Pertes précarité et PIB...
20.5.09
Un jour plus tôt que d'habitude, nous en sommes à la lecture de l'écono en crise. Ses ravages sur les divers marchés de l'emploi et les PIB.Des sujets forts appréciés par les lecteurs réguliers du Bleu parce qu'ils font fuir tous les amateurs spécialistes de la politique et les névrosés de l'intérêt humain. Ce qui, par conséquent, améliore la rapidité d'affichage du Carnet de l'ordre de mille pour-cent, semble-t-il. Hé bèn !... Qui aurait deviné tout ça ?...
Cette semaine la sélection lecture de notre billettiste écono est aussi déprimante que la semaine dernière. Il y a des pertes d'emploi à la BNP Paribas. À Montréal aussi. Une nouvelle étonnante de votre écono favorite nipponnaise, du coté politique. Enfin, l'état des contractions PIB dans la zone Euro, c'est la débandade.
BNP Paribas élimine une cinquantaine d'emplois à Montréal
Les dirigeants de la banque française éliminent 72 emplois au pays, dont une cinquantaine dans les bureaux montréalais sur l'avenue McGill College. Les employés concernés ont été informés la semaine dernière. Les bureaux des succursales de Toronto et de Vancouver sont également visés par les compressions. Toutefois, c'est à Montréal qu'environ les deux tiers des suppressions de postes sont faites.
Sur les 72 emplois touchés au pays, 62 sont des licenciements, cinq sont des démissions non remplacées, il y a trois transferts à l'interne et deux fins de contrat. Les postes abolis sont des fonctions d'analyste, de commis, de responsable des relations avec les clients, etc. La direction explique qu'il s'agit d'un repositionnement pour concentrer les activités de la banque sur les besoins des grandes entreprises, les services financiers, les activités de banques d'affaires et sur les ressources (pétrole, mines et énergie).
BNP Paribas Canada entend délaisser le secteur des petites et moyennes entreprises ainsi que les comptes commerciaux. «Les compressions s'effectueront sur plusieurs mois de façon à faciliter la transition», explique Frank Shaw, premier vice-président chez BNP Paribas Canada. Une fois la transition terminée, il ne restera plus que 192 employés chez BNP Paribas au Canada, dont 75% du personnel travaille à Montréal.
M. Shaw ajoute que le repositionnement canadien s'inscrit dans un processus de rationalisation globale qui se fait dans plusieurs pays où la banque est présente. Il souligne que BNP Paribas avait aussi annoncé des compressions aux États-Unis en janvier dernier et que ces décisions visent à assurer un meilleur avenir à la banque. Cette banque étrangère est implantée au Canada depuis 1961.
Les actions de BNP Paribas sont inscrites à la Bourse de Paris, en France, ainsi qu'à la Bourse de Tokyo, au Japon.
Richard Dufour
La Presse - le 21 avril 2009 à 06h29
Japon: précarité et crise économique gonflent les rangs du Parti communisteTOKYO (AFP) — La précarité du travail et la crise économique font grossir les rangs du Parti communiste japonais (PCJ), dont le discours anticapitaliste séduit les exclus de la deuxième économie mondiale. Selon ses responsables, le PCJ accueille 1.000 nouveaux adhérents par mois et compte 400.000 membres. Des chiffres difficiles à vérifier, mais les observateurs reconnaissent qu'il s'agit du seul mouvement politique attirant de nouveaux militants au Japon.
Le parti espère vite doubler ses 16 sièges au Parlement, obtenus grâce aux 7,5% des suffrages recueillis aux dernières élections. "Le Japon est le deuxième plus important pays capitaliste. Mais la situation y est difficile, notamment pour les jeunes", explique Kimitoshi Morihara, responsable au secteur international du PCJ. Progressivement libéralisé dans les années 90 et 2000, le marché du travail japonais réputé pour "l'emploi à vie" a vu exploser la précarité. Quelque 1,5 millions de salariés étaient employés par intérim fin 2008.
Une main d'oeuvre souvent corvéable, sans perspective d'avenir et en première ligne des licenciements des entreprises frappées par la pire récession au Japon depuis 1945. Plus de 200.000 employés temporaires ou à temps partiel ont ou auront perdu leur emploi entre octobre et juin, selon le ministère du Travail.
