La médecine chaotique qui tue...
12.5.09
Je ne sais trop si c'est une nouvelle mode qui s'installe, mais nous sommes mardi et encore une fois le prochain sujet dans le ficher en attente, temp, concerne le système de santé soviétique et 100% public, du Québec.Si les nouvelles ou rapportages étaient catastrophique jusqu'ici, à propos de l'organisation du travail par les corporatistes et les syndicaleux dans les hôpitaux publics, vous n'avez encore rien vu.
Comble de chance, il y a un mois seulement, un nouveau commentaire au billet de l'arnaque de l'immigration francophone nous a permis de découvrir un rapportage de la Radiocan que nous avions raté, que tous ont oublié, d'il y a deux ans par surcroît. Du 24 avril 2007.
C'est un rapportage si frappant, si funeste, à propos de l'organisation des soins médicaux aux hôpitaux publics, qu'il vaut vraiment la peine de le repasser, pour la mémoire. Mais aussi, après lecture, de voir s'il y a des indices qui indiquent si la situation s'est amélioré ou bien encore plus détériorée, depuis.
Les soins intensifs à Charles LeMoyne
Tout comme les urgences, les unités de soins intensifs de nos hôpitaux débordent. Faute de place, il faut refuser des gens gravement malades.
Selon les intensivistes que nous avons rencontré, de 10 à 20 % des patients ne réussissent pas à être admis aux soins intensifs, même si leur condition le requiert. Un problème commun à la plupart des hôpitaux québécois.
La pénurie d’infirmières est grandement responsable de la crise aux soins intensifs. Il arrive parfois que des gens meurent. Des décès qui auraient pu être évités, selon les témoignages que nous avons recueillis. Trois hôpitaux ont accepté de nous ouvrir leurs portes: l’hôpital général juif, l’hôpital Charles LeMoyne et l’hôpital du Sacré-Cœur.
« Nous ne sommes pas là pour regarder la mort arriver »
À l’hôpital du Sacré-Cœur, la pénurie d’infirmières a mené à la réduction de l’unité des soins intensifs. Au fil des ans, cette section a perdu près de la moitié de ses lits. D’un côté, l’unité est débordée et ne fournit pas à la demande. De l’autre, plusieurs lits bien équipés sont inoccupés, faute de personnel.
L’équipe d’Enjeux a notamment recueilli le témoignage percutant d’intensivistes de l’hôpital du Sacré-Cœur. Le Dr Patrick Bellemarre raconte que des patients meurent parfois, faute d’avoir accès aux soins intensifs: « Nous nous sentons comme des traîtres, et nous nous sentons trahis par le système. Clairement, nous ne sommes pas là pour regarder la mort arriver. Mais, en même temps, nous nous sentons impuissants. »Un autre médecin, Pierre Marsolais, raconte qu’il est parfois obligé de faire partir trop tôt des malades fragiles, pour donner la place à des patients encore plus souffrants.
Le jeu du lit musical
Les médecins des soins intensifs passent de nombreuses heures à trier les patients qui seront admis dans leur unité. Ces malades arrivent de l’urgence ou viennent de subir une chirurgie majeure.
Ce temps précieux que les intensivistes dédient au triage n’est pas consacré à soigner les gens. Lors de notre passage à l’hôpital général juif, nous avons constaté cette réalité. Le Dr Denny Laporta, chef de l’unité des soins intensifs, a passé une bonne partie de son temps au téléphone à tenter désespérément de trouver des lits dans d’autres hôpitaux pour des gens parfois à l’article de la mort. Mais il n’y arrive pas. Partout ailleurs, le système est engorgé. Il doit donc annuler des chirurgies, puisqu’il n’a pas de place, aux soins intensifs, pour accueillir les malades après l’opération.
Henri Elbaz, directeur général de l’hôpital général juif, explique que, l’an dernier, les intensivistes de cet établissement ont dû refuser 300 demandes d’admission aux soins intensifs.
Quand une infirmière tombe malade
Aux soins intensifs de l’hôpital Charles LeMoyne, l’absence d’une seule infirmière peut rompre l’équilibre fragile du système. C’est ce qui est arrivé lors de notre passage dans cet établissement. L’assistante supérieure immédiate, Claudette Noreau, a passé une bonne partie de la journée à chercher quelqu’un pour remplacer l’infirmière absente. Elle raconte qu’elle a eu de la chance, cette fois, de trouver une équipe volante. Sinon, elle aurait été obligée de demander à une infirmière du quart de nuit de rester pour la journée.
Il est difficile de recruter des infirmières pour les soins intensifs. Leur tâche est devenue de plus en plus complexe avec les années, les horaires sont difficiles et les compensations financières, minimes.
Quelles sont les solutions à la crise des soins intensifs? Qu’en disent ceux qui jonglent constamment avec des questions de vie ou de mort? Des questions soulevées dans ce reportage d’Enjeux.
Journaliste: Alain Gravel
Réalisateur: Jean-Luc Paquette
Journaliste à la recherche: Marie-Claude Pednault
Enjeux - Radiocan - 24 avril 2007
Propos...
Plus funeste que ça c'est difficile à trouver. Mais c'est la norme, semble-t-il, dans les hôpitaux publics 100% corporatistes et gérés par des conventions collectives syndiqués, blindées, du Québec.
Pas étonnant que le nouveau ministre de la santé, Bolduc, ait définitivement laissé tomber l'engagement électoral libéral de réduire l'attente à l'urgence à 16 heures. Mission impossible !... C’est plus facile de laisser mourir les malades au public. Que de permettre les soins au privé.
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De... sp et al... le... 12.5.09, ,
Ces hôpitaux «camp de réfugiés»...
20.4.09
Ouaip !... Une fin de semaine agréable terminée, c'est le début d'une autre semaine qui nous remémorera l'état de crépitude du système de santé soviétique, 100% syndicaliste il va sans dire, du Québec.Comme de coutume depuis cinq ans, depuis que les libéraux ont remplacé les syndicalistes socialistes et péqouistes au gouvernement du Québec, l'état cancéreux des soins médicaux publics ne prend jamais congé. Malgré que le budget du ministère de la SSS ait été augmenté de 6,3 milliards, à 26,9 milliards, en cinq ans seulement. Comme quoi les augmentations de salaires au personnel médical et administratif ne produisent aucun résultat positif ou améliorations. De l'argent tout à fait gaspillé.
Le même genre d'histoires d'horreur se répètent encore aux hôpitaux publics soviétiques, à la liste et à la file d'attente, typiquement québécoise. On se croirait sur le continent africain, par moments.
Cette semaine, deux reportages de février et mars dernier. D'un... Le manque de lits à l'anglophone Royal Victoria produit des salles d'opérations vides et du personnel richement payé quand même, à rien faire. De deux, le manque d'espace à l'urgence de l'autre anglophone, Montreal General Hospital, lui donnent un air de camp de réfugié avec des civières stationnées devant de la porte d'entrée.
C'est un régal de voir ce que les augmentations de budget répétitives aux hôpitaux et à la rémunération des médecins et infirmières peuvent produire comme résultats. Absolument, rien, aucun. C'est complètement kaput...
Manque de lits pour opérer
Des salles d'opération qui restent vides. Du personnel payé qui se tourne les pouces. Des patients qui doivent attendre des heures pour rien. Voilà le triste constat dressé par un spécialiste de la chirurgie vasculaire, tanné de voir des chirurgies être reportées, faute de lits. «C'est un peu frustrant. Depuis décembre, j'ai eu sept annulations», déplore le Dr Marc Michel Corriveau, chirurgien vasculaire à l'Hôpital Royal Victoria.
Ce qui est encore plus décourageant, c'est qu'il ne dispose que de quelques heures par semaine pour opérer. «On est trois chirurgiens vasculaires et on doit se partager deux jours et demi de temps opératoire», dit celui qui a étudié pendant 14 ans pour exercer son métier. Selon lui, il faut trouver des solutions plus adéquates au manque de lits.
«Pour un patient qui a besoin d'un lit aux soins intensifs, il arrive qu'on cherche une place pendant des heures. Pendant ce temps, la salle d'opération ne sert pas et le personnel est en attente», dénonce-t-il. Le spécialiste ne veut pas faire porter tout le blâme sur la direction de l'établissement qui «fait son possible dans les circonstances.» Parfois, ils parviennent à utiliser la salle d'opération pour un autre patient déjà hospitalisé.
Anxiété augmentante
Ce sont donc les patients provenant de l'extérieur qui sont les plus pénalisés. Un des patients du docteur Corriveau a ainsi vu sa chirurgie être reportée à deux reprises. Dans l'un des cas, il avait déjà enfilé sa jaquette. «Moi, je perds mon temps, mais le patient, lui, voit son anxiété face à la chirurgie aller en augmentant. Ça bouleverse leur vie.» C'est souvent lui qui doit annoncer la mauvaise nouvelle de l'annulation au patient. «C'est moi qui reçois la frustration de la part du patient. On est tanné de ça. Moi, mon travail, c'est d'opérer», conclut le chirurgien.
Selon lui, une des solutions serait d'ouvrir des salles d'opération, pour des cas électifs, la fin de semaine. Un scénario qui aurait été envisagé par les autorités de l'hôpital, mais difficilement applicable en raison du manque de personnel.
Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal - 24/02/2009 10h48
Propos...
Ajoutez le Royal Victoria à votre liste noire, d'hôpitaux à éviter à tout prix en cas de problèmes vasculaires. Pour manque de lits et manque de personnel. Suivant...
Le chaos à l'urgence La salle d'urgence avait presque des airs de camp de réfugiés, hier, à l'Hôpital général de Montréal. Alors qu'il y avait plus du double de civières permises, les médecins peinaient à circuler dans la salle d'attente et étaient contraints d'y faire leurs consultations sans aucune intimité. Une situation exceptionnelle, selon les autorités médicales de l'établissement, notamment due à un grand nombre de transports en ambulance et à une saison d'influenza prolifique.
