Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé...

Bilan ADQ et premier bâillon 100...

Enfin mercredi, le moment tant attendu de la semaine, le billet politique. Le moment qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.

Nous disions en boucle... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente des trolls, de la censure chinoise et du défoulement public.

Au dernier passage politique... Des sujets politiques fort différents. En premier nous avons exploré le point de vue du socialiste, enseignant syndiqué par la force des choses, qui nous proposait le financement soviétique public des partis politiques. Un choix qui fait perdre à l'électeur, sans le dire, le droit de financer seulement le parti qui représente et propose ses choix politiques. Pas ceux des autres. Puis... Un lectrice des actualités politiques, absolument révoltée des propos insultants que les politiciens se lancent entre eux, à la période des questions orales, nous faisait par de son indignation sans bornes.

Cette semaine à la rubrique politique... Nous sommes en embonpoint à 69 objets et en juin dernier.

En première lecture... Selon la philo évidente de notre associé à la politique, d'équilibrer la visibilité des partis politiques, par opposition aux médias déséquilibrés dans leurs choix, cette semaine nous revenons à une nouvelle du parti oublié de tous, à l'ADQ. À la fin de la dernière session parlementaire, le chef Deltell nous faisait part de son bilan. Bilan qu'aucun média n'a retransmit à leurs lecteurs et auditeurs, évidemment.

En seconde... Selon la suite dans les idées et par pure coïncidence, cette lecture sera aussi un résumé de la session parlementaire qui s'est terminée en juin, selon la Radiocan cette fois. C'est ici que nous remarquons de nouveau cette faculté de la mémoire, l'oublie. Sujet d'actualité cette semaine, le bâillon, nous avons tous oublié qu'il y a eu déjà un premier bâillon libéral, à propos de la Loi 100 et la mise en oeuvre du nouveau budget, en juin dernier. Suivie d'un résumé des renvoient de balle entre Charest et Pauline. Les mouvements de la session, les allégations de trafic d'influence, le calendrier scolaire changeant, le budget impopulaire, le congédiement de Tomassi et les accommodements. Bonne lecture...

Bilan de la session parlementaire
"Le gouvernement du Parti libéral a démontré tout au long de la session qu'il est complètement déconnecté des Québécois. Jean Charest a posé un seul geste, soit celui de faire avaler aux contribuables le budget le plus choquant de l'histoire récente du Québec. En contrepartie, il a refusé d'écouter la population qui réclame quasi unanimement une commission d'enquête publique sur la construction. Définitivement, le Parti libéral est en rupture avec les Québécois!" Voilà ce qu'ont déclaré le chef de l'Action démocratique du Québec, M. Gérard Deltell, et la leader parlementaire, Mme Sylvie Roy, en dressant le bilan de la dernière session parlementaire.

Les dérives éthiques du gouvernement Charest ont également été nombreuses, ce qui n'a fait qu'ajouter au cynisme de la population à l'égard de la classe politique. "Quand vous avez trois ministres sous enquêtes par le DGE, un ex-ministre enquêté par la Sûreté du Québec, un ministre de la Sécurité publique qui est intervenu auprès de la SQ pour la délivrance d'un permis de port d'arme, les révélations de l'ex-ministre libéral Marc Bellemare, un député condamné pour avoir enfreint la loi sur le lobbyisme, un ministre des Affaires autochtones qui enfreint le code d'éthique du conseil des ministres en 2007, un conseil des ministres qui doit amasser 2,6 millions de dollars pour le Parti libéral, un premier ministre qui trouve normal de recevoir une rallonge de 75 000 $ de son parti, et j'en passe. Ça commence à être lourd pour les Québécois de voir leur gouvernement aussi enfoncé dans des problèmes éthiques", a déclaré le chef adéquiste.

Pour sa part, la leader parlementaire de l'ADQ a dénoncé le vide législatif du gouvernement libéral. "Alors que nous commémorons ces jours-ci le 50e anniversaire de l'élection de l'équipe du tonnerre de Jean Lesage, le contraste avec la faiblesse de l'actuel Parti libéral est vraiment désolant, et ce sont les Québécois qui en paient le prix", a prétendu Mme Roy, qui a également dénoncé les nombreux échanges d'insultes entre les libéraux et les péquistes durant la dernière session parlementaire.

