Cheffe de file attaquée et l'immigration nulle...
16.2.11
Enfin mercredi. Le moment de la semaine qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.Nous disions en boucle... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente de la censure chinoise et du défoulement public.
Au dernier passage politique... Le compte rendu, sommaire, du premier et seul rendez-vous du rassemblement de la droite économique, le RLQ. Une droite tellement pauvre qu'elle n'a même pas une adresse postale, un téléphone et une machine à café. Les finances des directeurs, Joanne Marcote et Éric Duaime sont tellement à plat, qu'ils ne peuvent se permettre un autre événement du genre avant avril prochain.
Puis... Un deuxième reportage sur ce même événement nous relatait les propos du chef Deltell, ses politiques de l'indépendance financière.
Cette semaine à la célèbre politique... Nous en sommes à 105 objets et à la fin d'octobre. Ça regonfle. On n'a pas fini d'en lire un bout, de la politique.
En première lecture... Devinez !... Notre associé à la politique toujours sympathique aux combattants minoritaires, nous propose à nouveau le point de vue du chef Deltell. Cette fois sur les qualités de chef de file de la cheffe Marois. Quoi d'autre, hein ?... C'est n'importe quoi pour afficher la tête du chef Deltell, à notre Carnet. Très rigolo. Nous allons tous faire une indigestion de Deltell, avant qu'il s'épuise, je crois.
En seconde... Autre lecture inédite. Le point de vue de l'immigration, selon un chroniqueur inconnu à la circulaire journal métro. C'est plutôt bref, mais tout de me lisible pour qui ne s'intéresse pas au sujet de l'immigration et ses complexités inextricables. Bonne lecture...
Leadership de Pauline Marois: Deltell passe à l'attaque...Le chef adéquiste Gérard Deltell considère que la montée d'un éventuel troisième parti constitue un désaveu du leadership de la chef péquiste Pauline Marois.
Il abonde ainsi dans le même sens que le premier ministre Jean Charest, qui a déclaré, depuis Montreux, en Suisse, qu'en s'unissant pour créer une nouvelle formation politique, M. Legault et M. Facal sont en train de dire que Mme Marois ne représente pas un choix pour un grand nombre de Québécois.
«Des idées qui ne correspondent plus aux valeurs de Québécois»
Lors d'une entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, dimanche, le chef adéquiste en a ajouté en déclarant que Pauline Marois, avec trente années de politique derrière elle, véhicule des idées qui ne correspondent plus aux valeurs des Québécois.
Il a ajouté que François Legault avait été une figure de proue pendant une dizaine d'années au PQ avant de quitter en juin 2009 et que l'éventualité qu'une aussi grosse pointure préfère une autre mouvance politique affaiblissait considérablement Pauline Marois.
Et au-delà du fait que M. Legault porte ainsi un dur coup à la formation politique réunie en conseil national jusqu'à dimanche après-midi, l'ancien péquiste démontre clairement que les idées de centre droit sont plus adaptées à la société actuelle, selon Gérard Deltell, qui a refusé de préciser s'il avait contacté M. Legault.
Avec un sourire en coin
Du côté de Saint-Hyacinthe, le député Bernard Drainville a accueilli les propos de Jean Charest avec un sourire en coin. Selon lui, le seul chef affaibli au Québec s'appelle Jean Charest. Tout en soutenant que Mme Marois a la confiance entière de ses membres, M. Drainville a reconnu que Bernard Landry avait jeté un pavé dans la mare en déclarant que le PQ était plus obsédé par l'idée de gouverner que de faire l'indépendance.
«Je ne sais pas pourquoi il a dit ça. Il faut le lui demander», a-t-il affirmé.
Mélanie Marquis
La Presse Canadienne - Saint-Hyacinthe - le 26-10-2010
L'immigration pour les nulsDans la version stérile du débat sur l’immigration, certains commentateurs proposent la réduction du nombre des nouveaux arrivants! Certains se posent même la question existentielle : Pourquoi le Québec essaie d’attirer en moyenne 55 000 immigrants par année, n’est-ce pas trop?
Le 13 août 2008, dans son Point de vue économique, le mouvement Desjardins a annoncé que le Québec s’apprêtait à subir deux ondes de choc simultanées au plan démographique, soit celles du vieillissement et de la baisse de la population.
La conséquence directe de ces deux ondes de choc est que le bassin de main-d’œuvre, soit la population âgée de 15 à 64 ans, diminuera dans à peine cinq ans, ce qui posera un défi de taille pour les entreprises qui auront de plus en plus de mal à recruter des travailleurs. Ceci exercera aussi une pression énorme sur les finances publiques.
De plus, toujours selon les économistes de Desjardins, les tendances démographiques actuelles sont d’ailleurs impossibles à renverser à court et à moyen terme, et ce, même avec une immigration plus forte et une remontée du taux de natalité.
Pis encore! Dans une mise à jour de cette analyse du choc démographique, en date du 22 juillet 2009, les économistes de Desjardins persistent et signent : Le problème demeure toujours entier pour les 15 prochaines années malgré une hausse du taux de natalité!
En gros, qu’est-ce que cela veut dire? Tout bêtement, que la proportion d’individus âgés de plus de 65 ans sera nettement supérieure à celle d’aujourd’hui, et les pressions sur les finances publiques demeureront importantes. Autrement dit, qui va payer les rentes des retraités, les soins ainsi que l’éducation des jeunes plus nombreux en raison de la hausse de la natalité?
Même une immigration intensive et une politique nataliste optimiste ne permettraient pas de renverser rapidement la tendance.
Dans mon dernier billet, je vous ai parlé du fait que 25% des immigrants quittent le Québec, ce qu’on appelle l’immigration secondaire. Ils le font surtout parce qu’ils gardent un souvenir amer de l’accueil qu’ils ont subi ici.
Il faut aussi savoir que de plus en plus de pays occidentaux qui prévoient le même choc démographique que le Canada et le Québec, seront de plus en plus concurrentiels sur le marché de l’immigration pour séduire des jeunes cadres et les convaincre à s’installer chez eux. Posez la question aux fonctionnaires d’Immigration-Québec en charge du dossier, vous aller être surpris!
Il faut qu’on comprenne, une bonne fois pour toutes, que l’immigration ne devrait pas être un fardeau pour la société d’accueil. Elle fait partie de la solution.Hassan Serraji
http://www.journalmetro.com/blogue/post/675967--l-immigration-pour-les-nuls
Le 28 octobre 2010, 13:28
Propos...
Qui n'a pas encore compris le rôle de l'immigration ?... Apporter une quantité de main d'oeuvre scolarisée qui se fait de plus en plus rare à cause de la dénatalité chez les québécois de souche, tous bailingues.
Toutefois, comme vous le lirez dans un billet subséquent de la politique, les nationalistes ethniques du site Vigile, ne voient pas l'immigration de la même perspective.
Pour eux, l'immigration doit se fondre dans la majorité francophone. Pendant qu'ils forcent leurs enfants à apprendre la langue et culture de l'anglo-saxon canadien, dès l'âge de six ans. Pendant qu'eux postulent et acceptent des emplois dans la langue de l'anglo-saxon américain, à Montréal, en informatique, aéronautique, pharmaceutique, robotique, bureautique, etc. Évidemment.
Un autre paradoxe « québécois » sans fin, quoi.
Libellés : Politique, Politique-immigration
De... sp et al... le... 16.2.11, ,
Plus d'anglais à Montréal...
19.10.10
De nouveau, le jour de la transition. En alternance avec le média bashing, aujourd'hui nous sommes de retour au célèbre débat linguistique. Pour le très grand bonheur de ses fanas indéfectible qui crient famine depuis des mois.Tout de même, un rappel du dernier billet média bashing. En début il y avait un reportage exceptionnel du membre de la FPJQ, Robitaille, qui nous racontait son entretient avec la mère des anti-gazouillis de placoteux, via le Facelivre et le Twitté, Bissonnette. Elle disait qu'elle était pleinement de son temps et qu'on pouvait la retrouver sur la toile tous les jours, plusieurs fois par jour. Mais, pas de temps pour les commérages abrutissants du Twitté, évidemment. Puis...Il y au le rapport du directeur Descoteaux, du Devoir, à propos de la place enviable qu'occupe son journal auprès du lectorat. En progression, par surcroit.
Cette semaine à la transition... D'autres vieilles lectures classiques, en reprise du débat linguistique. Nous en sommes encore à 54 objets.
En première lecture... La seule cette semaine, pour alléger un peu le temps à y consacrer.
Ce sera une très vielle lecture, de décembre 2009, mais tout à fait fascinante. Un auteur de la célèbre tribune libre de Vigile, Noel, nous propose d'examiner comment l'immigration moins anglophone produit plus d'anglais. Il est peut-être le seul qui a relevé ce défit, trouver combien d'immigrants allophones n'ont tout simplement pas adopté le français, tout en résidant au Québec.
C'est long, prévoyez un peu de confort. Bonne lecture...
Moins d’Anglos, plus d’anglais, cherchez l’erreur
2 immigrants sur 5 qui rentrent au Québec nous sont imposés par Ottawa
De 15% en 1976, les Anglos ne forment plus que 8% de la population du Québec, soit 600,000 personnes. Pourtant, Montréal n’a jamais été aussi anglaise. Moins d’Anglos, plus d’anglais. Comment expliquer pareille contradiction ?
D’abord, les deux-tiers des Anglos sont concentrés sur l’ile, environ 400,000, ce qui donne un bon fond albion autour du Mont-Royal. Mais rien de bien nouveau sous le soleil de la métropole. Ajoutons les étudiants de McGill et Concordia qui contribuent aussi beaucoup à l’anglicisation du centre-ville. Mais ce qui a inversé le phénomène de francisation qu’on avait connu après l’adoption de la Loi 101 en 1977 et contribué à l’anglicisation du centre de Montréal, c’est l’arrivée massive, par la suite, de communautés étrangères, très réfractaires à la langue du Dr Laurin.
