Assimilés de l’anglo-américain…
3.3.08
Depuis le temps, depuis que le directeur de la programmation à la radio 98,5 MF a effectué quelques changements de personnel, l’année dernière, d’aucun ne s’occupait plus de l’existence de l’illustre maire à cheval, domestiqué par l’anglo-américain, étiqueté affectueusement «piwi Gendron», dans la bourgade de Huntingdon. Cela, jusqu’à il y a deux semaines.Non assez heureux d’avoir perdu 99% de son auditoire, d’avoir été radié par la corporation des juristes, d’avoir été cité à des procès plusieurs fois par des personnages publics mécontents, de n’avoir plus de carrière ou de profession identifiable, et enfin d’avoir perdu le permis de conduire son cheval pour trois mois, voici qu’il sautille dans le débat linguistique pour appuyer l’opinion libérale anglo fédéraliste et au passage cracher sur la majorité de souche française, bien sûr.
À l’occasion d’une chronique de la pensionnée Gagnon, de la presse libérale de Gesca, aristocrate et ultra fédéraliste bien connue semble-t-il, le maire sans cheval crachait son venin dans ce billet…
Un Peuple de Handicapés ?
Bravo à Lysiane Gagnon. Quelle Dame à l'opinion posée et réfléchie!
En début de semaine dans La Presse, Mme Gagnon partageait avec nous son analyse de la pseudo crise linguistique au Québec. Crise alimentée par les bons vieux leaders séparatistes accompagnés d'une artillerie lourde de plus en plus défaillante. Pour lire le commentaire, cliquez ici.
« Voilà bien le comble de l'élitisme. Ce qu'ils nous disent, au fond, c'est qu'il faut décourager, en tout cas ne pas trop encourager, l'apprentissage de l'anglais dans les écoles publiques. C'est cette masse unilingue qui, faute de choix, constituera, métaphoriquement parlant, la chair à canon de la survivance linguistique pendant que la bonne société, évidemment, s'organisera pour faire apprendre l'anglais à ses enfants. »
Cet extrait de Mme Gagnon résume toute la situation.
De plus, faut-il ajouter à cet argumentaire de la Survivance que cette obsession demeure trop souvent basé sur la « peur de disparaître » (comme celle de la peur de l'Étranger). Cette peur existe mais celle-ci est irrationnelle. La peur ne doit pas dicter l'orientation des politiques publiques.
Maintenir un peuple dans l'ignorance pour mieux le contrôler est un vieux précepte digne des leaders crapuleux. Maintenir le Québécois moyen et nos enfants dans l'ignorance de l'anglais ou de tout autre langue en émergence est le signe d'une étroitesse qui fera de nous - tout simplement - un peuple de handicapés sociaux.
Cette semaine, Barak Obama reprenait une phrase célèbre de la psyché américaine: "We have nothing to fear but Fear itself." Faute de leadership, le Québec traverse actuellement sa véritable Grande Noirceur.
par Stéphane Gendron publié dans : huntingdon
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Lundi 18 février 2008
Propos…
Naturellement…, les Québécois de langue française sont un peuple d'infirmes, dit le maire Gendron. Nonobstant le fait qu’il écrit encore ses billets en français, au lieu de l’anglo-américain, bien sûr.
Dans le style libéral, quand une occasion d’abrutir les lecteurs de langue française surgit, c’est toujours parmi les employés de la presse de Gesca qu’on la trouve. Hé oui… Afin de cacher encore une fois le fait que le Québec est toujours un État «bilingue» de régime colonialiste, la pensionnée Gagnon a exclut du paragraphe le fait que «l’anglais» est en l’an 2008 encore une langue obligatoire, comme au temps de la colonie. Imposée de force dans toutes les écoles et collèges publics du Québec. Sinon, pas de diplôme.
De là, de cette exclusion subtile, il lui est donc possible d’évoquer qu’une masse «unilingue» serait de la chair à canon pour la pérennité d’une civilisation de langue française, en Amérique. Bien sûr… Ce qui ne peut pas s’appliquer de l’autre coté, aussi à une masse «unilingue» de 23 millions d’anglophones au pays de l’Ottawa, évidemment.
De là on peut aussi comprendre que, selon la pensionnée Gagnon, la nation de langue française du Québec n’a pas le droit étatique ou individuel de choisir librement sa langue seconde. Tel que l’espagnol. Non… Elle n’a pas ce droit selon son statut ethnique de «nègres blancs» d’Amérique, sans doute. Au Québec, c’est donc la langue de la race suprême anglo-saxon américain qui s’impose, en exclusivité. Ou bien l’exil, quoi.
D’autre part et tout de même… Il faut apprécier l’état asservi du domestiqué Gendron. Non seulement lorsqu’il choisit une citation d’un parfait étranger «unilingue», noir anglo-américain, du nom de «Barak Obama». Mais aussi lorsqu’il qualifie les Québécois d’origine française, qui n’auront pas choisit de servir les maîtres anglos-américains dans leur langue, de «handicapés sociaux». Ce que le maire Gendron n’est pas lui-même, bien entendu.
Enfin… Les observateurs astucieux qui auront remarqué le choix du mot « basé », au lieu de «fondé», qui dénote la profondeur de la domestication, si vous ne l’avez pas encore lu dans les éditoriaux et chroniques des hebdos des communautés culturelles montréalaises, prenez note…
Encore une fois les «full» bilingues, fous de l’anglophone, Gagnon et Gendron qui invectivent le peuple québécois, ne sont pas des immigrants ou des allophones. Mais bien des Québécois de naissance et de souche française, semble-t-il. On dirait une guerre intra ethnique québécoise, fondée sur la langue, si on a bien compris leurs propos.
Libellés : Identite-canadian
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