L'impôt Hydro Québec 2,1 G...
17.6.13
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques des syndicats, peu importe le parti politique au gouvernement.
Depuis février, les programmeurs du Google ont bousillé l'insertion des photos dans les billets de Blogger. Malgré nos commentaires, ils sont incapables de rétablir cette fonction. C'est vraiment pathétique.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 60 fichiers temporaires parmi les 123 et en décembre.
En première... Voici un autre de ces courts reportages passé inaperçu, chez les socialistes syndicalistes québécois. La pétrolière du gouvernement du Québec, HQ, depuis 2002 transformée en un ministère du revenu 2, déclare qu'elle remettra un autre 2,1 milliards en dividendes sur ses profits.
Une forme d'impôt prélevé sur les revenus net des abonnés, travailleurs contribuables, que personne n'associe à de l'extorsion. Parce que c'est du public, au lieu du privé. Pourtant, les méthodes sont les mêmes. Bonne Lecture.
Les profits d'Hydro-Québec en hausse...
Les profits d'Hydro-Québec ont atteint 2,6 milliards de dollars en 2011, en hausse de 96 millions par rapport à l'année précédente, a dévoilé la société d'État mercredi.
Ces résultats financiers permettront à Hydro-Québec de verser près de 2 milliards de dollars en dividende au gouvernement du Québec.
Les ventes d'électricité ont augmenté au Québec l'an dernier, sous l'effet des températures plus froides de l'hiver 2011 et d'une croissance de la demande dans le secteur résidentiel. Ainsi, malgré une baisse des tarifs de 0,41 %, les ventes d'électricité au Québec ont augmenté de 214 millions, pour dépasser les 10,7 milliards de dollars.
Toutefois, malgré une augmentation du volume d'électricité vendu à l'extérieur du Québec, le chiffre d'affaires provenant des exportations a diminué de 7,5 %, en raison de l'appréciation du dollar canadien et du fléchissement des prix de l'énergie dans le nord-est américain.
Par ailleurs, les importations ont connu une baisse importante, grâce à des précipitations plus abondantes en 2011, ce qui a permis d'importantes économies. L'année 2010 avait en effet été marquée par des précipitations largement inférieures à la moyenne historique, ce qui avait fortement limité la production d'électricité.
Au total, Hydro-Québec a investi 3,8 milliards de dollars en 2011, contre 4,2 milliards en 2010. De ce montant, 1,8 milliard a été alloué à des projets de développement, 1,8 milliard au maintien ou à l'amélioration de la qualité des actifs et 0,2 milliard à la réalisation du Plan d'efficacité énergétique.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/03/28/005-hydro-quebec-resultats-financiers-2011.shtml
Propos...
Que dire de plus ?...
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Taux marginal lapidaire de 54 %...
29.4.13
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques des syndicats, peu importe le parti politique au gouvernement.
Depuis quelques semaines, les programmeurs du Google ont bousillé l'insertion des photos dans les billets de Blogger. Malgré nos commentaires, ils sont incapables de rétablir cette fonction. C'est vraiment pathétique.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 66 fichiers temporaires parmi les 128 et en octobre.
En première... Une lecture incontournable. Que diriez-vous si, après une semaine ou deux de travail, vous regardez votre talon de paie et constatez que pour chaque 100 $ de gagné, 54 $ sont accaparés par les impôts. De vos efforts, il ne vous reste plus que 46 $ pour vivre, au cout de la vie de 2013.
Avec une mafia de syndiqués et socialistes au gouvernement du Québec, le PQ Marois Québécois, qui propose non pas d'abolir l'impôt santé de 200 $ de Raymond Bachand, mais de l'augmenter à 1,000 $. Voici ce qu'en pense l'enseignant Coiteux des HEC. Bonne Lecture.
Une aberration fiscale...
Lorsque l'on s'attend au pire, même les mauvaises nouvelles ont tendance à être accueillies avec soulagement.
Si le ministre Nicolas Marceau n'avait pas eu pour intention initiale de remplacer la taxe santé par le cocktail fiscal imbuvable que l'on sait, rares sont ceux qui auraient vu un progrès dans sa plus récente proposition. Par rapport à la situation actuelle et non par rapport à la catastrophe appréhendée, cette proposition constitue en effet une véritable aberration fiscale.
Rappelons d'abord l'essence de la proposition. En décidant de diminuer la contribution santé des contribuables gagnant moins de 42 000$, le gouvernement se prive de 402 millions de revenus. Pour récupérer ces 402 millions qu'il entend toujours destiner au Fonds de financement des établissements de santé et services sociaux (FINESSS), il propose de combiner deux nouvelles mesures fiscales.
La première consiste en une hausse de 1,75% du taux d'imposition applicable aux revenus supérieurs à 100 000$. La seconde est une contribution spécifique qui augmente de 200 à 1000$ entre 130 000 et 150 000$ de revenus et qui se stabilise à 1000$ par la suite.
Ce que le ministre Marceau ne dit pas, c'est que la combinaison de ces deux mesures produira un effet tout à fait pervers.
Entre 100 000 et 132 406$ de revenus, les contribuables québécois feront face à un taux marginal d'imposition provincial-fédéral combiné de 47,46%. Au-delà de 150 000$, ils feront face à un taux marginal de 49,97%, soit à peine moins que les 50% jugés confiscatoires par plusieurs.
Entre les deux cependant, soit entre 132 406 et 150 000$ de revenus, les contribuables feront face à un taux marginal d'imposition provincial-fédéral combiné de près de 54%!
En d'autres termes, le taux marginal d'imposition frappant cette catégorie de citoyens sera non seulement confiscatoire, mais sera en outre supérieur à celui de citoyens pourtant plus riches qu'eux.
La manoeuvre est tellement grossière qu'il faut seulement espérer qu'il s'agisse encore une fois des conséquences inattendues d'une proposition improvisée et non d'une intention délibérée du ministre Marceau.
Pour le gouvernement, il existe une manière très simple de corriger l'aberration. Selon les calculs mêmes du ministère des Finances, la hausse de la contribution spécifique qui est responsable de cette situation anormale ne devrait lui rapporter que 80 millions. Il suffirait donc d'abandonner la mesure fautive et de trouver dans la colonne des dépenses plutôt que dans la colonne des revenus les 80 millions manquants.
Il serait cependant encore plus équitable de rendre la contribution santé progressive sur l'ensemble de la courbe des revenus, à l'exception des plus modestes, ainsi que l'a fait l'Ontario. Cela permettrait en outre d'abandonner l'idée de créer un nouveau palier d'imposition à partir de 100 000$ de revenu, une mesure qui ne pourra que nuire à la compétitivité fiscale du Québec.
Le gouvernement sera-t-il capable d'un tel virage?
Après avoir joué à fond la carte du populisme fiscal en campagne, il sera difficile pour le Parti québécois maintenant au pouvoir de tenir un tel discours.
Pourtant, ce discours est le seul qui soit conforme avec la réalité socioéconomique du Québec. Dans ce Québec ni riche ni pauvre, il est tout simplement impossible de financer la hausse constante des dépenses publiques sans toucher directement au portefeuille des électeurs appartenant à la classe moyenne.
Cette valse d'improvisations autour de la taxe santé est d'ailleurs en train d'en faire la plus éclatante des démonstrations.
Martin Coiteux
L'auteur est professeur au service de l'enseignement des affaires internationales à HEC Montréal.
La Presse - Le 16 octobre 2012
http://www.lapresse.ca/debats/nos-collaborateurs/martin-coiteux/201210/16/01-4583979-une-aberration-fiscale.php
Propos...
Que dites-vous de ça, comme fraude électorale.
Le PQ Marois Québécois jurait d'abolir la taxe santé, durant l'élection.
Une fois au gouvernement, ils proposent plutôt une hausse de 200 $ à 1,000 $ pour les électeurs professionnels, à revenus élevés.
Plus mafiosos que les députés du Parti Marois Québécois, c'est imbattable.
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La fraude de la taxe santé...
15.4.13
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques des syndicats, peu importe le parti politique au gouvernement.
Depuis quelques semaines, les programmeurs du Google ont bousillé l'insertion des photos dans les billets de Blogger. Malgré nos commentaires, ils sont incapables de rétablir cette fonction. C'est vraiment pathétique.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 65 fichiers temporaires parmi les 129 et en octobre.
En première... Une brève fiscale. Voici comment les péquistes du PQ se sont embourbés par leur promesse d'éliminer la taxe santé. L'opposition se fait canine, à part les députés du QLP, sans chef, évidemment. Bonne lecture.
Le gouvernement sous pression ...
QUÉBEC - Le compromis du PQ sur la contribution santé ne passe pas, ni à gauche ni à droite. Tous les partis de l'opposition voteront contre l'initiative si elle est déposée à l'Assemblée nationale dans sa version actuelle.
«Ce que M. (Nicolas) Marceau propose, c'est une réduction des impôts de 400 millions $. Nous proposions une réduction de 1,8 milliard», a dit François Legault lors d'un point de presse pour annoncer ses priorités législatives, lundi.
Le chef de la CAQ s'est dit prêt «à collaborer» pour trouver des solutions, mais il ne digère pas que ces réductions d'impôts «soient financées par d'autres augmentations d'impôt».
«C'est au PQ de refaire ses devoirs. Il va falloir une troisième proposition», a lancé M. Legault, qui privilégie des coupures de dépenses pour financer l'abolition totale de la contribution santé.
Québec solidaire a aussi indiqué qu'il ne donnerait pas son appui à une mesure «qui n'est pas acceptable et très certainement perfectible», a prévenu Françoise David, co-porte-parole de QS, en marge du caucus présessionnel du parti.
«Nous sommes déçus. Nous comprenons qu'un gouvernement minoritaire doit faire des compromis, mais là, le recul est énorme», a déploré Mme David, qui croit que c'est 90% de la population qui va payer pour ce changement de direction du Parti québécois.
Ce «recul largement exagéré», selon Mme David, obligera «tout le monde à payer 200 $ cette année, alors qu'on s'attendait à ne pas payer.»
À partir de 2013, un certain nombre de gens paieront moins, mais pour tous ceux qui font plus de 42 000 $ par année, «le plein montant doit être payé», a-t-elle déploré.
Françoise David s'est dite ouverte à «des discussions». Elle devrait rencontrer Pauline Marois mercredi dans la journée. Elle croit d'ailleurs que le dossier risque de «bouger».
Québec solidaire propose que les banques ou les entreprises financières, par exemple, paient plus d'impôts pour compenser l'annulation de la taxe.
Le chef par intérim du PLQ, Jean-Marc Fournier, avait lui aussi affirmé la semaine dernière que son parti voterait contre la proposition de Nicolas Marceau.
Agence QMI
Charles Lecavalier
22/10/2012 21h18
Propos...
Finalement, les députés libéraux se sont dégonflés comme des lâches.
Sans chef, 15 députés s'abstiendront de voter et la proposion péquiste du PQ passera, sans faire tomber le gouvernement de Pauline Marois.
Libellés : Fiscalite-impot, Fiscalite-Quebec
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Hausser les impôts des professionnels ou pas ?...
8.4.13
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques des syndicats, peu importe le parti politique au gouvernement.
