Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé...

Fin du monde annoncée, contourner les firewalls, séniornautes accros...

Vendredi, déjà. Le moment de naviguer parmi ce merveilleux monde de la toile-ordi qui attire son lot de fanatiques indéfectibles.

Comme de coutume, à cette rubrique favorite de tous les navigateurs, anti-papiers et gratuiteurs téléchargeurs libres, allons vérifier d'abord l'«humeur» de notre sympa billettiste volontaire TO. Comment fut cette semaine ?... Ce fut une semaine « d'un rare quiétude... », dit notre expert toile-ordi.

Celle-là, elle est nouvelle. Sans doute qu'il parle de l'automne, une saison pleine de couleurs et de variation de température qui ne cesse de rendre notre vie moins monotone. La saison de randonnée pédestre dans les feuille mortes, bat son plein, c'est le moment de sortir la famille et d'en profiter. Quel bonheur !...

Aux nouvelles buandristes, quoi de bon cette semaine ?... Des faits divers, de plus en plus étonnants. Comme d’habitude, pas de temps libre pour la buandristerie cette semaine. Ce sera, à la prochaine.

Quoi de bon à lire à la toile-ordi cette semaine ?... Nous en sommes encore à février, à 219 objets. Pas de panne de lectures, ici. En débutant par les plus vieux. Toutes des brèves et lectures reposantes de fin de semaine, il va sans dire.

En première lecture... Débutons cette lecture par le dossier des scientifiques, plutôt que de insolites, cette fois, nous dit notre sympas associé à la toile ordi. Voici une lecture légère, qui saura vous étonner. Pouvez-vous trouver à la toile si 2012 sera une année insolite ou bien une année de « fin du monde ». Tout un défis, non ?...

En seconde... Entre ne jeux, la politicienne. Il semble que l'Américaine Clinton veut favoriser le contournement des pare-feux. Elle est nouvelle, celle-là. Voyez pourquoi ?... Au nom de la démocratie, sans doute.

En troisième... Terminons cette lecture, par une sympa classique. D'une source insoupçonnée, locale, par surcroit. Saviez-vous que les séniornautes sont accros, à leur ordi ?... Non !... Elle bonne. Vous devez lire cette brève plus que longue. Bonne lecture.

Faut-il s'attendre à la fin du monde en 2012 ?
La fin du monde est-elle pour 2012 ? Un frisson traverse la salle - comble - de la Royal Society de Londres, quand l'astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell jette la question en pâture.

La scientifique, célèbre pour avoir détecté la première le signal d'un pulsar en 1967, s'est attaquée au sujet parce qu'à la fin de chacune de ses conférences, quelqu'un disait: "tout cela est très bien, mais que pensez-vous de la fin du monde en 2012?"

Le scénario catastrophe tire son origine du calendrier maya. Les Mayas, qui croyaient que les dieux faisaient et défaisaient régulièrement le monde, pensaient vivre dans un "compte long" commencé le 11 août 3114 avant Jésus-Christ, et devant s'achever le 21 décembre 2012.

Là où ils pensaient probablement que s'ensuivrait un nouveau "compte long", de nombreux faux-prophètes se sont emparés de la date pour prédire la fin du monde, sous l'effet de causes diverses: chute d'une météorite, alignement des planètes, effet du champ magnétique solaire...

Toutes théories qui mordent d'autant plus sur l'opinion qu'elles sont construites à partir de pseudos éléments scientifiques, constate Mme Burnell. La question posée sur Google fait apparaître quelque 56 millions de références, et certains croient même savoir que la fin du monde est pour 11H11 précisément.

Qu'en est-il? Le solstice d'hiver intervient bien à 11H12 le 21 décembre, mais sans provoquer à ce jour de catastrophe majeure.

Certains évoquent un renversement du champ magnétique solaire. Ce phénomène existe bien, il se déroule même tous les 11 ans à peu près, avec un pic d'activité variable et des tempêtes solaires plus ou moins importantes. Mais le cycle en cours est marqué par une activité faible, et "le soleil est devenu plutôt calme", observe la scientifique.

Et la Terre? Certains prédisent qu'elle va également changer son champ magnétique et ... tourner dans l'autre sens. De fait, un changement du champ magnétique terrestre est intervenu deux fois depuis la présence de l'Homme sur Terre, la dernière fois il y a 750.000 ans. Mais la Terre tourne toujours dans le même sens, "et nous sommes toujours là", lance la scientifique.