Le Ministère de l’Immigration et des communautés culturelles a tracé un portrait des communautés culturelles au Québec, à partir des données du recensement de 2001. On a sorti, entre autre, la connaissance du français chez chacune des communautés, ce qui donne une bonne idée des groupes réfractaires au français.
Même si j’ai le plus grand respect pour Stats Canada, faut prendre avec beaucoup de réserves certaines données du recensement. Si le sexe et l’âge sont sans doute des données très fiables, il n’en est pas de même pour la connaissance du français.
Lorsque vous cochez que vous parlez anglais sur le questionnaire du recensement, personne ne vient vérifier la qualité de votre anglais. Vous pouvez parler anglais comme Jean Charest, comme vous pouvez parler anglais comme Michel Audet. Vous pouvez même mentir : ne pas parler anglais et prétendre le parler en cochant "anglais" sur le questionnaire. Bref, faut prendre les données avec réserve. Mais bon, comme ce sont les données officielles et comme le Ministère les a reprises, plongeons en sachant que le nombre de personnes qui déclarent ne pas parler français est sans doute vrai.
Un anglophone ou allophone qui ne coche pas "français", c’est parce qu’il ne le parle vraiment pas, sinon il cocherait oui comme dirait Paul Picher. Le % d’immigrants qui déclarent ne pas parler français dans le recensement est donc un strict minimum. Le chiffre réel est plus élevé si on considère que plusieurs ont coché "français" alors qu’ils ne font que le baragouiner, un peu comme un touriste québécois baragouine l’espagnol au Mexique après deux téquilas (et le parle après quatre….)
Donc, on apprend qu’en 2001, au Québec :
.13% des Américains ne parlent pas français ce qui représente 3,400 personnes. (juste là on peut déjà s’interroger sur la fiabilité des données du recensement ! D’autant plus que 6525 avouent ne parler que le français !! Vous avez bien lu : 6525 Américains déclarent ne parler que le français !!! Mais bon, on va prendre le 13% comme un strict minimum)
.33% des Afghans ne connaissent pas le français ce qui représente 900 personnes
.15% des Antillais ne connaissent pas le français ce qui représente 16,000 personnes
.11% des Arabes ne parlent pas le français : 14,000 personnes
.64% des Benglashis ne parlent pas le français : 2,500 personnes
.50% des Barbariens ne parlent pas le français : 2,000 personnes
.24% des Croates ne parlent pas français : 1,000 personnes
.44% des Chinois ne parlent pas le français : 28,000 personnes
.43% des Coréens ne parlent pas le français : 1,900 personnes
.23% des Hollandais ne parlent pas français : 4000 personnes
.36% des Lettons ne parlent pas le français : 400 personnes
.60% des Pakistanais ne parlent pas le français : 4,700 personnes
.35% des Palestiniens ne parlent pas le français : 1,100 personnes
.62% des Phillipins ne parlent pas le francais : 12,000 personnes
.23% des Polonais ne parlent pas le français : 10,000 personnes
.12% des Portugais ne parlent pas français : 6,000 personnes
.26% des Russes ne parlent pas français : 6,000 personnes
.22% des Slovaques ne parlent pas français : 700 personnes
.58% des Grenadins ne parlent pas français : 1000 personnes
.11% des Égyptiens ne parlent pas français. 1,500 personnes
.63% des Ghanéens ne parlent pas le français : 900 personnes
.35% des Grecs ne parlent pas le français : 20,000 personnes
.48% des Guyanais ne parlent pas le français : 1,100 personnes
.52% des Indiens ne parlent pas le français : 18,000 personnes
.23% des Hongrois ne parlent pas le français : 4,000 personnes
.40% des Irakiens ne parlent pas le français : 900 personne
.32% des Iraniens ne parlent pas le français 4,000 personnes
.25% des Israéliens ne parlent pas le français : 900 personnes
.50% des Jamaïcains ne parlent pas le français : 5,300 personnes
.47% des Japonais ne parlent pas le français : 1,500 personnes
On le voit -ne serait-ce qu’avec les Chinois- que les données de Stats-Can ne tiennent pas la route. S’agit de rentrer dans un dépanneur à Montréal pour voir que Stats Can surestime terriblement le nombre de parlants français dans les communautés culturelles au Québec. 50% des Jamaïcains parleraient français ? 57% des Coréens ? Ces chiffres ne font vraiment pas sérieux. Sans parler des 87% d’Américains qui déclarent parler français !
Mais ces chiffres montrent bien par contre à quel point plusieurs communautés sont totalement réfractaires au français puisque le % déclarant ne pas parler français est, au départ, très élevé.
Afghans (33%), Grecs (35%), Palestiniens (35%), Lettons (36%), Irakiens (40%), Coréens (43%), Chinois (44%) Japonais (47%), Guyanais (48%), Jamaïcains (50%), Barbadiens (50%), Indiens (52%), Grenadines (58%), Ghanéens (63%), Philippins (62%), Pakistanais (60%), Benglashis (64%).
Considérant la nette surestimation de parlants français de Stats-Can, on peut affirmer que les trois-quarts des membres de ces communautés, en fait, ne parlent pas vraiment français, en tout cas assez pour écouter une nouvelle à télé et la résumer en 20 mots.
Juste dans ces communautés, on avait, en 2001, près de 200,000 personnes, concentrées à Montréal, qui déclaraient ne pas parler du tout français. Depuis, on ajouté 19 152 immigrants qui ne parlaient pas français en 2002, 19 467 en 2003, 19 770 en 2004, 18 474 en 2005, 17 323 en 2006, 17 929 en 2007 et 17 941 en 2008. Bref, on a ajouté 130 000 personnes qui ne parlaient pas français.
http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Immigration-Quebec-2002-2006.pdf
http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Immigration-Quebec-2004-2008.pdf
Pendant ce temps, on ajoutait 15 248 immigrants qui parlaient anglais en 2002, 18 138 en 2003, 22 584 en 2004, 22 644 en 2005, 23 890 en 2006, 24 796 en 2007 et 25 201 en 2008. Bref, on a ajouté 152 000 personnes qui, elles, parlaient anglais !
On résume. Il y a 400,000 Anglos à Montréal, dont un bon tiers ne parle pas français. Il y a plus d’un quart de million d’Allophones qui ne parlent pas français (lorsqu’on calcule toutes les communautés ethniques, ce que je n’ai pas fait ci-haut). On a ajouté 130,000 nouveaux immigrants qui ne parlent pas français et 150,000 qui parlent anglais. Bref, il y a au moins un demi-million de personnes sur l’ile qui ne parle pas un mot de français ! Et après on se demande pourquoi on ne peut plus être servi en français au centre-ville ?
Ce qui amène à la question qui tue : mais pourquoi dans cette province de Presqu’Amérique où on se bat pour défendre notre langue contre l’anglais, 100 fois plus puissant sur tous les plans, fait-on renter ici des gens qui ne parlent pas français et qui, une fois ici, refusent de l’apprendre, préférant vivre en anglais ? Est-ce qu’Israël ferait venir, par exemple, des Arabes, dans le but de grossir sa minorité palestinienne ? Est-ce qu’Israël accepterait que les immigrants russes, polonais, roumains qu’il reçoit, s’arabisent plutôt que s’hébreuiser ?
C’est que, comme je l’ai exposé plus haut dans la série, 40% des immigrants au Québec ne sont pas sélectionnés mais nous sont imposés via les programmes de parrainage et de réfugiés. Beaucoup de gens dans ces communautés "francophobes" ont été parrainés ou sont des "réfugiés" ; ils ont échappé complètement à Collen-Couture depuis 32 ans.
Entre 2004 et 2008, 68% des immigrants sélectionnés parlaient français, alors que seulement 44% des parrainés et 35% des réfugiés le parlaient.
Alors pourquoi on ne fait rien ?
Parce que comme je me tue à le répéter on nous ment lorsqu’on nous dit qu’on contrôle notre immigration depuis Collen-Couture puisque plus de 2 immigrants sur 5 qui rentrent au Québec nous sont imposés par Ottawa. Et comme j’ai aussi déjà expliqué, ces deux immigrants restent en plus grand nombre au Québec que les 3 sélectionnés, fait qu’en bout de ligne ceux qui restent sont en majorité des non-sélectionnés, rentrés ici sans aucun contrôle. Et qui continuent à parrainer sans aucun contrôle de Québec.
Voilà pour le mythe du "Québec qui contrôle son immigration" !
Jacques Noël
Tribune libre de Vigile
vendredi 11 décembre 2009
http://www.vigile.net/Moins-d-Anglos-plus-d-anglais
Propos...
Il semble, parait-il, qu'en données de 2001, il y a un demi-million de personne qui résident sur l'ile de Montréal, soit 28 % de la population qui ne comprend pas le français.
C'est peut-être pour ça que les employés de la Gazette nous étiquettent de « racistes », lorsqu'on parle français en faisant du magasinage et l'épicerie, à Montréal.
Libellés : Linguistique, Linguistique-apartheid, Politique-immigration
De... sp et al... le... 19.10.10, ,
Les immigrants de Landry et FEQ anglophone...
1.9.10
Il est là. Le moment tant attendu de la semaine, le billet politique. Le moment qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.Nous disions en boucle... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente des trolls, de la censure chinoise et du défoulement public, semble-t-il.