Depuis quelques semaines, les programmeurs du Google ont bousillé l'insertion des photos dans les billets de Blogger. Malgré nos commentaires, ils sont incapables de rétablir cette fonction. C'est vraiment pathétique.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 50 fichiers temporaires parmi les 124 et en octobre.
En première... Une lecture populiste, parmi les lettres des lecteurs, les plus inconnus. Il est question de hausser les impôts des professionnels, aux revenus de plus de 130 milles $, ou non.
Plutôt que de proposer un impot minimum pour le 40 % des contribuables qui ne paient aucun impôt, malgré les bénéfices et usage de tous les services du gouvernement. L'ère du gratis, quoi !... Bonne lecture.
Devrait-on hausser les impôts des revenus supérieurs à 130 000$?
UNE INSULTE
Je fais partie de ces gens qui gagnent un revenu de 130 000 $ et plus. Je suis donc riche! Laissez-moi quand même vous expliquer. Nous avons cinq enfants, dont deux au cégep, deux au secondaire et un au primaire. Mon conjoint et moi travaillons chacun plus de 60 heures par semaine puisque nous dirigeons tant bien que mal deux PME qui, la plupart du temps, nous donnent des cernes sous les yeux et nous empêchent de dormir le soir venu. Nous n'avons pas de sécurité financière, ni de pension garantie à notre retraite et, depuis deux ans, nous avons mis une croix sur nos vacances annuelles en famille... Alors se faire dire que nous sommes riches et que nous devrons payer davantage est une insulte à notre intelligence. Je n'ose même pas faire le véritable calcul des sommes nettes qu'il nous reste après avoir payé l'impôt provincial, l'impôt fédéral, les taxes municipales et scolaires, les taxes à la consommation, les taxes sur l'essence, sans oublier tous les impôts et les taxes attribuables à nos compagnies. En faisant concrètement ce bilan, j'ai peur d'en arriver à prendre la décision de tout lâcher, de mettre la clé dans la porte de mes entreprises, de mettre à pied plus de 65 employés, de vendre ma maison, de me trouver un logement et d'obliger mes fils à quitter l'école pour pouvoir changer de palier d'imposition et me classer parmi les 40% de gens qui ne paient pas d'impôts. Cette mesure annoncée fait en sorte que je me sens vraiment prise en otage par un gouvernement minoritaire qui, je le constate, ne vit pas sur la même planète que moi!
Francine Laplante
Femme d'affaires.
C'EST LOGIQUE
Je me souviens d'un certain Raymond Bachand, alors ministre des Finances, qui disait que son gouvernement allait faire plus de 60% de l'effort budgétaire. «Surveillez-nous», disait-il. Quelques mois plus tard, il instaure sa controversée taxe santé censée soigner les maux de notre réseau de santé. Cette taxe n'aura fait que des mécontents, surtout parmi les travailleurs de la classe moyenne dont je suis. Depuis, Pauline Marois est arrivée au pouvoir et a éliminé, tel que promis en campagne électorale, ce fardeau fiscal imposé contre notre gré. Afin de pallier à ce manque à gagner, ce trou béant de 1 milliard de dollars, Mme Marois décide d'imposer les riches qu'elle qualifie comme étant les personnes gagnant plus de 130 000$ par année. Facile pour moi d'approuver cette mesure, car mon salaire n'équivaut même pas au quart de ce montant. Est-il plus logique que les riches paient davantage afin de financer, entre autres, nos soins de santé. Ma réponse est oui. Cette mesure est plus équitable que la taxe santé. Par contre, j'ai un problème avec le fait d'imposer cet impôt particulier de façon rétroactive. Y aurait-il moins de mécontents si ce montant était prélevé en date d'aujourd'hui? Probablement. Reste à voir si Pauline Marois cédera sous la pression.
Jean Bottari
Préposé aux bénéficiaires.
FAUSSE ROUTE
Le nouveau ministre des Finances, Nicolas Marceau, fait fausse route s'il pense aller chercher des revenus supplémentaires en augmentant les impôts des «riches» afin de compenser partiellement pour l'abolition de l'impôt santé. En fait, l'augmentation annoncée des taux d'imposition des contribuables gagnant 130 000 $ et plus et l'augmentation additionnelle prévue pour ceux gagnant 250 000 $ et plus aura à mon avis pour effet net de très certainement réduire les revenus du gouvernement. Cet avis se base sur des estimations que j'ai réalisées avec deux collègues (L'Actualité économique, vol. 80, no. 2-3, 2004) et qui montrent que la sensibilité à la variation des taux d'imposition des contribuables à «hauts» revenus est telle qu'aux taux actuels, toute augmentation se traduira dans les faits par une baisse des revenus gouvernementaux. L'explication tient dans le fait que le nombre de contribuables appartenant à ces classes de revenus diminue lorsque les taux augmentent et ce, pour diverses raisons: évitement fiscal, évasion fiscale, déménagement fiscal, déménagement réel, etc. La solution: pour compenser l'abolition de l'impôt santé il faut plutôt BAISSER les taux d'imposition des plus riches. Et ce n'est pas une blague.
Robert Gagné
Directeur du Centre sur la productivité et la prospérité et professeur titulaire à l'Institut d'économie appliquée de HEC Montréal.
UNE ÉTHIQUE DE BRIGANDS
Non. Absolument pas! Tout d'abord, il faut être conscient du fardeau fiscal actuel des contribuables à plus haut revenu. Au Québec, seulement 4% de la population gagne plus de 100 000$ par année, mais ce maigre 4% assume déjà le tiers de tout l'impôt sur le revenu des particuliers versé au gouvernement, et ce sans parler de toutes les autres charges fiscales. Au cours des dernières décennies, la proportion de l'impôt sur le revenu payée par les mieux nantis a en fait augmenté plus rapidement que leur part des revenus. Il s'agit de nos médecins, nos entrepreneurs et autres professionnels de haut niveau. Jusqu'où compte-t-on presser le citron? Une famille aisée gagnant 275 000 $ verse déjà 100 000 $ en impôts dans le système actuel, soit bien plus qu'ailleurs au Canada. Lorsque cette famille a fini de payer tous les différents impôts et taxes, son hypothèque, et l'ensemble de ses obligations financières fixes, vous seriez surpris de voir combien mince est sa marge de manoeuvre réelle, dans bien des cas. De lui imposer un impôt rétroactif est inéquitable et je dirais même immoral. Cette mentalité de «prendre l'argent parce qu'il est là» constitue rien de moins qu'une éthique de brigands.
Michel Kelly-Gagnon
PDG de l'Institut économique de Montréal, il s'exprime à titre personnel.
http://www.lapresse.ca/debats/debat-du-jour/201209/24/01-4577167-devrait-on-hausser-les-impots-des-revenus-superieurs-a-130-000.php
Propos...
La question est de savoir pourquoi, les employés syndiqués des médias, ignorent-ils toujours dans leur reportage le fait que seulement 4 % des travailleurs professionnels, hauts salariés, paient 33 % de tous les impôts versés au ministère du revenu du Québec.
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Complainte du riche socialiste Lauzon...
18.3.13
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques des syndicats, peu importe le parti politique au gouvernement.
Depuis quelques semaines, les programmeurs du Google ont bousillé l'insertion des photos dans les billets de Blogger. Malgré nos commentaires, ils sont incapables de rétablir cette fonction. C'est vraiment pathétique.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 52 fichiers temporaires parmi les 123 et en octobre.
En première... En fin, les fanatiques du prof socialiste et pensionné, Léo Paul Lauzon, seront comblés. Dans ce billet il lance des roches lapidaires au politicien Legault, qu'il qualifie d’ex-affairiste et démagogue, évidemment. Bonne lecture.
L’insoutenable complainte fiscale du caquiste en chef François Legault...
Legault et Romney, même combat
Lâchés lousses, sans être rigoureusement encadrés, le chef caquiste François Legault et le prétendant républicain à la présidence des Etats-Unis, Mitt Romney, deux ex-affairistes, n’en mènent vraiment pas très large. Par exemple, Legault, en parfait adéquiste qu’il est, s’oppose vigoureusement et «courageusement» à ce que le parti québécois taxe davantage les riches, pris en otage par un gouvernement supposément de la très grosse gauche. Tout le monde sait ça que ceux qui veulent taxer, même modérément, les nantis sont des radicaux intransigeants et ceux qui taxent davantage la classe moyenne et les moins nantis, en haussant de 27% (2 points de pourcentage d’un seul coup) la TVQ et les tarifs de tous les services publics, sont des lucides pragmatiques. Taxer intelligemment pour ces sbires c’est d’appliquer le principe de l’utilisateur-payeur pour les services publics essentiels et taxer la consommation.
Plus démagogique que Legault, tu risques de péter au frette car lui-même durant la dernière campagne électorale (et c’est écrit noir sur blanc, dans le programme de la CAQ) avait dit clairement que : «Les riches paieront plus d’impôt sous un gouvernement caquiste» (La Presse, 17 aout 2012). Un mois plus tard, la girouette Legault a viré son capot de bord et menace de renverser le gouvernement.
Les millionnaires surtaxés ? Prenons l’exemple de François Legault !
Pour démontrer le côté loufoque du comportement erratique du chef caquiste François Legault, prenons son propre cas fiscal. Pour l’année 2011, monsieur Legault a rendu public son rapport d’impôt provincial (publié en partie dans La Presse du 1er septembre 2012) dans lequel il déclare des revenus «fiscaux» bruts et non ses véritables revenus économiques, de 165 000$ sur lesquels son taux d’imposition réel ou effectif a été de 12% alors que le taux légal ou statutaire maximal était, en 2011, de 24% au Québec. Il a donc payé deux fois moins que le taux officiel.
Monsieur Legault ose quand même, avec un taux effectif d’impôt de 12% au Québec, affirmer que les nantis sont surtaxés et qu’ils font l’objet de répression fiscale. Franchement, c’est indigne d’un chef de parti politique. Il y va même, en chœur avec le patronat, du chantage grossier «passé date» de l’exode des cerveaux et des riches pour faire peur au monde. Il pourrait de temps en temps changer de cassette !
Cela démontre éloquemment qu’il y a un mode de différence entre le taux officiel ou statutaire d’impôt et le taux réel effectivement payé. En raison du déluge d’abris fiscaux et des paradis fiscaux, le taux réel est toujours inférieur de beaucoup au taux légal d’impôt. Faudrait que les médias arrêtent de brandir le taux statutaire que personne ne paie et qu’ils parlent plutôt du taux effectif vraiment payé. On peut bien avoir un taux légal de 70% et un taux effectif de 10% en raison des vaches sacrées et des cadeaux fiscaux octroyés aux millionnaires. Voilà pourquoi Warren Buffett, le 2e homme le plus riche au monde, a dit que son taux d’impôt était moindre que celui de sa secrétaire et de sa femme de ménage.
Peut-être que monsieur Legault paie beaucoup moins que 12% d’impôt en utilisant des compagnies personnelles ?
Je suis, comme monsieur Legault, comptable agréé et j’ai travaillé six ans dans des cabinets internationaux d’experts-comptables, comme Deloitte & Touche. On peut donc dire qu’on est collègues ! Alors il ne peut pas me faire avaler candidement ses sornettes fiscales comme il le fait avec d’autres !