L'opposition officielle tout aussi déconnectée!
Au cours de la session, le Parti québécois et sa chef Pauline Marois ont également fait la preuve qu'ils ne vivent pas sur la même planète que les familles et la classe moyenne du Québec. Après avoir désavoué leur chef dans leur dernier colloque et s'être opposés à la réduction de 25 % des dépenses de publicités et de voyages dans les organismes gouvernementaux, les péquistes annoncent maintenant leur intention de fermer les CÉGEPS anglophones.

"Les péquistes ne cesseront jamais de nous surprendre par leurs nombreuses volte-face. Encore hier, en commission parlementaire, ils ont changé d'idée sur le Fonds des générations, qu'ils renient à présent. Le grand parti de René Lévesque n'est plus que l'ombre de lui-même", a soutenu M. Deltell.

L'ADQ demeure le seul parti d'idées!
Tout au long de la session, l'ADQ a proposé de nouvelles idées. Que l'on pense au débat sur la sécurité d'emploi dans la fonction publique ou à la prise de position en faveur d'une génération bilingue, en passant par l'abolition du Fonds des générations et la création d'un bureau de placement indépendant de la main d'?uvre dans le secteur de la construction, le parti de Gérard Deltell a osé défendre de nouvelles avenues pour le Québec. Rappelons également que l'ADQ a été le premier parti à proposer une commission d'enquête publique dans l'industrie de la construction. C'est également l'ADQ qui a mené sur le plan parlementaire le dossier des révélations de Me Marc Bellemare.

"Les véritables débats se passent chez nous. À l'Action démocratique du Québec, nous sommes les seuls qui ont véritablement les mais libres, et nous en sommes fiers. Notre travail et nos propositions se font en fonction des familles et de la classe moyenne du Québec. Pas des lobbys des affaires comme les libéraux ou des centrales syndicales comme les péquistes", a affirmé Gérard Deltell. D'ailleurs, le chef de l'ADQ a amorcé cette année une grande tournée du Québec, ce qui lui permet de prendre le pouls des citoyens dans toutes les régions.

L'ADQ, le parti des finances publiques
Lors du caucus précédant la dernière session parlementaire, le chef de l'ADQ avait annoncé la priorité de son parti pour les prochains mois : les finances publiques. "On peut assurément dire que c'est mission accomplie", confirme M. Deltell.

Les députés de l'Action démocratique du Québec ont été très proactifs pour dévoiler des dossiers économiques importants. Ce sont d'ailleurs les députés François Bonnardel, Janvier Grondin, Sylvie Roy et leur chef Gérard Deltell qui ont mis au jour de multiples faits, notamment les contrats fractionnés du ministère des Transports, les dépenses douteuses de la Caisse de dépôt et placement du Québec, le dévoilement de la fameuse "toile d'araignée" du ministère de la Santé ainsi que des failles dans le budget Bachand.

"Je suis excessivement fier du travail de l'équipe de l'ADQ. Jour après jour, nous faisons en sorte de démontrer hors de tout doute la pertinence de l'Action démocratique du Québec sur la scène politique", a conclu Gérard Deltell.
Cabinet du chef de l'ADQ
le 2010-06-11 13:33:00
QUÉBEC, le 11 juin /CNW Telbec/ -

Le projet de loi 100 adopté sous le bâillon
Le gouvernement du Québec a forcé l'adoption, sous le bâillon, du projet de loi sur la mise en oeuvre du budget.


Les députés de l'Assemblée nationale ont adopté le projet de loi 100, samedi matin, par 60 voix contre 39. Le projet de loi 100 prévoit le retour à l'équilibre budgétaire pour 2013-2014. Les députés avaient été convoqués par le premier ministre Jean Charest à une assemblée extraordinaire vendredi à 15 h, pour débattre du projet de loi. Les députés ont siégé toute la nuit.

