Revenus partagés, pirate extradé, interdit de réseaux et vie privée...
22.10.10
C'est vendredi... Nous y sommes, disent les abonnés indéfectibles de ce merveilleux monde de la toile-ordi.Comme de coutume, à cette rubrique favorite de tous les navigateurs, anti-papiers et gratuiteurs téléchargeurs libres, allons vérifier d'abord l'«humeur» de notre billettiste volontaire TO. Comment fut cette semaine ?... Ce fut une semaine « automnale typique » dit notre expert toile-ordi. Hé bien !... Ça c'est un signe qu'il a commencé à regarder les feuilles mortes s'accumuler sur la pelouse et qu'il attend le bon moment pour les ramasser, au lieu de recommencer le travail plusieurs fois. Donc...
Aux nouvelles buandristes, quoi de bon cette semaine ?... Des faits divers, de plus en plus étonnants, à noter au passage. Contrairement aux derniers billets, les commères de la toile-ordi seront déçues. Faute de temps libre il n'y a pas de buandristeries cette fois. Il ne reste plus à espérer qu'il pourra en écrire une ou deux en fin de semaine. Donc...
Quoi de bon à lire à la toile ordi cette semaine ?... Nous en sommes à mai et à 160 objets. Ça regonfle, un peu. En débutant par les plus vieux.
En première lecture... Une nouvelle étonnante. Pour la première fois le Googlé a dévoilé comment sont partagés les revenus du Adsense. Excepté que, l'auteur du billet ne parle pas en chiffres. Il ne dit pas s'il s'agit d'un million ou de centaines de millions. Autrement dit, une révélation absolument inutile.
En seconde... Un pirate qui avait pénétré des serveurs américains, dont la NASA, sera enfin extradé vers les USA, contrairement aux dires de politicien britanniques, avant la campagne électorale qui a vu un nouveau gouvernement de conservateur prendre le pouvoir. Les risques que le pirate finisse ses jours en tôle sont grands, selon les lois américaines.
En troisième... Autre vieille nouvelle, mais étonnante. Il parait que les footballeurs, durant la récente coupe du monde, Mundial, ont été interdit de naviguer sur les réseaux sociaux durant cet événement. Pour ne pas nuire à leur stratégie ou confiance, sans doute.
En quatrième... Un retour sur le sujet inépuisable de la confidentialité, des données personnelles, sur la toile. À qui incombe cette responsabilité ? À la technologie, au fournisseur de logiciels ou services, ou bien en fin de compte à l’utilisateur. Bonne lecture…
Google lève le voile sur le partage des revenus d'Adsense
Lundi et pour la première fois en 6 ans, Google a révélé la façon dont sont partagés les revenus publicitaires d'Adsense sur le blog du service.
On y apprend ainsi que Google reverse plus de la moitié des revenus glanés par la régie publicitaire : « Nous reversons à nos partenaires AdSense, pour les pages de recherche, 51% des revenus générés au niveau mondial par les annonces ciblées sur les recherches qui sont diffusées grâce à leurs activités. » explique la firme. Voilà pour les annonces sur les pages de recherche. Pour les annonces qui prennent place sur des pages de contenu, le pourcentage est plus élevé : « Nous reversons 68% des recettes que nous recueillons auprès des annonceurs d'AdSense pour les annonces qui apparaissent sur le contenu de vos sites ».
Des pourcentages qui n'ont pas évolué depuis 2005 pour le premier, et 2003 pour le second, mais Google n'exclut pas une modification de ce partage : « Bien sûr, nous ne pouvons pas garantir que le partage des revenus ne changera jamais (nos coûts peuvent changer de façon significative, par exemple), mais nous n'avons rien de planifié en ce sens » ajoute le site. La part de Google, qui est de 49 et 32% suivant les cas, couvre, selon la firme, les coûts de gestion et de développement du service.