Bref, il a rendu public son rapport d’impôt 2011 à titre de «particulier». Et il sait que, comme moi, pour plusieurs bonzes les revenus déclarés dans leur rapport d’impôt des «particuliers» est infiniment plus petit que leur revenu «fiscal» total puisqu’ils s’incorporent et sont propriétaires de ce fait de compagnies.
Par exemple, un médecin qui gagne 500 000$ l’an peut en avoir comptabilisé 300 000$ dans sa compagnie personnelle, fractionné un petit 100 000$ avec les membres de sa famille et avoir déclaré dans son rapport d’impôt personnel seulement 100 000$ brut.
Et il y a les journalistes et les chroniqueurs, peu versés en matière fiscale, qui serinent constamment sur tous les toits qu’il y a «seulement» 140 000 contribuables au Québec qui gagnaient plus de 130 000$ l’an.
Le Québec est pauvre en riches selon eux. Parfois ils sont plein de bonne volonté mais leur manque de connaissances de la chose fiscale, qui devrait les amener à faire preuve de beaucoup de retenue, fait qu’ils s’adonnent à de la désinformation et à de l’intoxication du monde ordinaire au bénéfice du monde extraordinaire.
On veut savoir toute la vérité
Connaissant la passion de M. Legault pour la transparence et la recherche de la vérité, est-ce qu’il pourrait nous dire s’il détient des compagnies ou des fiducies personnelles de différentes sortes ? Il a là une occasion en or de fermer la trappe à ben du monde, dont moi-même.
Et puis, tant qu’à tout mettre sur la table au bénéfice des électeurs, comme il a déclaré en 2011 avoir reçu pour 53 500$ en dividendes, c’est donc dire que M. Legault détient un portefeuille d’actions de quelques milliers de dollars. Est-ce qu’il a réalisé récemment des gains en capitaux, et si oui, combien ? Et combien a-t-il alors payé d’impôt sur ces gains de capital ?
Le patronat pas romantique mais pathétique
Il ne faut point se surprendre que la CAQ et le patronat font la paire puisque plus de la moitié de ses candidats aux dernières élections provient du milieu des affaires.
Mais, la palme de l’effronterie revient encore une fois au Conseil du patronat du Québec (CPQ) qui a déjà dit textuellement ceci : «Le CPQ préfère une taxe à la consommation à l’impôt sur le revenu». Ah ben quelle surprise ! Facile à dire de préférer les taxes à la consommation (TVQ et TPS) sachant que les compagnies n’en paient pas. Toujours de l’argumentation patronale qui vole au ras le sol.
Léo-Paul Lauzon - 1 octobre 2012
http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/linsoutenable-complainte-fiscale-du-caquiste-en-chef-francois-legault/
Propos...
Évidemment... Personne ne va questionner un socialiste syndiqué à la retraire, comme le prof Lauzon qui s'évertue à démoniser les revenus et les actifs d'un politicien comme Legault.
Pendant qu'il jouit d’une rente de retraite digne d'un roi capitaliste. Soit, 70 % de son salaire de prof ou 84,000 $ l'an. Pendant que la moyenne des travailleurs ne retirent que 6,500 $ l'an, de la RRQ.
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De... sp et al... le... 18.3.13, ,
Première annulation... Impôts rétroactifs...
4.3.13
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques des syndicats, peu importe le parti politique au gouvernement.
Depuis quelques semaines, les programmeurs du Google ont bousillé l'insertion des photos dans les billets de Blogger. Malgré nos commentaires, ils sont incapables de rétablir cette fonction. C'est vraiment pathétique.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 54 fichiers temporaires parmi les 120 et en août.
En première... Une vieille lecture salutaire, qui cadre bien avec le passage du sommet sur l'éducation supérieur de la semaine dernière. Les étudiants socialistes et péquistes du PQ, n'ont cessés de voguer de victoire en victoire.
Première victoire, la défaite à l'élection de leurs ennemis les libéraux de John Charest. Deuxième victoire, l'annulation de la hausse des droits de scolarité. Soit, annulation de 4.88 $ de plus par semaine, en septembre 2012.
En seconde... L'animateur syndiqué de la Radiocan, Fillion, nous remémore quelques faits sur cette tactique fiscale lapidaire, l'impôt rétroactif. Autre preuve que les politiques fiscales des socialistes, syndicalistes du PQ, ne sont pas de préserver le niveau de vie de ses électeurs et du public, par la redistribution de la richesse. Mais, plutôt, d'extorquer en particulier les travailleurs professionnels aux revenus élevés, au profit de la richesse du seul gouvernement socialiste. Bonne lecture.
Annulation de la hausse : une victoire des étudiants?
À la suite de l’annulation par le PQ de la hausse des frais de scolarité, j’ai pu constater la joie de beaucoup de gens via Twitter. Certains allaient jusqu’à féliciter le mouvement étudiant pour ce résultat. Ce message de Gabriel Nadeau-Dubois me semble assez emblématique :
Ensemble, nous avons bloqué la hausse. Ensemble, nous avons vaincu le cynisme et le désespoir.
Je vais sûrement me faire lancer des tomates, mais je trouve que l’ancien porte-parole de la CLASSE est coupable d’angélisme ici. Et en plus, s’il voulait prêter flanc aux critiques de la droite, il ne pouvait pas faire mieux.
Cette décision du PQ est une chance. Parce que c’est le résultat d’une élection où le PQ a à peine la légitimité de la prendre tellement le PLQ (et la CAQ, au niveau du suffrage) lui a chauffé les fesses. Le carré est tombé face verte contre terre, face rouge vers le ciel, et il n’est pas évident aujourd’hui encore que le vote étudiant ait joué en la faveur du PQ.
Alors que le concours de circonstances a tellement joué dans la causalité de cette annulation, et étant donné que tout cela montre que la société québécoise est hautement divisée, même les étudiants d’ailleurs, cet emploi du terme « ensemble » me reste prit de travers dans la gorge. Et, mis à part pour ce qui est d’une amélioration notable au niveau du taux de votation, je ne crois pas que le cynisme est vaincu. Pour ce qui est de vaincre le désespoir, c’est bien la seule chose que je trouve juste, mais seul l’avenir nous dira si ce sera de longue ou de courte durée.
Je suis de tout coeur avec le mouvement étudiant. Mais même si oui tout le monde se doute que la crise a joué sur la décision de déclencher des élections (la Commission Charbonneau devait aussi être un très gros poids dans la balance), je ne crois pas que de prendre tout le mérite de cette victoire envoie un bon message. Je dirais même que quiconque ne peut en prendre le mérite.
Il n’y a que le résultat en soi qui est digne d’être célébré, nonobstant même du fait que c’est le PQ qui a pris la décision. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, c’est le résultat d’une promesse de longue date et le PQ ne pouvait pas revenir là-dessus politiquement, ayant encore la trace du carré rouge bien imprégné sur lui. Et ce n’est pas dit que plus tard le PQ ne sera pas le déclencheur pour faire gonfler à nouveau la grogne étudiante.
Ce sera une finale clichée, mais je n’ai pas trop le choix : à suivre…
Renart Léveillé (rédaction)
Le 20/ 09/ 2012
http://leglobe.ca/blog/2012/09/annulation-de-la-hausse-une-victoire-des-etudiants/
Impôts rétroactifs pour les nantis?
Si le nouveau gouvernement du Québec décide d’augmenter les impôts de façon rétroactive au 1er janvier dernier, il répétera un geste qu’avaient fait Gérard D. Lévesque et Robert Bourassa en 1993, et que le PQ avait alors vertement dénoncé.
Le gouvernement, à l’époque, avait annoncé en mai une surtaxe de 5 % sur les revenus dépassant 32 000 $ par année, rétroactive au 1er janvier 1993. Près de 20 ans plus tard, l’opposition officielle, formée par le Parti libéral, se battra à son tour contre une décision rétroactive, mais elle le fera pour dénoncer une mesure qui touche les 3 % les plus riches de la société québécoise.
Politiquement, le Parti québécois a beau jeu. En annulant la contribution santé, qui était une taxe régressive, il baisse les impôts de plus de 90 % des contribuables. Une grande majorité de couples paiera donc 400 $ de moins en impôts par année. En augmentant les impôts des plus riches, le PQ touche 145 000 personnes à différents niveaux, soit 3,1 % des contribuables.
On ne sait pas si le Parti québécois rendra aussi rétroactive son ambition d’augmenter la taxation des gains en capital et la réduction du crédit d’impôt sur les dividendes.
Si tel est le cas, celui ou celle qui aurait vendu son chalet en mars dernier serait tenu d’inclure non pas 50 % de son gain en capital, mais 75 % dans sa déclaration de revenus. Si les changements s’appliquent dans le prochain budget, c’est une chose. Si on revient en arrière, plusieurs auront des surprises au moment de remplir leur déclaration de revenus. Mais c’est important de le souligner : le PQ n’a jamais évoqué une telle chose. On suit ça de près.
En plus de la question de la rétroactivité, une autre question est posée en regard du plan de match fiscal du nouveau gouvernement : est-ce que les mieux nantis vont quitter le Québec ?
À cette question, la fiscaliste Brigitte Alepin nous disait à RDI Économie la semaine dernière qu’il n’y avait pas assez de littérature et d’expériences réelles pour répondre clairement à cette interrogation. « La personne qui va répondre à cette question-là de façon définitive parle à travers son chapeau, nous a-t-elle dit. On ne le sait pas. »
Il faut dire que beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte dans le choix de rester ou non dans un pays, une province, une municipalité : la langue, la qualité de vie, l’éducation, la main-d’œuvre, l’accès à la santé, les coûts de logements, les politiques sociales comme les garderies à 7 $ chez nous, etc. Pour un citoyen qui gagne 150 000 $ comme pour un PDG qui gagne 1 million par année, les impôts font partie d’une liste de plusieurs facteurs qui influent sur leurs choix.
Une fois en application, la hausse d’impôt pour un contribuable qui gagne 135 000 $ par année pourrait atteindre environ 200 $. Pour celui ou celle qui gagne 150 000 $, il faudra débourser une somme d’environ 800 $ de plus.
À 200 000 $, c’est près de 3 000 $ de plus à contribuer au trésor public. À 300 000 $, il faut ajouter plus de 8 000 $. Et à 1 million par année, c’est au moins 50 000 $ de plus qu’il faudra payer en impôts. Ces chiffres sont approximatifs. Je les ai fait vérifier par le fiscaliste Luc Godbout, qui sera à RDI Économie ce soir lundi, entrevue à ne pas manquer.
Blogue de Gérald Fillion
Lundi 24 septembre 2012 à 13 h 51
http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2012/09/24/impots-retroactifs-pour-les-nantis/
Propos...
Qui aurait cru voir, un instant, que les socialistes syndiqués députés péquistes du PQ, mènent une guerre idéologue et dogmatiste de tous les instants contre les travailleurs professionnels aux revenus élevés, du Québec.
Qui aurait cru voir l'employé de la Radiocan, Fillion, appeler la taxe santé de Bachand une taxe régressive, parce qu'elle est égale, la même, pour tous les contribuables bénéficiaires de la médicale publique. Mais...
Sans étiqueter de régressive la politique fiscale des CPE de la CSN. Soit, le même 7 $ par jour par enfant, sans égard aux revenus des parents.
Autre preuve du profil socialiste et syndicaliste, favorable aux péquistes du PQ, de l'animateur incongédiable, Gérald Fillion, de la Radiocan.