Selon la direction de l'hôpital, il y avait 53 patients sur civières, hier, alors que la capacité permise est de 24. La situation chaotique survient la même semaine où, en pleine tournée des urgences, le ministre de la santé, Yves Bolduc, déclarait qu'il en avait assez des patients sur civières dans les couloirs de l'urgence, une situation qu'il qualifiait d'inacceptable.
Devant la porte coulissante
Mais hier, ce n'est pas uniquement dans les couloirs de l'urgence où s'entassaient les patients : ils étaient nombreux dans la salle d'attente. À un certain moment, hier avant-midi, il y avait 10 patients gisant sur des civières, en plus de deux assis dans des fauteuils roulants dans la salle d'attente. Trois civières étaient stationnées tout juste devant la porte d'entrée coulissante, qui s'ouvrait à chaque 30 secondes, laissant entrer de grands courants d'air. «C'est l'enfer. Mais on est chanceux: ce n'est pas une journée trop froide», a dit un homme dont l'épouse attendait d'être vue pour des problèmes pulmonaires. «Vous auriez dû voir ça hier, c'était bien pire», a confié une femme au chevet d'un autre patient.
90 minutes pour le triage
Pour voir l'infirmière du triage, il fallait attendre pas moins de 90 minutes, selon ce qu'a constaté le Journal. Après 45 minutes d'attente, une infirmière est sortie de son bureau pour s'assurer qu'aucun patient en attente du triage n'éprouvait de douleurs à la poitrine. La moitié des patients qui attendaient pour le triage devaient le faire debout. «Ça peut arriver malgré tous les efforts qu'on met, dit la porte-parole Ann Lynch. Ce sont des conditions où tout le monde travaille fort. On prend ça au sérieux, on essaie de trouver des solutions.»
LE CONCIERGE ET LES OUVRIERS
Comme si cela n'était pas assez, avec un nombre effarant de patients dans la salle d'attente, il fallait aussi qu'on y ajoute ouvriers et concierge... en même temps. Pendant près d'une heure, des ouvriers ont été présents dans la petite salle bondée, avec marteaux et perceuse électrique, à fixer un dispositif à des portes. Ceux-ci devaient circuler avec leurs outils plein les bras, transportant leur escabeau au travers des patients déjà à l'étroit. Puis, au même moment, un concierge peinait à passer sa vadrouille à travers tout ce beau monde. Pour s'assurer que tout allait bien, deux à trois agents de sécurité s'ajoutaient à la foule.
QUELLE INTIMITÉ ?
Un patient souffrant vraisemblablement d'une grave blessure au bras nécessitant qu'il soit couché sur une civière est placé le long d'un mur, dans la salle d'attente. Mais sur ce mur se trouve un téléphone public. À un moment, un homme doit passer un appel. Pour le faire, il doit se pencher au-dessus du patient allongé, pianoter sur le clavier et, évidemment, demeurer sur place pour parler au téléphone... au-dessus du patient alité.
CONSULTATION PUBLIQUE
Se frayant un chemin comme ils le peuvent à travers la foule, un médecin arrive avec trois étudiants, auprès d'un patient âgé gisant sur une civière au milieu de la salle d'attente. C'est là que la consultation aura lieu. Le médecin lui pose une multitude de questions, répétant à très haute voix chacune des réponses du patient. L'assistance a compris tout l'historique et les troubles de santé de l'homme. Qui a dit que ces consultations devaient se faire sous le sceau du secret professionnel ? Puis, le médecin décide d'examiner son patient, en lui demandant de dénuder son abdomen et sa poitrine, pour l'ausculter devant tous.
Il y avait tant de civières partout dans la salle d'attente que lorsqu'un patient était appelé, il fallait en déplacer quelques autres pour faire de la place, et ensuite les replacer. À un autre moment, alors que trois civières obstruaient la porte d'entrée de l'urgence, le passage était si étroit qu'un patient en chaise roulante a tout juste eu l'espace pour passer.
Marc Pigeon
Le Journal de Montréal - 06/03/2009 11h53
Propos...
Celui-ci est un des hôpitaux des mieux classés, semble-t-il. Tout de même, vous devez attendre une heure et demie pour voir l'infirmière de triage, seulement. Elle est bonne.
Non mais... C'est un cas qui ressemble étrangement aux hôpitaux de la bande de Gaza, après les bombardements de l'aviation israélienne. Un autre ajout à votre liste noire d'urgences à éviter, à tout prix.
Prochain dossier... Pour vous faire vomir... Comment le système de santé 100% public du Québec laisse tout simplement mourir des malades, faute de lits aux soins intensifs. Et quand il y a des lits vides, on ne fait que regarder les malades mourir quand même, faute de personnel pour les soigner. Un reportage de l'équipe d'Enjeux, de la télé de Radiocan.
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De... sp et al... le... 20.4.09, ,
La médecine soviétique de corridor...
31.3.09
Naturellement, en parcourant la liste des sujets en discussion depuis une semaine, une évidence est « évidente ». Dans le lot nous avons oublié de faire un léger détour par le système de santé soviétique merdique, en faillite, du Québec. Que l'on cache à tous les candidats à l'immigration dans la zone Euro, évidemment.Nous voici cette fois aux prises avec un ministre de la santé qui ne fait plus dans la littérature et dans la prose. Il va droit au but dans ses répliques et dépeint la réalité comme elle est. Une catastrophe, c'est une catastrophe. Et un système de santé en crise et en faillite, tout comme dans une zone de guerre, il est en crise et faillite.
Mais, voilà ti-pas, cette fois, que nous découvrons que la médecine de guerre existe bel et bien au Québec, en temps de paix. C'est cette médecine que l'on pratique dans les hôpitaux en faillite du Québec. Et donc, voici la confirmation.
Le système de santé soviétique du Québec est en état de catastrophe. La médecine de corridor est la pour rester. Tiens... Faudrait dire ça à la délégation du Québec à Paris, afin qu'ils en avertissent les postulants à l'immigration.
Au Québec, la médecine de corridor est là pour rester.
Le gouvernement renonce désormais à prendre tout engagement visant à garantir aux Québécois qu'ils ne passeront jamais plus de 48 heures sur une civière dans une salle d'urgence.
Il ne se fixe plus de cible de réduction, ni d'échéancier à respecter. Dans une entrevue à La Presse Canadienne, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, dit privilégier plutôt une approche basée sur la concertation avec les hôpitaux, sans obligation de résultats.
«On ne prend aucun engagement. Et c'est peut-être la solution. Tous ceux qui ont pris des engagements n'ont pas été capables de les tenir», admet le ministre. A compter de jeudi, M. Bolduc entreprendra donc, dans cet esprit, une tournée des 11 salles d'urgence affichant la pire performance au chapitre des délais d'attente sur civière dans les hôpitaux québécois. Sa tournée débutera à Montréal, où les hôpitaux Santa Cabrini, Notre-Dame (CHUM) et Maisonneuve-Rosemont n'ont trop souvent à offrir qu'une civière dans un corridor à des malades obligés d'attendre pendant des jours qu'un lit se libère.
En 2003, les libéraux de Jean Charest s'étaient engagés à éliminer les listes d'attente en santé. En 2009, le ministre Bolduc juge plus réaliste de viser à «améliorer graduellement» la situation dans les hôpitaux éprouvant des difficultés particulières. En fait, le nombre de malades obligés de passer plus de 48 heures sur une civière augmente d'année en année. On en comptait 41 601, en 2004-2005, contre 44 441, en 2008-2009, révèlent les plus récentes données du ministère de la Santé.
Le Plan stratégique 2005-2010 du ministère de la Santé prévoyait complètement éliminer ce problème, à compter de l'an prochain. Le ministre Bolduc s'affaire maintenant à baisser les attentes, incluant celles relatives à l'impact de sa tournée. «On ne veut pas promettre de résultats», insiste le ministre, qui se décrit comme un homme de «grande patience», surtout intéressé à «trouver des solutions durables» pour au moins réduire la moyenne d'heures passées sur civières. Il reconnaît pourtant que la médecine de corridor n'est «pas une médecine qui est normale, (ce n'est) pas une médecine qui est acceptable».Le vieillissement de la population, qui fait en sorte que de nombreux lits d'hôpitaux sont accaparés par des personnes âgées en attente d'une place en centre d'hébergement, ne contribue pas à faciliter les choses. Malgré l'apparente impuissance du gouvernement à corriger la situation, le ministre demeure serein. Sa philosophie: «Ne jamais se frustrer, ne jamais se fâcher et ne jamais chercher de coupable».
Outre ceux déjà mentionnés, les hôpitaux suivants recevront aussi la visite du ministre dans les prochaines semaines: le Centre hospitalier Saint-Eustache, le Centre hospitalier régional de Lanaudière (Saint-Charles-Borromée), l'Hôpital Pierre-Le Gardeur (Terrebonne), l'Hôpital de Hull, l'Hôpital de Gatineau, le Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, l'Hôpital Saint-François d'Assise (CHUQ, à Québec) et l'Hôpital de Granby.
Parmi ceux ayant éprouvé le plus de difficulté au cours des quatre dernières années, notons le cas du Centre hospitalier régional de Lanaudière, où le nombre de patients restés sur civière pendant plus de 48 heures est passé de 504 à 1728, ou celui de Trois-Rivières, qui a fait un bond de 768 à 1934.
En comparaison, à l'Hôpital d'Alma, où le ministre Bolduc a fait ses preuves pour désengorger l'urgence avant de faire le saut en politique, on n'a compté l'an dernier que quatre cas seulement de patients sur civière pendant plus de deux jours.
Voici la liste des 11 hôpitaux visités en février et mars par le ministre de la Santé, Yves Bolduc, dans le cadre d'une tournée des salles d'urgence affichant la pire performance pour la durée des séjours sur civières:
Hôpital Santa Cabrini, MontréalHôpital Notre-Dame (CHUM), Montréal
Hôpital Maisonneuve-Rosemont, Montréal
Centre hospitalier Saint-Eustache
Centre hospitalier régional de Lanaudière
Hôpital Pierre-Le Gardeur, Terrebonne
Hôpital de Hull
Hôpital de Gatineau
Centre hospitalier régional de Trois-Rivières
Hôpital Saint-François d'Assise (CHUQ), Québec
Hôpital de Granby
Jocelyne Richer
La Presse Canadienne - 11/02/2009 16h11
Propos...