La séance a été à l'image de la session parlementaire, avec des débats houleux entre le PQ et le PLQ. Le porte-parole du PQ en matière de finances publiques, Nicolas Marceau, a notamment affirmé que le gouvernement Charest n'avait aucune crédibilité ni légitimité pour aller de l'avant avec ce budget.

Le ministre des Finances Raymond Bachand a soutenu pour sa part que la loi 100 marquera l'histoire de la province. Les travaux parlementaires à l'Assemblée nationale sont maintenant ajournés pour l'été.

Charest et Marois se renvoient la balle
En point de presse vendredi, le premier ministre Jean Charest a attribué la responsabilité de ce dénouement au Parti québécois. « Ils ont fait une obstruction systématique pour empêcher l'adoption de cette loi et d'un certain nombre de projets de loi. Et ils l'ont fait, malheureusement, en oubliant de tenir compte des intérêts supérieurs du Québec, ce qui à notre avis est irresponsable ».

Une analyse qu'a rejetée la chef du PQ, Pauline Marois. « Ça sent l'improvisation totale, une sorte de panique. Est-ce que c'est parce qu'ils veulent camoufler le fait qu'il n'y a pas grand-chose dans leur bilan de session, parce qu'entre vous et moi, il n'y a pas grand-chose ».

Au cours des derniers jours, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a soutenu qu'il était urgent d'adopter la loi 100 pour mettre en oeuvre les compressions budgétaires imposées à l'appareil d'État. Le gouvernement veut aussi concrétiser des mesures comme la contribution santé, qui sera de 25 $ par contribuable dès cette année, ainsi qu'envoyer un message aux agences de crédit sur le sérieux de sa démarche de retour à l'équilibre budgétaire.
De son côté, le Parti québécois a soutenu que rien ne justifiait la suspension des règles parlementaires. L'opposition officielle a fait valoir que l'Assemblée nationale avait mis un an et demi à adopter le budget de 2007, ce qui n'avait pas empêché le gouvernement d'en appliquer les mesures. Le PQ se disait d'ailleurs prêt à siéger la semaine prochaine pour poursuivre l'étude des projets de loi.

Une session parlementaire mouvementée
La session qui s'achève aura été fort mouvementée pour le gouvernement Charest, dont l'intégrité a souvent été mise en doute par l'opposition.
Des allégations de corruption dans la construction à la nomination des juges, en passant par les garderies ou les accommodements raisonnables, les sujets litigieux n'ont pas manqué pour alimenter des échanges de plus en plus acrimonieux.

Allégations de trafic d'influence dans le processus de nomination des juges
Après la campagne électorale montréalaise à l'automne 2009, c'est à Québec que les allégations de corruption ont fusé de toutes parts au cours de la session parlementaire qui s'est ouverte en janvier.

En mars, alors que le Parti québécois soulève des questions sur le financement du Parti libéral, l'ex-ministre de la Justice Marc Bellemare soutient d'abord que Jean Charest ne veut pas brusquer les entrepreneurs, dont plusieurs financent les libéraux.

Puis, en avril, M. Bellemare jette un pavé dans la marre, en affirmant avoir été au coeur d'un trafic d'influence lors du processus de nomination des juges. M. Bellemare dit également avoir été témoin d'échanges d'importantes sommes d'argent liquide à deux occasions en décembre 2003 et en janvier 2004. Dans un lieu public, dans un premier temps, et à la permanence du PLQ à Québec, par la suite.

Le lendemain, Jean Charest annonce que son gouvernement lance une enquête publique pour faire la lumière sur les allégations de trafic d'influence dans le processus de nomination des juges.

Malgré l'insistance de l'opposition et la pression populaire pour créer une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction et le financement des partis politiques, le gouvernement dit miser sur les enquêtes policières en cours, comme celles de l'escouade Marteau de la SQ, pour en arriver à des arrestations de personnes ayant véritablement enfreint la loi.

D'un calendrier scolaire à l'autre
En février, le gouvernement Charest soulève un tollé après le dépôt d'un projet de réforme du calendrier scolaire permettant aux écoles juives orthodoxes d'enseigner des matières obligatoires la fin de semaine.
En mai, le gouvernement Charest fait volte-face sur son projet de modification du calendrier scolaire. La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, annonce que tous les congés, incluant les congés fériés, seront réintroduits dans le calendrier scolaire.