Libellés : Fiscalite-contribuables, Fiscalite-impot, Fiscalite-Quebec
De... sp et al... le... 4.3.13, ,
Québécois extorqués... Déclarations Legault Marois...
11.2.13
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques des syndicats, peu importe le parti politique au gouvernement.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 55 fichiers temporaires parmi les 117 et en aout.
En première... Voici, enfin, votre état de contribuable Québécois, le plus fraudé et extorqué par les politiciens qui forment son gouvernement. « le Québec est toujours la province la plus taxée en Amérique du Nord. Elle demeure 60e sur 60 provinces et états. »
En seconde... Voici, aussi enfin, l'état des revenus des politiciens Legault et Marois. Par rapport au niveau d'imposition socialiste soviétique, du Québec. Bonne lecture.
Les Québécois demeurent les plus taxés en Amérique...
Les libéraux de Jean Charest ont été reportés au pouvoir, en 2007, avec la promesse de réduire les impôts des contribuables. Mais les Québécois sont toujours les plus lourdement taxés en Amérique du Nord, malgré la baisse d'impôts record de 950 millions de dollars qui a suivi les élections.
«Le poids de l'ensemble des prélèvements obligatoires (impôts, taxes, cotisations sociales) comparé au PIB est plus faible qu'au début des années 2000 au Québec. Mais ce poids est plus lourd que dans n'importe quelle province canadienne, c'est clair», dit Luc Godbout, professeur de fiscalité à l'Université de Sherbrooke.
Le fardeau fiscal des Québécois a bel et bien diminué de 2003 à 2009, confirme l'Institut économique de Montréal, en se fondant sur une composante de l'indice de «liberté économique» de l'Institut Fraser.
Sur une échelle de 1 à 10, cet indice mesure la bouchée prise par les gouvernements dans le produit intérieur brut (PIB). Plus l'indice est élevé, plus la liberté économique est grande. Plus l'indice est faible, plus le fardeau fiscal pèse sur les contribuables.
L'indice du Québec a grimpé de 1,3 en 2003 à 3,2 en 2009, signe que les impôts ont fondu. Malgré tout, le Québec est toujours la province la plus taxée en Amérique du Nord. Elle demeure 60e sur 60 provinces et états. Dans les autres provinces canadiennes, l'indice varie entre 5 (Ontario) et 9 (Alberta), ce qui démontre que les gouvernements y sont moins gourmands.
Une bouchée de 39%
«La proportion totale des revenus des Québécois qui va à l'impôt était de 39% en 2010», établit l'économiste Pierre Fortin, professeur à l'UQAM. «Et ça va augmenter compte tenu de la hausse de la TVQ, de l'augmentation de la taxe sur l'essence et de la contribution santé. À mon avis, on va se retrouver, en 2013, avec le même fardeau fiscal qu'il y a huit ans», prévoit M. Fortin.
Lui aussi constate que le poids total des taxes et impôts est plus lourd au Québec qu'au Canada (32%), qu'aux États-Unis (24%) et que dans la moyenne des pays de l'OCDE (34%), selon un rapport sur les tendances des recettes fiscales de l'organisme qui regroupe 34 pays.
À la lumière des données de Statistique Canada, le Québec est la province où le fardeau fiscal est le plus élevé, «et de loin!» dit M. Fortin.
Les Québécois ont un taux d'imposition marginal de 48,2% (fédéral-provincial), supérieur à celui de l'Ontario (46,4%), de la Colombie-Britannique (43,7%) et de l'Alberta (39%).
D'ailleurs, l'Alberta est la seule province à imposer les revenus de tous ses contribuables à un taux unique de 10%. Au Québec, les contribuables paient 24% sur les revenus excédants 80 000$.
Stéphanie Grammond
La Presse - Le 03 aout 2012
Marois et Legault dévoilent leur déclaration de revenus...
Les chefs Pauline Marois (PQ) et François Legault (CAQ), qui aspirent tous deux à devenir premier ministre du Québec mardi prochain, ont accepté de rendre publique leur déclaration provinciale de revenus par l'entremise de La Presse.
Le chef libéral Jean Charest a reçu la même proposition, mais il ne croit pas que les chefs de parti devraient rendre publique leur déclaration fiscale comme c'est le cas aux États-Unis pour les candidats à la présidence.
Au cours de la dernière semaine de la campagne, La Presse a offert à chacun des chefs des trois partis pouvant former le prochain gouvernement la possibilité de dévoiler sa déclaration de revenus.
D'accord sur le principe, M. Legault et Mme Marois ont accepté de le faire à condition qu'un des deux autres principaux chefs de parti la dévoile simultanément.
En 2011, Mme Marois a payé 25 200$ d'impôt sur un revenu total de 156 231$ (son salaire comme chef de l'opposition officielle et une petite pension comme travailleuse sociale), soit un taux d'imposition provincial de 16,1%.
M. Legault a payé 20 838$ d'impôt sur un revenu total de 165 318$ (essentiellement son régime de retraite comme député et ses revenus de placements), soit un taux d'imposition provincial de 12,6%.
Les chefs n'ont pas fourni leur déclaration de revenus fédérale, qui aurait permis de calculer le taux d'imposition total. La Presse n'a constaté aucune irrégularité dans leurs déclarations de revenus. Les taux d'imposition provinciaux de Mme Marois et M. Legault sont des taux normaux pour des contribuables dans leur situation, en tenant compte des déductions et des crédits fiscaux.
Pauline Marois
> Salaire de députée et chef de l'opposition officielle (ligne 101) 153 982$
> Régime de retraite comme travailleuse sociale (ligne 122) 2220$
> Intérêts et revenus de placement (ligne 130) 28,48$
> Revenu total (ligne 199) 156 231$
> Dons (ligne 393) 7165$
> Impôt et cotisations (ligne 450) 25 200$
> Taux d'imposition au Québec: 16,1%
>> Pour voir la déclaration de revenus de Pauline Marois
http://www.lapresse.ca/rapportmarois
François Legault
> Revenu d'emploi (jetons de présence à un conseil d'administration) (ligne 101) 9000$
> Régime de retraite comme député de l'Assemblée nationale (ligne 122) 36 744$
> Revenus de dividendes de sociétés canadiennes imposables (ligne 128) 53 553$
> Intérêts et revenus de placements (ligne 130) 2168$
> Autres revenus (paiement du régime de retraite de l'Assemblée nationale pour deux années précédentes) (ligne 154) 62 701$
> Revenu total (ligne 199) 165 318$
> Dons (ligne 393) 3649$
> Impôt et cotisations (ligne 450) 20 838$
> Taux d'imposition au Québec: 12,6%
Pour voir la déclaration de revenus de François Legault
http://www.lapresse.ca/rapportlegault
Propos...
Quoi de plus salutaire que de parcourir, soi même, les détails des déclarations et se faire une idée personnelle, quant à son niveau d'imposition des revenus du travail.
Par rapport à l'imposition en Ontario et en Alberta.
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De... sp et al... le... 11.2.13, ,
Les impôts des étudiants... 45,7 % au Québec...
14.1.13
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques, peu importe le parti politique au gouvernement.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 67 fichiers temporaires parmi les 116 et en mai.
En première... Comme la culture le veut, au Bleu, voici enfin le moment d'une lecture historique, à sauvegarder dans vos fichiers.
Braquons la lumière et la loupe sur la fiscalité de ces étudiants merdiques, francophones, assistés sociaux, qui ont empoisonnés nos vies le printemps dernier avec leur crise contre le parti libéral et la hausse des droits de scolarité. Tous des péquistes du PQ, évidemment.
Celle-ci, par hasard, a été publiée dans la Pesse de Geska. Donc, au moins 450,000 travailleurs ne peuvent plus dire... « Je ne savais pas »... Vous le savez, maintenant, que vous êtes exploités et abrutis par le discours des étudiants péquistes de la FEUQ, FECQ, CLASSE !...
Au bout des calculs, des frais de scolarité de 2,564 $, il n'en reste plus que 24.96$ payé par l'étudiant. Hé oui !... C'est ce que Pauline Marois et les députés syndiqués du PQ, viennent d'annuler pour 2012.
En seconde... La nature lapidaire des impôts, du Québec. Découvrez pourquoi le peuple francophone du Québec est pauvre et dépendant de l'aide sociale, appelée péréquation, du Canada. Bonne lecture.
Les impôts des étudiants...
Surprenant qu’aucun journaliste n’y a pensé….
Depuis plus de 30 ans que je prépare les déclarations fiscales de quelques centaines de clients chaque année dont plusieurs étudiants, je constate que même les universitaires, à l’exception des HEC peut-être, n’arrivent pas dans la très grande majorité à les faire eux-mêmes et quand ils essaient, c’est plein d’erreurs.
Dans le but de m’assurer que ceux qui essaient réclament bien tous les crédits auxquels ils ont droit, voici un exemple (cas réel 2011) d’un étudiant, enfant d’un de mes clients.
Étudiant à temps plein dans une Université à Montréal, il a gagné durant l’été et les weekends 10.880$ en 2011.
Déjà je sais qu’il n’a aucun impôt à payer ni au Fédéral, ni à Québec. Il n’a pas à contribuer non plus à l’assurance médicaments du Québec, ni la contribution santé de 100$. Donc tous les montants de retenues d’impôt sur ses chèques de paye lui sont remboursés, sauf les contributions au RRQ (son fonds de pension québécois) 365$, l’assurance emploi 153$ et le Régime Provincial d’Assurance Parentale 58$, soit un total de 576$.
Ses frais de scolarité 2011 ont été de 2,564.35$. Il a droit au crédit fédéral de 15%, soit 384.65$ et Québec de 20% pour frais de scolarité, soit 521.87$
Les % sont les mêmes pour tous, peu importe le niveau de revenu. Si l’étudiant n’utilise pas ces crédits maintenant, il peut les transférer à ses parents ou les reporter jusqu’au jour où il aura un impôt à payer. Donc, il ne perdra jamais ces crédits d’impôt.
Au fédéral, il y a un crédit de 400$ par mois d’études à temps plein. Si c’est du temps partiel, le montant change, mais normalement c’est 8 mois à temps plein. 8 mois X 400$ revient à 3,200$ et le crédit d’impôt de 15% de 3,200$ lui donne une économie d’impôt de 480.00$. Le crédit suivant c’est pour les manuels 8 mois X 65$ = 520$ X 15%, soit 78.00$, pour total de 558$ qui je le rappel peut être transféré au parent ou être reporté contre un impôt futur à payer lorsque l’étudiant a un emploi permanent.
Donc après impôts les frais de scolarité nets de notre étudiant seront de 1,108.93$
WOW! Beaucoup moins impressionnant que ce que l’on voit à TV…….
Mais ce n’est pas fini, puisqu’il a travaillé, même s’il est étudiant, considéré à faible revenu, le gouvernement du Québec lui accorde un crédit remboursable pour prime au travail.
Avec son revenu de 10,880$ il a droit un crédit de 510.87$. Il s’agit là d’un crédit remboursable et puisqu’il n’a aucun impôt à payer, le gouvernement du Québec lui fait parvenir ce montant en plus du remboursement d’impôt réduit à la source.
