Du Devoir Nouveau journalisme et prix anglophone...
10.6.09
Nous voici déjà au milieu de la semaine. C'est donc le moment de revisiter un sujet qui occupe peu d'attention dans l'actualité, normalement. Mais qui a de nombreux abonnés au Bleu, les adeptes du sport peu connu qu'est le média rapport et bashing.Au menu, aujourd’hui, trois lectures fort intéressantes. La première, les plus récents résultats financiers au journal de créneau indépendant, favori des enseignants 100% syndiqués, le Devoir. Il semble que ces résultats, une perte de 71,497 $, sont rassurants. Hé oui, une perte rassurante, faut le faire. À cause de l'augmentation des amortissements, évidemment.
La deuxième, le retour du célèbre Mario de l’équipe ADQ. Cette fois à une convention politicienne conservatrice, sous le vocable de, non pas politicien mais journaliste. Hé oui !... Et c’est un vieil employé de la Pesse de Gesca qui nous le rapporte, en plus. Elle est bonne, mais la vie c’est comme ça.
Finalement, un léger résultat d’un concours des anglo-saxons appelé « Canadian journalism award ! », tenu par le célèbre unilingue « Toronto Press Club » qui a, évidemment, un faible pour l’anglo-saxon Globe & Mail. Ou, Globe et Poste pour les francophiles.
Le Devoir affiche des résultats rassurants
Tout le monde sait depuis longtemps que Le Devoir n'est pas tout à fait un journal comme les autres, notamment sur le plan financier. En ces temps de crise où les médias en général subissent des baisses de revenus publicitaires qui leur font mal, Le Devoir affiche des résultats plutôt rassurants.
Pour l'exercice financier de 2008, Le Devoir a terminé l'année avec un bénéfice d'exploitation de 123 128 $, en comparaison de 437 910 $ en 2007. Il est vrai par ailleurs que le bénéfice net qui avait été de 317 728 $ en 2007 s'est transformé en une perte de 71 497 $ l'an passé, et cela à cause entre autres d'une augmentation des amortissements de 74 443 $ du fait de l'acquisition de logiciels. «Pour modestes qu'ils soient, ces résultats témoignent de la vitalité de l'entreprise dans le contexte présent», déclarait hier Bernard Descôteaux, directeur du Devoir, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle des actionnaires.
Cette vitalité s'est du reste fort bien manifestée au cours du premier trimestre de 2009, alors que le bénéfice net a été de 132 051 $, en comparaison d'une perte de 90 688 $ au trimestre correspondant de 2007. Voilà qui est «très rassurant», selon M. Descôteaux, qui prévient que cette tendance risque de ne pas se maintenir pendant toute l'année. Il explique le progrès au premier trimestre par «le bon travail» effectué par l'équipe de publicité. «En ces temps de crise, il faut travailler plus fort qu'en temps normal», a-t-il dit.
Avec des revenus publicitaires et d'abonnements qui s'équivalent, Le Devoir est moins affecté que les grands médias commerciaux qui retirent 80 % de leurs revenus de la publicité provenant des constructeurs d'autos et autres distributeurs de produits de consommation. En outre, Le Devoir a vu son tirage augmenter entre octobre 2008 et avril 2009, une hausse de 4 % en fin de semaine et de 2,35 % en semaine, et cela, même avec une hausse du coût de l'abonnement.
En résumé, pour l'ensemble de l'année 2008, un des gros changements a été la signature d'un contrat avec Quebecor Media pour l'impression du journal à Mirabel et à Québec, de manière à mieux desservir les deux grandes régions de l'ouest et de l'est du Québec et en repoussant les heures de tombée. Une nouvelle technologie d'impression rend possible «un recours sans limites à la quadrichromie», c'est-à-dire à un journal de plus en plus coloré.
En ce qui concerne 2009, M. Descôteaux mentionne que l'un des gros projets du Devoir sera d'amorcer des travaux pour accroître sa présence sur Internet. La configuration du site ledevoir.com sera entièrement revue en 2009, pour en faire un site plus dynamique, ayant des éléments qui lui sont propres, et à jour. L'objectif est d'enrichir son contenu au cours des prochains mois. «Ces prochaines années, il nous faudra consacrer davantage de ressources au développement de cette plateforme», a dit le directeur.
Alors que certains journaux très réputés font le deuil de l'imprimé pour se tourner complètement vers le virtuel, où en sera Le Devoir dans 10 ou 15 ans? «Mon hypothèse est qu'il y aura toujours une place pour l'imprimé, qui devra être très attrayant et dynamique», répond-il.
Le site Internet du Devoir a 2500 abonnés. On sait déjà que certains lecteurs ont délaissé l'imprimé pour adopter le journal électronique. Combien l'ont fait? On n'a pas encore les moyens de vérifier s'il y a là un début de tendance ou s'il s'agit tout simplement de quelques gestes marginaux. Mais, avec les générations montantes qui baignent de plus en plus dans l'univers numérique, Le Devoir mise sur le contenu dans les deux supports en développant des liens entre les deux, mais chacun avec sa personnalité propre.
Claude Turcotte
Le Devoir du jeudi 21 mai 2009
Propos...
Évidemment. Je parie que ses employés sont dynamiques. Un mot à la mode qui est aussi employé à la nouvelle configuration du site internet.
Ce qui veut dire que tous ses lecteurs qui ne font pas partie de son créneau, donc de ses abonnés, se verront encore plus agressés par des publicités et des questions de profil de lecteur, genre prêt bancaire, à son nouveau site.