La firme de Mountain View reste néanmoins discrète sur le partage des revenus des déclinaisons du service, comme Adsense pour les flux RSS, ou pour les applications mobiles. « Nous ne dévoilons pas les parts de recettes pour ces produits pour le moment, car ils évoluent constamment, et nous sommes encore en train d'évaluer les coûts de leur fonctionnement. »
Ces révélations de la part de Google arrivent quelques semaines après que les autorités antitrust italiennes se soient penchées sur la façon dont la firme partageait les revenus de sa régie publicitaire. Neal Mohan, le vice-président de la gestion des produits de Google, évoque en marge de la publication de ces pourcentages un « souci de transparence » vis-à-vis de ses éditeurs.
Audrey Oeillet
ClubIc Actu - le Mardi 25 Mai 2010
Le Royaume-Uni ne s’oppose plus à l’extradition du hacker McKinnonLe Royaume-Uni retourne sa veste. Le vice-premier ministre tout fraichement élu Nick Clegg vient de faire une déclaration qui va à l'encontre des dernières informations concernant le hacker McKinnon. Il vient d'annoncer qu'il n'avait « pas plus que le premier ministre ou le ministère de l'intérieur », le pouvoir de renverser la procédure d'extradition du hacker vers les Etats-Unis.
Petit rappel des faits. Gary McKinnon a déjà avoué avoir cherché des preuves d'existence d'extra-terrestres sur les ordinateurs des organes de renseignement américains et de la Nasa. Du coup, il risque jusqu'à 70 ans de prison dans les geôles de l'Oncle Sam (contre 4 au Royaume-Uni). Pour sa défense, l'intéressé plaide le syndrome d'Asperger (une forme d'autisme) afin d'empêcher une extradition qui dure en longueur mais qui ne saurait tarder.
Nick Clegg, le vice premier ministre a donc répété sur la une chaîne de radio de la BBC qu'il s'agissait d' « une affaire très complexe sur le plan légal ». Pourtant, le même homme politique avait ardemment défendu le hacker l'an dernier. Clegg estimait qu'il était du ressort du gouvernement d'alors de « faire en sorte que Gary McKinnon soit jugé au Royaume-Uni ». Voilà donc un bel exemple qui explique la maxime : « To talk, you talk. To walk, you walk. »
Olivier Robillart
ClubIc Actu - le Jeudi 27 Mai 2010
Réseaux sociaux et sites communautaires Les footballeurs anglais et espagnols interdits de réseaux sociaux durant la Coupe du Monde. A deux semaines de la Coupe du Monde de football, les membres des équipes d'Angleterre et d'Espagne ont été priés d'opérer un silence radio sur les réseaux sociaux, en particulier sur Facebook et Twitter.
Côté anglais, la demande a été faite par l'entraineur de l'équipe Fabio Capello, qui désire que des joueurs se concentrent sur leur jeu plutôt que de se laisser distraire par Internet.
Même chose du côté de l'équipe nationale espagnole : le sélectionneur Vicente del Bosque a indiqué à ses joueurs lundi dernier qu'ils n'auraient pas le droit de communiquer avec leurs followers pendant toute la durée du mondial.
Si la première raison à cette interdiction semble concerner la concentration des joueurs, il semble que ça ne soit pas le seul objectif, à en croire les déclarations de la Fédération d'Angleterre de football, qui a demandé aux joueurs de son équipe nationale de ne s'exprimer sur la compétition que par les « voies officielles ».
Les joueurs anglais et espagnols sont en effet des adeptes des réseaux sociaux, parfois à outrance : la BBC rapporte certains propos récents, tenus sur Twitter par des footballeurs, qui avaient créé la polémique.
En juillet dernier, l'attaquant britannique Darren Bent avait ouvertement accusé sur le site de microblogging le président du club de Tottenham Hotspur, Daniel Levy, de bloquer son transfert à Sunderland. Bent a depuis fait ses excuses, et a arrêté de gazouiller en février dernier. Autre exemple : l'attaquant brésilien du Real Madrid, Kaká, qui a annoncé récemment la fermeture du compte Twitter de son épouse, un peu trop critique envers l'entraîneur de son mari.
