Montréal la plus chère, gel des salaires du public...
12.9.11
Troisième retour au lundi de la fisc, favoris de tous. C'est vraiment rassurant de voir les lecteurs de se passionner pour la fisc, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhonté.Nous disions... La fisc, c'est une maladie incurable qui a son lot d'abonnés permanents. Toujours prêt à critiquer tout ce qui les appauvrit. Que ce soit via le chèque de paie ou pire via le compte en banque, évidemment.
Au dernier billet fiscalité... Un reportage d'un hebdo régional nous rappelais comment le ministre libéral Bachand va aggravée notre pauvreté, pas ses augmentations de la TVQ. En récupération de la TPS que nous a accorder les conservateurs et Stephen Harper, selon les politiques merdiques du parti des souverainistes, PQ, évidemment.
Puis... La presse canadienne nous rapportait les tractations de l'alliance des socialistes soviétiques, des syndicats, pour repousser l'atteinte du déficit zéro au Québec. Cela, après avoir obtenus du gouvernement libéral de crétins, une augmentation de 2,2 milliards, des salaires de leurs membres syndiqués, dépendants du gouvernement du Québec. Évidemment...
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 128 fichiers et en janvier. Aucune panne de lecture ici, en cette année 2011, tout comme à la toile-ordi.
En première lecture... Un reportage qui va vous donner le mal de coeur, sinon la crise cardiaque. Un employé de la pesse de Geska, Croteau, nous brosse un portrait de la fonction publique, 100% syndicaliste soviétique, de Montréal. Avec un salaire moyen de 66 milles dollars. Soit de 71 % ou 27,500 $ plus élevé que la moyenne du Québec. Avec un coût moyen par employé de 92,000 $, soit 53,500 $ de plus que la moyenne. Une lecture pour durs à cuire et non cardiaques, seulement.
En seconde... Une perspective de la fiscalité inédite. D'un économiste, employé des syndicats soviétique par surcroît. Il semble qu'il n'y ait pas de relation entre le niveau élevé des salaires au public, comparés au privé, et les déficits monstrueux hors de contrôle des gouvernements. Dont, comme au Québec, c'est 50 % du budget qui va aux salaires et ses bs. Cet employé économiste syndicaliste dit « Il n'y a pas de corrélation entre taux de syndicalisation et déficit public, encore moins de lien de causalité. » Pouvez-vous le croire ?... Ou bien est-ce de la propagande merdique et abrutissant ?... Bonne lecture...
Montréal: la fonction publique la plus chère au Québec...
(Montréal) La fonction publique municipale coûte plus cher à Montréal que dans toute autre grande ville québécoise. Et pas seulement parce que la Ville compte plus d'employés: chacun de ceux-ci coûte en moyenne 100 000$ par année aux contribuables.
Avec l'aide de l'économiste Jean-Pierre Aubry, fellow associé au centre de recherche CIRANO, La Presse Affaires a compilé les salaires et les avantages sociaux que les principales villes québécoises versent à leurs employés. À ce total, nous avons ajouté les charges sociales que les villes versent aux gouvernements pour chaque travailleur, par exemple des cotisations à l'assurance-emploi.
Dans les cas de Montréal et de Longueuil, nous avons produit une estimation parce que des employés de ces deux municipalités offrent aussi des services à des villes défusionnées.
«J'ai l'impression que les municipalités sont plus ou moins en concurrence les unes avec les autres, estime Jean-Pierre Aubry. C'est un milieu fortement syndiqué et, si l'un demande ceci, l'autre demandera cela. De sorte que, de négociation en négociation, il y a une spirale qui s'est créée.» Les hausses de salaire ont essentiellement suivi le rythme de l'inflation depuis 1991, affirme le directeur des ressources humaines de la Ville de Montréal, Jean-Yves Hinse.
Il reste que les embauches au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), au Service des incendies de Montréal (SIM) et ailleurs dans l'appareil municipal pour renforcer son expertise interne ont entraîné un bond de 20% de la masse salariale depuis deux ans.
Le coût des travailleurs de Montréal, Québec, Laval, Gatineau, Longueuil, Sherbrooke et Trois-Rivières s'élève à près de 92 000$ par année lorsqu'on additionne la masse salariale de chacune des ces villes et qu'on divise le total par le nombre d'employés. Le salaire de base moyen est d'environ 66 000$.
En guise de comparaison, le salarié moyen dans la province gagne 38 500$, un chiffre qui ne tient pas compte des avantages sociaux.