Comme le vieux style journaliste littéraire, roman savon, ne meurt jamais, l'article ne dit pas combien de copies vendues, de copies en circulation, ni combien de lecteurs en semaine et fin de semaine. Pour ça, pour être informés des chiffres, il faudra creuser et demander aux carnetiers ou journalistes citoyen. Évidemment. Suivant...
Mario le journalisteIl n'existe pas d'ordre professionnel de journalistes au Québec et bien que le débat revienne périodiquement, le consensus dans la profession s'y oppose. J'adhère, mais si j'entends encore une fois Mario Dumont dire qu'il est «journaliste», comme il l'a fait mercredi lors du passage de Stephen Harper à Montréal, je vais lancer le mouvement québécois contre le mélange des genres.
Parce que c'est de ça dont il est question: le mélange des genres. Les ex de RDI (Frulla, Grégoire et Charbonneau) n'ont jamais prétendu être autre chose que des commentateurs, pas des journalistes. Quant à Jean Lapierre, le chroniticien par excellence au Québec, il a toujours refusé, en toute décence, le titre de journaliste.
Mario Dumont ne vient pas de devenir journaliste, à peine deux mois après avoir quitté son seul job à vie (la politique), du simple fait qu'il s'apprête à commenter l'actualité dans une émission de TV à TQS. Il y a un titre pour ça: commentateur. Ce n'est pas pire ou mieux que journaliste, c'est juste plus précis.
Fin de session pépère
Vincent Marissal
le 23 mai 2009 à 08h44
Propos...
Le vieux journaliste a toujours des réticences à voir d'autres, surtout des novices, s'approprier le titre de son «jobbe», bien sûr. Apportez les gants de boxes pour Vince, s'il vous plait !...
Il y a quelques mois le problème était le «buandriste» Lagacer, amateur de rapportage, qui s'était transformé en novice journaliste, en lui volant un voyage rapportage quelque part au moyen orient, semble-t-il. Aujourd'hui le problème c'est Mario, nouveau journaliste, qui se fait replacer au «jobbe» de «commentateur». ici. Pour être plus précis, je dirais plutôt «animateur» serait plus approprié pour le divertissement à la télé.
Bonne chance Mario !... Suivant...
La Presse remporte deux prix de journalismeLa Presse s'est distinguée en remportant deux prix au 60e Concours canadien de journalisme, dont les résultats ont été dévoilés hier à Montréal. Votre quotidien était en nomination huit fois dans sept catégories, dans cette compétition qui récompense la qualité des salles de rédaction du pays.
«Je suis fier de tous nos candidats. Ils illustrent la richesse et la qualité de l'ensemble de notre salle de rédaction», a déclaré l'éditeur adjoint de La Presse, Philippe Cantin. Le Globe and Mail est sorti gagnant de cette soirée en remportant six prix sur 22. Le Toronto Star en a remporté quatre.
La Presse a obtenu le prix de la meilleure présentation pour un cahier spécial de 16 pages sur la Chine, fruit du travail exceptionnel des graphistes Julien Chung et Philippe Tardif, qui ont conçu le volumineux document en prévision des Jeux olympiques de Pékin l'été dernier. Le jury a estimé que le graphisme du cahier était marqué par une «élégance discrète». Dans ses remerciements, Philippe Tardif a tenu à souligner «le travail remarquable qu'accomplit l'équipe visuelle de La Presse au quotidien».
L'éditorialiste en chef de La Presse, André Pratte, a aussi été récompensé. Le jury a estimé que ses textes «font preuve d'une habileté exceptionnelle à situer le débat au-dessus de la mêlée». M. Pratte, qui avait soumis sa candidature pour la première fois l'an dernier, remporte ce prix une deuxième année consécutive.
La journaliste Émilie Côté, dont le projet multimédia sur le boulevard Saint-Laurent a attiré plus de 10 000 visiteurs sur Cyberpresse, était parmi les autres candidats de La Presse. Le récit de voyage de Fabienne Couturier sur la ville de Bruges, en Belgique, lui a aussi valu une nomination. Le photographe Bernard Brault, la journaliste économique Sophie Cousineau, la chroniqueuse Michèle Ouimet et la graphiste France Dupont représentaient aussi votre quotidien.
Ariane Lacoursière
La Pesse - le 23 mai 2009 à 07h57
Propos...
Si vous ne saviez pas encore que le journal la pesse de Gesca fait partie de l'assimilation anglo-canadian, du concours de journalisme des anglo-saxons, commandité par le jadis célèbre « Toronto press club », c'est le moment d'une mise à jour.
Ainsi donc, cette année encore, l'anglophone et écrivain en chef, Sir Andrew Pratt of Gesca, remporte le prix de sa catégorie «editorial». Hé oui !... Pour son habileté exceptionnelle à situer le débat en anglo-canadian. Et parce qu'il a plein d'amis «friens», là bas, au Globe et Mail de Toronto, évidemment.
Tout de même... Le plus curieux c'est de revoir tous ces souverainistes et indépendantistes, au site de Vigil, qui font la promotion de la notoriété et donc qui contribuent gratuitement à l'augmentation de la rémunération de Pratt. Sans se rendre compte qu'il s'agit d'un anglophone, canadian, publié dans le célèbre Globe et Mail. M'enfin, ils sont comme ça ces souverainistes, perdants toute leur vie.
Enfin, nos sympathies sincères aux perdantes de la Pesse, que personne ne lis au Bleu... Michèle Ouimet et Sophie Cousineau. Sniff sniff !...
Libellés : Media-bashing, Media-rapport
De... sp et al... le... 10.6.09,