Tous noté... Le nombre de malades obligés d'attendre plus de 48 hrs sur civière à l'urgence est passé de 41,601 en 2004-2005 à 44,441 en 2008-2009. En cinq ans seulement.
Pendant ce temps, le budget englouti au ministère de la SSS est passé de 20,6 $ milliards à 25,4 $ milliards. Soit une augmentation de 23,3 % ou 4,5 $ milliards en 5 ans seulement. Donc tout à fait gaspillés, sans aucun résultat d'amélioration. Pire, la situation s'est nettement merditisée.
Pour ça, le ministre Bolduc répond par sa philosophie, « ne jamais chercher des coupables ». Personne n'est responsable pour les malades qui meurent en attente sur civière, évidemment. Personne ne sait, non plus, où sont passés, dans les poches de qui sont allés les 4,5 milliards supplémentaires, évidemment. Elle est bonne.
Enfin... Notez les noms des pires hôpitaux soviétiques, en état de catastrophe au Québec. Surtout, ne prenez aucune chance, n'allez jamais là. Vous risquez d'y laisser votre peau, définitivement.
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De... sp et al... le... 31.3.09, ,
Le retour des troubles ADQ...
11.3.09
Hé oui... Force est de constater qu'on ne veut pas nous foutre la paix, chez les politiciens et leurs militants de toutes sortes.Il n'a fallu qu'un jour après le départ de Mario Dumont pour que les troubles recommencent. Et c'est le célèbre, favori des filles du Bleu, blogueur ADQ, qui a parti le bal. Mais, peut-être ne fait-il que suivre le bal.
Pendant que le journaliste «éclair» Robitaille, transformé ce matin en «Super» Antoine (découlant de son reportage d'hier sur les déclarations de John Charest), nous entretient régulièrement de son politicien favori « Bonardelliste », le blogueur ADQ nous sert un plat Éric Caire.
Un plat qui nous fait croire que l'anglophone et programmeur analyste, Caire, sait de quoi il parle en matière de santé et ses méthodes de réorganisation du travail «Toyota».
Prenons connaissance de la citation du blogueur ADQ...
Éric Caire a raison
À l’évidence, la « méthode Toyota » a pris le bord pour être remplacée par le « modèle GM ». La faillite du ministre est déjà annoncée!
7 mars 2009
http://bloguebleuquebec.wordpress.com/2009/03/07/eric-caire-a-raison-2/
Propos...
Évidemment, cette seule phrase a jeté par terre d'étonnement tous les membres du Bleu. Pour deux raisons... La première, l'association humoristique. Qui aurait cru que les types « ADQ » avaient un sens de l'humour quelque part ?... Personne !...
La deuxième raison... Elle nous donne l'occasion de reprendre une lecture du domaine de la réorganisation des méthodes de travail dans les hôpitaux, là où nous l'avions lassé au départ du ministre Couillard.
Donc... Voici ce que vous devriez savoir sur la « méthode Toyota», que l'honorable blogueur ADQ et son député programmeur Caire, ne savent pas encore.
Marie Girard, directrice générale du CHA, raconte que la méthode Toyota a été appliquée avec succès pour la chirurgie de la cataracte à Québec.
(Québec) À son arrivée en poste, en juin dernier, le ministre Yves Bolduc a lancé un nouveau concept dans le jargon de la santé : la méthode Toyota. Dans les faits, celle-ci était déjà familière à plusieurs administrations. À Québec, le CHA s'en inspire depuis deux ou trois ans. Le Centre universitaire de l'ophtalmologie (CUO), qui sera finalisé le 1er avril, a été pensé à partir de cette approche.
En quoi une méthode servant à la fabrication d'autos peut-elle être utile pour offrir des soins à des humains?Apparemment, de bien des façons. Pour la résumer brièvement, la démarche élaborée par le constructeur japonais et transposée au système de santé consiste à analyser chaque petite étape d'une démarche de façon à s'assurer qu'elle est bien planifiée, qu'elle survient au bon moment et qu'elle apporte une «valeur ajoutée», explique la directrice générale du CHA, la Dre Marie Girard.
À ces éléments s'ajoute l'implication directe du personnel. Chez Toyota, les ouvriers peuvent interrompre la chaîne de production s'ils détectent un défaut de qualité. Dans un système de soins, «ce sont les gens de terrain qui savent où sont les problèmes», dit-elle. La direction, elle, est là pour coacher le processus, ajoute son adjointe aux affaires cliniques, Lucie Grenier.
Le CUO deviendra pleinement une réalité le 1er avril, avec le transfert de tous les ophtalmologistes pour adultes des hôpitaux de Québec à Saint-Sacrement. Mais une première étape est déjà réalisée depuis novembre 2005, avec la concentration de toutes les chirurgies de la cataracte.
«On voyait bien, à chaque fois qu'on passait là, que les corridors étaient toujours embourbés», dit la Dre Girard. La direction s'est donc assise avec les employés pour décortiquer chaque moment du passage d'un patient. Il est apparu que ceux-ci pouvaient passer trois ou quatre heures à l'hôpital pour tout au plus une demi-heure de véritable «action». Les allers-retours dans la salle d'attente étaient nombreux. Plus maintenant. Le patient reste dans la même salle, et ce sont les professionnels qui vont au-devant, comme sur une chaîne de montage.
Une révision de la prise de rendez-vous téléphoniques a été faite de la même façon. Le temps moyen de chaque appel, le nombre d'appels par employé, tout a été mesuré.
Finies les plaintes
Le service, qui était ouvert de 8h à 12h et de 13h à 16h, générait beaucoup de plaintes, car les gens attendaient longtemps pour avoir la ligne. Époque révolue, il n'y a plus de plainte.
Avec le même personnel, le service fonctionne de 7h à 18h sans interruption. Et lorsqu'un spécialiste demande à revoir un patient dans trois mois, c'est l'hôpital qui le rappelle. «La solution n'est pas toujours d'augmenter le personnel. Il faut arrêter de faire plus la même chose, et faire autrement», dit la dg.
La direction amorce maintenant une autre démarche de révision : celle du fonctionnement de l'urgence. «Il faut s'attaquer autrement au problème d'engorgement, parce qu'on n'a pas eu de succès jusqu'ici», soumet Mme Girard.
Claudette Samson
Le Soleil
janvier le 28 2009
Propos...
C'est inimaginable !... Époustouflant !... Pour un système de santé soviétique, contrôlé par la mafia syndicaliste, la méthode « Toyota » donne des résultats.
Avez-vous vu ça ?... Fini les bêtes à la file avec le 8 à 12 et le 13 à 16. « Avec le même personnel, le service fonctionne de 7h à 18h sans interruption. Et lorsqu'un spécialiste demande à revoir un patient dans trois mois, c'est l'hôpital qui le rappelle.
Bon... Je crois qu'il faudrait lire ici la « faillite » annoncée d'un programmeur devenu politicien, comme critique en matière de soins médicaux. Et son copain le blogueur, adepte du militantisme aveugle, bien sûr. Pauvres petits !...
Libellés : Sante-encrise, Travail-gestion
De... sp et al... le... 11.3.09, ,
Les syndicats imposent la torture...
23.1.09
Sans trop savoir comment, depuis un mois, les batailles au ministère de la santé soviétique se répètent et se ressemblent un peu.Après un passage par l'état catastrophique aux urgences, causé par une organisation du travail syndical merdique et chaotique et qui nécessite des unités de débordement pour cacher, aux statisticiens, des malades en modes torture dans les corridors des urgences, quelques jours plus tard, en décembre dernier, voila «ti-pas» que la prêtresse de l'économie du journal DD, s'en mêle.
C'est ici que nous apprenons, sinon nous remémorer, que pour les syndicats multimillionnaires, la torture sur liste d'attente et la mort des malades, ne sont que des incidents collatéraux à leur idéologie merdique communiste, du tout public et contre le privé.
M'enfin, tout n'est pas perdu. Il est possible de contourner les multimillionnaires de la CSN et FTQ, avec un peu d'astuce et beaucoup d'information sur la mondialisation des soins médicaux.
Chirurgie et Taj Mahal
La CSN et la FTQ contesteront devant les tribunaux le règlement qui permet d'élargir le type de chirurgies pratiquées dans le privé. Les syndicats espèrent ainsi préserver le monopole étatique qui constitue, selon eux, la seule option éthiquement acceptable. Et même si une majorité de Québécois est favorable à la multiplication d'hôpitaux privés et à la création d'un régime privé d'assurance maladie, les syndicats sont déterminés à faire échouer tout changement en ce sens et à nous imposer leur idéologie.
Mais quand on néglige les malades, quand on leur impose des souffrances physiques et morales inutiles, quand on les fait patienter sur d'interminables listes d'attente qui mettent leur vie en danger, ils finissent par chercher des alternatives... et ils en trouvent !
Il fut un temps où les malades étaient otages du système de santé de leur pays. Mais cette époque est révolue. Aujourd'hui, plus que jamais, ils peuvent se faire soigner n'importe où dans le monde !
C'est ce que font de plus en plus de Canadiens qui choisissent le tourisme médical. Ils vont à Singapour, en Inde, en Thaïlande ou en Tunisie. Ils se font remplacer la hanche ou le genou pour 10 000 $, subissent une angioplastie ou un pontage coronarien pour 12 000 $, et peuvent même obtenir une transplantation de la moelle osseuse pour 30 000 $. Et contrairement aux préjugés véhiculés, les malades ne sont pas soignés dans des hôpitaux de brousse avec des scalpels rouillés, mais dans des établissements ultramodernes dotés des technologies de pointe, et par du personnel hautement qualifié. Des agences se chargent de tous les détails du voyage, du transfert des dossiers médicaux et de la prise en charge dès l'arrivée à l'aéroport.