Et utilisant son bon jugement, il décide d’appliquer ce montant payé par Québec contre ses frais de scolarité. Notre étudiant n’a donc plus que 597.96$ à régler
Mais il a encore droit à d’autres montants C’est pas une farce, je vous le jure…..
Il recevra pendant la prochaine année un crédit remboursable pour la TPS de 309$ du fédéral et le crédit remboursable à la Solidarité de Québec de 264$.
Encore une fois, il utilise son bon jugement et l’applique à son solde de frais de scolarité ces 2 crédits remboursables et il lui restera un solde de 24.96$ de frais de scolarité à payer.
Sur son 10,880$ moins 24.96$ moins le total des déductions de 576$ pour RRQ, Ass emploi et RQAP, il lui reste net dans ses poches 10,279$ et comme il a décidé d’habiter chez ses parents pour la durée de ses études, il devrait arriver à s’en sortir. Sinon à 2 ou 3 étudiants qui partagent un logement, et quelques sacrifices, ils devraient survivre.
En passant, l’augmentation de 325$ par année, après impôt revient à 211.25$ après les crédits de 35% (20% au Québec et 15% au fédéral). Après 5 ans le 1,625$ d’augmentation des frais scolaires après impôt revient à 1,056.25$ dans la réalité, sans discours partisan et sans la désinformation habituelle. Ça, c’est ce qui se passe dans la vraie vie.
Donc, si vous côtoyez des étudiants, vous pouvez utiliser ces données pour leur permettre de retirer TOUS les crédits auxquels ils ont droit. C’est un cas réel comme j’en ai eu des centaines semblables. Et les calculs ont été réalisés à l’aide d’un logiciel professionnel d’impôt pour comptables. (...)
Pierre Réhel
La Presse - Le jeudi 24 mai 2012 19h59
http://blogues.lapresse.ca/solutions/2012/05/24/les-impots-des-etudiants/#comments
Les Québécois affranchis de l'impôt quatre jours plus tard cette année...
(Québec) C'était lundi que la moyenne des Canadiens pouvait considérer avoir terminé de payer leurs impôts de l'année, mais les Québécois devront attendre encore quelques jours pour dire de même, selon la plus récente étude sur l'affranchissement de l'impôt produite par l'Institut Fraser.
En effet, si tout l'argent des Canadiens gagné depuis le début de l'année avait servi à payer des taxes aux différents paliers de gouvernement, c'est depuis lundi seulement que les contribuables ont pu commencer à garder cet argent dans leurs poches, illustre le groupe de recherche établi à Vancouver.
Au Québec, toutefois, cette journée symbolique tombera officiellement le 17 juin, soit quatre jours plus tard que l'année dernière. «Les familles québécoises doivent supporter l'un des fardeaux fiscaux les plus lourds au pays. À titre de comparaison, la journée d'affranchissement de l'impôt arrive le 10 juin en Ontario, une semaine complète avant celle du Québec», observe Filip Palda, porte-parole de l'Institut Fraser à Montréal.
Au total, les Québécois paieront 1770 $ de plus en impôt que l'année précédente. Cela est causé en grande partie à l'augmentation de 1 % de la taxe de vente au Québec au 1er janvier 2012, qui entraîne à elle seule un paiement supplémentaire de 491 $. Pour le reste, l'Institut Fraser détermine que le Québec a augmenté ses redevances liées à l'exploitation du gaz naturel et au secteur minier, de même que la contribution au Fonds des services de santé. Globalement, la croissance de l'économie a également eu un impact partout au pays, les gens étant plus imposés en raison de la nature progressiste du système d'imposition.
Selon les calculs de l'Institut, la famille québécoise moyenne (composée de deux personnes ou plus) gagnera 82 090 $ en 2012. De ce montant, elle paiera 37 516 $ en impôts, ce qui équivaut à 45,7 % de son revenu total. Au Canada, ces chiffres atteignent plutôt 94 259 $ en revenus et 41 627 $ en taxes, soit une proportion de 44,2 %.
Selon Gilles Larin, titulaire de la Chaire de recherche en fiscalité et finances publiques à l'Université de Sherbrooke, «les gouvernements du Québec successifs ont toujours été plus en faveur des mesures sociales et de la redistribution de la richesse que les autres provinces du Canada».
La Belle Province a fait le choix de financer à partir de ses impôts des programmes sociaux «qu'aucune autre province ne considère qu'elle a le luxe de se payer», comme les garderies à 7 $ et le régime public d'assurance médicaments. Ce à quoi M. Palda répond que la présente étude n'est pas un commentaire sur la qualité des services, mais bien un portrait global de l'apport des contribuables au financement des dépenses gouvernementales.
Marie-Pier Duplessis
Le Soleil - Le 11 juin 2012
http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201206/11/01-4533746-les-quebecois-affranchis-de-limpot-quatre-jours-plus-tard-cette-annee.php
Propos...
Il n'y a plus de doute.
Avec un taux d'imposition lapidaire de 45,7 % sur les revenus du travail, l'évasion fiscale est une pratique absolument indispensable pour vivre au Québec.
Les garderies publiques à 7$, le régime obligatoire des médicaments et de BES parental, sont les cancers de la fiscalité du Québec.
Pas étonnant que 85 % des entreprise manufacturière ont choisit de s'établir au Canada, hors du Québec.
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De... sp et al... le... 14.1.13, ,
Universités sous financées... Votre taux d'imposition...
19.11.12
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques, peu importe le parti politique au gouvernement.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 71 fichiers temporaires parmi les 113 et en mars. Deux lectures reposants, pour le prix d'une.
En première... Un point de vue syndicalo communiste, du sous financement des universités du Québec. Sans aucun chiffre en dollars, évidemment. Uniquement en idéologie et dogmatisme, pour vous dégouter et abrutir, quoi.
En seconde... Un tableau comparatif. Un résumé des taux d'imposition par province, du Canada. Vous découvrirez que le premier palier au Québec et plus que le double de la moyenne des provinces. Pas étonnant donc, quand on dit, que l'état de pauvreté des Québécois fait vraiment pitié, après impôt. Bonne lecture.
Sous-financées les universités? Ça dépend comment on compte!
Loin de moi l’idée de m’immiscer au sein d’éventuelles – et nécessaires – négociations entre les associations étudiantes et le gouvernement du Québec, mais force est d’admettre que plusieurs éléments du présent débat vont à contre-courant du bon sens. Devant l’ampleur que prend le mouvement de contestation contre la hausse des droits de scolarité, le gouvernement doit revenir sur sa décision de hausser les droits et engager un véritable débat sur les enjeux du financement universitaire.
Un constat de sous-financement qui ne tient pas la route
Ainsi, la justification de la hausse pressentie des droits de scolarité tirerait sa légitimité d’un certain sous-financement relatif des universités québécoises. Or, la méthodologie à la base de ce constat issu de la Conférence des recteurs et des principaux du Québec (CREPUQ), véritable juge et partie, est hautement discutable. Cette dernière, en excluant les fonds de recherche et d’immobilisation de sa comparaison, s’en tient à une analyse bien partielle des revenus et des dépenses des universités québécoises et canadiennes. Par ce stratagème, la CREPUQ en arrive à la conclusion que les universités québécoises souffrent d’un sous-financement de fonctionnement par rapport à leurs homologues canadiennes, un constat qui ne tient la route que par une manœuvre comptable qui fait visiblement l’affaire de certains recteurs.
Selon les données du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), les universités québécoises, en tenant compte des fonds de fonctionnement, de recherche et d’immobilisation, dépensent plus par étudiant (29 242 $) que leurs consœurs canadiennes (28 846 $) ! Pourtant, plusieurs observateurs continuent d’accepter candidement et sans questionnement le sous-financement dont seraient victime les universités québécoises.
Il est temps d’ouvrir un véritable espace de dialogue
Certains rétorqueront que ces fonds proviennent de différentes sources et qu’un simple transfert n’est pas si simple, ce qui n’est que partiellement vrai. Or, voilà une tâche stimulante pour des états généraux sur les universités québécoises. De fait, l’occasion est belle pour jeter les bases d’une véritable délibération démocratique sur l’avenir et le fonctionnement de nos universités. Plutôt que de s’affronter par la voie médiatique ou celle des manifestations et des matraques, pourquoi ne pas permettre un réel espace de dialogue comme nous l’avions réclamé lors de la Rencontre des partenaires de l’éducation il y a deux ans ?
Une discussion qui n’a jamais eu lieu
D’aucuns conviendront qu’il est pour le moins exagéré d’exiger une hausse radicale des droits de scolarité, sous prétexte d’un sous-financement de nos universités, alors même que ces dernières ont globalement plus de moyens que leurs homologues canadiennes. La réflexion et l’analyse raisonnées des conséquences d’une hausse radicale des droits de scolarité doivent prendre le pas sur une décision improvisée et idéologique du gouvernement Charest.
Ce dernier nous répondra que cette discussion a déjà eu lieu le 6 décembre 2010 lors de la soi-disant Rencontre des partenaires en éducation. Mais une seule journée de discussion autour d’orientations déjà planifiées peut-elle se qualifier comme étant un véritable débat démocratique ? Où est l’urgence ? Le devenir de nos universités, de nos jeunes et du Québec sont trop importants et méritent mieux qu’une discussion à la va-vite sur un coin de table.
Réjean Parent
L’auteur est président de la CSQ
L'aut'journal - Avril 2012 no.308
Provincial/territorial tax rates for 2012
Newfoundland and Labrador
7.7% on the first $32,893 of taxable income, +
12.5% on the next $32,892, +
13.3% on the amount over $65,785
Prince Edward Island
9.8% on the first $31,984 of taxable income, +
13.8% on the next $31,985, +
16.7% on the amount over $63,969
Nova Scotia
8.79% on the first $29,590 of taxable income, +
14.95% on the next $29,590, +
16.67% on the next $33,820, +
17.5% on the next $57,000, +
21% on the amount over $150,000
New Brunswick
9.1% on the first $38,190 of taxable income, +
12.1% on the next $38,190, +
12.4% on the next $47,798, +
14.3% on the amount over $124,178
Quebec See Income tax rates (Revenu Québec Web site).
Ontario
5.05% on the first $39,020 of taxable income, +
9.15% on the next $39,023, +
11.16% on the amount over $78,043
Manitoba
10.8% on the first $31,000 of taxable income, +
12.75% on the next $36,000, +
17.4% on the amount over $67,000
Saskatchewan
11% on the first $42,065 of taxable income, +
13% on the next $78,120, +
15% on the amount over $120,185
Alberta
10% of taxable income
British Columbia
5.06% on the first $37,013 of taxable income, +
7.7% on the next $37,015, +
10.5% on the next $10,965, +
12.29% on the next $18,212, +
14.7% on the amount over $103,205
Yukon
7.04% on the first $42,707 of taxable income, +
9.68% on the next $42,707, +
11.44% on the next $46,992, +
12.76% on the amount over $132,406
Northwest Territories
5.9% on the first $38,679 of taxable income, +
8.6% on the next $38,681, +
12.2% on the next $48,411, +
14.05% on the amount over $125,771
Nunavut
4% on the first $40,721 of taxable income, +
7% on the next $40,721, +
9% on the next $50,964, +
11.5% on the amount over $132,406
Date Modified: 2011-12-30
Propos...
Moyenne des 12... 7,8 % pour le premier palier.
Comparé au Québec...