Pas d'économies d'échelle
La création de villes fusionnées devait entraîner d'importantes économies d'échelle, avait affirmé le gouvernement péquiste à l'époque. Jean-Pierre Aubry affirme que cette promesse ne s'est jamais concrétisée. Et la défusion effectuée par le gouvernement libéral n'y a rien changé.
«Il ne semble pas y avoir d'économies d'échelle?: les grandes villes ne peuvent pas offrir les mêmes services à moindre coût, remarque Jean-Pierre Aubry. Peut-être offrent-elles plus de services, peut-être qu'il y a une certaine inefficacité, ou les centres municipaux importants doivent payer des coûts importants parce que les banlieusards s'y rendent.»
Ce constat ne surprend guère la professeure Danielle Pilette, du département d'études urbaines et touristiques de l'UQAM. La chercheuse affirme qu'il a depuis longtemps été démontré que la bureaucratie coûte plus cher dans les grandes villes que dans les petites.
«C'est rêver en couleur! s'exclame-t-elle. Ça ne marche pas dans le municipal.»
Des grandes villes peuvent réaliser des économies pour certains services comme la collecte des ordures et le traitement de l'eau, explique-t-elle, car ces opérations requièrent des investissements importants et peuvent desservir une grande population. Mais d'autres services, par exemple les pompiers, requièrent une main-d'oeuvre abondante et une logistique complexe. Il faut donc davantage de cadres et de professionnels pour en assurer le bon déroulement.
Dans une étude parue en novembre, l'Institut statistique du Québec a comparé les conditions de travail dans la fonction publique provinciale, la fonction publique municipale et le secteur privé. À métier égal, l'organisme a conclu que les fonctionnaires provinciaux gagnaient 2% de plus que les travailleurs du secteur privé en tenant compte du salaire, des avantages sociaux et des heures travaillées.
Mais toujours à métier égal, les fonctionnaires provinciaux gagnaient 30% moins que leurs confrères du secteur municipal.
Selon Jean-Yves Hinse, cet écart est directement lié à la décision du gouvernement Lévesque de réduire les salaires de la fonction publique provinciale en 1982. Les salaires des fonctionnaires provinciaux et municipaux ont simplement progressé au même rythme depuis, de sorte que la différence ne s'est jamais comblée.
N'empêche, les conditions de travail de certains fonctionnaires municipaux sont «éhontées», dit Françoise Bertrand, présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). Selon elle, les villes doivent réviser certains avantages au plus vite. D'autant plus que les contribuables qui voient leur impôt foncier grimper chaque année sont de plus en plus rares à jouir d'une rémunération aussi enviable.
«À une certaine époque, peut-être avons-nous voulu attirer des gens dans ces services, indique Mme Bertrand. Ça avait un certain sens quand les nombres étaient mesurés. Mais ça s'est accru de façon tellement importante, avec des conditions de travail tellement avantageuses qu'on n'en a plus les moyens.»
Le salaire moyen que nous obtenons à Montréal pourrait être quelque peu surévalué, a-t-on indiqué au service des finances de la Ville, auquel nous avons soumis notre estimation. Il reste qu'à quelques centaines de dollars près, les policiers, pompiers, cols bleus, cols blancs et élus montréalais gagnent 69 000$ par année, un salaire de base comparable aux employés des autres municipalités. En tenant compte des avantages sociaux, leur rémunération annuelle bondit à environ 94 000$.
Plus de policiers et de pompiersLe salaire moyen n'est pas une mesure valable des conditions de rémunération des employés municipaux, affirme Jean-Yves Hinse. Selon lui, il faut comparer entre eux les travailleurs de chaque métier, par exemple les pompiers, pour déterminer si la fonction publique coûte trop cher.
Le salaire moyen élevé des employés de la métropole témoigne plutôt des besoins de la Ville, poursuit-il. Montréal doit en effet composer avec une série de problèmes spécifiques à une métropole, ce qui l'oblige à embaucher davantage d'employés spécialisés.
«Quand on regarde la spécificité de Montréal par rapport aux autres villes, au niveau des policiers et des pompiers, c'est pratiquement le tiers de la main-d'oeuvre, souligne M. Hinse. Et, lorsque ces employés atteignent le haut de l'échelle salariale, il est clair qu'ils gagnent plus de 100 000$ en tenant compte de leurs avantages sociaux.»
Le Service de police de la Ville de Montréal, par exemple, est le seul corps policier municipal qui doit répondre à des exigences gouvernementales dites «de niveau 5». Il doit ainsi se doter de diverses escouades pour combattre le crime organisé et une équipe spécialisée dans les interventions nautiques.
