Économie du savoir en faillite...
5.3.08
Des usines de fabrication, piliers de l'économie qui emploient un éventail important de diverses compétences de la main d'oeuvre scolarisée, ont peut-être conclut que le «savoir» n'est plus viable ou ne fait plus le poids face aux coûts d’opération important, au Québec. Cette fois on nous annonce les fermetures de Pétromont et Flextronics...Pétromont interrompt ses opérations pour une durée indéterminée
MONTREAL - La société en commandite Pétromont, propriété à parts égales de Dow Chemical Canada et de la Société générale de financement du Québec, a annoncé mardi l'interruption de ses opérations pour une durée indéterminée à compter du 30 avril.
Cette mesure touche quelque 300 employés dans deux usines, situées à Varennes ainsi qu'à Montréal-Est. L'usine de Varennes fabrique des produits pétrochimiques de base alors que l'usine de Montréal-Est fabrique des résines de polyéthylène.
L'entreprise a indiqué que deux facteurs sont principalement responsables de ses ennuis financiers, soit l'appréciation de la devise canadienne et les difficultés persistantes d'obtenir des matières premières à base de pétrole à des prix compétitifs.
"Ces facteurs ont un impact majeur sur la rentabilité de l'entreprise, et eu égard à la conjoncture également défavorable pour le secteur de la pétrochimie dans l'ensemble de l'Amérique du Nord, Pétromont n'a d'autre choix que de suspendre ses activités", précise la direction par voie de communiqué.
L'entreprise ajoute que l'état de ses installations pétrochimiques sera maintenu tel quel "dans l'éventualité que les conditions du marché changent ou que d'éventuels intérêts externes se manifestent".
Un porte-parole de Pétromont, Louis Rail, a dit en entrevue qu'"il faut être capable d'avoir accès à des matières premières à bas prix".
"Pour renouer à long terme avec la rentabilité, ça nous prend des projets qui nous donnent un retour sur un investissement qui est suffisant, qui est attrayant pour nos actionnaires", a-t-il ajouté.
Une porte-parole de la SGF, Marie-Claude Lemieux, a indiqué que la société d'Etat avait investi plus de 70 millions $ dans Pétromont et que la fermeture des installations se traduira par l'inscription d'une radiation de quelque 50 millions $.
L'autre copropriétaire de Pétromont, Dow Chemicals, avait déjà procédé à la fin de l'année dernière à la radiation de sa participation.
La Presse Canadienne - Économie, mardi, 12 février 2008 - 17:11ET
"La SGF et Québec abandonnent les travailleurs et mettent en danger tout le secteur de la pétrochimie québécoise" - Michel Arsenault, président de la FTQ
MONTRÉAL, le 12 fév. /CNW Telbec/ - L'annonce de la fermeture des installations de Pétromont à Varennes et à Montréal-Est est vivement dénoncée par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et par le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP). "La Société générale de financement (SGF) et le gouvernement du Québec récoltent ce qu'ils ont semé, c'est-à-dire rien. Par le passé, la SGF n'avait pas peur d'investir dans le secteur industriel ou d'intervenir pour soutenir les entreprises. Or, dans le cas de Pétromont, les difficultés étaient connues depuis fort longtemps", a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.
Absence de politique industrielle
Cette fermeture est le résultat d'une absence de vision de la part du gouvernement du Québec et de la SGF. "La Société générale de financement ne fait pas son travail et le gouvernement du Québec a maintenant le devoir de tout mettre en oeuvre pour venir en aide aux travailleurs et à l'industrie de la pétrochimie. Québec doit sauver Pétromont", a ajouté le vice-président exécutif du SCEP, Joseph Gargiso, dont le syndicat représente 180 des 325 travailleurs des usines Pétromont.(...)
Canada NewsWire
Mercredi, 13 février 2008 - 06:00
Flextronics ferme son usine de MontréalLa direction de Flextronics, un fabricant d'équipements de télécommunications, a rencontré ses employés lundi matin pour leur annoncer la nouvelle.
Les employés ont ainsi appris que les activités de production à l’établissement de la rue Alfred Nobel à Saint-Laurent vont être arrêtées de façon définitive le 30 septembre.
Cette décision qualifiée de «difficile» par la direction a été prise «en consultation avec les principaux clients et partenaires, en fonction des besoins d’affaires», peut-on lire dans un communiqué qui a circulé à l'interne lundi.
Il y a un an Flextronics, qui comptait alors près de 800 employés à Montréal, avait annoncé la suppression à venir de 38% de son effectif (environ 300 emplois) à son usine de Saint-Laurent.
Les activités de Nortel (NT) à Montréal, un partenaire de Flextronics, seront par ailleurs directement touché par la réorganisation annoncée lundi.
Au cours des prochains mois, le travail exécuté pour Nortel par le sous-traitant Flextronics à Saint-Laurent sera transféré à l’établissement de Flextronics à Guadalajara, au Mexique, auprès d’autres fournisseurs de services, et dans certains cas, reviendra à Nortel même.