0 à 40,100 = 16% = 0 $ à 6,416 $
40,101 à 80,200 = 20% = 8,020 à 16,040 $
80,201 + = 24% = 19,248 $ et plus...
Imaginez le reste. Ce que vous payez au richissime milliardaire gouvernement du Québec, seulement pour la classe des salaires minimum.
Le Québec, c'est la société la plus syndiquée des trois Amériques. Donc, la plus imposée.
Libellés : Fiscalite-contribuables, Fiscalite-desequilibre, Fiscalite-impot, Fiscalite-Quebec
De... sp et al... le... 19.11.12, ,
Tous des caves... Un budget de la pauvreté...
5.11.12
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques, peu importe le parti politique au gouvernement.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 71 fichiers temporaires parmi les 114 et en mars. Deux lectures reposants, pour le prix d'une.
En première... La déesse néo libérale du de JdeM, Elgrably-Lévys, écrivait au ministre des finances Bachand, à propos de ce que c'est que la juste part. Et à propos d'une subvention de 27 millions, pour la construction d'un seul autobus électrique. Plus lapidaire que ça, tu...
En seconde... L'un ne va pas sans l'autre. Sept jours plus tard, c'est le moment des critiques, envers un budget merdique, qui, comme d'habitude, ne prévoit pas des coupes dans les dépenses pour s'attaquer au gaspillage et au redondage. Bonne lecture.
Monsieur le Ministre des Finances...
Vous avez déclenché l’hilarité en 2010 en déclarant que « La finalité, c'est d'être heureux comme peuple ». En revanche, vos récents propos sont loin d’être amusants. Ils sont carrément révoltants.
Vous affirmez qu’un contribuable qui veut obtenir un service public doit accepter de payer de sa poche une partie de la facture. Insinueriez-vous que nous ne payons rien actuellement? Que les services fournis sont un « cadeau » de l’État? Permettez-moi de souligner trois faits que vous ne pouvez ignorer.
(1) Non seulement nous payons une « partie » de la facture, mais nous en payons même la totalité. L’État ne paie rien! Les services dont vous vous enorgueillissez, c’est nous, et nous seuls, qui en assumons les coûts avec ce que nous versons en taxes et impôts.
(2) Non seulement nous assumons la totalité de la facture, mais celle-ci est la plus élevée au Canada. Au titre de l’impôt sur le revenu uniquement, nos taux varient de 16 à 24%. En Ontario, par exemple, ils atteignent de 5 à 11%. Mais nous payons aussi la TVQ, les taxes sur l’essence, l’alcool, le tabac, les divertissements, les primes d’assurances, l’hébergement, les pneus, etc. Sans compter les frais d’immatriculation et de permis, les taxes municipales, scolaires, etc. Tous impôts confondus, nous travaillons près d’un jour sur deux pour l’État. N’est-ce pas suffisant?
(3) Non seulement nous payons plus que partout ailleurs au pays, mais nous devons parfois payer en double, car la qualité souvent douteuse des services publics et, dans certains cas, les difficultés à obtenir les services nous poussent à chercher une solution de rechange dans le secteur privé.
Vous déclarez également que « chaque citoyen, quand il demande quelque chose à l’État, il se demande c’est quoi la juste part, comme moi je dois faire ». Passons sur la syntaxe lamentable de votre phrase et arrêtons-nous sur votre notion de « juste part ». Dans votre budget de 2010, l’effort pour retrouver l’équilibre budgétaire devait être assumé à 60% par l’État grâce à un contrôle serré des dépenses, et à 40% par les contribuables par l'entremise d'une hausse des impôts, des taxes et des tarifs. Nous avons répondu à vos attentes, mais vous avez failli à votre promesse alors que l’État québécois a systématiquement dépensé plus que prévu. N’oublions pas non plus la culture de gaspillage, une des caractéristiques de votre gouvernement : le dossier santé qui coûtera 1 milliard de dollars de plus que prévu; les nombreuses dépenses superflues comme la subvention récente de 27 millions de dollars pour la construction d’un autobus électrique. Et vous osez nous sermonner sur notre « juste part »!
Vous dites être partisan d’une « révolution culturelle » (une expression plutôt choquante pour quiconque connaît l’Histoire). Les propos que vous tenez nous incitent effectivement à la révolution… mais elle ne sera probablement pas d’ordre culturel. Sachez que ce n’est pas tant l’incompétence de la classe politique qui enrage les contribuables que sa manie de ne jamais se remettre en question, comme si elle était l’unique dépositaire de la sagesse. Cette arrogance est-elle vraiment indispensable?
Nathalie Elgrably-Lévy
Économiste senior à l'Institut économique de Montréal.
Le 15 mars 2012
Le Journal de Montréal, p. 23
Encore de la paperasse...
Selon l’adage, il ne faut pas juger un livre à sa couverture. Ajoutons également qu’on ne doit pas juger un budget aux formules racoleuses qu’il contient.
Le ministre des Finances, Raymond Bachand, avait annoncé un budget orienté vers la création de richesse. À en juger par les mesures adoptées, il ignore manifestement les moyens d’y parvenir.
Certes, le budget renferme une série de dépenses: 1,3 G$ pour « favoriser l’essor de nos entreprises »; 2,7 G$ pour le nouveau plan d’action pour les changements climatiques; 165 M$ d’investissements publics additionnels au cours des cinq prochaines années pour déployer le Plan Nord; 170 M$ pour la création du Fonds Valorisation Bois; 100 M$ pour le développement des technologies propres; etc.
Ne croyez surtout pas que pareilles dépenses génèrent de la richesse. Voilà des décennies que l’État québécois annonce une multitude de programmes pour assurer notre prospérité. Or, de 1981 à 2010, le Québec a enregistré l’une des plus faibles croissances du niveau de vie des pays de l’OCDE.
La raison est simple: pour pouvoir dépenser, l’État doit se financer. Et d’où l’argent provient-il donc sinon de la poche des contribuables? À chaque dollar dépensé par Québec correspond une somme équivalente que vous et moi ne pouvons plus dépenser. On prend à Pierre pour donner à Paul. L’État ne crée aucune richesse, au mieux il redistribue celle qui existe déjà (avec une bonne dose de gaspillage).
En revanche, une société s’enrichit lorsque sa capacité à produire des biens et services augmente et que le revenu par habitant est en croissance. Pour cela, il faut permettre à l’entrepreneuriat de s’épanouir, lequel réalisera des investissements et créera des emplois. Or, le Québec est l’une des provinces qui comptent le moins d’entreprises par millier d’habitants et l’une des plus faibles croissances de l’emploi dans le secteur privé.
Si le Québec fait piètre figure, c’est parce que notre classe politique ignore depuis longtemps l’élément central du développement économique: les incitations! On n’accepte de prendre des risques, d’investir son temps, ses énergies et son argent que si on a bon espoir de voir nos efforts récompensés. Or, entre les multiples taxes sur la masse salariale, le cadre juridique à l’avantage des syndicats, la paperasserie nécessaire pour se conformer aux multiples règlements et le fardeau fiscal, il y a de quoi décourager bon nombre d’entrepreneurs de bonne volonté.
Malgré tout, le ministre Bachand en rajoute avec une mesure assassine qui obligera toute entreprise qui compte cinq employés ou plus à offrir un régime d’épargne-retraite à partir de 2015. Actuellement, 51 % des entreprises québécoises comptent moins de cinq employés. À elle seule, elle semble inoffensive, mais il s’agit d’une brique supplémentaire dans l’édifice de la paperasserie. Combien d’entreprises renonceront à embaucher un cinquième travailleur pour éviter la tracasserie occasionnée par cette nouvelle mesure? Combien d’entre elles remercieront leur cinquième travailleur pour se soustraire à cette nouvelle obligation? Est-ce ainsi que le ministre entend créer de la richesse?
M. Bachand a assurément « les deux mains sur le volant », mais il nous conduit tout droit vers le précipice!
Nathalie Elgrably-Lévy
Le 22 mars 2012
Le Journal de Montréal, p. 23
Propos...
Par son incompétence, le député Bachand se retrouve aujourd'hui à végéter dans l'opposition. Il l'a voulu, il l'a eu.
Merci pour toute la merde. D'avoir haussé notre pauvreté de 3,6 milliards, par la hausse de la TVQ de 7,5 à 10 %. D'avoir haussé les dépenses de salaire, en période de déficit budgétaire.
Bon broutage, monsieur le député.
Libellés : Fiscalite-contribuables, Fiscalite-desequilibre, Fiscalite-impot, Fiscalite-Quebec
De... sp et al... le... 5.11.12, ,
Le siège social Astral... Les pauvres Québécois...
22.10.12
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques, peu importe le parti politique au gouvernement.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 71 fichiers temporaires parmi les 111 et en mars.
En première... Une coïncidence. Dans le dossier de la vente d'Astral au géant des communications Bell Média, qui a été rejetée par la direction du CRTC la semaine dernière, un billet au site d’Argent, en mars dernier, faisait état de la perte du siège social.
En seconde... Autre billet percutant de l'enseignant aux HEC, Coiteux. Cette fois il nous résume comment les politiques du politicien astucieux, Raymond Bachand, ont encore une fois appauvrit les travailleurs et contribuables du Québec. Bonne lecture.
Un autre siège social de perdu...
La vente d'Astral au géant Bell pour 3,4 G$ signifie la perte d'un autre siège social pour la métropole, qui a déjà perdu 25 % de ses sièges sociaux en dix ans. Des experts questionnent aussi l'avenir des propriétés d'Astral au sein du groupe de télécoms.
En entrevue, le président de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques, Michel Nadeau, a indiqué que le regroupement de deux entités était une mauvaise nouvelle pour le Québec, malgré les assurances de la haute direction.
Le ministre des Finances, Raymond Bachand, devrait envoyer un message clair à la haute direction de Bell, selon lui.
« Onze des 14 plus hauts dirigeants sont basés à Toronto. Désormais, la direction d'Astral va relever de ces gens. Il faut que Québec soit vigilant », a-t-il dit.
Dans une note envoyée à ses clients, l'analyste Dvai Ghose, de Cannaccord Genuity, questionne pour sa part le bien-fondé de la transaction. Il souligne que Bell achète des actifs «en perte de vitesse» qui risquent de passer à la moulinette de la concurrence.
«Bien que nous voyions de la valeur dans les stations de radio, nous pensons que Super Écran et The Movie Network vont perdre des parts de marchés au dépens de rivaux sur l'internet comme Netflix, tout comme les chaînes spécialisées», signale l'analyste.
M. Ghose se demande si Bell n'a pas perdu ses repères en mettant autant d'accent sur le contenu. Telus, qui adopte une stratégie radicalement différente dans l'ouest du pays, enregistrerait de meilleurs résultats.
En conférence de presse, le grand patron de BCE, George Cope, a indiqué que la vente devrait entraîner des créations d'emplois. Il a toutefois reconnu il y aurait des doublons à éliminer.
Selon nos informations, les primes de séparation seraient déjà préparées pour une partie de la direction et des membres du conseil. L'acquisition de la chaîne de télévision V serait aussi dans les cartons de Bell, une information que n'a pas explicitement niée sa direction.
Jean-François Cloutier
Argent
Le 16 mars 2012 | 14h12
Plus pauvres qu'en 2003...
