On s’en fout… dit le chef Jean Barsalon…
12.5.08
Les réactions à la fermeture des salles de nouvelles, suite à la mise en faillite de la télé abrutissante de «Loft story», se suivent et ne se ressemblent plus. Tout en ayant une ressemblance, quelconque. Hé oui… C’est vraiment du spaghetti.Pendant que les politiciens politicailleux inquiets, pleurent les répercussions sur leur carrière, s’indignent et se révoltent contre le congédiement de journalistes et recherchistes complaisants, d’autres s’en réjouissent. Et sans gêne, en plus.
Il y a eu les réjouissantes au club des ivrognes du Bleu, Jean Barsalon et ses acolytes de la taverne magnan. Pour une question de vengeance, semble-t-il. TQS ne diffusait pas assez de pub de bière, à leur goût, nous ont-ils dit. Maintenant ils ont un appui inattendu, d’un autre travailleur aux médias, bien connu à la radio, semble-t-il.
Sympathie mon œil!
Les employés de TQS avaient beau voir venir le coup depuis longtemps, la masse aura finalement frappé encore plus fort que prévu. Suppression de 270 postes et fermeture complète du service des nouvelles. Le projet de Remstar est clair et sans équivoque : l’avenir de TQS sera ainsi ou ne sera pas. Un point c’est tout.
Tout le milieu des communications a été ébranlé par la nouvelle. Autant les victimes du couperet, qui se retrouveront demain devant rien, que le reste de la confrérie, qui verra débarquer au cours des prochains mois une foule de nouveaux agents libres qui viendront un jour peut-être prendre leur job. Ça explique sans doute cet élan de sympathie sans précédent de la part de certains qui ont passé l’essentiel des vingt dernières années à railler sans cesse les manières de faire de TQS et, conséquemment, ceux qui y œuvraient au quotidien. C’est fou comme la menace commande parfois le respect…
Y’a même certains analystes des médias qui dénonçaient encore récemment «l’info-spectacle à la Mongrain» qui se sont mis à regretter le départ de «celui qui aura changé à tout jamais la manière de livrer la nouvelle». Ces penseurs, que dis-je, ces experts ont-ils été hypocrites pendant tout ce temps ou étaient-ils tout simplement durs de comprenure? On les laisse libre de choisir.
Mais, dans le championnat de la mauvaise foi, c’est sans surprise qu’il faut une fois de plus accorder le premier rang aux politiciens de toutes tendances, en commençant par Jean Charest. Tous, sans exception, ont dénoncé la disparition de ce réseau national d’information «qui était si près de la population vivant en région». Pourtant, depuis vingt ans, les gouvernements provinciaux, libéraux comme péquistes, ont tout fait pour tuer Télé-Québec, LE réseau national public. Année après année, de coupures en coupures, on a étouffé cette antenne qui a pourtant le mandat de montrer l’autre visage du Québec.
Monsieur Charest, voici une idée. Vous voulez sauver 270 jobs et créer un nouveau service de nouvelles national qui parlera autrement? Engagez immédiatement tous les sacrifiés de TQS et faites de Télé-Québec la télé nationale que vous pleurez avec tant de pepeine depuis une semaine. Beau projet n’est-ce pas?
L'humeur de Sylvain Ménard
29 avril 2008 12:01
Propos…
Complètement dingue, celui-la. Il n’a rien compris à l’effet dévastateur des surpayés et des syndicats sur les finances et les déficits de la télé.
Il y a déjà que Télé-Québec, syndiquée mur à mur, coûte 57 millions de nos impôts l’an pour une diffusion de 8 hrs par jour seulement, avec quelque 400 employés qui ne font que du bureau et rien de la production. Faudrait tout de même pas ajouter des nouvelles à perte, contrôlées encore mur à mur par des syndiqués à l’uni tâche, immuables.
Si les nouvelles n’attirent pas des revenus suffisants pour payer les dépenses de salaires et ainsi équilibrer le budget à TQS, pourquoi faudrait-il répéter les mêmes erreurs de gestion à la télé publique, de TQ ?… Qui veut soutenir ou opérer une télé dont les nouvelles n’apportent que 17 cents de revenus pour 1,00$ de coûts ?… Oubliez-ça !… Il n’y a pas d’avenir, là. C’est de la folie !…
Libellés : Media-bashing
De... sp et al... le... 12.5.08,