Au dernier passage politique... Parmi les vieilles nouvelles, il y avait l'annonce d'un nouvel exécutif de l'ADQ dans la circonscription de Rivière du Loup. Étonnamment, plusieurs lecteurs réguliers du billet politique ne savaient pas ça. En seconde, le pensionné Bern Landry dénonçait l'obsession du pouvoir des libéraux de John Charest. Cela voulait peut-être dire que, après trois défaites électorales des péquistes du PQ, on ne peut pas leur attribuer une névrose du pouvoir. Peut-être juste une névrose de l'opposition, car ils semblent s'y plaire dans ce rôle.
Cette semaine à la rubrique politique, ce sera encore de très vieille nouvelle. En première lecture... Une brève, un retour, sinon une autre sortie du pensionné bailingue du PQ, Bern Landry, qui nous entretient cette fois de souveraineté et des immigrants. Étant donné que le niveau des immigrants reçus chaque année est élevé, quelques 55,000, il est plus urgent que jamais que le Québec réalise la souveraineté, s'il veut intégrer ces nouveaux arrivants, dit le célèbre pensionné. En seconde... Le député anglophone et déserteur de l'ADQ, Erik Care, nous surprend de nouveau. Cette fois c'est à l'occasion d'une polémique entourant le FEQ, Festival été de Québec. En présentant une motion pour féliciter les organisateurs du festival, qui ont choisit massivement une programmation bourrée d'artistes anglophones. Marginalisant ainsi la culture québécoise de langue française, parce qu'elle n'attire par les foules, semble-t-il. Bonne lecture...
La souveraineté: une urgence pour les immigrants, selon Landry
Il est " urgent " que le Québec fasse la souveraineté pour mieux intégrer ses immigrants, a clamé, samedi, l'ex-premier ministre et chef du Parti québécois (PQ) Bernard Landry, au cours d'un colloque organisé par le Bloc québécois et les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) pour faire le point sur les 20 ans de l'échec de Meech.
" Un des mystères de ma vie, c'est que l'indépendance ne soit pas encore faite. L'espoir de ma vie, c'est que ça va se faire ", a réaffirmé M. Landry, qui était conférencier invité à la rencontre tenue dans un hôtel de Montréal.
Selon l'ex-premier ministre, la souveraineté est plus urgente aujourd'hui que du temps de René Lévesque parce que le Québec accueille maintenant 55 000 immigrants par année. " C'est une raison importante et urgente de l'indépendance ", a-t-il déclaré. Il soutient que le "speak white" des années de la bataille linguistique au Québec a fait place, aujourd'hui, aux travailleurs immigrants qui se considèrent surtout comme des Canadiens et qui ne parlent pas toujours le français.
" Le Canada nous bloque l'intégration profonde des hommes et des femmes que nous accueillons de la terre entière. Pourquoi? Parce qu'il est bilingue et multiculturel, estime M. Landry. Ça vaut la peine qu'on se débarrasse des entraves et qu'ils (les immigrants) ne disent pas "I am Canadian", mais qu'ils disent tous rapidement "Nous sommes des Québécois et des Québécoises" ", a-t-il ajouté.
M. Landry croit que le colloque de samedi représente un tournant pour remettre la question de la souveraineté à l'avant-plan. Sondage à l'appui, le colloque révèle que le reste du Canada n'a plus tellement envie de négocier avec le Québec sur le partage des pouvoirs et autres.
" Ça fait un instrument puissant pour faire réfléchir les Québécois qui ne sont pas encore souverainistes et qui croient en cet impossible changement du Canada. Il n'aura pas lieu, c'est fini ", a-t-il fait valoir, ajoutant qu'il n'y a eu aucun progrès de réalisé au cours des dernières décennies. Selon lui, il s'agit plutôt d'un recul.
Dominique La Haye / Agence QMI / 08/05/2010 21h59
Propos...
Un autre mystère de la vie, c'est que Bern Landry a échoué à la souveraineté.
Car, alors premier ministre, il appliquait les mêmes politiques que les libéraux, à l'intégration des immigrants. CAD, l'anglo-américain obligatoire pour tous, à l'école au collège et surtout au travail. Dans ces conditions, quel immigrant serait assez stupide pour apprendre une langue, le français, qui ne lui serait d'aucune utilité dans la recherche d'un emploi, à Montréal.
Étant donné que les péquistes du PQ sont tous bailingue et anglocisés. Ils répondent sans gêne et avec empressement en «anglais», aux anglophones, ces charmants souverainistes canadiens.
La polémique enterrée dans l'œuf QUÉBEC - Les 125 députés de l'Assemblée nationale ont pris les grands moyens - une motion unanime - dans le but d'enterrer dans l'œuf une polémique politico-linguistique semblable à celle qui avait entouré la venue de Paul McCartney à Québec, à l'été 2008.
Mercredi soir, un groupe de 25 personnalités a adressé une lettre à la ministre de la Culture, Christine St-Pierre. Les signataires réclamaient une "réévaluation (à la baisse) des subventions et des commandites qu'il (le Festival d'été de Québec, FEQ) reçoit du gouvernement du Québec et de ses sociétés d'État". La baisse de contenu francophone de la présentation 2010 du FEQ motivait cette prise de position.
Parmi les signataires figurent des artistes comme Raoul Duguay et Yann Perreau, d'anciens ministres péquistes comme Louis O'Neill, Matthias Rioux et Claude Morin, ainsi que l'ex-président de la Commission sur l'avenir de la langue française, Gérald Larose.
Réagissant promptement à la missive, les députés ont unanimement voté, jeudi matin, une motion présentée notamment par le député indépendant Éric Caire et par le péquiste Maka Kotto. L'Assemblée nationale a ainsi félicité le Festival "pour l'organisation de l'édition 2010 et (s'est jointe) aux plus de 60 000 personnes qui, à ce jour, en ont approuvé la programmation (en achetant des laissez-passer)".
Luci Tremblay, directrice des communications du FEQ, s'est dite "étonnée et heureuse de cet appui". Elle a cependant refusé de commenter le contenu de la lettre. De son côté, la ministre St-Pierre a fait savoir qu'elle n'avait pas à s'immiscer dans les choix musicaux du Festival. "Je n'ai pas à dire: vous allez inviter une telle personne, puis vous n'inviterez pas telle autre. Je laisse ça à mon collègue, M. (Pierre) Curzi, qui n'aimait pas que M. McCartney vienne chanter sur les Plaines", a-t-elle lancé.
"Un gros coup de canon"
Le politologue Pierre-Paul Sénéchal, co-initiateur de la lettre, a trouvé "cette panique des députés bien curieuse. C'est un gros coup de canon pour une simple lettre. C'est quasiment risible".
Même si les députés du PQ ont tous appuyé la motion, la position du parti est plutôt nuancée envers les signataires de la lettre, dont les sympathies souverainistes sont connues. Pauline Marois, chef du PQ, a affirmé jeudi que "nous ne nous dissocions pas des 25 personnalités. On peut souhaiter qu'il y ait plus de présence francophone au sein du festival, mais il reste que c'est au festival à décider de sa programmation".
La présentation 2010 du Festival d'été est dotée d'un budget de 18 millions de dollars. Quelque 1,5 million provient du gouvernement provincial.
Taïeb Moalla
Agence QMI - 06-05-2010 21h50
Propos...Depuis cette motion du député indépendant Care, il semble que le FEQ a été un succès inespéré, un record d'assistance. Grâce à une programmation anglophone.
Soit, 8% de contenu francophone et 92 % de contenu anglophone. Cela, dans une RMR de Québec qui ne compte que 8 anglophones pour 90 francophones.
Un résultat éclatant qui a motivé notre fouteur de trouble, SP, à écrire un commentaire disant qu'il faudrait, l'année prochaine, battre le record. En ne présentant que des artistes 100% anglophones, donc anglo-américains.
Tant qu'à y être, pour faire plaisir au député Care et tous les colonisés de la RMR Québec, il faudrait aussi changer le nom du festival et l'appeler le QSF. Soit, le « Qouibec summer festival ».
Libellés : Culture, Politique, Politique-immigration, Politique-social
De... sp et al... le... 1.9.10, ,
Dire NON et le cas Michel Robichaud...
17.2.10
De nouveau ce moment favori de la semaine. Le moment qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.Comme nous disions déjà... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente du défoulement public, semble-t-il.
Au dernier passage politique, nous avons revu comment le financement public de l'école ethno religieuse anglophone et privée, cause encore et toujours des maux de toute sorte. Fruit de la lâcheté des politiciens et leurs partis de s'attaquer à une secte qui ne respecte pas les lois de l'éducation.
À ce propos, nous verrons dans un billet subséquent comment la ministre de l'éducation, Courchesne, s'est servie du fameux « secret libéral » pour abrutir complètement l'opposition et les journalistes, pendant cinq mois, en concluant en secret une entente avec les dirigeants des juifs hassidiques. Entente qui modifie tout le régime scolaire, sans consultations ou consentement, pour cette secte religieuse.
Cette semaine à la politique... Un retour aux problèmes causés par l'immigration et son corollaire la politique du multiculturalisme canadian. Soit, la bataille entre le droit d'imposer à la majorité un objet ostentatoire politique, sous le couvert de la liberté de religion. Contre le droit de choisir la politique de la laïcité. Il s'agit bien sûr des ravages que cause l'imposition du voile islamiste, niqab ou burka, dans une société historiquement chrétienne qui s'est donné comme objectif la séparation de l'état et de la religion.
En première lecture... Le point de vue sensationnaliste du chroniqueur expert de l'intérêt humain, l'américain Rich Martineau, au JdeM. En deuxième lecture... Le cas d'un citoyen de Longueuil, Michel Robichaud, qui s'est vu refuser le droit à la laïcité à la RAMQ. Un rapportage du journaliste Dutrisac. Bonne lecture...
