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Des taxes ou tarifs ou impôt 6…

Déjà nous en sommes au dernier point de vue de cette série, découlant du rapport Montmarquette sur la tarification, les impôts et les taxes.

Après le point de vue de l’école des taxeux et des pauvres communautaires, le point de vue des valeurs sociales, des syndicalistes néocommunistes de la riche et multimillionnaire CSN, le point de vue reportage journaliste suivit du point de vue de blogue média citoyen, le point de vue des socialistes libres du SPQ contre le privé et la tarification à l'utilisation… Celui-ci du coté des économistes, nous fait remarquer un oubli et l’état piteux des services publics financés par les impôts.

Il faudrait ici ostraciser un peu l’opinion des solidaires et les militants du socialiste marxiste léniniste. Mais ce n’est pas le cas. C'est donc le moment de voir le coté de, en quelque sorte, ce que l’on obtient du public et ce qu’ils font avec nos impôts et taxes. Voyons...

Un oubli inquiétant
Le rapport sur la tarification des services publics, présidé par l'économiste Claude Montmarquette, a été déposé jeudi dernier. Les auteurs recommandent de privilégier le principe de l'utilisateur-payeur, notamment pour financer l'éducation, les garderies, le réseau routier et l'approvisionnement en eau potable. Ils proposent également d'augmenter les tarifs d'électricité de manière à rejoindre la moyenne canadienne.

Le rapport a le mérite de présenter une vision réaliste du coût des services publics, de remettre en question «la culture de la gratuité» et de souligner les vertus de la tarification et de la responsabilité individuelle. Faire payer les utilisateurs permet effectivement de rationaliser leurs comportements, de réduire le gaspillage et de protéger l'environnement tout en générant le financement nécessaire pour offrir des services de qualité.

La logique de l'utilisateur-payeur est incontestable. Mais les auteurs proposent la tarification sans exclure la possibilité qu'elle fournisse à l'État des revenus supplémentaires. Leur réflexion semble d'ailleurs partir du principe que les revenus de Québec sont insuffisants. Or, cette prémisse est fausse! Les revenus de l'État ont augmenté d'environ 55% depuis une décennie, et le Québec dépense plus par habitant que toutes les autres provinces, à l'exception de Terre-Neuve-et- Labrador.

Évidemment, chaque fois que nous soulignons le fait que le contribuable québécois est parmi les plus taxés du continent, on nous rappelle que nos impôts permettent à l'État de fournir gratuitement, ou presque, tous les services publics si chers aux Québécois. Le contribuable québécois paie donc déjà pour les services publics. Il paie même très cher!

DES SERVICES DE PIÈTRE QUALITÉ
Toutefois, s'il n'en a pas pour ses impôts, c'est que son argent est mal géré, voire carrément gaspillé. Par exemple, comment expliquer l'état de notre réseau routier quand le ministère des Transports du Québec emploie 5000 personnes et dispose d'un budget d'environ 2 milliards de dollars? Nous avons dépensé des millions pour que la commission Johnson identifie les structures dangereuses. Pourquoi les ingénieurs du MTQ n'ont-ils rien vu avant?
Il faut se rendre à l'évidence: on nous impose lourdement pour nous offrir en échange des services de piètre qualité. Maintenant, le rapport Montmarquette propose de garnir davantage les coffres de l'État grâce à la tarification. On nous demande donc de payer deux fois. Une première fois pour financer la lenteur et l'inefficacité de l'appareil bureaucratique, et une seconde pour finalement obtenir les services publics. C'est absurde!

Si on applique le principe de l'utilisateurpayeur, rien ne peut plus justifier l'ampleur des impôts que nous payons, et il devient impératif de soulager le contribuable. Malheureusement, le rapport Montmarquette reste muet sur le sujet. Pourtant, le groupe de travail devait bien se douter que s'il est non seulement défendable, mais carrément souhaitable de remplacer le mode de financement actuel par une tarification plus efficace, il est également inacceptable de recourir à la tarification pour augmenter les sources de financement de l'État. Mais qu'importe! Comme tous les autres rapports récemment commandés par notre bienveillant gouvernement, celui de Claude Montmarquette ramasse probablement déjà la poussière sur une tablette. À quoi sert donc ce cirque politique?

Pourtant, personne n'est dupe. Nous avons tous compris que notre gouvernement se réfugie derrière une avalanche de rapports pour donner l'impression de prendre en charge les problèmes de l'heure, alors qu'en réalité il craint de prendre les décisions qui s'imposent. Or, commander des rapports, ce n'est pas gouverner!
Nathalie Elgrably
23-04-08 / elgrably_commentaire@journalmtl.com


Propos…
Le plus bel exemple d’une forme de tarification «cachée» qui fournit au gouvernement des revenus supplémentaires par milliards, se trouve du coté de la santé. Dont les analyses de Joseph Facal ignorent, nonobstant la lecture du rapport Montmarquette à venir, bien sûr.

Et cette tarification se nomme le FSS, fond services de santé, qui est calculé et payé une fois l’an, au moment de préparer et soumettre la déclaration fiscale à Revenu Québec. En plus de tous les services de santé qui ne sont pas couvert par la régie et qu’il faut payer comptant. Tel que les soins de la peau, des yeux, des dents, des pieds, des hanches et des genoux, etc…

La tarification au service, au lieu des impôts, a aussi d’autres aspects importants dont personne ne parle. Elle dégraisse les surcharges, elle entretient la concurrence, elle fait pression sur l’efficacité de ses coûts et elle responsabilise le payeur. Elle permet donc, visuellement parlant, un lien direct entre le payeur et la qualité du service qu’il reçoit. Un avantage non négligeable.

Un des exemples le plus connus, de la différence entre le public financé par les impôts et la tarification à l’acte, sont les prélèvements sanguins à la santé.

À l’hôpital public, financé par les impôts et un budget de quelques 400 millions, l’on vous donne un rendez-vous pour le prélèvement à 7 :30 le matin, puis on vous fait asseoir et attendre, pour vous appeler à 10 :30 am. Soit une attente perte de temps du travail de 3 heures. À la clinique privée, le tarif est de 65$ pour le prélèvement. On vous donne un rendez-vous selon votre préférence, disons à 8 :30 le matin. À ce moment, à 8 :31 l’infirmière vous appelle pour votre prélèvement. Soit un temps d’attente de 1 minute. Voilà un exemple de la différence dans la qualité des services et le rapport direct visuel avec le tarif payé.

À chacun de choisir, au lieu de se faire imposer un système de santé de qualité pauvre, à la file d'attente communiste, par l’État.

Libellés :

De... sp et al... le... 5.5.08,

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