En somme, le Mondial de football se déroulera sur le terrain et pas sur les réseaux sociaux. Reste à savoir si, pour ces équipes, les buts remplaceront les tweets…
Audrey Oeillet
ClubIc Actu - le Jeudi 27 Mai 2010
Les français et la vie privée sur le Net : un "paradoxe de la confiance"Microsoft a dévoilé ce matin les résultats de la première édition de son baromètre « Enjeux Numériques ». L'étude, consacrée à la façon dont les Français perçoivent le respect de la vie privée sur Internet, dévoile une inquiétude évidente, mais également une désinvolture certaine.
Ainsi, si 75% des Français s'avouent inquiets concernant la façon dont leur vie privée est divulguée sur Internet, 48% d'entre eux considèrent qu'il est néanmoins facile de contrôler les informations personnelles qui transitent sur le Web. Ce pourcentage monte même jusqu'à 70% chez les 15-24 ans. Mais curieusement, seul 4% des internautes français pensant maîtriser leur image font régulièrement des recherches sur eux-mêmes sur Internet. 53% ne l'ont même jamais fait.
Une situation que le sociologue Jean-Claude Kaufmann désigne comme un « paradoxe de confiance » : « alors qu'Internet est un monde étrange faisant plutôt peur pour qui n'y va guère, il devient au contraire très vite un univers familier pour qui y installe ses niches et ses cheminements. Dès que les internautes entrent concrètement dans la web familiarité et la confiance, ils oublient que la Toile est immense et que sa mémoire est profonde ; leurs inquiétudes disparaissent comme par enchantement ». Ainsi, les internautes les plus confiants vis-à-vis de leur maitrise d'Internet seraient également les plus enclins à dévoiler des données personnelles les concernant… Et à faciliter leur ciblage.
Pour Brice Teinturier, le directeur adjoint de TNS Sofres, cette observation ne s'avère cependant pas complètement négative : « En révélant que les internautes les plus confiants et les plus aguerris divulguent sans complexe des données exploitables par le ciblage publicitaire, cette étude démontre qu'in fine, les Français ont à ce jour une compréhension partielle des enjeux de l'identité numérique ». C'est certes mieux que pas de compréhension du tout, mais à l'heure où la confidentialité sur les réseaux sociaux, ainsi que le droit à l'oubli font de plus en plus débat, les internautes Français semblent pécher par excès de confiance.
Les principales sources de méfiances pour les internautes, vis-à-vis de la façon dont elles peuvent utiliser les données personnelles sur Internet, sont les pirates informatiques (79%), les entreprises (61%) et les pouvoirs publics (53%). Arrivent ensuite les collègues de travail (35%) et la famille (15%) qui suscitent bien moins d'inquiétude.
Marc Mossé, le directeur des Affaires Publiques de Microsoft France, a quant à lui souligné l'importance de la vigilance des internautes : « C'est au citoyen de maîtriser ses données et non à la technologie de choisir pour nous » a-t-il commenté, avant d'ajouter que les entreprises telles que Microsoft ont également un rôle à jouer dans le respect de la vie privée sur le Net. « Nous pensons qu'il est en effet possible de faire exister un modèle du web à la fois viable économiquement et respectueux des valeurs de la société, et cette question est posée à l'industrie. »
Audrey Oeillet
ClubIc Actu - le Jeudi 27 Mai 2010
Propos…
Cette dernière remarque du directeur Mossé illustre toute la complexité de protéger ses données. Fondée sur la vigilance et la responsabilité du citoyen, plutôt que sur la technologie ou un tiers parti. Bonne fin de semaine.
Libellés : Toile-ordis
De... sp et al... le... 22.10.10,