À nous d'agir
SURRÉALISTE C'est le seul mot qui me vient en tête quand j'entends des gens comme Julius Grey et Charles Taylor parler d'une interdiction possible du port de la burka et du niqab. Je comprends que le travail des intellectuels est de complexifier des choses simples, mais quand j'entends l'ex-codirecteur de la Commission sur les accommodements raisonnables dire que «si on interdit la burka aujourd'hui, ça va être quoi demain?», les bras m'en tombent.
UNE QUESTION DE VALEURS
A-t-on le droit de se promener nu dans la rue? Non. Pourquoi? Parce que c'est contre nos valeurs. Imposons-nous des limites à la liberté des nudistes quand on les empêche de faire leur épicerie à poil? Oui. C'est le prix à payer pour vivre au Québec.
En Italie, vous pouvez vous promener seins nus sur les plages. Pas ici. Pourquoi? Différents pays, différentes valeurs. Ma femme s'est déjà fait lancer des roches en Jordanie parce qu'elle portait un short. Qu'a-t-elle fait? Elle est retournée à l'hôtel pour se changer. Pourquoi? Pour respecter les valeurs du pays qu'elle visitait. Différents pays, différentes valeurs.
DÉCONNECTÉS
Combien de fois va-t-il falloir répéter que le voile islamiste n'est pas un symbole religieux, mais un signe POLITIQUE utilisé par des intégristes pour MARQUER leur présence et crier haut et fort leur mépris des femmes et de la modernité?
Combien de Djemila Benhabib, d'Azar Majedi, de Taslima Nasreen, d'Irshad Manji, de Chahdortt Djavann, d'Ayaan Hirsi Ali et de Samia Shariff ça va prendre pour que nos intellectuels «allument» et cessent de faire preuve de naïveté?
Le niqab est interdit dans les universités égyptiennes. Et on le permettrait ici? En février 2008, le gouvernement turc a soumis un projet permettant le port du voile islamique dans les universités. Plus de 30000 manifestants se sont rassemblés pour protester contre cette idée! «La Turquie est laïque, elle le restera», scandaient les gens. Et qui avait organisé cette manifestation? Des associations FÉMINISTES. Ici, pendant ce temps, des intellectuels affirment qu'une interdiction de la burka mènera directement au fascisme. Dieu du Ciel...
NOTRE RESPONSABILITÉ
Le gouvernement ne veut pas bouger? Parfait, nous bougerons à sa place! À partir d'aujourd'hui, je refuse systématiquement de me faire servir par une fonctionnaire portant un foulard islamiste sur la tête. C'est mon droit. Je refuse qu'une gardienne portant un foulard islamiste prenne soin de mon enfant au CPE. C'est mon droit. Je refuse d'être soigné par une infirmière portant un foulard islamiste. C'est mon droit.
Le gouvernement ne veut pas défendre les valeurs qui me tiennent à coeur? Je le ferai. J'exige des accommodements. C'est ça, le problème, avec les Québécois. On demande toujours au gouvernement de faire les choses à notre place. De protéger notre langue. De défendre nos valeurs. Un serveur refuse de nous servir dans notre langue? On ne réagit pas, on dit que l'Office de la langue française va régler le problème. On délègue, on s'en lave les mains.
NON
Comprenez-moi bien. Je ne dis pas qu'il faut persécuter les femmes voilées. Je dis que le voile n'a pas sa place à l'école, dans la fonction publique, à l'hôpital et dans les garderies. Idem pour les crucifix ostentatoires et les médaillons de Raël. À l'intrusion de la religion dans l'espace public, j'opposerai dorénavant un NON systématique. Un NON poli. Un NON courtois. Un NON gentil. Mais un NON ferme. En accord avec MES valeurs laïques.
Richard Martineau
Le Journal de Montréal, le 10 octobre 2009
Canoe.qc.ca
Accommodement à sens uniqueEn octobre dernier, lors des consultations particulières visant le projet de loi 16 sur la gestion de la diversité culturelle par l'administration publique, le p.d.g. de la RAMQ, Marc Giroux, révélait qu'au bureau de l'organisme, une femme musulmane peut refuser de se faire photographier par un homme et obtenir sur-le-champ les services d'une femme. En revanche, si un client de la RAMQ refuse de se faire servir par une préposée qui porte le voile islamique et exige les services de quelqu'un d'autre, l'organisme n'obtempérera pas, avait expliqué M. Giroux.
C'est exactement ce qui est arrivé à Michel Robichaud en mai dernier. Il s'est présenté au bureau de Montréal de la RAMQ pour renouveler sa carte d'assurance maladie et, après avoir fait la file, il est tombé sur une employée qui portait le hidjab. «À cette occasion, m'attendant à un service neutre de la part de l'État, j'ai refusé d'être servi par une personne ayant un hidjab, car c'est un signe religieux», écrit-il dans un courriel envoyé au Commissaire aux plaintes de la RAMQ, André Julien. «J'ai alors demandé de passer mon tour pour me présenter au prochain guichet libre, ce que le personnel de supervision a refusé.» Il a donc été contraint de refaire la queue. «Ce n'était pas une solution, d'autant plus que l'heure de fermeture approchait et que j'aurais pu retomber sur la même personne», a signalé Michel Robichaud au Devoir.
Lors d'une conversation téléphonique, André Julien lui a expliqué que la RAMQ appliquait sa politique de non-discrimination, a relaté M. Robichaud. Il s'est alors adressé par téléphone à la CDPDJ qui, dans un premier temps, a rejeté sa plainte en invoquant le jugement de la Cour suprême qui permettait aux agents de la Gendarmerie royale du Canada qui sont de confession sikhe de continuer à porter le turban. C'est après ces appels téléphoniques que M. Robichaud a décidé de réitérer ses plaintes par courriel auprès des deux instances.
Deux mois plus tard, la RAMQ n'a toujours pas répondu au courriel de M. Robichaud. En revanche, la CDPDJ a été beaucoup plus rapide. Jacinthe Gagné, qui se présente comme une technicienne en information du Service de l'accueil et de l'évaluation de la CDPDJ, a d'ailleurs parlé hier à M. Robichaud. Mais c'était pour lui signifier que sa plainte était irrecevable. «Elle m'a dit que la réponse de la RAMQ était conforme. Elle m'a dit qu'ils n'ont pas refusé de me servir et que c'est plutôt moi qui ai refusé de recevoir le service.» En vertu du principe d'accommodement raisonnable, la RAMQ doit permettre à ses employées de porter le voile islamique, quel que soit l'avis du public desservi.
«Elle m'a dit aussi que ma plainte était irrecevable parce que la laïcité de l'État n'a pas été proclamée au Québec», a indiqué M. Robichaud. «En invoquant la neutralité de l'État, je n'avais pas de fondement juridique, m'a-t-elle dit. Sur quelle loi vous appuyez-vous? m'a-t-elle demandé.» L'employée de la CDPDJ a souligné aussi que M. Robichaud ne pouvait pas invoquer de motifs de discrimination en vertu de l'article 10 de la Charte québécoise des droits et libertés.
Jointe hier, Jacinthe Gagné a refusé de parler au Devoir, rappelant que les plaintes déposées à la Commission sont de nature confidentielle. Un porte-parole de l'organisme, Patricia Poirier, n'a pas voulu non plus commenter l'affaire.
Or le principe de la neutralité religieuse de l'État est bel et bien reconnu par le droit canadien. D'ailleurs, le président de la CDPDJ, Gaétan Cousineau, l'invoque dans une lettre envoyée récemment à la présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat, et portant sur le hidjab qui fait partie de l'uniforme de l'école Marguerite-De Lajemmerais. «... une pareille situation, en particulier dans un contexte où le hidjab porte l'effigie de l'école, pourrait porter atteinte au principe de neutralité religieuse de l'État. Dans l'exercice de ses activités, l'État ne doit, en effet, ni favoriser, ni défavoriser l'exercice d'une religion en particulier.»Selon le juriste Henri Brun, la position de la CDPDJ se défend. «La laïcité de l'État, elle existe au Québec, mais elle est molle», a-t-il indiqué hier. Ainsi, seule une loi établissant une charte de la laïcité de l'État, par exemple, pourrait assurer aux citoyens québécois d'être servis par des officiers publics qui n'affichent pas de signes religieux ostentatoires. Et encore là, la Cour suprême, en s'appuyant sur la Charte canadienne des droits et libertés, pourrait démolir d'un coup cet édifice législatif qui répond sans doute au souhait d'une majorité de Québécois mais ne correspond pas au consensus dans le reste du Canada, estime Henri Brun.
Robert Dutrisac
Le Devoir - 18 décembre 2009
Propos...
Voilà pour le merdier de la liberté de religion individuelle, qui surpasse le droit collectif de la majorité, découlant de l'immigration, selon le multiculturalisme canadian.
Libellés : Politique-accommodants, Politique-immigration, Societe-accommodants
De... sp et al... le... 17.2.10, ,
Autre tas laissé par les pékisses...
10.2.10
Voici ce moment favori de la semaine. Le moment qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.Comme nous disions déjà... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias cagoulés, adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente du défoulement public, semble-t-il. Bon...
Au dernier passage politique, nous avons revu une vieille nouvelle. Une étude de l'IF sur le niveau d'immigration et la capacité de la société d'accueil à leur offrir des emplois, tel que raconté par le célèbre moustachubarbu de la pesse. Puis, un court aperçu du débat sur la refonte du financement des partis politiques.
Cette semaine, c'est la rentrée parlementaire à l'ANQ. À compter de mardi le fichier temp politique va sûrement reprendre de l'embonpoint. Aux premières nouvelles, il semble que l'opposition ai choisit de débuter cette nouvelle législature par des attaques sur l'éthique, puis le massacre total que les libéraux ont causés aux finances publiques. Des écarts jusqu'à 11 milliards entre les revenus autonomes et les dépenses de programme.