Le tourisme médical n'est ni un phénomène marginal, ni une mode éphémère. À l'échelle mondiale, il aurait atteint 60 milliards de dollars en 2006 et devrait dépasser les 100 milliards en 2012. Mais surtout, le tourisme médical, autrefois l'apanage des mieux nantis, est maintenant accessible à la classe moyenne.
DEUX POSSIBILITÉSLa mondialisation des soins de santé a radicalement changé la donne. Deux possibilités s'offrent à nous. La première est d'ignorer cette réalité et de continuer à défendre le monopole étatique tandis que nos malades enrichissent les paradis du tourisme médical. La seconde est de modifier nos lois pour offrir une plus grande place au secteur privé. Les malades ne seront plus tenus de s'expatrier pour se faire soigner, l'argent sera dépensé ici !
Mais surtout, il faut voir la mondialisation des soins de santé comme une extraordinaire opportunité d'affaires. Il suffirait de revoir quelques lois pour que le Québec devienne un havre pour le tourisme médical. Si la Thaïlande a réussi cet exploit, pourquoi en serions-nous incapables ? Une étude de la firme Deloitte estime que 6 millions d'Américains choisiront le tourisme médical en 2010. Ne serait-il pas absurde qu'ils aillent à Singapour alors qu'ils pourraient dépenser leur argent à Montréal ?
Le fait que la santé ne soit plus un service local signifie que le monopole étatique est un vestige du passé dont les fondations sont irrémédiablement fissurées. Nous avons une occasion exceptionnelle de développer une industrie lucrative tout en offrant plus de services et de choix aux Québécois.
Or, les syndicats se fichent royalement des opportunités qu'offre la mondialisation de la santé. Ils n'ont qu'une motivation : protéger les intérêts de leurs membres, même si l'inefficacité du système tue des malades. Allons-nous encore sacrifier l'intérêt de la majorité pour satisfaire les caprices d'une minorité égocentrique et déconnectée de la réalité ?
Nathalie Elgrably
Journal de Montréal - 06 décembre 08
Propos...
Il n'y a pas de doute que le seul objectif important en santé, pour les syndicats multimillionnaires CSQ et FTQ, c'est de protéger leurs revenus de commissions, quelques 420 millions, qu'ils prélèvent sur les paies de leurs membres, obligés. La torture d'attente sur une liste et ses morts inévitables, ils s'en foutent.
Par ailleurs, croire que le Québec peut profiter du tourisme médical et concurrencer les soins médicaux de première qualité et pas chers offerts à l'étranger, à un moment ou deux millions de québécois n'ont même pas de médecins de famille, c'est un peu rêver.
Aux dernières nouvelles, de mémoire, il y a quelques 35,000 malades en attente d'une chirurgie qui ne viendra pas avant un an ou deux ou plus. À chacun de choisir entre les risques associés à l'attente soviétique et sa dégradation de la qualité de vie, ou bien de s'endetter et aller se faire soigner à l'étranger.
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De... sp et al... le... 23.1.09, ,
Les cachettes de la santé soviétique...
15.1.09
D'aucun lecteur régulier du Bleu ne pourra se plaindre de sa variété. Ou des choix variés de ses billettistes volontaires.Sans aucune planification, depuis le retour des vacances, au gré des articles sauvegardés en ordre de date, après un passage par la crise écono, les emplois anglophones, l'impôt HQ, le média bashing, la crise au Japon, l'exploitation des monopoles, un poète aux médias et enfin les maux des électeurs, bien nous y voila.
Nous voila à un autre passage obligé. De retour au système de santé du Québec. À l'organisation soviétique et syndicaliste, merdique, des soins médicaux aux hôpitaux du Québec.
Comment dire, sans trop se répéter. Après cinq ans d'un gouvernement libéral plus préoccupé par les sondages et sa popularité que les torturés sans soins ou les morts à l'urgence, en pleine campagne électorale, la situation catastrophique des urgences aux hôpitaux du Québec se détériorait et de nouveau.
Mais, au moins, cette fois, on nous fait part d'un truc étonnant. Le jeu de la cachette. Hé oui... Vous souvenez-vous de ceci...
La situation dans les urgences pire qu'elle ne paraît
Afin d'afficher de meilleures performances aux urgences, certains hôpitaux de la région de Montréal cachent des patients dans de nouvelles unités d'hospitalisation transitoires (UHT). Les patients peuvent séjourner des jours dans ces unités, mais la durée de leur séjour n'est pas comptabilisée, ce qui améliore les performances des urgences.
«Les patients peuvent passer de cinq à six jours dans l'unité de transition. Mais on ne les comptabilise nulle part. C'est vraiment une façon de biaiser la durée de séjour aux urgences», dénonce Mireille Chaumin, présidente du syndicat local de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) à l'hôpital Santa Cabrini.
Depuis le mois de juin, une UHT de 12 civières a été créée à l'hôpital Santa Cabrini. Après avoir passé 48 heures aux urgences, les patients en attente d'hospitalisation sont placés à l'UHT. «Cette unité est située dans un petit coin de l'urgence. Les patients y passent en moyenne six jours sur une petite civière», confirme Mme Chaumin.
À Santa Cabrini, l'UHT est desservie par le personnel des urgences. Mais dès qu'un patient y est transféré, il ne figure plus dans les statistiques. «Quand on dit que la durée de séjour à l'urgence de Santa Cabrini est de deux jours, ce n'est pas vrai! dit Mme Chaumin. C'est bien plus!»
Mme Chaumin déplore aussi que le personnel des urgences doive traiter les patients de l'UHT alors que par définition, «ils ne sont plus à l'urgence».
Plusieurs hôpitaux de la région de Montréal se sont récemment dotés d'unités de transition. Chacune fonctionne selon des règles variables.
À l'hôpital du Sacré-Coeur, les 42 civières de l'UHT sont desservies par une équipe indépendante des urgences. À l'hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR), les 18 lits de l'UHT sont situés dans une pièce à part et sont gérés indépendamment des urgences.
À l'HMR une autre unité appelée unité d'hébergement brève (UHB) accueille des patients des urgences qui attendent leur congé. L'UHB, qui dispose de 15 lits, est gérée par le personnel des urgences, mais ne figure pas dans les statistiques des urgences.
Pour la présidente du syndicat des professionnels en soins de santé de l'HMR, Sylvie Boulet, ces unités sont une façon de «cacher la poussière sous le tapis». Selon elle, les hôpitaux utilisent toutes sortes de méthodes pour améliorer leur performance aux urgences. «Il y a des pénalités financières si on a des patients qui séjournent plus de 48 heures à l'urgence. Ça incite les hôpitaux à contourner les règles», dit-elle.
Dr Geneviève Bécotte Présidente de l'Association des médecins d'urgence du Québec (AMUQ), la Dr Geneviève Bécotte a été étonnée d'apprendre le fonctionnement des UHT et des UHB. «Si les données ne sont pas comptabilisées, ça n'a pas de bon sens. Ça fausse les statistiques de l'urgence», dit-elle.
Les effets des unités de transition sur les statistiques des urgences sont majeurs. À l'hôpital Santa Cabrini, l'arrivée des 12 civières de transition a considérablement amélioré les performances des urgences. Alors que la durée entre l'admission et l'obtention du congé atteignait 20 heures en mai 2008, elle a subitement chuté autour de deux heures en juin et n'a jamais augmenté depuis.
Les nouvelles UHT ressemblent étrangement aux unités de débordement présentes dans plusieurs hôpitaux de la province. Les unités de débordement sont des civières placées dans un local de l'hôpital et qui accueillent les patients en attente d'hospitalisation. Ces patients ne sont pas comptabilisés dans les statistiques des urgences.
Au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), on confirme qu'il y a actuellement 1054 civières en unités de débordement ou en UHT au Québec. «L'objectif des unités de débordement et des unités de transition est le même: assurer la fluidité de l'urgence», résume la porte-parole du MSSS, Dominique Breton.Le taux d'occupation des UHT et des débordements varie quotidiennement. Hier, 480 des 1054 civières étaient occupées. Au cours des trois derniers mois, 477 civières ont été occupées en moyenne. La semaine dernière, La Presse révélait que la durée moyenne de séjour dans les urgences du Québec ne s'est pas améliorée au cours des premiers mois de 2008 et reste de 16,6 heures. Il est difficile de déterminer à quel point les nouvelles UHT influencent ces données.
Selon la présidente de l'AMUQ, la Dr Bécotte, l'arrivée des UHT est «inquiétante». «Il va falloir regarder ça de plus près», dit-elle.
Ariane Lacoursière
La Presse
le 02 décembre 2008 à 08h07
Propos...
Tous noté le nouveau langage médical québécois, UHT UHB et l'ancien «Unité de débordement» ou UDD ?...
Autrement dit, après avoir bouffé quelque 110 milliards de nos impôts, au bout de cinq ans, au ministère de la santé soviétique, plus 260 millions dans la rénovation des urgences, le temps d'attente aux urgences des hôpitaux n'a pas bougé de 17 heures, en moyenne. Ce qui est typique d'un système 100% syndiqué.
Il ne s'est pas amélioré, mais ne s'est pas dégradé non plus par simple abrutissement. Une portion des malades sont déplacées sur des civières hors statistiques, dans les unités UDD, UHT et UHB.
Autrement dit... La situation pour les malades et l'organisation de ces soins à l'urgence s'est notablement détériorée, transformée en catastrophe. Alors, pour ne pas voir et être pénalisés, on a tout simplement trouvé un moyen pour tromper les statistiques.
Vraiment étonnant ce système médical québécois, à la liste d'attente, à la file d'attente et maintenant à la double comptabilité aux urgences des hôpitaux publics syndiqués. Plus funeste que ça tu...
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La santé soviétique sous le choc…
16.9.08
Aussi étonnant que ceci semble, le 13 juillet dernier, une onde de choc tel qu’une onde causée par une détonation nucléaire, s’est produite au Québec.Comment sait-on ça ?… C’est tout le politbureau de la santé soviétique, syndicalistes, socialistes, néocastristes et marxistes-léninistes, qui sont sortis de leur tour d’ivoire millionnaire, en état d’hystérie, pour dénoncer en public des propos alarmants, du nouveau ministre de la santé, Yves Bolduc. Un évé qu’on n’a jamais vu auparavant avec l’ancien ministre, sans expérience de l’administration, Philippe Couillard.