L'alignement des planètes pourrait secouer la Terre au point d'entraîner la fin du monde, avancent certains. Sauf que le prochain alignement n'a lieu qu'en 2040, et que les planètes n'entrent que pour une part infime dans l'attraction terrestre. Le dernier alignement (Jupiter, Venus, Lune, Terre) en 2008 est passé inaperçu.

Restent les météorites, qui peuvent causer de gros dégâts. L'impact d'une météorite de 10 km de diamètre il y a 65 millions d'années au Mexique (Chixculub) serait responsable de la disparition des dinosaures.

Mais les télescopes géants sont aujourd'hui capables de détecter les gros météorites et de calculer le risque de collision, affirme l'astrophysicienne. Les technologies pour les dévier de leur trajectoire existent aussi, comme l'envoi d'une fusée à un point d'impact.

Le plus fantaisiste est peut-être l'hypothèse que nous tombions dans le trou noir au centre de notre galaxie. Sauf que la Terre se situe à 26.000 années lumières du trou, ce qui rend tout à fait impossible d'y être pour le 21 décembre 2012, sans même parler de la gravité et de l'orbite terrestre, qui nous tiennent à bonne distance.

In fine, ce type de prophétie n'a pas de base scientifique, et se nourrit seulement de la crédulité du public, constate la physicienne. "Pas de doute, vous devrez acheter des cadeaux de Noël pour 2012", lance-t-elle, hilare.

Jocelyn Bell Burnell a remporté un des principaux prix de la Royal Academy, le prix Michael Faraday de la communication scientifique.
Marie-Pierre FEREY
AFP – sam. 12 févr. 2011 10:01 HNE

Le Gouvernement américain veut favoriser le contournement des Firewall...
Hillary Clinton, secrétaire d'État notamment chargée des relations internationales vient de lancer un programme de financement « ambitieux ». Il vise à accorder l'aide des États-Unis aux internautes soumis à la pression de leur État.

En prenant l'exemple des révolutions tunisiennes et égyptiennes, la secrétaire d'État a expliqué dans les colonnes du New-York Times que le département prévoit de financer des services qui permettront de mettre en échec les mesures de sécurité apposées par les autorités centrales. De même, Clinton encourage à contourner les firewalls mis en place.

D'un autre côté, elle souhaite également que les défenseurs des libertés fondamentales puissent suivre des entrainements sur la manière de sécuriser leurs conversations électroniques.

L'opposition politique a déjà critiqué la mesure en avançant qu'une telle décision avait déjà été prise voilà plus d'un an. 30 millions de dollars avaient alors été mis sur la table sous la forme d'aides pour que les internautes puissent router le trafic grâce à l'utilisation de proxys.

D'autres ont également mis en lumière le double discours des autorités américaines sur la liberté d'expression des peuples opprimés et de l'autre la politique menée à l'encontre de Wikileaks…
Olivier Robillart
ClubIc Actu - le Mardi 15 Février 2011

Quand papy est accro à son ordi...
Les internautes de 55 ans et plus fréquentent avec assiduité le cyberespace, révèle une étude du CEFRIO

La statistique, dévoilée au début du mois de février par le Pew Research Center aux États-Unis, a de quoi surprendre: 3 % des personnes âgées de 75 ans et plus possèdent aujourd'hui une console de jeu. 19 % des 57-65 ans et 8 % des 66-74 ans sont d'ailleurs logés à la même enseigne au pays du vieux Jimmy Carter.

Le chiffre fait apparaître des images amusantes, images qu'une étude dévoilée cette semaine par le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO) vient désormais conforter.

En effet, loin de s'équiper pour plaire à leurs enfants et petits-enfants, les aînés succombent finalement à l'appel de la technologie pour... se divertir eux aussi, mais également pour jouer en ligne, seuls ou en réseaux, peut-on lire dans ce rapport qui dresse un portrait atypique de la Génération A au Québec, les 55 ans et plus. Sale temps pour les préjugés.

Peur, dites-vous ?
Les séniornautes, comme les a baptisés le CEFRIO, n'ont pas peur des mondes numériques qu'ils fréquentent même régulièrement dans une proportion de 47 %. Et pour y faire quoi? Envoyer des courriels, bien sûr, un outil de communication adopté par la quasi-totalité de ces internautes (98 %), mais aussi pour... jouer en participant à des concours (81 %) et en prenant part à des jeux en ligne (69 %), régulièrement ou occasionnellement.