Pour notre part, notre associé politique en est au 14 décembre 2009, soit quelques dix jours après la fermeture de l'ANQ pour le congé des fêtes. C'est à ce moment qu'éclatait, pour la énième fois, le scandale des écoles confessionnelles juives orthodoxes. Appelés Hassidimes. Encore un tas de merde laissé en héritage par les pékisses de 1984. Dont aucun politicien n'a osé nettoyer et enfin corriger depuis. Surtout pas les pékisses de 1994 à 2003, évidemment. Surtout pas Boisclair, Marois et Legault, bien sûr.
Voici donc cette lecture de l'état du dossier, tel que raconté par l'anglophone, diplômée de l'unilingue université de l'apartheid, Elkouri ov Concordia. Bonne lecture...
La ségrégation subventionnée, non merci
Quelle urgence y avait-il à sabrer le financement de programmes d'enseignement collégial offerts dans des écoles juives orthodoxes? demandait samedi un éditorial sentencieux de The Gazette.
Insatisfait par les explications de la ministre Michelle Courchesne, The Gazette y soupçonnait la ministre d'avoir agi par calcul politique. «Si c'est le cas, c'est honteux», lisait-on. Honteux? À mon sens, ce qui est honteux, c'est que l'État ait financé pendant toutes ces années des programmes communautaristes qui vont à l'encontre des fondements mêmes de notre système d'éducation. Ce qui est encore plus honteux, c'est qu'au nom d'un soi-disant respect de la diversité culturelle, on ait accepté d'encourager son contraire, c'est-à-dire la ségrégation scolaire.
Car c'est bien ce qui cloche dans cette histoire. Si des jeunes, du fait de leurs croyances, veulent poursuivre des études collégiales sans jamais côtoyer des élèves d'autres croyances et sans jamais aller dans une classe mixte, c'est leur droit le plus strict. Mais l'État ne peut financer une école ainsi repliée sur elle-même. Il ne peut encourager la ségrégation pour les uns tout en faisant la promotion de l'école comme vecteur de culture commune pour les autres.
Les ministres de l'Éducation qui se sont succédé depuis plus de 20 ans ont choisi de fermer les yeux sur l'absurde statut particulier accordé à des juifs orthodoxes par un décret du gouvernement péquiste en 1984. Il y a 10 jours, Radio-Canada a dit avoir «appris» que le Ministère tolérait ces programmes du cégep Marie-Victorin depuis plus de 20 ans, mais, en fait, la situation était connue depuis longtemps. Mon collègue Denis Lessard a publié un article sur le sujet en janvier 2005. Le titre était sans équivoque?: «Un collège réservé aux élèves juifs financé à 100% par l'État».
À l'époque, à la suite du tollé soulevé par la décision du gouvernement Charest de financer à 100% des écoles privées juives, le ministre de l'Éducation Pierre Reid avait reculé et promis du même souffle de revoir le cas bien particulier de ces élèves juifs orthodoxes qui pouvaient s'inscrire au cégep sans jamais mettre les pieds dans une classe mixte. Mais comme ses prédécesseurs, tant péquistes que libéraux, Pierre Reid n'a rien fait.
Après toutes ces années de laisser-faire, comment peut-on reprocher à la ministre Courchesne d'avoir agi de façon précipitée? En réalité, la ministre a simplement fait ce qui aurait dû être fait depuis longtemps. Et à mon sens, elle aurait même pu aller plus loin. Car la question de fond, ici, ne concerne pas les choix éducatifs de juifs orthodoxes qui veulent vivre en marge de la société. La question de fond, c'est celle de l'école publique et du «vivre-ensemble». Elle concerne toutes les écoles à vocation ethnoculturelle ou religieuse qui reçoivent un financement de l'État, qu'elles soient grecques ou arméniennes, musulmanes ou catholiques.
Malheureusement, le rapport Bouchard-Taylor n'a fait qu'effleurer cette question cruciale en recommandant timidement à l'État de «prêter attention» au dossier des écoles ethno confessionnelles. L'an dernier, un amendement à la Loi sur l'instruction publique a heureusement mis fin aux contrats d'association entre les commissions scolaires et des écoles privées ethno confessionnelles.
Ces ententes conclues avant l'entrée en vigueur de la loi 101, dans le but d'encourager la francisation, n'avaient plus leur raison d'être 30 ans plus tard. Les contrats permettaient entre autres à quatre écoles privées grecques d'être financées à 100% par l'État, bénéficiant des avantages accordés aux écoles publiques. Un non-sens d'autant plus aberrant que le ministère de l'Éducation n'avait que peu de contrôle sur la gestion des fonds publics. En 2004, une enquête avait révélé que plus de 100 000$ avaient été dépensés de façon farfelue par l'ancienne administration de l'école Socrates, dont 24 000$ en appels érotiques aux services Live Girls et Pool Party, au moment même où la direction disait n'avoir pas les fonds nécessaires pour payer ses professeurs. Bref, on était, disons, un peu loin des beaux objectifs de francisation et de vivre-ensemble.
Le changement à la loi fait en sorte que ces institutions deviennent des écoles privées comme les autres, financées à 60% par l'État. Mais à mon sens, pour être conséquent, il aurait fallu dire non à toute forme de financement public d'écoles réservées aux membres d'une seule communauté. Car le système d'éducation québécois ne peut, d'un côté, prôner le vivre-ensemble et, de l'autre, financer le «vivre-séparé». Il n'y a rien de honteux à défendre ce principe.
Rima Elkouri
La Presse - le 14 décembre 2009
Propos...Absorbés par cette lecture, texte d'une professionnelle diplômée de la littérature anglophone, je parie que vous avez raté ce qui cloche.
Une omission subtile ratée de tous. Excepté de notre associé à la politique, une vision 20 sur 20, qui se méfie comme la peste des employés de la pesse canadian de Geska, évidemment. Voici donc l'énigme.
Deux jours plus tard, l'associé demandait qu'on expédie un courriel à l'auteure Elkouri. Le directeur CH s'est porté volontaire pour ce faire... Voici le bout principal du courriel...
« Le plus curieux…
Aucun professionnel à la presse n’ose dire aux lecteurs dans quelle langue sont donnés ces cours de niveau collégial aux juifs orthodoxes, subventionnés par Marie-Victorin.
Est-ce un ordre de la direction de Geska ?... »
La réponse est, évidemment, limpide. On à bien caché à tous les lecteurs de ce journal francophone que ces cours, 100% subventionnés par leurs impôts, se sont toujours donnés dans la langue de l'unité anlgo-canadienne, de l'anglo-saxon et jamais en français. Alors... Plus abrutis que les lecteurs de la pesse, les pôvres, s'est introuvable.
Résumons... Cela dit que, pendant toutes ces années, plus de vingt ans, tous les ministres de l'Éducation, dont les célèbres Pauline Marois et François Legault du parti des québécois francophones, ont bafoués les fondements même du système d'éducation du Québec. En soutenant financièrement la ségrégation scolaire confessionnelle, la ségrégation fondée sur le sexe, de ces écoles ethno confessionnelles privées. Dans la langue de l'anglo-saxon canadien, au Québec, par surcroît.
Plus dégoûtant que les politiciens pékisses dans ce dossier et insultant pour la majorité francophone laïques qui finance le ministère de l'éducation, c'est impossible à surpasser.
Libellés : Education-apartheid, Politique, Politique-accommodants, Politique-immigration
De... sp et al... le... 10.2.10, ,
Immigration et la réforme...
3.2.10
Enfin ce moment favori de la semaine. Le moment qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.Comme nous disions déjà... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias cagoulés, adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente du défoulement public, semble-t-il. Bon...
Au dernier passage politique, nous avons revu une vieille nouvelle. Les propos étonnants du prèz Sarkozy qui s'est éloigné de la politique de la non ingérence et non indifférence, à propos des aspirations souverainistes québécoises. Ce fut un vrai truc d'aristocrate, quoi.
Alors, quoi de neuf cette semaine ?... Cette semaine notre billettiste à la politique nous propose deux sujets, variés, qui ont leur lot d'importance. En première lecture... Un questionnement du célèbre moustachubarbu de la pesse de geska, sur les niveaux d'immigrations et la capacité de la société d'accueil à offrir des emplois à ces nouveaux arrivants. Le tout découlant d'une étude de l'Institut Fraser, semble-t-il. En deuxième... Un court extrait de la position du QS sur un débat qui s'en vient à grand pas, la refonte du financement des partis politiques. Bonne lecture...
Y a-t-il trop d'immigrants?
Le marché du travail n'est plus capable d'offrir des emplois de qualité à tous les immigrants qui arrivent au Canada. Il faut donc se demander si le temps est venu de revoir les plafonds d'immigration à la baisse.
La question n'est pas posée par un quelconque groupe de pression xénophobe, mais par Peter Grady, un économiste de grande réputation. M. Grady, ancien haut fonctionnaire au ministère des Finances, a notamment été consultant à la Commission Macdonald et président du Groupe de travail sur l'emploi saisonnier et l'assurance-emploi. Dans un article publié dans la dernière livraison de Fraser Forum, la revue mensuelle de l'Institut Fraser (1), M. Grady rappelle qu'en 2006, plus de 250 000 immigrants se sont installés au Canada. Il propose d'introduire une nouvelle cible beaucoup plus basse, à 100 000 par année.
