Dépenses de voyages doublées et un mécontent de luxe...
16.6.10
De retour au moment tant attendu de la semaine. Le moment qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.Nous disions en boucle... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente des trolls, de la censure chinoise et du défoulement public, semble-t-il.
Au dernier passage politique... Le blogueur David nous proposait que le politicien Maxime Bernier, avait un excellent discours critiquant le modèle québécois, de dépendance à l'aide d'Ottawa. Sans laquelle le déficit du budget du ministre Bachand serait de 9 milliards plus élevé. Puis... Un employé de la publique UQAM, André Jacob, nous proposait que franciser les nouveaux arrivant était un investissement. Donc, que la ministre James s'est trompé en annulant le financement aux cours de français, aux immigrants payés pour étudier. Tout en évitant de dire qu'à son université l'on donnait maintenant des cours en anglo-américain. Enfin... Il y a eu les dix gestes proposés par le PQ, pour retrouver la crédibilité des électeurs.
À la politique cette semaine... Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas, nous en sommes fin avril. En première lecture... Le célèbre employé de la pesse de Geska, Lessard, nous propose un passage par les dépenses de voyage du conseil exécutif et de John Charest, qui ont doublées en un an. Comme quoi, le déficit catastrophique du Québec ne les inquiètes pas trop. En Deuxième... Décidément, le chef de l'ADQ, Deltell, est un politicien beaucoup plus populaire qu'on le croirait. Voici une autre lettre qui lui est adressée, cette fois de la part d'un ancien candidat dans Orford, Harvey, mécontent. Comme quoi, on dirait, qu'on ne trouve pas d'anciens ADQ qui ne sont pas mécontents du chef. Bonne lecture...
Conseil exécutif: les dépenses de voyage ont presque doublé...
(Québec) C'était une impression; c'est désormais un fait. Le premier ministre Charest a beaucoup plus voyagé à l'étranger au cours des derniers mois. En fait, les dépenses de voyage du conseil exécutif ont presque doublé entre 2008 et 2009.
C'est ce qu'a fait valoir lundi Gérard Deltell, chef de l'ADQ, au terme de longs échanges entre M. Charest et Pauline Marois, une joute qui avait l'allure d'une compilation des temps forts des périodes des questions des dernières semaines.Les dépenses de voyage de M. Charest et son équipe sont passées de 223 000$ à 397 000$ en un an, une augmentation de 80%, a relevé l'adéquiste.
M. Charest était à Biloxi, au Mississippi, il y a deux semaines, il sera à Chicago la semaine prochaine. Ses nombreux voyages à l'étranger de 2009-2010, en Inde notamment, supposaient aussi bien des visites préparatoires pour ses conseillers.
Durant l'étude des crédits du conseil exécutif, M. Deltell a aussi relevé que pour les voyages à l'intérieur du Québec, le premier ministre utilisait même le Challenger du gouvernement, un appareil qui, compte tenu des distances limitées, n'avait même pas le temps d'atteindre son rythme de croisière.
«Quand on prend le Challenger ou des vols commerciaux, on calcule, on examine les scénarios pour prendre ce qui coûte le moins cher. On fait le meilleur choix possible. Je vous garantis que ce n'est pas des voyages de tourisme», a répliqué M. Charest. «On travaille très fort, mais ces voyages sont exigeants. On n'essaiera pas de faire croire qu'on peut être premier ministre du Québec sans prendre les moyens de faire son travail», a dit M. Charest.
Pour les parcours Québec-Montréal, «je le fais chaque semaine, et la denrée la plus rare pour un premier ministre, c'est le temps. Vous verrez aussi qu'il y a moins de voyages en Challenger... on utilise un avion d'un autre type, cela fait partie des économies», a expliqué M. Charest.
Plus de hauts fonctionnaires
Tandis que Québec impose le remplacement d'un poste sur deux seulement, pour les fonctionnaires, le nombre des hauts fonctionnaires, nommés par le Conseil des ministres, a augmenté. Entre 2008 et 2009, on est passé de 713 à 728, a relevé l'adéquiste. Mais, en 2003, on en retrouvait 747, a précisé M. Charest. Le remplacement d'un fonctionnaire sur deux a depuis 2003 permis 1 milliard de dollars d'économie, une réduction de 4500 postes, soit 6% de la fonction publique, a fait valoir M. Charest. Cette directive sera étendue aux réseaux de la santé et de l'éducation, mais il n'y aura pas «d'application bête», pas question de réduire le nombre de professeurs ou d'infirmières, assure-t-il.
La confiance s'effrite
Tant Mme Marois que M. Deltell s'en sont pris à la légitimité du premier ministre Charest, devant la montée de l'insatisfaction dans les sondages. Il ne reste que 21% des Québécois qui font confiance à Jean Charest. Richard Nixon, forcé de démissionner de la présidence des États-Unis en 1972, avait lui toujours l'appui de 23% de la population, a relevé Mme Marois.