"Nous, au PCJ, nous soutenons les travailleurs précaires et ils adhérent au parti", insiste M. Morihara. Une stratégie qui constitue la clé de la nouvelle popularité du parti, selon Mari Miura, professeur de science politique à l'Université Sophia de Tokyo. Elle rappelle qu'au Japon, "les syndicats sont organisés autour des employés stables et à plein temps". "Les précaires ne peuvent adhérer qu'aux syndicats indépendants" lancés ces dernières années et "souvent soutenus par le parti communiste".
La principale confédération syndicale, Rengo, est liée au Parti démocrate du Japon (PDJ, centre), principale force d'opposition au Parti libéral démocrate (PLD, droite) au pouvoir dans l'archipel. Pour la professeur, les précaires se détournent du PDJ parce qu'ils sont déçus du manque d'intérêt de Rengo envers eux. "Les travailleurs doivent revendiquer leurs droits", lance Eriko Saito, 32 ans, employée à temps partiel dans un studio de photo de Tokyo, sous couvert d'un pseudonyme.
Eriko raconte avoir entendu pendant des années son entourage lui raconter la même histoire: travailler dur pour un salaire payant à peine le loyer. Consciente qu'elle ne pouvait "rien faire seule", elle a adhéré au PCJ en septembre. Cette relative vitalité des idées de gauche se traduit aussi en librairie. Une version manga du "Capital" de Karl Marx rencontre un grand succès, tout comme une réédition illustrée de "Kanikosen", une nouvelle japonaise de 1929 narrant la révolte d'un équipage de navire exploité.
Dans son programme, le PCJ ne cache pas son but de "renverser le capitalisme" et "d'avancer vers une société socialiste/communiste". Mais il affiche ses distances avec le "socialisme réel" du XXe siècle, rejette la dictature du prolétariat et affirme que "considérer un parti politique particulier comme +guide+ (...) n'a rien de commun avec le socialisme et doit être condamné".
Pendant la guerre froide, le PCJ s'était distingué par son refus de tout modèle importé d'URSS ou de Chine, à l'inverse d'autres partis communistes, et avait condamné la répression du printemps de Prague en 1968 et l'invasion soviétique de l'Afghanistan en 1979.
AFP - 14 Mai 2009 16:20:19
L'économie de la zone euro se contracte plus que prévu au quatrième trimestreLe produit intérieur brut (PIB) de la zone euro s'est contracté de 1,6% au quatrième trimestre 2008 par rapport au troisième trimestre, a indiqué ce mardi l'office européen des statistiques Eurostat. C'est plus que prévu puisque l'office avait donné une précédente estimation tablant sur un recul de 1,5%. Le PIB de l'Union européenne (vingt-sept pays) a reculé quant à lui de 1,5% sur la même période. Au cours du troisième trimestre 2008, le taux de croissance avait reculé de 0,3% dans les deux zones. Ces nouveaux chiffres confirment la gravité inégalée de la récession dans la zone euro.
Sur l'ensemble de l'année 2008, Eurostat a confirmé son estimation précédente d'une croissance de 0,8% dans la zone euro (après 2,6% en 2007) et de 0,9% dans l'Union européenne (2,9% en 2007). Parmi les principaux partenaires de l'UE, le PIB a baissé de 1,6% aux États-Unis au quatrième trimestre 2008 et de 3,2% au Japon. Pour la France, Eurostat a annoncé un recul du PIB de 1,1% pour le quatrième trimestre (1,2% estimé précédemment).
Du côté des exportations et des investissements, Eurostat a affiché des indicateurs en forte baisse au quatrième trimestre pour la zone euro. Les exportations, qui avaient résisté au troisième trimestre avec un recul de seulement 0,2%, ont plongé de 6,7% au quatrième. La situation des importations s'est également dégradée : elles ont reculé de 4,7% après une chute de 1,3% au troisième trimestre.
Les investissements des entreprises ont baissé pour leur part de 4% au quatrième trimestre, après une baisse de 0,7% sur les trois mois précédents. La consommation des ménages a reculé de 0,3% après une petite hausse d'encore 0,1% au troisième trimestre. Par ailleurs, hors zone euro, la Grande-Bretagne a annoncé ce mardi une baisse de 1% de sa production industrielle en février et de 12,5% sur un an. Ces chiffres sont meilleurs que prévu puisque les économistes avaient anticipé une baisse de 1,3% sur le mois et de 12,6% sur un an.
La Tribune.fr - 07/04/2009 à 11:22
Propos...
Plus déprimant que ça, il n'y a que la politique et ses députés véreux....
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