Qu’a-t-il dit de si terrible, le Bolduc, pour causer une onde de choc de la sorte ?… Il a simplement parlé d’une organisation du travail différente. Une méthode éprouvée, à succès. Et, comme on sait tous que le système de santé soviétique du Québec est en faillite et en décrépitude grâce à la collaboration des corporatistes et syndicalistes, avec ses milliers de malades sur liste d’attente et ses morts que l’on cache, il n’en faillait pas plus pour que des kamikazes intégristes du public se fassent exploser à la dynamite, devant les médias. Voyons voir le résumé des événements…
Toyota sert d'inspiration au ministre Bolduc
Au moment où le système de santé québécois doit faire face au vieillissement de la population et à une pénurie de ressources, le nouveau ministre de la Santé a trouvé son inspiration chez un fabricant de voitures japonais.
Le ministre Yves Bolduc en a surpris plus d'un lorsqu'il a fait part non seulement de son admiration pour les méthodes de gestion de Toyota, mais aussi de son intention de l'appliquer à certains éléments du système de santé. Selon M. Bolduc, la «méthode Toyota» est «une méthode éprouvée au niveau de la fonctionnalité et de la performance».
«Le premier principe, c'est que les gens sont mis à contribution pour trouver des idées, a expliqué le ministre à La Presse Canadienne. Contrairement à ce qu'on peut penser, même si c'est de la fabrication d'autos, c'est une approche humaniste.» «Ce qu'on fait, c'est qu'on travaille avec les gens pour éliminer les délais, éliminer les processus inutiles. Et puis l'autre élément important, c'est que ça se fait sur le terrain», a-t-il ajouté.
Les défenseurs de la méthode, dont les principes de base ont déjà été mis en pratique dans des hôpitaux de Boston, Pittsburgh et Seattle, affirment qu'il existe de plus en plus de preuves suggérant qu'elle peut aider à améliorer le système de santé. Yves Bolduc a d'ailleurs déjà supervisé un projet pilote qui a connu du succès dans un centre de santé du nord du Québec avant d'accepter le poste de ministre de la Santé lorsque Philippe Couillard a démissionné en juin. Le ministre reconnaît toutefois que la méthode ne peut s'appliquer à tout le système de santé. «Ce n'est pas une recette miracle qui va répondre à tous les problèmes, a-t-il précisé. C'est un outil parmi tant d'autres.»
Un éthicien biomédical de l'Université McGill, Pierre Deschamps, qualifie M. Bolduc de «pionnier». Il explique que la méthode Toyota est axée sur deux concepts de base: le respect des gens et l'amélioration continue. «C'est une approche scientifique basée sur l'observation et l'analyse, a dit M. Deschamps, qui a intégré des éléments de la méthode Toyota au service d'ambulanciers de Montréal. C'est très exigeant, mais la méthode existe depuis 80 ans et ceux qui l'ont essayée ont connu du succès.»
Créée par le fondateur de Toyota, Sakichi Toyoda, à l'époque où l'entreprise oeuvrait dans le secteur du textile, la méthode met l'accent sur les suggestions des employés sur le terrain. Pierre Deschamps précise toutefois que pour que la méthode fonctionne, toutes les personnes impliquées doivent participer. Les médecins québécois ont indiqué que, pour l'instant, ils sont prêts à l'essayer. «Il s'agit d'une nouvelle approche intéressante, avec laquelle plusieurs d'entre nous sont familiers», a dit le Dr Jacques Ricard, de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.
L'opposition à la méthode Toyota pourrait en fait venir de la crainte que l'utilisation de méthodes du milieu des affaires n'ouvre la porte à la privatisation du système de santé. «La méthode Toyota n'a rien à voir avec la privatisation du système de santé, a souligné M. Deschamps. Il s'agit plutôt d'améliorer le système actuel.»
Jonathan Montpetit
La Presse Canadienne
13/07/2008 12h19
Propos…
C’est vraiment curieux de voir comment des personnages abrutis, complètement ignorants des différentes techniques d’organisation du travail, dont Franco Nuovo de la Radiocan, se sont rapidement lancées dans une association entre des malades sur civières et des autos sur une ligne de montage. Autre preuve qu’on ne trouve pas tous les légumes, dans le jardin.
Il s'agit donc d’une approche scientifique, fondée sur l’observation et l’analyse sur le terrain. Une méthode de travail éprouvée au niveau de la fonctionnalité et de la performance. Ayant comme fondements le respect des gens et l'amélioration continue. Sur ce, allons voir une citation de ce que le riche et célèbre bloguistes, Louis, à écrit deux jours plus tard à ce sujet…
Mardi, juillet 15th, 2008 15 visionnements
- Mars 2008: Un livre intitulé « Toyota: l’usine du désespoir » est publié. Il dénonce la « méthode Toyota » et ses conséquences néfastes.
L’augmentation continue de la productivité, le fameux “système de production Toyota”, peut engendrer maladies professionnelles, accidents et, dans des cas extrêmes, suicides. La titularisation éventuelle des intérimaires sert de levier pour réduire leurs protestations dans un système qui laisse peu de place aux syndicats.
Voici donc à quoi ressemblerait un nuage de tags de cette fameuse « méthode Toyota »: intimidation, harcèlement, anti-syndicalisme, maladies professionnelles, accidents, suicides, désespoir, conflits, lock-out, grève.
Et c’est cette merde que notre nouveau ministre de la santé - NON-ÉLU! - veut nous imposer?! NON MERCI!
http://lelectronlibre.net/index.php/2008/07/15/la-methode-toyota/
Propos…
La «titularisation éventuelle des intérimaires», ce sont d’autres mots pour dire que la participation des travailleurs à l’amélioration de leur travail, a pour effet l’acceptation de méthodes différentes. Ce qui irrite les syndicalistes, dont l’objectif est de prendre le contrôle des méthodes de travail à leur avantage, via la soumission des travailleurs à leur philosophie de poltrons néocommunistes.
Évidemment, la recherche de quelques exceptions scandaleuses «Toyota», parmi des millions d’exemples, requiert d’y attacher des étiquettes, appelées « tags », afin de compléter l’abrutissement du lecteur par la diabolisation. Cela, après avoir modifié quelque peu le langage par le «NOUS», imposer. Même si le tout s’applique aux travailleurs de la santé seulement et non au public qui lit le billet, bien sûr.
C’est ce que l’on peut qualifier d'opposition «merdique» inversement proportionnelle.
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De... sp et al... le... 16.9.08, ,
La santé publique toujours en faillite…
18.8.08
Déjà la fin des vacances…Quel bonheur de retrouver tous les arrogants et snobinards du Bleu. Tous de bonne humeur, reposés, blagueurs et en forme, prêts pour une autre saison de carnetteries. Mais surtout pleins de photos, d’anecdotes et d’histoires de vacances invraisemblables à raconter, qui vont occuper les pauses café pour au moins, hummmm, un mois.
Débutons alors, selon la sempiternelle tradition, par le plus vieux fichier dans le répertoire temp. Répertoire qui a pris de l’embonpoint durant notre absence, jusqu’à 154 fichiers articles à distribuer et à lire pour les prochains billets. C’est un record.
Celui-ci, le plus vieux, nous remémore l’état lamentable de la santé soviétique syndiquée, à la fille d’attente. Toujours aussi catastrophique, puisqu’elle est publique.
Les patients payent encore…
Alors que le bloc opératoire de l'hôpital Charles LeMoyne est plein à craquer, des salles neuves ou entièrement rénovées de l'hôpital Pierre-Boucher sont inutilisées depuis des mois, faute de personnel.
Les quelque 5 200 personnes en attente d'une chirurgie d'un jour dans les deux hôpitaux de Longueuil se retrouvent prises en étau. Des médecins de Charles LeMoyne se disent prêts à se déplacer sur-le-champ dans les locaux de l'hôpital voisin, à moins de dix minutes de voiture, pour y opérer leurs patients. Pourtant, trois salles de Pierre-Boucher, construites, rénovées et rééquipées depuis septembre 2007, restent inoccupées.
Progressivement
L'une devrait être fonctionnelle en janvier prochain, les deux dernières ne le seront qu'à la fin de 2009. «Personne n'est satisfait que ça soit vide, dit le président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de Pierre-Boucher, le docteur Michel Jarry. Mais on ne peut pas toutes les ouvrir d'un coup. C'est impossible. Il faut y aller progressivement et à date, ça va bon train.»
C'est notamment la pénurie d'anesthésistes et d'infirmières qui empêche une utilisation plus rapide de tous les locaux de Pierre-Boucher. «C'est beau une salle d'opération, mais il faut du personnel pour la faire fonctionner, dit le président de l'agence de santé de la Montérégie, le docteur Luc Boileau. Il faut engager des gens, les former. On n'avait pas prévu l'ampleur actuelle de la pénurie.»
On assure toutefois être en avance sur le plan d'ouverture des locaux.
Discussions
Huit salles sont actuellement en activité à Pierre-Boucher, qui discute avec Charles LeMoyne et ne ferme pas la porte à l'accueil d'équipes de l'établissement voisin dans les locaux déjà ouverts.
Pas question toutefois d'accélérer l'ouverture des autres salles, ce qui cause de la grogne chez des chirurgiens de Charles LeMoyne. Ils peinent à comprendre pourquoi des salles sont vides depuis 10 mois, à quelques km d'eux, alors qu'ils n'ont pas assez de place pour fournir à la demande dans leur bloc opératoire.
Dans l'optique d'une entente, il n'est toutefois pas exclu que des équipes complètes de Charles LeMoyne, comptant même des infirmières, se déplacent jusqu'à Pierre-Boucher pour pallier le manque de personnel, selon la porte-parole de l'agence, Christine Daniel.
Charles LeMoyne aimerait aussi avoir son mot à dire dans la gestion des salles. «Mes médecins sont un peu craintifs de voir qui va diriger», dit le directeur des services professionnels, le docteur Gilles Bastien.
