Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... automne...

Bonne fête Giiiiiiiilles !...

Après une semaine mouvementée sans précédent, le jour de la fête nationale du peuple francophone et catholique du Québec, appelée la Saint-Jean-Baptiste antérieurement, est arrivé.

Contrairement à la coutume, cette année ce ne sera pas une fête comme les autres. Une fête «pépère» et sans histoire, selon l'expression québécoise ancestrale.

Non, ce sera plutôt une fête très particulière qui nous rappellera à quel point ce peuple de francophones, descendant des français de la Nouvelle-France, vivant en Amérique du Nord depuis 450 ans, est soumis sans relâche à des pressions pour être colonisé par la langue et culture de l'anglo-saxon canadien. Ce qui est appelé ici le bailingue et le multiculturalisme. Deux formes anglo-canadiennes de déstructuration de la langue et culture maternelle française. Puis, être finalement assimilé dans 50 ou 60 ans. Touts comme la moitié des franco-ontariens d'aujourd'hui.

C'est donc le bon moment, entre les sorties de cette journée fériée, de revoir deux aspects particuliers de cette fête de la Saint-Jean de 2008.

Le premier, le communiqué qui marquait l'entrée en scène du célèbre personnage favori de tous au Bleu, président ad hoc de la Francophonie internationale, président du Mouvement souverainiste du Québec, porte-parole de la Ligue québécoise contre la francophobie canadienne et président ou porte-parole, de mémoire, de quelques 52 autres organismes du genre dont les noms nous échappent, Gilles Rhéaume.

Le deuxième, un point de vue particulier, articulé, parmi les meilleurs qu'on ait recueilli sur cette fête. L'état de sa culture, sa langue, ses élites «fatigués», ses colonisés et ses assimilés, du Québec, semble-t-il.

Gilles Rhéaume croit que des débordements pourraient survenir au Parc Pélican
MONTREAL — Le porte-parole de l'Association des descendants des Patriotes, Gilles Rhéaume, craint de la casse le 23 juin au Parc Pélican, dans l'arrondissement Rosemont, à Montréal, lors du spectacle de la Fête nationale.

Il soutient que des trouble-fêtes ont annoncé leur présence sur plusieurs sites Internet. Les foules agissent souvent de manière imprévisible, prévient-il, surtout lorsqu'il y a présence d'alcool. A quelques jours de la Fête nationale, il maintient que les prestations des groupes anglophones Lake of Stew et Bloodshot Bill devraient être annulées pour des raisons de sécurité.

Il ajoute qu'il ne se présentera pas sur les lieux, spécifiant que ce serait «imprudent» de sa part. Ce militant souverainiste de longue date ajoute également que Guy A. Lepage, qui anime le spectacle de la Saint-Jean au Parc Maisonneuve le 24 juin, devra être "prudent".
De LA PRESSE CANADIENNE – le 21 juin 2009


Propos...
Il n'y a pas de doute, nous sommes prévenus. Le deuxième...

La fatigue culturelle de nos “zélites”
La ministre Christine Saint-Pierre, prête à tous les accommodements pourvu qu’ils n’irritent pas les Anglos montréalais dont les moyens de diffusion dépassent largement le nombre par rapport à ceux des francophones, a dit que c’était une tempête dans un verre d’eau.

Imaginez donc que les “nationaleux schizophrènes de langue française” ont décidé que la fête se déroulerait avec des chansons en langue française dans le quartier Rosemont, un coin de la métropole à 95% francophone.

Et les scribes à la solde de l’Empire fédéraliste Desmarais de s’indigner et de jeter leur fiel haineux envers les souverainistes à pleines pages dans le gros torchon sale et à-plat-ventriste de la rue Saint-Jacques.

“Oh mon Dieu, s’indignent-ils, on refuse aux Anglais de Montréal de chanter dans leur langue le jour de la fête de tous les Québécois? On va encore nous accuser de mesquinerie, de racisme, de xénophobie et j’en passe, car nous avons le dos large quand vient le temps de nous faire écraser par le multiculturalisme initié par Trudeau pour noyer dans le grand ensemble canadian ce “petit peuple grossier, ignare et de toute façon voué à l’assimilation”.

Qu’on retire du programme des fêtes de Rosemont, sous le soleil ou sous la pluie, deux groupes qui ne chantent qu’en anglais et voilà que tout le monde se déchaîne. Pauvres petits anglos qu’on met de côté pour fêter notre pays à nous dont la langue officielle est censée être officiellement le français.