Le gouvernement Charest est particulièrement sensible à la critique selon laquelle il serait en train d'éliminer le déficit budgétaire de la province sur le dos des contribuables. En déposant son budget 2012-2013, le ministre Raymond Bachand ne s'est donc pas contenté de réaffirmer que le gouvernement fournissait plus de 60% de l'effort sous la forme d'un contrôle plus strict de la croissance de ses dépenses.
M. Bachand a aussi voulu convaincre les Québécois qu'ils en avaient davantage dans leurs poches aujourd'hui qu'en 2003, alors que les libéraux de Jean Charest prenaient les commandes sous la promesse d'une réingénierie de l'État depuis lors abandonnée. Le ministre a donc déposé avec le budget de cette année un document destiné spécifiquement à faire cette démonstration.
Malheureusement, la démonstration n'est guère convaincante. Dans un tableau particulièrement instructif, on nous présente l'augmentation de 2003 à 2012 du revenu disponible d'un couple ayant deux enfants et deux revenus de travail. Prenons l'exemple d'un couple dont le revenu total s'élèverait à 50 000 dollars, soit 25 000 dollars par conjoint.
Selon le ministère des Finances, ce couple aurait vu son revenu après taxes et impôts augmenter de 13,9% de 2003 à 2012. Or, ce 13,9% d'augmentation sur neuf ans représente moins de 1,5% par année, soit moins que le taux d'inflation annuel moyen observé au cours de la période. En d'autres termes, selon les chiffres mêmes du ministère des Finances, cette famille s'est dans les faits appauvrie.
Lorsqu'on refait l'exercice pour toutes les catégories de revenu familial représentées au tableau, on s'aperçoit que seules les familles touchant 15 000 dollars ou moins par conjoint ont pu améliorer leur sort. Toutes les autres ont donc vu leur revenu disponible réel diminuer. De toute évidence, ce n'est pas le message que le ministre aurait voulu transmettre à la population en déposant son budget.
Pourtant, le ministère des Finances aurait dû savoir. Selon l'Institut de la statistique du Québec, le Québec a glissé du quatrième au neuvième rang des provinces canadiennes en ce qui concerne le revenu personnel disponible depuis 2003.
Le Québec n'a que très marginalement réduit son écart vis-à-vis de l'Ontario tandis qu'il s'est fait dépasser par les provinces de l'Atlantique à l'exception de l'Île-du-Prince-Édouard. Dans un tel contexte, il sera difficile de convaincre les contribuables québécois qu'ils ne sont pas en train de faire la part du lion dans l'effort de réduction du déficit.
Ce que les Québécois sentent sur le terrain quotidien de leur pouvoir d'achat se manifeste également dans les grands équilibres financiers de la province. Selon les plans mêmes du ministère des Finances, les recettes autonomes du gouvernement auront augmenté de 0,88% du PIB entre l'exercice 2009-2010 et celui de 2013-2014 au cours duquel le déficit sera éliminé.
Les dépenses consolidées totales auront quant à elles diminué au cours de la même période de 0,85% du PIB. Cela signifie que les contribuables ne sont pas en train de fournir 38% de l'effort de réduction du déficit, mais plutôt davantage que 50% de celui-ci.
À la défense du gouvernement, la situation des contribuables serait pire si aucun effort n'était fait pour ralentir la croissance des dépenses. Il faut néanmoins se rendre à l'évidence. À défaut de savoir donner le coup de fouet à une économie québécoise qui en aurait besoin et à défaut de réduire davantage le poids des dépenses publiques dans l'économie, la plupart des Québécois continueront de vivre une croissance anémique, voire même une régression de leur pouvoir d'achat.
Martin Coiteux
L'auteur est professeur au service de l'enseignement des affaires nternationales à HEC Montréal.
Cyberpresse - Le 20 mars 2012
Propos...
Une chance que les libéraux aient perdu l'élection et sont relégués dans les bancs de l'opposition. Mais, il est trop tard, le mal est fait.
Les Québécois ne dépassent plus par leur pauvreté, au neuvième rang du revenu personnel, que les canadiens de l'Ile du Prince Édouard.
Libellés : Fiscalite-contribuables, Fiscalite-impot, Fiscalite-Quebec
De... sp et al... le... 22.10.12, ,
La juste part de Bachand... Couper les dépenses...
8.10.12
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.
La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques, peu importe le parti politique au gouvernement.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 68 fichiers temporaires parmi les 115 et en mars.
En première... Une lecture aide mémoire, qui nous rappelle pourquoi le parti libéral a perdu l'élection et le ministre des finances, Bachand, incapable de geler et de baisser les dépenses, a plutôt haussé la pauvreté des travailleurs par une hausse de 3,6 G$ de la TVQ, se retrouve maintenant dans l'opposition.
En seconde... Autre lecture aide mémoire. Peu de temps avant le dépôt du dernier budget, un sondage rappelait au ministre Bachand que 59 % des répondants réclamaient des coupes et des baisses des dépenses. Il n'a pas écouté. Bonne lecture.
Aux Québécois de payer leur juste part, dit Bachand...
Québec — Un contribuable qui veut obtenir un service public doit accepter de payer de sa poche une partie de la facture, selon le ministre des Finances, Raymond Bachand. Et il devrait apprendre à le faire avec le sourire.
Lors d'une entrevue à La Presse canadienne, qui aura duré près d'une heure et demie dans ses somptueux bureaux de la rue Saint-Louis, dans le Vieux-Québec, le ministre s'est livré à un plaidoyer en faveur de la «juste part» payée par les contribuables et d'un nécessaire changement de mentalité à cet égard, quelques jours avant la présentation de son budget.
Comment se traduira concrètement cette volonté gouvernementale de se désengager un peu plus du financement des services publics? La réponse viendra le mardi 20 mars à 16 heures.
En cette période d'effervescence préélectorale, ce troisième budget du ministre Bachand pourrait devenir la pièce maîtresse sur laquelle le gouvernement Charest tablera pour solliciter un quatrième mandat.
Chose certaine, la formule «Que chacun paye sa juste part» des services publics semble en passe de devenir le mantra du gouvernement. Le ministre a de la suite dans les idées et revient à la charge avec sa «révolution culturelle» en matière de financement des services publics, un concept qu'il avait lancé en février 2010 pour annoncer les hausses à venir: 2 points de TVQ, taxe sur l'essence, tarifs de toutes sortes et cotisation santé annuelle de 200 $, notamment.
Le principe de la «juste part» payée par le contribuable «devrait s'appliquer partout, sauf dans la santé de base, parce que la santé, on a décidé comme société que c'était gratis», a précisé le ministre. Il faut donc que «chaque citoyen, quand il demande quelque chose à l'État, se demande c'est quoi la juste part, comme moi je dois le faire», ajoute M. Bachand.
Tableaux à l'appui, M. Bachand soutient qu'il est faux de prétendre que le fardeau des contribuables s'est alourdi, avec toutes les hausses de taxes et de tarifs, puisque le gouvernement a baissé les impôts, en contrepartie.
La situation budgétaire du gouvernement demeure très fragile, au point qu'on a dû songer à repousser l'échéance du retour à l'équilibre budgétaire pour faire entrer plus d'argent dans les coffres. «La question s'est posée», convient le ministre, car la mission première du gouvernement est de soutenir l'économie et l'emploi, quand le taux de chômage se maintient au-dessus de 8 %. Mais après réflexion, le gouvernement a plutôt choisi de s'en tenir à son plan de match, tout en reportant d'un an (en 2014-2015 au lieu de 2013-2014) un montant d'un milliard $ de mesures.
M. Bachand se fait rassurant, en prédisant qu'en 2015, le Québec affichera un surplus budgétaire de 2 milliards $, somme qui servira à rembourser la dette, véritable boulet des finances publiques. Car pendant que le gouvernement lutte contre son déficit, la dette brute du Québec — la plus élevée au Canada — dépasse les 173 milliards $ (soit 55 % du PIB). On prévoit qu'elle atteindra 184 milliards $ en 2012 et 202 milliards $ en 2015.
Dans ce contexte, la création de plus de richesse devient un impératif et le Plan Nord la solution privilégiée. Le budget du 20 mars mettra l'accent sur l'exploitation des ressources naturelles, par diverses mesures «très ciblées et structurantes». Sur le plan social, les personnes âgées formeront la clientèle-cible du budget Bachand 2012. Québec fera un effort particulier pour leur permettre de demeurer chez eux le plus longtemps possible, car «ça coûte moins cher aussi» au trésor public.
La Presse canadienne
Le 12 mars 2012 Québec
Priorité à la santé et aux aînés...
Les Québécois s'entendent pour dire que les taxes et les impôts sont trop élevés au Québec (83 % contre 13 %) et pressent Raymond Bachand — ainsi que son homologue fédéral, Jim Flaherty — de comprimer les dépenses publiques, selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir.
L'heure est venue de réduire les dépenses aux yeux de 59 % des répondants, alors que 28 % préconisent leur maintien et à peine 5 % leur augmentation. «Le message n'est surtout pas d'augmenter les dépenses, indique le président de la maison de sondage Léger Marketing, Jean-Marc Léger. Les gens souhaitent qu'on réussisse à réduire les dépenses, bien qu'elles augmentent année après année à hauteur de 3 à 4 % de façon structurelle.»
Mais, du même souffle, les Québécois réclament, «très clairement» selon M. Léger, que les sommes investies dans les programmes de soins de santé et d'aide aux aînés soient plus importantes en 2012-2013. «D'après moi, c'est beaucoup lié au débat qu'on a eu avec les centres de santé et de soins de longue durée (CHSLD) dernièrement. L'aide aux aînés, c'est un enjeu plus important que l'on pense», fait valoir l'analyste.
D'ailleurs, Raymond Bachand a laissé entendre que l'accent serait mis dans son troisième budget sur les soins et les services destinés aux personnes âgées. «Il faut mieux s'occuper de nos parents. Il faut mieux préparer nos retraites, collectivement et individuellement», a-t-il déclaré à la presse la semaine dernière.
En revanche, 46 % de la population souhaitent que les dépenses soient réduites dans les programmes d'intégration des nouveaux arrivants, tandis que 38 % désirent qu'elles soient maintenues et 10 % qu'elles soient augmentées. Il s'agit d'un «dossier explosif», estime M. Léger.
Un Québécois sur deux ne digère toujours pas la taxe santé, qui a atteint 200 dollars par contribuable en 2012, et invite M. Bachand à la mettre au rebut et à élaborer une nouvelle taxe, progressive cette fois. Près de 30 % estiment que le gouvernement aurait plutôt dû taxer exclusivement les contribuables qui ont un revenu supérieur à 130 000 dollars et deux fois moins de personnes (14 %) lui donnent sa bénédiction pour la maintenir.
«La taxe telle quelle, les gens la trouvent injuste. Ils ne sont pas nécessairement en désaccord avec une taxe santé, mais font valoir qu'elle devrait être modulée en fonction du revenu et que ses recettes aillent bien au bon endroit», estime Jean-Marc Léger. «Ça contredit la position de [la chef du Parti québécois] Pauline Marois et celle de tous les politiciens. Les gens sont prêts à faire un effort, mais il faut que [la contribution] soit équitable.»