Un budget impopulaire
À la fin mars, le gouvernement Charest dépose son huitième budget et promet un retour à l'équilibre budgétaire en 2013-2014, alors que les déficits cumulés devraient atteindre 12,9 milliards de dollars.

Le lendemain, environ 10 000 personnes manifestent dans les rues de Montréal pour dénoncer le budget 2010 du gouvernement Charest. Les manifestants protestaient contre les compressions des dépenses, la hausse de la taxe sur l'essence et de la TVQ, l'augmentation des tarifs d'Hydro-Québec, l'imposition d'une contribution santé et la hausse des frais de scolarité dès 2012.

La semaine suivante, c'est au tour de la population de Québec de se rassembler pour dénoncer certaines mesures du budget. À ce moment, selon un sondage Léger-Marketing commandé par le quoditien Le Devoir, le taux d'insatisfaction des Québécois à l'égard des libéraux atteint un niveau record, à 77 %. Malgré les critiques, le gouvernement entend maintenir le cap.

Plusieurs groupes, dont les médecins du Québec, s'opposent à l'imposition d'un « ticket modérateur » ou d'une franchise santé telle que proposée dans le dernier budget provincial, poussant le gouvernement à revoir son approche.

Congédiement de Tomassi
En mai, le premier ministre montre la porte à son ministre de la Famille, Tony Tomassi, pour avoir utilisé à des fins personnelles, pendant qu'il était député, une carte de crédit de l'agence de sécurité BCIA, appartenant à son ami Luigi Coretti.

Tony Tomassi était déjà sous les projecteurs depuis quelques semaines en raison des allégations du Parti québécois sur des cas de favoritisme au profit des donateurs libéraux. Des révélations avaient également été faites par les médias sur l'octroi suspect de places de garderie par le ministre Tomassi à des gens ayant contribué à la caisse du PLQ.

En mars, M. Tomassi avait soulevé l'ire de l'opposition lorsqu'il est révélé que des garderies financées avec l'argent des contribuables enseignent les rudiments de l'islam, du judaïsme ou du catholicisme aux enfants qui les fréquentent. Le même jour, Québec avait annoncé que cette pratique ne serait plus tolérée dans les garderies financées avec de l'argent public.

Accommodements raisonnables
Le gouvernement Charest a toutefois bougé sur les accommodements raisonnables et la langue d'enseignement.

En mars, le gouvernement dépose le projet de loi 94 pour encadrer les accommodements raisonnables, lequel interdit notamment à une femme portant un niqab ou une burqa de solliciter un service offert par l'appareil gouvernemental du Québec, qu'il s'agisse de commissions scolaires, d'écoles privées subventionnées, de cégeps, d'établissement de santé ou de centres de la petite enfance.

En mai, les audiences sur le projet de loi 94 relancent le débat, suscitant critiques et applaudissements. Quelques jours avant la fin des travaux parlementaires, le gouvernement dépose le projet de loi 103, qui doit régler le problème des écoles passerelles vers les écoles anglophones en adoptant une liste de critères plus sévères selon lesquels des élèves francophones ou allophones pourraient intégrer le système public anglophone après un passage au privé.

Quant au code d'éthique et au financement des partis politiques, il faudra attendre la prochaine session parlementaire.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/acces/
le samedi 12 juin 2010 à 11 h 13


Propos...
Présumons que le détail le plus vite oublié, de cette session qui s'est terminée en juin, fut le remerciement du ministre de la famille, le plus populaire de tous, Tomassi.

Nous en sommes donc à deux bâillons, pour l'année 2010. Un premier loi 100 pour l'adoption du budget et cette semaine la loi 115 pour les écoles passerelles vers le système d'éducation parallèle et indépendant anglophone. Pour faciliter la vie des allophones et des francophones qui veulent assimiler leurs enfants à l'anglo-saxon le plus vite possible.

Quel sera le prochain bâillon ?...

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