* * *
LA SITUATION EN CHIFFRES
Cinq nouvelles salles d'opération destinées à la chirurgie d'un jour.
Plusieurs centaines de milliers de dollars en travaux et en matériel.
Grand projet de rénovation totalisant 64 millions à Pierre-Boucher.
Quelque 2 514 personnes en attente d'une chirurgie d'un jour à Charles LeMoyne.
Quelque 2 742 personnes en attente d'une chirurgie d'un jour à Pierre-Boucher.
Gabrielle Duchaine
Le Journal de Montréal 20/06/2008 12h30
Propos…
Comme toujours… Les corporatistes et les syndicalistes se disputent entre eux pour qui va faire et diriger quoi. Le patient, lui, n’est qu’une commodité, une marchandise, qui peut attendre son tour selon le bon vouloir des médecins corporatistes et des infirmières syndicalistes. Bien sur…
Voilà bien un autre cas, autre preuve que la méthode Couillard d’injecter des millions, quand ça va mal, n’était qu’une leurre politicien. Celle-ci a coûté 64 millions. Au total les projets annoncés étaient de 220 millions. Résultat… Même avec des urgences et des salles d’opérations neuves, quand elles sont utilisées, les files d’attentes et les listes d’attente n’ont toujours pas diminué.
Plus pire que ce public soviétique à la file d'attente, le privé ne peut pas battre ça.
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De... sp et al... le... 18.8.08, ,
Échec, pire que Rochon et Marois...
25.6.08
Le médecin chirurgien de profession, Philippe Couillard, ministre de la santé soviétique depuis avril 2003, a fait part aux médias la semaine dernière qu'il songeait à lancer la serviette et à abandonner son ministère et la politique.Ce matin, il s'est présenté devant les caméras avec son PM, John Charest, semble-t-il, pour expliquer tout ça. L’échec est frappant. La mafia néocommuniste des syndicats a eu son homme.
Le 20 dernier, il n'en faillait pas plus, 12 heures ont suffit, pour que les libéraux à la direction, à la rédac et à l'éditorial du symbole des anglo-canadians au Québec, la presse de Gesca, tombent en état de crise.
Depuis, on n'entend plus que des pleurs, des gémissements et des soupirs de désespoir provenant de la rue St-Jacques. Surtout de la part de l'anglophone, Sir Andrew Pratt of Gesca. Qui, pour l'occasion, s'est rabattu sur le mode vidéo pour exprimer sa détresse face à l’échec Couillard. Par peur d'avoir à affronter par écrit ses nombreux ennemis jurés, sans doute. Bien voila... Ce n'est pas compliqué...
Un tour de table et l'évaluation des membres du Bleu s'est avérée bien simple et limpide. Un professionnel de la neurochirurgie à un poste de ministre, qui requiert de l'expérience en administration publique et des compétences exceptionnelles en ressources humaines et relations de travail, pour un environnement 100% sous le contrôle de la mafia syndicaliste soviétique, ne peut être classé qu’un amateur de première classe. L’échec était prévisible.
Comme diraient les pros de la vérification… Les éléments qui nous permettraient d’appuyer solidement ce point de vue, sont cachés. Donc protégés et inaccessibles au public.
Ce sont, les millions de Québécois sans médecin de famille, tout comme le privé des Américains. Puis, les listes d’attente des traitements contre le cancer, les listes d’attente des chirurgies des yeux, hanches, genoux, et les noms des morts sur ces listes, depuis avril 2003. Bien sûr…
Tout de même, devant l’évidence, le bilan au dossier du docteur Couillard apparaissant pire que celui de ses prédécesseurs Rochon et Marois, allons voir un rappel condensé, depuis mais 2003…
Les grands défis du gouvernement Charest
SANTÉ
L'urgence d'agir
Plusieurs ministres libéraux patinent déjà à reculons devant les dossiers urgents qui s'empilent sur leur nouveau bureau. Philippe Couillard, n'a pas le choix. Le Parti libéral a promis la santé aux électeurs. Le ministre responsable du plus lourd portefeuille de l'État québécois devra agir vite et bien pour apporter des améliorations significatives aux services et aux soins.
Le premier ministre Jean Charest a été on ne peut plus clair. La réforme Rochon et les forceps du déficit zéro ont laissé le réseau de la santé dans un piètre état, répète-t-il depuis des années. Il a donc demandé au docteur Couillard de faire en sorte "que les efforts de tous et chacun, qu'ils soient médecins, infirmières, administrateurs ou employés de soutien, soient entièrement tournés vers les services aux malades et aux personnes dans le besoin." "Vous allez rebâtir", lui a-t-il dit lors de sa prestation de serment.
Les listes d'attente et la situation des urgences forment le gros morceau du casse-tête sur la table de travail de l'inexpérimenté ministre. Le neurochirurgien devra aussi se pencher sur le manque d'infirmières et de médecins, la mauvaise répartition des effectifs médicaux en région et le sort des deux hôpitaux universitaires à Montréal. Et comme si ce n'était pas assez, le ministre de 46 ans devra discuter des problèmes financiers avec les dirigeants d'hôpitaux. Il est clair désormais que le déficit zéro sera entaché par les résultats budgétaires déficitaires des établissements du réseau hospitalier.
Un problème insoluble?
La priorité du gouvernement Charest est de réinvestir en santé, mais jusqu'où ? Et de quelle manière? Comme tous ses prédécesseurs, M. Couillard devra donc, tôt ou tard, attaquer de front la question de la capacité et de la volonté de payer des Québécois. Le ministre devra faire ses classes de gestionnaire très vite. Il trouvera sans doute dans sa bibliothèque ministérielle quelques rapports utiles rédigés par Michel Clair et Rolland Arpin. Il pourrait aussi consulter un ancien comptable d'Air Transat...
À surveiller:
Le ministre Couillard a promis de faire connaître ce qu'il adviendra du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) au plus tard en octobre.
La Presse - samedi 10 mai 2003
Propos…
De cette intro, quelques réactions du 20 dernier…
Philippe Couillard tire sa révérence
pympau
(...)
Le bilan de Couillard à la santé c’est facile : ZÉRO; nous ne sommes pas plus avancés aujourd’hui qu’il y’a cinq ans, malgré tous les effets de manche du charismatique ministre.
Pourtant ce n'est pas une question de financement: le Canada est le pays de l'OCDE qui dépense le plus, après l'Islande, pour ses soins de santé (per capita, ajusté pour l'age). Dans de nombreux domaines (éducation post-secondaire par exemple), le Canada fait figure de leader par son approche innovative et pragmatique aux problèmes de société. Pourquoi le Québec est-il incapable de comprendre que la gestion « à la soviétique » d’un système aussi complexe que celui de la santé est vouée à l’échec ?
Les solutions aux problèmes du système de santé sont connues. Malheureusement, l’ampleur du défi est proportionnelle à celle du budget. Plus de 40% du budget du gouvernement du Québec lui est consacré. Il faudrait une volonté politique inébranlable et le goût du risque pour s’y attaquer. Malheureusement, ces valeurs manquent douloureusement à nos politiciens.
Le tablettage du rapport Castonguay ne changera rien à la donne : croire que le système de santé peut demeurer un monopole d’État et éviter les effets pervers de la « Loi de Gammon » relève de la pensée magique. Au minimum, il faut abandonner l’exclusivité du monopole d’État et imposer un ticket modérateur. Les comparaisons entre établissements permettront de mieux apprécier leur efficacité; la concurrence offrira un minimum de choix aux utilisateurs; et les frais d’entrée, aussi minimes soient-ils, rappelleront aux utilisateurs que les services de santé ont un prix
La problématique de la santé est devenue une guerre de religion dont les victimes sont les patients, et ce ne sont pas de charmants jésuites comme le ci-devant ministre de la santé qui pourront y mettre un terme.
Commentaires - Juin le 20 2008
L'ADQ dénonce la gestion des urgences par Couillard
Québec -- Malgré les engagements répétés des libéraux de Jean Charest, la situation dans les urgences du Québec continue de se détériorer, a dénoncé hier l'Action démocratique du Québec (ADQ).
Le député Éric Caire y voit pour preuve le plus récent «palmarès des urgences» dressé par le quotidien La Presse, qui établit à 16 heures 30 minutes le temps d'attente moyen dans les urgences du Québec en 2007-08. Il s'agit d'une augmentation de 12 minutes comparativement à l'année précédente.
«Dans des pays civilisés où le système de santé soigne les gens, je pense entre autres à la France, le temps d'attente est de moins de quatre heures dans une urgence, et ce n'est pas un objectif, c'est une réalité», a fait valoir le porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé.
Au Québec, l'attente moyenne illustre «l'incurie» du ministre de la Santé, Philippe Couillard, conclut le député adéquiste. «Le ministre refuse le constat qu'il y a trop de lits de courte durée qui sont occupés par des gens qui sont en attente d'hébergement. Il refuse le constat de la pénurie d'infirmières, refuse le constat que ça prend plus de médecins de famille, que ça prend un accès rapide aux médecins de famille, que tous ces facteurs-là contribuent à augmenter la pression sur les urgences», a-t-il analysé.
La Presse canadienne
Édition du jeudi 22 mai 2008
Propos...
De cela… Allez chercher un café et biscotis, un coussin détente... C'est le bon moment de relire quelques reportages au besoin et se demander ce qui a changé depuis...
Le sophiste
David, Michel
Le Devoir
POLITIQUE, jeudi 23 novembre 2006, p. a3
Urgences: «C’est clair que ça se détériore»
Pascale Breton
La Presse - Le mercredi 07 février 2007
L'entente avec les spécialistes coûtera un milliard par année
Denis Lessard
La Presse -Le mardi 18 septembre 2007
Les millions pleuvent sur les omnipraticiens
Rioux Soucy, Louise-Maude
Le Devoir - mardi le 20 novembre 2007
Couillard manque de courage, accuse le président des médecins spécialistes
Louise-Maude Rioux Soucy
Le Devoir - mercredi, 20 février 2008
Urgences: Les délais d'attente toujours aussi longs
Tommy Chouinard
La Presse
vendredi, 16 mai 2008
Donc… Philippe Couillard c'est le médecin nommé ministre qui aura...
