite. Et puis… C’est où ça, sur le spectre des fréquences, la longueur d'onde se situant entre 0,6 et 27 microns ?… Dans l’infra rouge ?… Hé ben !…

Libellés :

De... sp et al... le... 9.9.08,

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