Selon ce que LaPresseAffaires.com a appris, Nortel entend travailler en collaboration avec Flextronics «à la transition des projets et des ressources clés pour assurer le maintien de la qualité et de la disponibilité des produits et des services pour les clients».
Flextronics est une firme américaine établie à Singapour. Au Canada, Flextronics possède aussi des installations à Ottawa, Kanata, Toronto, Scarborough et Calgary.
À l'été 2004, Flextronics avait acheté plusieurs usines manufacturières de Nortel, au Canada et ailleurs dans le monde, dans une transaction qui s'élevait à près d'un milliard de dollars.
Le titre de Flextronics a terminé la séance boursière de lundi en hausse de 19 cents à 10,75$ à la Bourse Nasdaq. Depuis un an, la valeur de l'action a oscillé entre 9$ et 14$.
LaPresseAffaires.com
Richard Dufour
25 février 2008 - 21h50
Fermeture de Flextronics: le syndicat en veut à Nortel
Le syndicat des Teamsters, qui représente les employés de l’usine Flextronics de Ville-Saint-Laurent, est persuadé que des pressions effectuées par Nortel pour réduire les coûts de développement de ses prototypes sont à l’origine de la fermeture annoncée de l’usine.
Flextronics a annoncé lundi à ses 700 employés qu’elle cesserait ses activités le 30 septembre prochain pour les transférer au Mexique ou en Pologne.
« Nortel veut mettre plusieurs entreprises en concurrence les unes avec les autres pour faire baisser les prix du développement des nouveaux prototypes », indique un communiqué émis par le syndicat. Nortel songerait à réduire de 85 à 55 % le pourcentage des contrats qu'elle passe à Flextronics.
Ce comportement de la part d’un des plus importants clients de Flextronics l’inciterait à transférer ses activités pour réduire ses coûts de production.
« Nous sommes persuadés que l'objectif de Nortel est purement et simplement d'économiser quelques dollars à gauche et à droite et elle démontre un grand mépris des gens qui ont bâti cette entreprise dans ce créneau si spécialisé », estime Serge Bérubé, président de la Section locale 1999 des Teamsters.
« Les entreprises exigent plus de compétences, plus de disponibilités et plus d'imagination de la part de leurs employés, mais ne donnent rien en retour ou finissent par fermer leurs portes », déplore le syndicat.
Travailleurs qualifiés
Selon Serge Bérubé, « les travailleurs mexicains, polonais ou autres n'ont pas les compétences pour reprendre le travail qui se faisait à Montréal ». Le syndicat soutient que « les employés de cette usine ont développé une expertise inégalée à travers le monde dans le design et la personnalisation de prototypes ».
Stupéfaction chez les employés
L’embauche de 65 nouveaux salariés cette semaine, un investissement récent de 500 000$ dans une unité de soudure et l’installation de deux lignes robotisées en deux ans aux coûts de 4M$ chacune ne laissaient aucunement présager cette décision, selon le syndicat.
Dominique Lemoine,
Lesaffaires.com - Lundi 04 février 2008
Quelques commentaires des lecteurs suivent... Notez… Le logiciel de LPA est en mode vertical chinois... Débuter la lecture par le dernier, qui est le premier commentaire du fil, en montant...
Je travaille pour cette compagnie.
Laissez moi vous dire que nous avons tous été sur le choc lors de cette annonce. Même si inexorablement nous étions voués à une fin. Cela faisait 3 ans que le personnel était bousculé par des mis-à-pied et des rappels. Nous étions que des pis-aller. Car le st... »
Publié par Josée le mercredi 27 février à 14h47
Soyons sérieux, c'est le syndicat qui empêche les compagnies d'être compétitives et qui lentement ruine nos entreprises... Il n'est quand même pas normal qu'un employé de production chez Flex Montréal gagne + de 100,000.00$ avec un peu de temps supplémentaire pour faire des tâches qui sont rémuné... »
Publié par Ben Voyons le mercredi 27 février à 8h37
En fait les Salaire a $8.50 de l'heure sont causé par l,offre et la demande. Un emploie high teck comme Nortel sera payé 16-26$ de l'heure a cause de la rareté.
Le point d'Éric est si une job a beaucoup d'offre, donc vaut $8.50 de l,heure et que un syndica gonfle artificiellement ce Salair... »
Publié par Stephane le mardi 26 février à 22h06
comme une chanson celebre celebre le dit si bien ce nest qu un debut.