Fait appel à la RAMQ pour qu’elle crée un peloton de type gestapo, pour faire la chasse aux cliniques privées, ses médecins et infirmières qui prodiguent de meilleurs soins, plus rapidement que le public. Et des traitements innovateurs contre le cancer, refusés par les hôpitaux parce que trop coûteux. Peut importe s’il y a torture et morts à l’hôpital public soviétique, ce sont les soins au privé qu'il faut abattre. Semble-t-il...
Fait passer le salaire des omnipraticiens de 190,000 $ à 247,000 $ en 2016, sans aucun gain de productivité ou charge de travail correspondante. Sans aucune considération pour la capacité de payer des contribuables. Cela, pendant que 25% de la population, 1,5 millions de québécois de plus de 12 ans n'ont aucun médecin de famille.
Fait passer le salaire des spécialistes de 260 000 $ à 390 000 $ et pour certains se sera près de 420,000 $ en 2016, soit une augmentation de 50% en moyenne. Encore sans aucun gain de productivité ou charge de travail correspondante. Encore, Sans aucune considération pour la capacité de payer des contribuables.
N’a jamais trouvé rien d’autre que d’injecter des millions supplémentaires dans les salaires, lorsqu’il y a pénurie de personnel et de soins médicaux. Démontrant ainsi que, dans ce domaine médical, la loi de l’inversement proportionnel fonctionne. Plus les professionnels et les syndiqués sont payés cher, moins il y a de malades traités et soignés sans délais. Un gaspillage éhonté et total de fonds publics.
C’est aussi le médecin qui n’a jamais publié les listes d’attentes et les noms des morts sur ces listes, par peur de représailles de la part des corporatistes et de la mafia syndicaliste qui est en contrôle total du système de santé, à la file d’attente soviétique. Dont la devise est… Le public syndiqué, jusqu’à la mort.
Pour une démonstration d’incapacité et d’incompétence en administration publique, gestion des relations et organisation du travail dans les hôpitaux, même les anciens ministres péquistes Rochon et Marois n’ont pu faire aussi pire. Pendant que le budget de la santé passait de 20,6 milliards à 24,1 milliards, soit une augmentation de 17% en quatre ans, bien sûr. Quel désastre !…
Libellés : Politique-Sante, Sante-encrise
De... sp et al... le... 25.6.08, ,
L’urgence publique soviétique catastrophique…
4.6.08
C’est encore elle. Malgré un accroissement du budget de la santé de 4 milliards en quatre ans, de 20,6 milliards à 24,1 milliards, il n’y a rien à faire. Le système de santé soviétique, 100% sous le contrôle de la pègre syndicale, à la file d’attente et aux traitements par quotas, cache toujours ses morts sur liste d’attente et à l’urgence.Le Ministre médecin Couillard est encore et toujours incapable d’exiger et d’obtenir une productivité, somme de soins médicaux, à la hauteur des milliards engloutis dans la rémunération des riches médecins, des infirmières, des préposés et de l’administration. Cette incompétence est maintenant transférée aux hôpitaux avec un nouveau langage, il appelle ça «intensité d’action». Elle est bonne…
Urgences: Les délais d'attente toujours aussi longs
QUÉBEC - Les patients attendent aussi longtemps dans les urgences du Québec qu'il y a cinq ans. Le gouvernement Charest a violé sa promesse d'«éliminer l'attente», accuse le Parti québécois, chiffres à l'appui.
L'an dernier, le temps d'attente s'est élevé à 16,5 heures en moyenne dans l'ensemble du Québec et à 20 heures à Montréal. Ce sont exactement les mêmes délais qu'en 2003, au moment de l'arrivée au pouvoir des libéraux.
«Il n'y a eu aucune amélioration. Ça fait cinq ans que le ministre Couillard est là, et il ne livre pas la marchandise», a lancé le critique péquiste en matière de santé, Bernard Drainville, hier. Avec son collègue Nicolas Girard, il a dévoilé une série de statistiques, embarrassantes pour le gouvernement, qui proviennent du Centre de coordination nationale des urgences.
En Outaouais, le temps d'attente aux urgences a augmenté de 42% au cours des cinq dernières années. Les délais se sont également allongés dans les régions de Québec, des Laurentides et de Lanaudière. Dans 27 hôpitaux, la situation a empiré même si le nombre de patients admis aux urgences a diminué. Les patients ont attendu sur une civière aux urgences de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont pendant 35,63 heures en moyenne en 2007-2008, comparativement à 25,69 heures en 2003-2004. C'est une augmentation de 39% (10 heures). Or, le nombre de patients admis annuellement à ce service des urgences est passé de 26 000 à 16 000 en cinq ans. Pour les personnes de 75 ans et plus, l'attente moyenne a été plus importante encore: 43,25 heures l'an dernier, une hausse de 15% en cinq ans.
Pour le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, ce portrait est «partial et partiel». «Il est certain que certaines régions n'ont pas progressé, mais d'autres l'on fait», a-t-il soutenu. Des hôpitaux sont parvenus à réduire les délais d'attente, comme Saint-Luc et Notre-Dame à Montréal, ainsi que Charles-LeMoyne sur la Rive-Sud. «Ce n'est malheureusement pas encore partout une priorité d'action intense et constante, a-t-il souligné. On ne peut pas, nous, aller administrer chaque hôpital localement.» Le ministre a d'ailleurs rejeté une bonne partie du blâme sur les établissements. «Les moyens financiers sont là. Je pense qu'il y a de l'argent dans le réseau. Je ne peux pas dire maintenant que c'est une question d'investissement. C'est une question surtout d'intensité d'action.»
Philippe Couillard a toutefois nuancé ses propos en affirmant que certains établissements vivent une pénurie de personnel qui mine leurs efforts. Selon lui, si le délai d'attente moyen est resté le même qu'il y a cinq ans, c'est entre autres parce que le nombre de patients âgés de plus de 75 ans a grimpé de 17% durant la même période. «Bien que ce soit encore très loin de ce qu'on veut obtenir, le système est devenu plus efficace, parce que s'il n'y avait pas d'augmentation d'efficacité, il y aurait eu détérioration au même moment où la clientèle s'alourdissait», a-t-il expliqué. «Il y a cinq ans, quand ils se sont engagés à éliminer l'attente, ils savaient que la population allait vieillir», a rétorqué Bernard Drainville.
Philippe Couillard «ne regrette pas du tout» cette promesse qui n'a finalement jamais été réalisée. «Personne ne peut nier les efforts immenses que le gouvernement a faits», a-t-il dit. Il nommera sous peu un directeur national des urgences, dans l'espoir d'améliorer la situation.
ATTENTE AUX URGENCES
Hôpital Maisonneuve-Rosemont
Patients à l’urgence… De 26 000 à 16 000 l’an, au bout de cinq ans.
2003-2004 25,7 heures
2007-2008 35,6 heures
Hausse de 39%
Tommy Chouinard
La Presse - vendredi, 16 mai 2008
Propos…
Le ministre libéral de la santé, toujours aussi astucieux et prompt à cacher son incompétence par diversion, dit comme excuse que ces données sont «partiales et partielles». Sans dire et afficher quelles sont les bonnes données, bien sûr.
Qui plus est, il assure la population qu’il ne peut pas s’impliquer et aller voir sur le terrain comment et pourquoi l’hôpital est incapable, malgré ses multi millions, de s’assurer que son personnel et ses professionnels travaillent pleinement à la hauteur de leur riche rémunération. Hé ben…
Finalement, le ministre dit qu’il travaille sur l’efficacité du «système» soviétique. Selon le syndicat, à la file d’attente et aux quotas, sans doute. C’est dire que la priorité n’est pas le patient et les soins médicaux requis. Alors… Pour mieux abrutir le public, il semble que des efforts immenses ont été faits. Par exemple… À Maisoneuve-Rosement, plus ont augmente son budget à coups de millions, plus le nombre de patients qui se présentent à l’urgence diminue, plus le temps d’attente augmente. Augmentation de 25,7 hrs à 35,6 hrs d’attente, au bout de cinq ans. Incroyable !...
Seriez-vous capable d’attendre 35 heures pour recevoir des soins médicaux au public, dans un cas d’urgence ?… Ou bien aller à une clinique privée qui, pour 60$, s’occupe de votre cas dans un délai de 12 minutes, au maximum ?…
Libellés : Sante-encrise
De... sp et al... le... 4.6.08, ,
Le pire système de santé soviétique ...
1.2.08
Hé oui... Le moment de vérité est arrivé. Le système de santé public à la soviétique du Québec, tant défendu par les néocommunistes du PSQ et de la CSN, a été classé l’un des pires du monde occidental. Et génère des coûts supplémentaires de 2,8 milliards, causés par les listes d’attente minable en arthroplastie, les cataractes, la cardiaque et la résonance magnétique, entre autres... Tiens donc... Juste ça, hein !...Un constat sévère
Deux nouvelles études brossent un tableau peu reluisant de l’accessibilité aux soins de santé au Canada.
Parmi les 30 pays européens étudiés par l’organisation suédoise Health Consumer Powerhouse et l’organisme canadien Frontier Center for Public Policy, le système public de santé canadien occupe la 23e place en matière de délais d’attente. Le Canada est surclassé par des pays comme la Bulgarie, la Pologne et la Lituanie.
Sur son site Internet, la Health Consumer Powerhouse diffuse un communiqué avec un titre éloquent: « Canada, un exemple d’une mauvaise gestion du système de santé ». Le palmarès établi « montre que le Canada fait un travail médiocre pour atteindre notre engagement d’offrir des services de santé excellents et accessibles », a affirmé Rebecca Wahlberg, auteure principale de l’étude.
Elle a ajouté qu’il n’y a aucune raison que le Canada n’améliore pas ses services de santé pour les hausser au niveau de ceux offerts en France, en Hollande et en Autriche.