D'emblée, il reconnaît que sa proposition risque de faire des vagues. «Avec le système de sélection actuel, il est impossible d'intégrer harmonieusement 250 000 nouveaux arrivants par année sur le marché du travail, écrit-il, mais bien peu de gens sont prêts à l'admettre, et encore moins à faire quelque chose pour corriger la situation.» Pourtant, la situation des immigrants sur le marché du travail se détériore constamment depuis un quart de siècle, y compris chez ceux qui détiennent un diplôme universitaire.
Jusqu'en 1980, la position des immigrants sur le marché du travail épousait un modèle bien connu : un immigrant récent (arrivé depuis moins de cinq ans) pouvait s'attendre à gagner plus ou moins 80 % du salaire d'un travailleur né au Canada. Au bout d'une période variant de 10 à 20 ans, la plupart des immigrants réussissaient à combler cet écart, et souvent à faire mieux.
Le scénario ne tient plus.
Ainsi, en 1980, un homme immigrant récent, diplômé universitaire, gagnait en moyenne 79 % du salaire d'un travailleur né au Canada. Ce pourcentage est passé à 61 % en 1990, 59 % dix ans plus tard, et seulement 48 % en 2005. Concrètement, cela signifie qu'en dollars ajustés pour tenir compte de l'inflation, le salaire de l'immigrant est passé de 48 500 $ en 1980 à 30 300 $ en 2005. Pendant la même période, le Canadien d'origine a vu son salaire passer de 61 400 $ à 63 200 $. Autrement dit, le travailleur né au Canada a réussi à maintenir son pouvoir d'achat, et même un peu plus, tandis que la condition de l'immigrant, même titulaire d'un diplôme universitaire, s'est fortement détériorée.
Le même raisonnement s'applique aux hommes et aux femmes, aux diplômés et aux non diplômés, aux travailleurs qualifiés comme aux autres. Sur tous les fronts, la situation des immigrants empire. Non seulement les revenus des immigrants reculent, mais ils ont plus de difficulté à trouver un emploi. En 2006, le taux de chômage était de 5,2 % chez les hommes nés au Canada et de 9,3 % chez les immigrants récents. Les chiffres équivalents pour les femmes sont 5 % et 14,3 %.
Mais pourquoi donc les immigrants n'arrivent-ils pas à de meilleurs résultats?
M. Grady rappelle qu'en 1993, Immigration Canada a apporté des changements à son système de pointage. Traditionnellement, un candidat à l'immigration se méritait un certain nombre de points, distribués selon une série de critères (âge, éducation, connaissance d'une des deux langues officielles, expérience de travail, emploi déjà garanti au Canada, etc). Ce système a été modifié pour mettre davantage l'accent sur les qualifications professionnelles et l'éducation.
Avec des résultats probants, du moins sur papier. Depuis 1995, la majorité des immigrants adultes qui s'installent au Canada sont des travailleurs qualifiés. Et depuis 2000, les diplômés universitaires sont également majoritaires. Or, il y a une énorme différence entre les chiffres officiels et la vrai vie. Sur le terrain, il est clair que les employeurs n'accordent pas beaucoup d'importance à l'expérience de travail acquise à l'étranger, et encore moins aux diplômes étrangers.
Dans ces conditions, la situation des immigrants continuera à se détériorer. Pour M. Grady, la seule façon de corriger le problème est de rehausser les critères de sélection. Selon ce raisonnement, plus on est rigoureux dans le choix des immigrants, plus on restreint forcément le nombre de nouveaux arrivants; en revanche, ceux qui sont admis auront de plus fortes chances de se tailler une belle place sur le marché du travail.
Mais ce n'est pas demain la veille que cela arrivera. Réaliste, l'auteur conclut : «Ce ne sera pas facile d'introduire cette réforme. Tous les partis politiques sont soumis à d'énormes pressions pour maintenir l'immigration à des niveaux élevés, sans égard pour les conséquences économiques.»
Claude Picher
La Presse - le 11 décembre 2009
Projet de loi 78 sur la réforme de la loi électorale«Le Québec n’acceptera pas une réforme bâclée de sa loi électorale»
Le député de Mercier s'est opposé aujourd'hui à la présentation du projet de loi 78 qui vient changer la carte électorale et le financement des partis politiques. «Une réforme d'une si grande importance doit être animée par la recherche d'unanimité. En présentant le projet de loi de manière expéditive, le ministre ne respecte pas l'esprit de cette règle tacite» dénonce Amir Khadir.
Le député de Mercier a promis de «déposer d'abord une motion de scission à l'adoption du principe du projet de loi, pour séparer ce qui presse, soit le resserrement des règles de financement des partis politiques du problème bien différent de la carte électorale. Car en attachant la refonte de la carte électorale au wagon de la révision des règles de financement des partis, le ministre Béchard donne vraiment l'impression qu'il cherche seulement à sauver son siège». Le projet de loi du ministre Béchard écarte complètement les résultats des travaux du Directeur général des élections qui met en jeu le siège du ministre dans le redécoupage de la région du Bas St-Laurent.
« Dans le brouillard de scandales qui enveloppe actuellement le Québec, où la confiance de la population dans les institutions démocratiques est fortement ébranlée, tout changement de la loi électorale sur les règles de financement des partis doit être fait avec rigueur.
Québec solidaire va aider le ministre à s'élever au-dessus des logiques partisanes et lui rappeler le consensus existant sur la nécessité de la proportionnelle» promet le député de Mercier. Le projet de loi est muet sur la réforme du mode de scrutin. Pourtant, le 11 novembre dernier, le ministre donnait sa parole en votant la motion unanime de l'Assemblée nationale, de tenir compte dans son projet de réforme de la nécessité d' «une juste représentation du pluralisme politique.»
Selon le député de Mercier, «les délais offerts à la société civile pour déposer des mémoires sont trop courts. Le délai ne permet pas une réelle consultation, d'autant plus que ces deux dossiers sont complexes.»
Le 25 novembre 2009
http://www.quebecsolidaire.net/
Propos...
Ce projet de loi qui modifie les règles de financement des parti politiques a causé plusieurs disputes entre les abonnés du Bleu. Un long commentaire a été préparé et déposé au blogue du député Drainville.
Curieusement, le DGE et son comité de citoyens ont aussi terminé leurs études des règles de financement, avant hier. Il semble que la majorité aurait choisit un plus grand financement public, plutôt que privé ou libre. Si c'est ça, cela veut dire que les prestations bes du DGE aux partis politiques, vont doubler. Augmenter au dernier calcul de 64%, de plus de deux millions. Cela en une année de déficit et de difficultés économique, c'est inacceptable et irresponsable. Un dossier à suivre avec intérêt, par notre associé politique.
Libellés : Politique, Politique-immigration
De... sp et al... le... 3.2.10, ,
Le bateau et la pourfendeuse...
6.1.10
Quel bonheur !... Notre billettiste volontaire à la politique est de retour à son mercredi habituel et en grande forme, espadrilles aux pieds. Hé oui !...Tout pour impressionner et faire rigoler les filles, hein. Chic chac chic chac chic chac..., en courant sur place, dit-il, en regardant les 51 fichiers de son répertoire temp politique. Anxieux de retrouver tous ses lecteurs, les plus grands fouteurs de troubles des boites courriels des carnets en Amérique. Les fanatiques des politicailleries idiotes et dégueulasses, inclus. Hé bain !...
Comme nous disions l'année dernière... C'est le billet favori de ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale politique éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias et dossiers criminels cagoulés, adeptes du clavardage politique imbécillisant. La racaille adore les blogues des médias, semble-t-il. Bon... Alors...
Au dernier passage nous pataugions dans le secret libéral abrutissant, de la ministre femme-enfant Julie Boulet, qui ne savait pas, évidemment. Puis il y a eu une observation des libéraux fédératistes à la PdeG qui sont tombés en état de crise, conséquence de la dernière parution d'un livre de l'ayatollah de la souveraineté bailingue, Parizeau. Donc...
Cette semaine... Débutons la nouvelle année par une vraie vieille politicaillerie, pour éloigner les commères de la politique qui ne vivent que pour l'actualité. C'est le résumé de l'employé Lavoie, du journal de la ville touriste Québec, qui nous raconte ce qu'il a trouvé de bon à une assemblée du Conseil national du PMQ, à Montréal. Suivit par un résumé du riche et célèbre Antoine, de la réaction de la ministre «rien à faire», affectée au dossier linguistique, Christine St-Pierre.
Le bateau a quitté le port
Peut-on avoir une discussion de deux heures et demie sur l'immigration sans tomber dans les vieux clichés xénophobes et les chicanes sur les accommodements raisonnables?
C'est arrivé samedi, dans un atelier au Conseil national du Parti québécois à Montréal. Il n'y a eu qu'une seule note discordante, lorsqu'un militant a pris le microphone pour demander aux immigrants maghrebins en chômage à Montréal de faire comme les travailleurs de la construction et d'aller gagner leur croûte en région! Ça ressemblait un peu aux discours entendus devant la Commission Bouchard-Taylor, mais ça s'est arrêté là.
On n'a pas trouvé de solution miracle à cet atelier. La commande était grosse : comment répondre aux besoins de main-d'oeuvre du Québec sans noyer le caractère français de Montréal dans une immigration massive? Et de là, comment amener les immigrants à s'installer en région, là où leur intégration à la communauté francophone serait plus efficace?
Ce n'est pas simple d'implanter des néo-Québécois en région quand on ne parvient même pas à convaincre les Québécois de souche d'y rester, surtout si les emplois y sont encore plus rares qu'à Montréal.