Le ton a monté quand elle est revenue sur la «rallonge» de 75 000$ par année que fournit le PLQ à M. Charest en sus de son salaire. Depuis 10 ans, on est presque à 1 million, a-t-elle soutenu. Jamais un élu péquiste n'a, dans le passé, bénéficié de fonds de son parti, a-t-elle insisté. Ministre, mais non élu, Richard Legendre recevait un salaire du PQ, «et il était membre du gouvernement», a insisté M. Charest.
Ce dernier n'a pas manqué de rappeler à Mme Marois qu'elle faisait partie du gouvernement Bouchard quand son mari, Claude Blanchet, avait bénéficié d'une pension à vie de 85 000$, par année, pour cinq ans de service à la tête de la SGF, «où il avait perdu 700 millions», a-t-il relevé.
Les 10 travaux...
Le gouvernement devrait faire 10 gestes pour rétablir la confiance des citoyens. Notamment, il devrait accepter une commission d'enquête sur la construction, nommer un commissaire à l'éthique indépendant, recevoir la démission du ministre de la Famille, Tony Tomassi, et demander au vérificateur général de faire enquête sur l'attribution des permis de garderies privées.
«Si M. Charest veut redonner de la crédibilité à sa fonction, il a la responsabilité d'agir», a soutenu la chef péquiste. Selon Gérard Deltell, «il y a un affreux bris de confiance au Québec actuellement et M. Charest en est le principal artisan. Il a dit des choses et fait le contraire. C'est à lui de se ressaisir...»
«Quand 50 000 personnes manifestaient devant le parlement, on entendait des choses graves, les gens scandaient: «Menteur, menteur!» C'est l'ensemble du gouvernement qui souffre de ce bris de confiance», a résumé l'adéquiste.
Denis Lessard
La Presse - Le 26 avril 2010
Lettre à Gérard DeltellJ'ai été surpris et très déçu de lire dans les manchettes des journaux que tu avais accepté de tomber dans le piège de Pauline Marois en soulignant certaines dépenses de déplacements et de voyages du premier ministre Jean Charest, simplement pour épater la galerie et faire de la politique de vierge offensée.
Demande donc plutôt à Mme Marois d'expliquer au peuple l'époque de la toilette silencieuse et on se reparlera des voyages de notre premier ministre.
Malheureusement cette fois-ci, tu te fais encore conseiller par certains «anciens» de l'ADQ qui ne cherchent que des sujets futiles pour tenter de se trouver une vie au sein de la formation. Cela ressemble étrangement à l'époque de la fameuse phrase de la poupée qui fait non, non, non de Mario, pendant cette pathétique campagne électorale gérée à peu près par les mêmes personnages qui t'entourent encore aujourd'hui.
Il va falloir pas mal plus de profondeur intellectuelle pour que je te suive. Sinon, désolé, mais je n'accepterai pas d'être associé à ces questions que tu soulèves présentement à l'Assemblée nationale et que je trouve franchement enfantines, banales et sans saveur. Rigueur et méthode, comme disait André Verrette, pas d'amateurisme et d'improvisation. Je m'ennuie déjà d'André comme tu peux le constater.
Je voyage par affaires partout dans le monde, mon cher ami. Les voyages forment la jeunesse, mais permettent surtout au chef de l'État d'être «face to face» avec les décideurs et les investisseurs. S'il n'en tenait qu'à moi et si j'étais le premier ministre, je m'assurerais et je justifierais à la population que le budget de voyage du PM soit même revu à la hausse. C'est justement ce que doit faire un PM, nous faire voir le plus possible là où ça compte.
Là dessus, difficile de blâmer Jean Charest, surtout qu'il est parfaitement bilingue, et c'est là un avantage incroyable qui compte pour beaucoup dans les voyages. Pas question que le PM perde son temps sur des vols commerciaux ou des gros porteurs incapables d'atterrir sur les petites pistes comme à Biloxi.
Allons Gérard, tu sais mieux que ça. Laisse la petite politique de cuisine à Pauline et concentretoi sur les vraies affaires.
Pierre Harvey
NDLR: l'auteur a été candidat de l'ADQ dans Orford à la dernière élection.
La Tribune - Sherbrooke - le 28 avril 2010 à 10h03
Propos...
Décidément, l'ancien candidat défait Harvey est un gros dépensier.
Proposer que le budget de voyage des libéraux soit à la hausse, en pleine crise des finances publiques, veut dire qu'il sait voyager et dépenser partout dans le monde, mais qu'il ne sait pas comment lire un budget et comment rétablir sont équilibre, en rationalisant les dépenses.
L'argent, n'est pas un problème sérieux à considérer, pour le voyageur de luxe Harvey. Une chance qu'il n'est plus à l'ADQ.
Libellés : Politique, Politique-finances
De... sp et al... le... 16.6.10,