Pour sa part, l’Association médicale canadienne conclut que les longues listes d’attente pour certaines procédures au Québec occasionnent des coûts de 2,8 milliards de dollars, l’un des pires bilans parmi les provinces canadiennes. Ces opérations concernent l’arthroplastie, le traitement de la cataracte, la chirurgie cardiaque et la résonance magnétique. L’association arrive à ce montant en tenant compte des coûts associés aux visites répétées à l’urgence, aux jours de travail manqués et aux dépenses en pharmacie.
Le ministre Philippe Couillard
Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a déclaré partager le constat de ces études, mais il a ajouté qu’« il faut continuer à développer le système de santé, en préservant ses principes de justice sociale et en introduisant plus d’émulation et de compétition à l’intérieur du réseau de la santé ».
M. Couillard a toutefois précisé qu’il faut prendre conscience « des différences fondamentales entre les systèmes [de santé] canadien et européen sur deux facteurs: le statut du médecin et le type de territoire » couvert.
Dumont veut l’intervention du privé
Réagissant de son côté à ces études, le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont, a pressé le gouvernement Charest d’appeler à la rescousse le secteur privé pour remettre le système de santé sur les rails. Pour lui, l’intervention des entreprises commerciales privées est le remède aux maux qui rongent le réseau public de la santé. En conférence de presse à l’Assemblée nationale, M. Dumont a décrit le système défendu par les libéraux et les péquistes comme « le pire du monde occidental ».
Radio-Canada Nouvelles - le mardi 22 janvier 2008 à 17 h 20
Propos...Le 23e système de santé sur 30 ?... Ah ben ça alors... C’est le communiste Michel Venne de la PSQ qui va être content.
Regardez ça si c’est joli. Le ministre médecin libéral Couillard, un des plus amateur en administration de la santé, pour qui les morts sur liste d’attente ne sont pas un problème, parle d’un système aux principes de «justice sociale». Hé oui...
Mourir pour des «principes de justice sociale» !... Ça c’est vraiment joli !.. Ça c’est la justice néocommuniste des syndicaleux de la CSN qui force les malades à faire la file pendant un an et plus pour un prélèvement et analyse sanguine ou résonance magnétique. Puis les laisse mourir sur les listes d’attente, à cause des quotas d’opération par médecin et par hôpital. Tout en interdisant les opérations au privé, bien sûr. En plus des morts sur le trottoir à la porte des urgences, plutôt que de permettre au privé d’ouvrir ses urgences et de soigner les malades avec assurances.
Quel joli système de santé merdique syndiqué, à la québécoise. Pas étonnant que les cliniques médicales, communautaires et privées de Burlington et de Plattsburgh, USA, soient si populaires.
Libellés : Sante-encrise
De... sp et al... le... 1.2.08, ,
Santé publique en état d’effondrement…
28.11.07
Une nouvelle catastrophique n’attend pas l’autre. Malgré les listes d’attente interminables, malgré les morts sur listes d’attentes et dans les stationnements des hôpitaux, c’est encore plus pire qu’on pouvait le croire. Le mois dernier l’attente dans les hôpitaux s’est encore allongée. Quoi de neuf…
Encore plus d’attente dans les hôpitaux
Les délais d’attente ont encore augmenté dans les hôpitaux québécois. Près de cinq mois s’écoulent, en moyenne, entre le premier rendez-vous avec un omnipraticien, puis la consultation chez le spécialiste et, enfin, la chirurgie ou le traitement thérapeutique.
Le plus récent rapport de l’Institut Fraser sur les temps d’attente révèle que les Québécois attendent en moyenne une semaine de plus que l’an dernier.
De 18,5 semaines en 2006, les temps d’attente sont passés à 19,4 semaines cette année, soit près de cinq mois. Le délai entre le premier rendez-vous avec un médecin omnipraticien et la consultation avec un spécialiste s’est légèrement amélioré. C’est entre la visite chez le spécialiste et le traitement que les temps d’attente se sont dégradés.
« L’une des explications est que le problème ne se situe pas au niveau des soins, mais du traitement. Les salles d’opération ne sont pas disponibles, il y a pénurie de personnel ou encore pénurie d’équipement pour les faire fonctionner », explique la directrice de l’Institut Fraser pour le Québec et la francophonie, Tasha Kheiriddin.(…)
Depuis 1993, année du premier rapport de l’Institut Fraser, les délais n’ont cessé d’augmenter au pays. Au Québec, l’attente est passée de 7,3 semaines à 19,4 semaines.
L’Institut Fraser prône une plus grande ouverture au privé pour amener de la concurrence dans le système de santé et améliorer la situation. « Pour une chirurgie urgente au coeur, notre système performe bien. C’est plutôt pour les chirurgies non urgentes que les files d’attente augmentent, ce qui entraîne un coût humain énorme », explique Mme Kheiriddin. Au total, l’Institut Fraser s’est penché sur les chirurgies menées dans 12 spécialités. Le Québec a l’un des pires résultats pour la greffe de la cornée : l’attente est d’un an.
Meilleurs délais pour les chirurgies cardiaques
En revanche, il figure parmi les meilleurs pour les délais en chirurgie cardiaque, avec un délai moyen de 3,2 semaines. En radiothérapie, par ailleurs, l’attente ne dépasse généralement pas quatre semaines. « Si on se compare, on réalise que le portrait canadien ressemble à celui du Québec », commente Isabelle Merizzi, l’attachée de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard. « Mais nous réalisons le travail qu’il reste à faire. »
Plusieurs éléments contribueront à réduire peu à peu les délais d’attente : le gouvernement a augmenté le nombre d’admissions en médecine. Plus de 130 millions sont investis annuellement pour l’accès aux soins. La loi 33 améliorera aussi la situation avec des garanties d’accès pour les patients, ajoute Mme Merizzi.
Le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Gaétan Barrette, croit aussi qu’il est possible de renverser la vapeur. Il n’y aurait pas d’attente si les blocs opératoires fonctionnaient à pleine capacité, affirme-t-il. (…)Pascale Breton
La Presse - 16 octobre 2007
Propos…
Qui veut croire les dires des millionnaires Couillard et Barette ? Il n’y a personne au Bleu. Mais tous s’attendaient à une augmentation des temps d’attentes pour les traitements et c’est ce qui s'est produit. Encore une preuve que plus on y injecte des millions par dessus millions, quelqu’un empoche tout ça, et quand même le temps d’attente augmente.
Quota d’accouchements au CHUM
Confrontés à un baby-boom, les hôpitaux montréalais sont débordés, incapables d’assurer tous les suivis de grossesse. Au point où le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) songe à imposer un quota d’accouchements. Le plan budgétaire du CHUM prévoit que le centre hospitalier doit limiter à 2500 le nombre d’accouchements cette année. Or, il faudrait en autoriser 200 à 300 de plus.
Dans une lettre datée du 19 novembre, que La Presse a obtenue copie, les membres du département d’obstétrique et gynécologie s’inquiètent de la situation. En effet, comme tous les hôpitaux montréalais sont débordés, ces femmes auront de la difficulté à obtenir un suivi ailleurs. « Restreindre davantage le nombre d’accouchements au CHUM équivaudrait à restreindre l’accès à une salle des urgences, en sachant que les patients ne peuvent être dirigés vers aucun autre centre », déplore la chef du service, la Dr Marie-Josée Bédard, dans une lettre envoyée aux gestionnaires du CHUM.
Au cours des dernières années, l’établissement réussissait à faire plus d’accouchements que les 2500 prévus dans son plan. Cette fois, la donne pourrait changer. « Au CHUM, la seule façon de pratiquer 200 accouchements de moins par année sera de restreindre les nouveaux cas en clinique de grossesse normale, de 15 à 10 nouveaux cas par semaine », précise la lettre de la Dr Bédard. La mesure entrera en vigueur le 1er décembre.
Dans l’île de Montréal, les femmes enceintes peinent déjà à obtenir un rendez-vous pour un suivi de grossesse, peu importe l’hôpital. Normalement, elles devraient être vues une première fois par un médecin autour de la 12e semaine de grossesse.
La Dr Bédard rapporte quatre cas récents de patientes qui ont finalement été vues à l’hôpital Saint-Luc du CHUM alors qu’elles avaient dépassé la 20e semaine de grossesse. Elles n’avaient réussi à avoir un rendez-vous nulle part ailleurs.
Informé de la situation par La Presse hier, le cabinet du ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a aussitôt contacté la direction du CHUM. « Il n’est pas question que le CHUM ferme ses portes pour les femmes qui veulent accoucher », a indiqué Isabelle Merizzi, l’attachée de presse du ministre. « Personne ne sera refusé à la porte. Nous avons éclairci la situation. » Certaines patientes dont la grossesse se déroule normalement pourraient toutefois être dirigées vers d’autres hôpitaux. La mission première du CHUM est de s’occuper des femmes qui ont une grossesse à risque ou qui nécessitent des soins très spécialisés, rappelle la porte-parole du CHUM, Nathalie Forgue. (...)
La situation se dégrade Mais pour les gynécologues-obstétriciens, la problématique est réelle. La situation s’est détériorée à Montréal depuis quelques mois, d’autant plus que le Québec connaît un petit baby-boom. « C’est l’enfer. Oui, la situation s’est vraiment dégradée », affirme la présidente de l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, la Dr Diane Francoeur. « Nous avons l’impression que le Ministère s’en lave les mains. » (...)
Pascale Breton
La Presse - 23 novembre 2007
Propos…
Incroyable !… La santé publique soviétique fixe un nombre d’accouchement par hôpital. Plus que ça, il faut les autoriser. Pardon ?… Sinon, il ne reste plus que la grossesse sans suivit et l’accouchement sans avoir vu un seul médecin auparavant.
En plus, le cabinet du ministre de la Santé ne savait pas que les hôpitaux refusaient les suivis de grossesse. Attendons de voir quel journaliste débusquera un premier décès, grâce à ce système en effondrement. Pitié…
Libellés : Sante-encrise
De... sp et al... le... 28.11.07, ,