Les militants y sont allés de plusieurs suggestions, du genre subventions aux entreprises offrant des stages aux immigrants. Mais une fois la liste des idées énoncée, l'économiste Nicolas Marceau, député de Rousseau, a signalé que les mesures proposées coûteraient très cher à un gouvernement déjà très endetté. Pierre Dubuc, du SPQ-Libre, a fait valoir qu'avec l'addition de 500 000 immigrants au cours de la prochaine décennie, il en coûterait encore plus cher de ne rien faire. L'animateur du débat, le député Camil Bouchard, s'est demandé tout haut s'il n'y avait pas, dans les mesures d'accueil proposées, un danger de créer un backlash chez les Québécois francophones qui n'auraient pas accès à l'aide financière gouvernementale offerte pour l'embauche des immigrants.
Bref, on n'a pas chômé à cet atelier et on a constaté à quel point le défi de l'immigration est complexe. C'est d'autant plus complexe qu'on a rejeté d'emblée la suggestion de geler ou de diminuer les volumes annuels d'admissions, qui sont passés de 29 000 en 1999, à 46 000 en 2008.
La loi 101 dans les Cégeps
On ne pouvait parler de l'intégration des immigrants et du renforcement du français sans parler du monde scolaire. Cette année, c'est la possibilité d'étendre la loi 101 au collégial qui fait controverse. Les jeunes péquistes et une partie de la députation, appuyés par Pierre Curzi, fait pression en ce sens. Pauline Marois a retenu ses applaudissements lorsque les jeunes se sont levés en masse pour appuyer cette idée à la plénière d'hier. Ses prédécesseurs Lucien Bouchard et Bernard Landry s'y étaient objectés lorsqu'ils dirigeaient le PQ. Jacques Parizeau a émis des réserves dans son dernier livre. Les hautes instances du PQ craignent de plonger le Québec dans une nouvelle querelle linguistique qui le ramènerait 40 ans en arrière, lors des batailles contre les lois 22 et 63.
Pauline Marois a tenté, dans son discours d'hier, de repositionner le PQ dans la mouvance des changements audacieux des années 70. «Le Parti québécois est de retour avec des idées neuves et avec une volonté de fer. Le Parti québécois doit reprendre l'initiative sur le terrain de l'identitaire.»
Saura-t-elle passer de la parole aux actes? La décision sur les cégeps sera déterminante. Avec ce premier colloque, où il ne se prenait pas de décision, le navire péquiste vient de quitter le port, mais il est encore en eau calme. C'est plus tard qu'on verra si le capitaine a ce qu'il faut pour le mener à bon port.
Gilbert Lavoie
Le Soleil - 22-11-2009
Propos...
Évidemment, le PQ est de retour avec des idées neuves, disait la cheffe canadienne Pauline. Elle qui défend l'intégration des enfants de la majorité française à la politique trudeauiste du «full» bailingue, à la sortie du secondaire. Sinon, pas de diplôme. Tout comme ses quatre garçons, à l'image de Justin Trudeau. Alors là, ça c'est de l'identitaire à la mode Pauline, canadian, assurément. Donc, le lendemain...
St-Pierre pourfend MaroisPauline Marois pourrait contribuer à provoquer des actes regrettables en dénonçant comme elle l'a fait une «prétendue inaction» du gouvernement, alors que ce dernier est, au contraire, «dans l'action» à l'égard de la langue française, a soutenu Christine St-Pierre, hier. «Quand tu vas gratter ce qu'il y a de plus méchant chez les êtres humains, tu risques de les réveiller», a commenté la ministre de la Culture et responsable de l'application de la loi 101.
Mme St-Pierre soutient que la chef de l'opposition a menti sur l'attitude du gouvernement à l'égard de la loi 101. «On a mis des sommes supplémentaires autant du côté de Mme James [Immigration], de Mme Courchesne [Éducation], du côté de l'Office», a-t-elle plaidé. La ministre affirme que le gouvernement a fait plusieurs gestes pour le français, notamment l'organisation d'un Rendez-vous des gens d'affaires, en octobre 2008. Mme Marois «n'a même pas jugé bon de venir», a déploré Christine St-Pierre. Une des conclusions de cette rencontre, tenue à Montréal, fut un rejet, de la part des patrons et des syndicats, de mesures coercitives pour les entreprises de 50 employés et moins.
Au dire de Mme St-Pierre, le gouvernement «est en mode action, eux autres [les péquistes] sont en mode division». À preuve, dit-elle, le fait que le conseil national péquiste de la fin de semaine n'en était pas vraiment un puisqu'il n'a débouché sur aucune prise de décision. Jacques Parizeau et d'autres sont opposés à l'idée d'appliquer la loi 101 aux cégeps, rappelle-t-elle. «Ils cachent leur division», dit-elle avant de reprocher aux péquistes de n'avoir, lorsqu'ils étaient au pouvoir, rien fait de ce dont ils ont discuté en fin de semaine pour la langue française. «Ils ont jeté aux poubelles le rapport Larose!»
Joint à Montréal, Gérald Larose, qui a présidé les États généraux de la langue française en 2001, refuse de conclure que son rapport a été ainsi traité. Il estime du reste, comme Pauline Marois, que si on laisse les choses aller à Montréal, «il se peut bien que des mobilisations montent en puissance. Bon, je ne sais pas si ce sera du désordre...». À ses yeux, «à Montréal ça glisse de plus en plus», et «les clivages sont de plus en plus importants». Une certaine arrogance revient: «Les gens se sentent tout à fait autorisés de fonctionner strictement en anglais. Et quand on ose leur faire remarquer, on nous traite de casse-pieds.»
Bourgeois applaudit Marois
Polémiste et fondateur du Réseau de résistance du Québécois (RRQ), Patrick Bourgeois soutient que Pauline Marois «a raison de dire qu'un gouvernement du Québec qui n'agirait pas afin de renverser la tendance se comporterait de façon irresponsable». Cette inaction pourrait selon lui «très bien déboucher sur des troubles sociaux plus ou moins marginaux». Aucune guerre civile en vue, nuance M. Bourgeois, mais «des actions comme celle de la Brigade d'autodéfense du français, par exemple, pourraient être posées à nouveau». En 2000 un groupuscule nommé ainsi avait commis quelques attentats à Montréal auprès de commerces qui affichaient en anglais seulement. Le premier ministre péquiste Lucien Bouchard les avait fermement condamnés.
M. Bourgeois dit que son RRQ tente de «canaliser la colère d'une frange importante des Québécois» et que, parmi eux, «il y a des personnes qui sont profondément écoeurés par la situation du français au Québec». Cette colère s'est par exemple manifestée lors de la visite du prince Charles, illustre M. Bourgeois.
Ce dernier accueille la position de Pauline Marois comme une «bonne nouvelle», car lorsque le PQ «se comporte correctement», les militants s'investissent énergiquement et «agiront de la bonne façon». Autrement dit, il n'y a pas que «l'inaction» de Charest qui pourrait donner vie à des «"turbulences" sociales. Si Pauline Marois avait décidé de ne rien faire, elle aussi en porterait la responsabilité. Heureusement, ce n'est pas le cas».
À son sens, les politiciens doivent être très prudents ici, car «il n'y a pas un peuple qui se laisse mourir sans réagir fortement. Le peuple québécois ne fera pas exception à la règle».
Antoine Robitaille
Le Devoir - 23 novembre 2009
Propos...
Naturellement, le père de la souveraineté bailingue qui a lamentablement échoué, par le maintient de l'anglo-américain obligatoire pour tous, s'oppose à étendre la 101 aux collèges. Pour ne pas froisser les maîtres anglo-canadian, dont il a reçu son éducation d'économiste, bien sûr.
Il n'y a peut-être pas un peuple qui se laisse mourir, mais ce peuple québécois n'a pas d'objection à transformer leurs enfants en des copies des immigrants. Par la langue et la culture de l'anglo-canadian obligatoires à l'école, au collège et au travail. Sinon, pas de diplôme et pas de travail.
Pour vérifier le cours de cette transformation des Québécois de naissance en immigrants, il suffit d'écouter la cheffe Pauline Marois, à la radio canadienne et à la télé de CBC et CTV, lorsqu'elle répond aux canadians anglophones dans la langue de Stephen Harper. C'est de la souveraineté «canadian», quoi.
Libellés : Immigration, Linguistique, Politique, Politique-identite, Politique-immigration
De... sp et al... le... 6.1.10, ,
Les immigrants et les démissionnaires...
9.12.09
Nous voici déjà à l'avant dernier billet des fanas de la politique et des politicailleries, de la semaine.Pour le plus grand plaisir de ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale politique éclate pour vérifier les commentaires aux blogues de médias et rigoler un peu. Toutefois, cette semaine le sort s'est tourné contre eux.
Contre toute attente et sans avertissement, les journalistes commerciaux étant endormis comme toujours, les politiciens de Québec ont décidés de mettre un terme à leurs travaux et de partir en vacance deux semaines et demie avant nous tous, leurs électeurs. Elle est bonne.
Cela, pendant que le célèbre journaliste littéraire, Antoine Robitaille, était absent. En voyage commandité à Paris. Donc, à qui allons-nous demander si ces politiciens seront, oui ou non, payés pour ces deux semaines et demies de congé supplémentaire ? Bonne question. Aucune idée.
Alors... Après un passage rapide par la politique Euro la semaine dernière, quoi de bon au menu aujourd'hui ? Pourquoi pas quelques bonne vieilleries locales, pour les connaisseurs.
En première lecture... Un retour et rappel sur la politique de l'immigration du Parti des socialistes et syndicalistes, devenus marxistes, le PQ. Qui tente d'embarrasser la ministre de l'immigration et de nous convaincre de sa volonté d'intégration des immigrants au Québec, pendant que les directeurs et les membres de ce parti s'intègrent à la langue bailingue et à la culture de l'anglo-saxon américain. En deuxième lecture... Une lettre, point de vue différent de la QS, Françoise David, à propos des démissionnaires du parti ADQ et non du poste de député, Picard et Caire, qui seraient bien accueillis au sein du PQ. Moyennant quelques ajustements ou contorsions de politique souverainiste. Mais pas gauchiste, semble-t-il. Vraiment étonnant.