À Ottawa, le gouvernement de Stephen Harper ferait fausse route s'il accroissait ou maintenait ses dépenses dans le système carcéral, mais surtout dans les Forces canadiennes, selon le coup de sonde effectué par Léger Marketing. Trois répondants sur cinq souhaitent qu'Ottawa sabre dans les dépenses militaires, tandis que 3 % souhaitent au contraire que le gouvernement fédéral consacre plus de ressources financières à ce poste. Enfin, 33 % préconisent qu'elles soient maintenues.
Une forte majorité de Québécois s'inquiètent de l'accroissement de la dette (80 % contre 13 %). Ils sont aussi nombreux à prier MM. Flaherty et Bachand de se tourner vers les entreprises, qui «ne paient pas assez d'impôt» à leurs yeux.
Le prochain budget fédéral marquera le début d'un «changement de culture» à Ottawa, passant de «facilitateurs de dépenses» à «conteneurs de coûts», a assuré au cours du week-end le président du Conseil du Trésor, Tony Clement. Il est chargé de dénicher des économies annuelles oscillant entre 4 et 8 milliards de dollars.
À Québec, Raymond Bachand a donné l'assurance qu'il n'avait pas l'intention d'alourdir encore le fardeau fiscal des Québécois.
D'autre part, les Québécois sont davantage préoccupés par la gestion gouvernementale, dont celle de la dette, plutôt que de l'état de l'économie, estime Jean-Marc Léger. À cet égard, ils sont partagés sur l'état de l'économie: 47 % des répondants sont en désaccord avec l'idée que «l'économie du Québec va bien en général», alors que 44 % des répondants pensent le contraire.
Les budgets québécois et fédéral seront respectivement déposés le mardi 20 mars à l'Assemblée nationale et le jeudi 29 mars à la Chambre des communes.
Le sondage Internet a été effectué du 5 au 7 mars auprès de 1003 personnes. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.
Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Budget Bachand:
Marco Bélair-Cirino
Le Devoir - le 12 mars 2012 Québec
Propos...
Curieusement, Bachand prédisait un surplus de 2 milliards pour l'exercice 2015. Sans geler les salaires et les dépenses aux ministères de l'éducation et de a santé.
Sans surprise, le nouveau gouvernement des péquistes du PQ, nous dit qu'il y a un trou de 1 milliard à combler pour cette année 2012. Imaginez ce que sera alors le déficit, en 2013 et 2014, si le gouvernement socialistes de Pauline Marois n'est pas défait au prochain budget, en mars 2013.
Plus curieusement, cette citation... « ils sont partagés sur l'état de l'économie: 47 % des répondants sont en désaccord avec l'idée que «l'économie du Québec va bien en général», alors que 44 % des répondants pensent le contraire. »
Même avec près de 800,000 désoccupés habitant l'ile de Montréal, rien à faire de leur temps, il y a tout de même 44 % des répondants qui croient que l'économie va bien. Incroyable !...
Libellés : Fiscalite-contribuables, Fiscalite-desequilibre, Fiscalite-impot, Fiscalite-Quebec
De... sp et al... le... 8.10.12, ,
Taxer les riches... Les riches selon l'OCDE...
18.6.12
Lundi. Le jour des abonnés de la fiscalité.La célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés. Le Québec est décidément l'état en Amérique des finances déficitaires merdiques, dirigé par les oligarques socialistes soviétiques, à la castriste.
Au dernier billet fiscalité... Une autre de ces brèves qui a fait des vagues. Qui finance l’IEDM ?... Voila une question extrêmement simple. Le résultat étant, au total un budget de 1,4 million. En contrepartie, ses opposants syndicalistes, bénéficient au total près de 800 millions de revenus, sans que rien n’y paraisse.
Puis... Autre reportage qui a fait des adeptes. Comment faire partie de ce groupe, d’anonymes, qui pratiquent l’évasion fiscale pour tous, juste pour ne pas crier famine. Une évasion absolument incontournable, pour tout résident du Québec socialiste, syndicaliste.
Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 116 fichiers et octobre 2011.
En première... Pour une raison inconnue, c’est en octobre dernier que resurgit le dossier des riches, qui ne sont pas assez imposés et taxés. Pourtant, la question de départ est « quels riches » ?
En seconde... Ce faisant, quelqu’un a eu l’idée de demander à l’enseignant Godbout, de l’UdeS, quel serait l’effet d’imposer encore plus les riches. Supposément, aux revenus de plus de 150 M$. Ils sont seulement 70 000 contribuables comme ça, sur 5,7 millions d’adultes, au Québec. Bonne lecture.
Taxer les riches, mais quels riches?Sacré Warren Buffet! Il pourrait se contenter d'être riche, mais il a décidé de faire campagne pour que les nantis comme lui paient plus d'impôt et contribuent à réduire la dette des États-Unis.
De ce côté-ci de la frontière, particulièrement au Québec, personne ne s'est encore levé pour réclamer de payer plus d'impôt. Et pour cause. Les Québécois sont les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord et à moins d'être masochistes, il ne viendrait à l'esprit de personne d'en redemander.
Ici comme aux États-Unis, pourtant, la perception que les riches ne paient pas leur juste part d'impôt est bien ancrée, et pas seulement chez les indignés qui occupent le Square Victoria.
Lourdement endetté, aux prises avec une population vieillissante, le Québec pourrait-il puiser plus dans les poches des riches pour améliorer sa situation financière? Une taxe Buffet est-elle une avenue possible?
Ceux qu'on définit généralement comme riches sont fort peu nombreux au Québec, du moins selon les statistiques. Les quelque 2450 personnes qui ont déclaré l'an dernier un revenu total d'un million de dollars et plus représentent à peine 1% des contribuables québécois.
Les statistiques ne disent toutefois pas tout. Les riches ne sont pas tous égaux devant le fisc. Un agriculteur qui déclare des revenus de 50 000$ par année, par exemple, est millionnaire si on considère la valeur de sa ferme.
Ceux qui ont des revenus d'emplois réguliers n'échappent pas au taux marginal le plus élevé, qui est de 24% au Québec et de 29% à Ottawa, pour un taux combiné de 48,2%. Ceux qui ont des entreprises peuvent se verser des dividendes plutôt qu'un salaire, ce qui leur permet d'être imposés à un taux beaucoup plus bas.
Il y a aussi les riches qui réussissent à mettre leurs revenus à l'abri de l'impôt avec l'aide de fiscalistes et de pratiques comptables sophistiquées. Et il y a, enfin, ceux qui parviennent aux mêmes fins grâce au travail au noir et à d'autres moyens illégaux.
Toutes catégories confondues, les riches ne représentent qu'une petite partie de la population. Aux États-Unis comme au Québec, ils représentent moins de 1% de l'ensemble des contribuables. Les gains pour l'État sont donc limités. Toute hausse d'impôt a aussi des effets négatifs sur l'économie. Les plus riches sont ceux qui investissent et créent des emplois, font valoir ceux qui sont contre l'augmentation des impôts.
Faire payer les riches ou les épargner, c'est un débat vieux comme le monde. Mais il réserve parfois des surprises. Warren Buffet a maintenant l'appui de la majorité des riches américains. Un sondage publié cette semaine dans le Wall Street Journal révèle que 68% des Américains dont la fortune est de 1 million et plus sont favorables à une augmentation des impôts des millionnaires.
Hélène Baril
La Presse - Le 28 octobre 2011
Imposer aux riches du Québec une taxe Buffet, comme le président Obama voudrait le faire aux États-Unis pour réduire la dette, ferait plus de mal que de bien à l'économie québécoise.
Luc Godbout, chercheur à la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke, a fait l'exercice. «Le nombre de riches au Québec n'est pas assez élevé, en a-t-il conclu. L'abus d'une source aussi rentable que l'impôt sur le revenu pourrait la tarir définitivement.»
Le professeur a voulu savoir quel serait l'effet sur le fardeau fiscal des mieux nantis si le gouvernement du Québec allait chercher là le milliard qui lui manque pour équilibrer son budget.
Il n'a pas été trop difficile en fixant le seuil de la richesse à 150 000$ et plus. Un peu plus de 70 000 contribuables québécois entrent dans cette catégorie de revenus.
Pour aller chercher 1 milliard de revenus supplémentaires dans ces goussets bien garnis, il faudrait ajouter un palier à la table d'impôt qui en compte trois. Le dernier échelon est actuellement de 24% et il s'applique aux revenus de 78 120$ et plus.
Le palier supplémentaire pour aller chercher 1 milliard devrait être fixé à 37%, a calculé Luc Godbout. À ce taux, le fardeau fiscal combiné des contribuables québécois gagnant 150 000$ et plus passerait de 48,2% à 61,2%!
Quand plus de la moitié de nos revenus sont accaparés par le fisc, ça ne vaut plus la peine de travailler. «Il faut se rendre à l'évidence, on n'a pas suffisamment de riches au Québec», dit le spécialiste en fiscalité.
Ceux considérés comme riches, qui représentent 1% des contribuables, paient 18% de l'impôt prélevé au Québec. Les plus pauvres, c'est-à-dire ceux dont les revenus sont inférieurs à 30 000$, paient 7% de l'impôt total mais représentent 59% des contribuables. Entre les deux, ceux qui gagnent entre 30 000$ et 150 000$, supportent le fardeau le plus lourd. Ils comptent pour 40% des contribuables et paient 75% des impôts.
Riches moins riches...
Les riches ne sont pas seulement peu nombreux, ils sont aussi moins riches qu'aux États-Unis. «Les riches américains sont souvent des présidents d'entreprises inscrites en Bourse, qui gagnent des dizaines de millions par année, souligne Luc Godbout.
Le Québec en a quelques-uns, mais ses riches sont surtout des médecins et autres membres de professions libérales».
Luc Godbout n'est pas le seul à le dire, le Québec a atteint la limite de ce qu'il peut imposer à ses contribuables. Les Québécois sont ceux qui supportent le fardeau le plus lourd au Canada et dans tous les pays du G-7.
Parmi les 30 pays de l'OCDE, seulement trois pays imposent un poids fiscal plus lourd à leurs contribuables: le Danemark, la Suède et la Nouvelle-Zélande.
À l'inverse, les États-Unis sont tout bas de la liste des pays de l'OCDE, grâce aux baisses d'impôt consenties par les gouvernements de Ronald Reagan et de Georges Bush.
Le poids des taxes et impôts perçus aux États-Unis représente 24% du PIB, le taux le plus bas depuis les années 1960. Au Québec, le poids fiscal équivaut à 38,7% du PIB et au Canada, c'est 32,5%.
Warren Buffet au rapport (2010)
Revenu total: 62 855 038$US
Revenu imposable: 39 814 784$US
Impôt payé: 6 938 744$US
Taux d'imposition: 17,4%
Hélène Baril
La Presse - Le 29 octobre 2011
Propos...
Sur 30 pays de l’OCDE, 27 n’ont pas d’imposition supplémentaire de leurs revenus élevés ou riche.
Le fardeau fiscal au Québec est de 38,7% du PIB, 24% aux USA, 32.5% en moyenne au Canada. Pas étonnant que le Québec ait la moitié des contribuables à revenus élevés, en comparaison avec l’Ontario.
Libellés : Fiscalite-contribuables, Fiscalite-impot, Fiscalite-Quebec
De... sp et al... le... 18.6.12, ,




