200 job a environ 50000 $ chaque 10000000$ de moins dans leconomie du grand montreal ou vont aller travailler tout ce monde ou trouvez des aussi bonne job des jobs de techs a 50000 sont assez rare au quebec des jo... »
Publié par martin le mardi 26 février à 18h43
Comment cela se fait t'il que ce sont toujours les usines de Montréal qui sont jugées pas rentables, jamais celles de l'Ontario? Flextronics possède aussi des usines à Toronto, Ottawa, Kanata et scarborough. On doit supposer qu'elles sont beaucoup plus rentables que celle de Montréal et même de c... »
Publié par Gilles le mardi 26 février à 15h00
Érick,
t'as raison quand tu dis que c'est à cause des syndiqués que les compagnies quittent ce beau pays... On devrait tous travailler à 8.50$ l'heure, sans avantages sociaux, avec une épée au dessus de la tête qui te tombe dessus aussitôt que tu fais un mauvais mouvement... tu sais genre ... »
Publié par Nathaly le mardi 26 février à 14h17
Drôle de coincidence,honeywell aérospatiale de st-laurent a le même manque de vision pour l'avenir.La cie établit depuis environ 80 ans ferme ses portes le 22 août 2008.l'annonce a été faite au employés le 22 février dernier.C'est plus de 200 personne qui perdent leurs emploie malgré une industri... »
Publié par pierre morel le mardi 26 février à 1h01
Ça n'a pas de sens Jean, pcq la compétition existe partout. Elle a tjrs existé. Pourquoi c'est maintenant que les patrons décident de transférer dans d'autres pays? Juste pcq ils ne pensent qu'à leur poche à court terme. Ils ne voient pas loin. Ils ne voient pas que l'économie va faire un cr... »
Publié par Erick le mardi 26 février à 0h43
Il n'y a pas que les dirigeants à blamer... À cause de la forte compétition de la main d'oeuvre au Mexique, en Chine, en Inde et etc., les compagnies d'ici ne peuvent pas concurrencer à cause de leurs employés syndiqués. Je ne sais pas ce qui est arrivé dans le cas de Flextronics, mais on a vu be... »
Publié par Jean le mardi 26 février à 0h35
Eh ben! Voilà! Ça continue. Les mises à pied de plus en plus fréquentes pour aller fabriquer les mêmes produits à l'étranger pour sauver sur les salaires.
Quand les dirigeants comprendront-ils? Quand les actionnaires et les dirigeants de compagnies se rendront-ils compte qu'à force de tran... »
Publié par Erick le lundi 25 février à 23h39
Propos...
Les porte-parole des syndicats ont dit... «Les entreprises exigent plus de compétences, plus de disponibilités et plus d'imagination de la part de leurs employés, mais ne donnent rien en retour...» Cela, toujours sans dévoiler les salaires horaires de ces employés, afin que nous ne puissions évaluer si ce niveau de rémunération est quelque chose «en retour» ou non, n'est-ce pas ?
Quant au... «...les travailleurs mexicains, polonais ou autres n'ont pas les compétences pour reprendre le travail qui se faisait à Montréal...», c'est impossible de croire que des directeurs d'entreprise risqueraient leurs emplois et carrière en prenant une décision qui conduirait à la perte de millions, à cause d'une main d'oeuvre incompétente.
Ce serait plutôt le 16-26$ de l'heure exigé par les syndicats du Québec et le cout de 100,000.00$ avec un peu de temps supplémentaire par travailleur qui aurait poussé les directeurs dans les câbles, forcés de relocaliser au Mexique et Pologne. Comme dans les cas de Pratt&Whitney en aéronautique avec usine en Pologne et Bombardier Transport avec usine au Mexique. Nous avons peut-être déjà tous oubliés celle-ci...
INDUSTRIE AÉRIENNEL'aventure mexicaine des avionneurs Bombardier et Honeywell s'installent au Mexique pour réduire leurs coûts
Bloomberg
Bombardier, Honeywell International, Goodrich et MD Helicopters ont un endroit en commun lorsqu'ils choisissent le pays où aller pour sabrer leurs coûts: le Mexique.
Ainsi, les sociétés d'aérospatiale, attirées par des salaires qui peuvent n'atteindre que 5$US l'heure, ouvrent maintenant des écoles de formation et accroissent leurs activités au Mexique tandis que les travailleurs de ce pays démontrent qu'ils sont capables d'accomplir des tâches plus complexes comme l'assemblage de tout un aéronef.
Bombardier a devancé son échéancier de trois ans pour construire des fuselages au Mexique après que les travailleurs de ce pays eurent dépassé les attentes de production dans le domaine des faisceaux de câbles.
Pour sa part, Honeywell, qui compte 1400 travailleurs au Mexique, a commencé ses opérations par la simple production d'échangeurs de chaleur. Mais la compagnie fera bientôt appel à des ingénieurs mexicains pour effectuer des essais sur les systèmes électriques de nouveaux appareils commerciaux de Boeing et de Airbus.
"La décision de confier des travaux à des pays où les coûts sont moindres et de resserrer la production est certainement plus audacieuse que dans le passé", estime Christopher Glynn, analyste de CIBC Marchés mondiaux, à New York.
La Presse Affaires, jeudi 14 juin 2007
Propos...
Demandons aux syndicats ce qu'ils ne peuvent pas faire ces travailleurs mexicains à 5 $ l'heure et leurs ingénieurs. Comparés aux travailleurs syndiqués de l'économie du savoir québécoise de 50,000 à 100,000 l’an.
Libellés : Travail-gestion
De... sp et al... le... 5.3.08,