Le Service des incendies de Montréal doit lui aussi composer avec des problèmes précis qui l'obligent à gonfler ses effectifs. La Ville demande en outre aux pompiers d'agir comme premiers répondants lors d'appels d'urgence, une tâche pour laquelle ils touchent un salaire supplémentaire. Et la révision du schéma de couverture a obligé les autorités à embaucher une centaine de pompiers dans les deux dernières années.
Martin Croteau
La Presse
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201101/18/01-4361387-montreal-la-fonction-publique-la-plus-chere-au-quebec.php
Un article du New York Times publié récemment rapportait que certains États américains souhaitaient assainir leurs finances publiques en gelant les salaires des travailleurs du secteur public et en limitant le pouvoir des syndicats.
Par exemple, le gouverneur de l'État de New York souhaiterait geler les salaires des employés de l'État, ce qui permettrait des économies de 200 à 400 millions de dollars. D'autres réformes plus radicales pourraient aller de l'avant comme en Ohio, où le gouverneur voudrait interdire le recours aux grèves par les professeurs des écoles publiques.
Les réformes souhaitées par ces dirigeants américains ont de quoi surprendre, car la principale cause de la détérioration des finances publiques est ailleurs. On devrait plutôt regarder du côté de la sévère crise financière qui a mené à une crise économique importante pendant laquelle de nombreux travailleurs ont perdu leur emploi.
Rappelons que la croissance du PIB repose entre autres sur la consommation des ménages. Diminuer le pouvoir des syndicats afin de réduire les dépenses de l'État est un moyen soutenu par certaines théories économiques aujourd'hui remises en question. Il est clair que la consommation va diminuer si les salaires réels sont réduits. Aussi est-il étonnant que certains gouverneurs américains veuillent diminuer les salaires des travailleurs, ce qui pourrait nuire à la croissance économique.
Lors d'une allocution au Labor and Employment Relations Association (LERA), l'économiste Paul Krugman notait que le déclin du taux de syndicalisation aux États-Unis avait contribué à affaiblir la classe moyenne américaine. Selon lui, cette inégalité croissante serait due en grande partie à l'érosion des droits des travailleurs à choisir un syndicat et à négocier. Ce phénomène contribue à accentuer les écarts de richesse et nuit inévitablement à la croissance économique. Autrement dit, affaiblir le rôle de négociation des syndicats, c'est rendre la redistribution des richesses encore moins équitable.
L'économiste a également expliqué qu'un tiers de la différence entre l'inégalité des revenus aux États-Unis et au Canada (les écarts sont moins grands chez nous) s'expliquerait par le déclin rapide du taux de syndicalisation au sud de notre frontière. Les États-Unis auraient plutôt intérêt à lutter contre l'évasion fiscale, à réglementer le secteur de la finance afin d'éviter les dérapages qui ont mené à la crise économique et à donner les moyens aux travailleurs et aux ménages américains de consommer.
Il n'y a pas de corrélation entre taux de syndicalisation et déficit public, encore moins de lien de causalité. Par exemple, certains pays dans le monde ont des taux de syndicalisation supérieurs à 50% tout en ayant des ratios dette-PIB raisonnables.
Le problème des finances publiques de plusieurs pays ne se réglera pas en diminuant les salaires des travailleurs ou en supprimant les droits à la syndicalisation. Pour les États-Unis, les dirigeants devraient plutôt miser sur une meilleure réglementation du secteur financier et sur une réforme du système fiscal.
Les gouvernements du Canada et du Québec n'ont pas intérêt à imiter leurs homologues américains qui veulent diminuer le pouvoir des syndicats et les salaires réels des travailleurs de l'État. Cela aurait comme conséquence de nuire au développement social et économique et les finances publiques ne s'en porteront pas mieux.
Pierre-Guy Sylvestre
L'auteur est économiste au service de la recherche du Syndicat canadien de la fonction publique.
Le 11 janvier 2011 à 14h15
Propos...
Qui veut croire ça ?
Les gouvernements de l'Ottawa et du Québec n'ont pas intérêt à réduire le pouvoir des oligarques et les salaires des syndiqués soviétiques. Afin de placer sous contrôle et dompter les dépenses qui produisent des déficits monstrueux, insoutenables.
Elle est bonne, celle-là.
Libellés : Fiscalite-municipal, Fiscalite-Quebec
De... sp et al... le... 12.9.11,