C'est largement plus que la moyenne de la population: la dernière mesure des comportements dans le cyberespace effectuée par le Centre indique en effet que 21 % des Québécois jouent en ligne chaque mois.

«Les jeux et les concours permettent aux aînés d'évoluer dans un environnement technologique ludique rassurant», soulignent les auteurs de cette recherche pour expliquer leur découverte après avoir passé au crible les habitudes en ligne de 2000 utilisateurs de 55 ans et plus.

Des jeux, oui, mais lesquels? Sans doute des jeux pour stimuler sa mémoire, jeux pour planter des carottes — de type Farmville ou Farm City —, jeux d'éléments à assembler, jeux de restaurant virtuel à exploiter (l'étude ne le précise pas)... et qui principalement semblent faire le bonheur des aînées (au féminin) dont les deux tiers avouent un penchant pour cette activité en ligne. Les personnes vivant seules (72 %) sont aussi, sans surprise, les plus enclines à se perdre dans ces divertissements numériques, justement conçus pour éviter de voir le temps passer.

En ligne plus longtemps
Ceci explique peut-être cela, mais aussi le fait que les séniornautes consacrent finalement plus de temps à Internet que le reste de la population, indique le CEFRIO. Des chiffres: en moyenne, ils passent 15,7 heures par semaine sur la Toile, contre 14,1 heures pour le reste de la population. Chose étonnante, dans cette classe d'internautes, un tiers fréquente même le cyberespace plus de 20 heures par semaine. «Cela est comparable au nombre d'heures que les grands utilisateurs de la génération C (les 12-24 ans) passent sur Internet», a résumé la semaine dernière Jacqueline Dubé, la présidente du Centre.

L'aîné branché est un joueur, mais il ne fait pas que cela, poursuit l'étude sur la génération A qu'il est désormais possible de qualifier de «génération @». Au-delà du jeu, il cherche aussi à s'informer en consultant les sites de nouvelles dans une proportion de 71 %. Un séniornaute sur cinq avoue même préférer aujourd'hui cette nouvelle voie d'accès à l'information, par l'entremise d'un ordinateur ou même d'un téléphone intelligent, trouvant du coup passéistes les médias en format traditionnel.

Grand-maman fait du téléchargement
Et ce n'est pas tout: le train de la modernité passe, et l'aîné ne fait pas que le regarder puisque 78 % de cette frange de la population regarde ou télécharge des photos, près de la moitié de ces internautes de 55 ans et plus visitent des blogues, écoutent de la musique et téléchargent également des fichiers musicaux — légalement ou pas? L'enquête ne le précise pas.

Les réseaux sociaux occupent par ailleurs 43 % des séniornautes qui écoutent la télévision en ligne (37 %) et la radio (41 %), commentent le quotidien et l'actualité dans les forums de discussion (32 %), téléphonent par l'entremise de Skype (26 %) et lisent même des livres (14 %).

Le document de 30 pages, dévoilé par le CEFRIO, malmène passablement l'image d'Épinal qui colle à la peau de la génération vieillissante, sauf sur un point: l'insécurité qui persiste encore et toujours dans le contexte des mutations sociales en cours.

Oui, les séniornautes font des transactions bancaires en passant par le Web. 50 % s'y adonnent régulièrement, 18 % de manière occasionnelle. Ils consultent leur compte bancaire (74 %) et effectuent même des achats en ligne (57 %), mais ils le font avec crainte: 67 % des aînés soumis à la question par le Centre ne jugent pas sécuritaire la transmission d'informations personnelles en ligne, peut-on lire, prouvant du coup que les technologies de l'information peuvent mettre à mal les préjugés, mais pas tous.
Fabien Deglise
Le Devoir - le 21 février 2011


Propos...
Les craintes des séniornautes ne sont pas sans répercussions ou fondements.

Ici aussi, nous dit notre sympa associé à la toileordi, les craintes de piratage des transactions financière en ligne, sont hautement épeurantes. Beaucoup plus que d'un voyou, de la pègre ou de la mafia. de la construction. Personne ne veut être victime des criminels anonymes du cyberespace.

Ne faites pas de consultations ou de transactions financière en ligne, rendez-vous à votre succursale bancaire, plutôt. À moins d'habiter le grand nord ou la campagne lointaine, accessible par satellite seulement, évidemment. Surtout pas, si vous habiter la ville, bien sûr. Bonne fin de semaine.

Libellés :

De... sp et al... le... 4.11.11,

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