La sélection et l’intégration des immigrants au Québec
Alors que les cibles d’admission ne cessent de croître, la ministre James choisit d’affaiblir le système de sélection des personnes qui veulent immigrer au Québec. Pour la seule année 2010, cela signifie que près de 12 000 candidatures seraient retenues sans validation des informations par entrevue.
Au cours d’un débat tenu ce matin à l’Assemblée nationale, le député de Vachon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration, Camil Bouchard, accompagné du député de Deux-Montagnes et porte-parole en matière de communautés culturelles, Benoît Charette, a vigoureusement dénoncé les décisions prises par la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, d’abandonner de plus en plus les entrevues de sélection avec les personnes qui demandent d’immigrer au Québec. Il lui a également reproché son peu d’empressement à encadrer le travail des consultants privés qui se placent en compétition directe avec les conseillers du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC).
« Alors que les cibles d’admission ne cessent de croître, la ministre James choisit d’affaiblir le système de sélection des personnes qui veulent immigrer au Québec. Elle persiste dans sa volonté de doubler jusqu’à 40 % le taux des certificats qui seront accordés sans entrevue aucune, sur le simple examen du dossier papier ou électronique. Cela relève d’une insouciance inadmissible.
La ministre a fait la démonstration cette semaine qu’elle ne savait rien de ce que les consultants privés racontent aux candidats. Elle ne connaît même pas le nombre de dossiers où ceux-ci interviennent. De surcroît, elle prive les conseillers de son propre ministère de valider les informations contenues au dossier de l’immigrant par des entrevues formelles face-à-face. Pour la seule année 2010, cela signifie que près de 12 000 candidatures seraient retenues sans validation des informations par entrevue », a déploré Camil Bouchard.
Le député de Vachon a rappelé que le Québec n’a aucun contrôle sur l’exactitude des informations fournies aux candidats par les consultants privés, comme il n’a aucune prise non plus sur l’exactitude des informations fournies par les candidats eux-mêmes. Seuls les conseillers du MICC sont en mesure d’informer correctement les ressortissants étrangers quant aux conditions et exigences prévalant au Québec ; ils sont aussi les seuls à pouvoir vérifier leurs prétentions, notamment au chapitre de la formation, de la maîtrise de la langue, du respect des valeurs du Québec.
Un système intègre?
« Yolande James affirme que le gouvernement s’est saisi du dossier des consultants dès 2004. Se saisir du dossier ne signifie pas agir: rien n’a été fait, malgré un volumineux rapport produit par le MICC sur cette question en 2005. Elle a affirmé cette semaine qu’elle entend mettre en place un mécanisme qui, selon son expression, “va être plus intègre”. C’est donc dire qu’elle admet que le présent système l’est moins. On se demande si cette nonchalance ne permet tout simplement pas de laisser le champ libre aux consultants pour mieux couper dans les ressources humaines du ministère », a fait observer Camil Bouchard.
Absence de suivi pour les 2/3 des immigrants admis au Québec
Le Parti Québécois s’inquiète et désapprouve par ailleurs qu’une fois admis et en sol québécois, il n’y a aucune obligation pour les nouveaux arrivants de rencontrer un conseiller du MICC, le ministère estimant à seulement 30% le taux des nouveaux arrivants rencontrés par ses conseillers. C’est donc dire qu’à aucun moment le Québec ne se donne la possibilité de faire le point avec chacun des nouveaux arrivants sur leur parcours d’insertion et de participation à la vie québécoise.
« Le gouvernement laisse aux immigrants et aux ressources communautaires la responsabilité d’une insertion et d’une participation civique réussies. Or, malgré une augmentation fulgurante du volume d’admissions durant les dix dernières années, les budgets alloués à ces organismes n’ont pas suivi », a indiqué le député de Vachon.
« La ministre accepte de bon gré d’affaiblir le système de sélection et de laisser les immigrants à eux-mêmes pour des raisons idéologiques de diminution de la taille de l’État. Alors qu’elle déplore un taux de chômage inacceptable de près de 30 % chez les immigrants Maghrébins, elle persiste à couper les ressources de son propre ministère aux dépens des candidats qui espèrent une vie plus gratifiante au Québec. C’est illogique », a insisté Camil Bouchard.
Les valeurs québécoises présentées à l’étrangerDe son côté, le député de Deux-Montagnes et porte-parole en matière de communautés culturelles, Benoît Charette, a relevé la confusion entre les informations sur les valeurs québécoises présentées à l’étranger aux candidats à l’immigration alors qu’ici au Québec, nos valeurs et leur primauté ne sont pas totalement intégrées à nos lois. « Cette situation place les nouveaux québécois dans une situation ambiguë et ne favorise pas leur pleine participation à la société québécoise. Il est temps de corriger cette importante lacune », a déclaré Benoît Charette.
Le Parti Québécois réclame donc de la ministre James qu’elle maintienne à 80% le taux de certificats de sélection du Québec octroyés par les entrevues en face-à-face. Il lui demande aussi de réglementer les activités des consultants privés comme promis en 2004 et l’enjoint à un suivi plus rigoureux et plus soutenant de la participation civique des personnes qui ont choisi le Québec pour y vivre.
« Le fameux et mystérieux I manquant dans la publicité télévisée de la ministre réfère actuellement à l’Irresponsabilité et l’Insouciance de l’approche du gouvernement libéral envers les personnes désirant vivre au Québec. Il ne reste plus qu’à la ministre James d’y voir sans délai pour corriger le problème », a conclu Camil Bouchard.
Le Parti Québécois
Le Samedi 24 octobre 2009 Québec
Propos...
Le plus rigolo de cette demande du PQ, à propos d'intégration des immigrants à la majorité française du Québec, c'est sans doute qu'elle s'adresse à une ministre immigrante, Yolanda James ov Concordia, qui a choisit d'ignorer la majorité et s'intégrer à la langue et à la culture de la minorité anglo-saxonne canadienne. Tout en vivant au Québec.
Croyez-vous, lorsqu'on montre la photo de la ministre James à l'étranger, que le candidat immigrant voit une représentation fidèle de la majorité et des «valeurs» québécoises ?...
Les mauvais calculs du PQOn apprenait, plus tôt cette semaine, que le Parti québécois accueillerait à bras ouverts les désormais ex-adéquistes Marc Picard et Éric Caire, sous condition de «discussions sur certaines orientations politiques, notamment sur la souveraineté». Monsieur Caire a pourtant bien indiqué que l'ADQ n'était plus assez à droite pour lui. Et madame Marois de nous dire que le Parti québécois réunit des gens de gauche et de droite. Nous l'avions remarqué. Mais qui mène vraiment?
Parler des deux côtés de la bouche est devenu un art pour les ténors péquistes : un jour social-démocrate, l'autre néo-libéral. Un jour, les membres prônent la nationalisation de l'éolien (mais le chef refuse!), l'autre, on effectue des coupures draconiennes dans la santé au nom du déficit zéro. Et le surlendemain, on baisse les impôts des plus riches.
Dernièrement, le PQ parlait d'exploiter le gaz naturel dans le St-Laurent, sous prétexte d'indépendance face au pétrole. La géothermie, le solaire, l'éolien, vous n'avez jamais entendu parler? Comment voulez-vous que les citoyens s'y retrouvent? Nous vivons une période de désenchantement vis-à-vis de la chose politique. Il est du devoir des politiciens de répondre à ce cynisme par la clarté et la cohérence. Force est de constater que la direction du PQ manque cruellement à ce devoir.
On nous répondra que le PQ a toujours été une coalition composée de gens de droite et de gauche, dont l'objectif ultime est la souveraineté. Ce parti a pourtant déjà eu «un préjugé favorable aux travailleurs». Il a élaboré une loi sur le zonage agricole, l'assurance-automobile, une loi anti-scab. Mais aujourd'hui, la coalition péquiste craque de partout. Constatant les contorsions idéologiques du PQ, de plus en plus de souverainistes progressistes joignent les rangs de Québec solidaire, pour faire du Québec un pays solidaire, vert, qui «prend soin de son monde».
Lors de son tout premier congrès d'orientation qui se déroulera les 20, 21 et 22 novembre prochains, Québec solidaire confirmera qu'il est le seul parti qui a une vision claire et cohérente pour l'atteinte de la souveraineté. Au même moment, le PQ tiendra son colloque sur - hasard ? - les mêmes sujets. À l'issue de cette fin de semaine, les souverainistes auront donc le choix entre un parti qui a une vision de la souveraineté sans projet social et un autre qui offre une vision de la souveraineté généreuse, ouverte à la diversité, ancrée dans les réalités d'aujourd'hui.
Françoise David
Présidente et porte-parole de Québec solidaire
Le 12 novembre 2009
Propos...
Qui aurait deviné que la cheffe canadienne du PQ, Pauline, serait disposée à accueillir deux députés d'allégeance contraire aux valeurs socialistes, syndicalistes marxiste léninistes du parti, moyennant quelques ajustements souverainistes. Cela, malgré de le député Caire ait déjà été étiqueté, par le journaliste Robert du Devoir, de plus fédéralistes que le sauveur du Canada, John Charest. Incroyable !...
M'enfin... Nous venons de découvrir, pour la première fois, la « souveraineté généreuse ». Ah bon !... Hé bien !... Ajoutez... « Ancrée dans les réalités d'aujourd'hui... » par surcroît.
Quel baratin remarquable ce discours de QS, non ?...
Libellés : Politique, Politique-immigration
De... sp et al... le... 9.12.09, ,