Ne comprennent-ils pas qu’ils ajoutent l’injure à l’insulte en voulant nous imposer la langue des dominants le jour de notre fête nationale, cette langue qui est omniprésente dans tous les médias du Québec et qui réussit à séduire très fortement, et de plus en plus, nos petits groupes québécois francophones comme Simple Plan, Pascal Picard Band, Lost Fingers, etc., qui ne rêvent que de chanter dans la langue du général Wolfe dans le but de faire carrière aux États?

Vraiment pathétique quand on constate que ces mêmes petits esprits colonisés à l’os ne réalisent même pas qu’ils ne maîtrisent aucunement leur propre langue maternelle. Ils sont la preuve vivante du recul de la fierté nationale québécoise française. Et les Anglos, qui possèdent à Montréal deux stations de télé, en plus de toutes les chaînes américaines, des postes de radio en veux-tu en v’là, des hôpitaux ségrégationnistes et plein de cinémas où on ne diffuse les films qu’en anglais, de quoi se plaignent-ils donc ? (A)

Qu’on leur refuse de bilinguiser notre fête nationale, eux qui ont voté à 99% contre notre État du Québec? Ils ont la leur, le 1er juillet, et nous la leur laissons, quoique bien des artistes francophones putassiers se feront un plaisir d’aller à Ottawa chanter leurs tounes devant la mangeuse de coeur de phoque sanglant, Michaëlle-la-rouge. Nous, le 1er juillet, c’est la fête des déménagements avec caisses de bière et pizza. Chacun sa culture…et s’ils n’aiment pas la nôtre, qu’ils aillent à Toronto ou à Calgary, là où les Francos marchent les fesses serrées.

Pour couronner le tout, comme si ce n’était pas déjà assez, le petit page de Radio-Canada, surnommé Guy A. pour ses milliers d’intimes, a cru bon d’en rajouter en affirmant qu’il se dissociait complètement de ceux qu’il surnomme les “cous bleus”, soit les séparatistes qui, comme bibi, n’ont pas peur des mots quelque soit la tendance bien-pensante actuelle.

Plutôt que de dénoncer l’anglicisation galopante de Montréal, l’affaiblissement de la loi 101, les politiques anti-francophones du fédéral, la création à coups de milliards d’un méga hôpital à la gloire de la ségrégation anglophone (comme si on avait besoin deux deux monstres de béton dans une ville en décrépitude!), le ti-coune des Porn Flakes (c’est le nom de son groupe en spectacle) préfère taper sur la tête de ses compatriotes les plus lucides et engagés dans la lutte pour la SURVIVANCE du Québec francophone dans cet océan assimilateur qu’est l’Amérique.

Plus colonisé que ça, tu meurs… parce que la peur de l’affrontement paralyse et engourdit les cerveaux des bon-ententistes qui se sont empressés d’oublier qu’Ottawa a officiellement déclaré la guerre aux indépendantistes il y a déjà quelques années. Ô amnésie précoce!

Nous n’en voulons pas aux Montréalais d’origine anglophone, dont plusieurs font des efforts immenses pour apprendre notre langue nationale. Mais ils doivent comprendre que la fête patriotique du 24 juin est celle d’abord et avant tout du Québec francophone et de sa survivance héroïque depuis la Conquête.

Sous prétexte de s’ouvrir sur le monde, nombre de nos jeunes intellectuels et vedettes de l’heure démontrent une petitesse d’esprit effroyable envers l’histoire de leur coin de pays. Se sentant imbus de leur éphémère popularité qui leur permet de vivre comme des rois nègres, souvent aux frais de l’État et de ses succursales, ils ne réalisent probablement pas qu’ils font oeuvre d’auto-destruction et d’auto-flagellation collective en tombant tête première dans le piège du bilinguisme et du multiculturalisme que les tenants du néo-colonialisme tentent de nous imposer par tous les moyens.

Leur nombrilisme caractériel leur fait oublier l’essentiel, soit qu’il ne saurait y avoir de dignité nationale sans affrontement. La politique étant un rapport de forces, ils choisissent lâchement le repli…dans leur pseudo ouverture.

Bien triste spectacle que celui auquel nous assistons depuis que le Parti québécois persiste à s’enliser dans les pièges des référendums initiés par l’agent de la GRC et de la CIA Claude Morin dont l’esprit se perpétue au sein du “vaisseau amiral” de la souveraineté à la carte… avec ou sans réelle accession au pays de plus en plus imaginaire.

Nos peurs finiront-elles par contribuer à réaliser le souhait des forces fédéralistes, soit de nous “exterminer”? J’en ai malheureusement bien peur.

Dernier exemple qui parle par lui-même: Pourquoi ne s’indigne-t-on pas quand l’entraîneur du Canadien est unilingue anglais alors que l’inverse se produit quand la candidate à la mairie Louise Harel est unilingue francophone?

Me semble que c’est assez clair!
PIERRE SCHNEIDER
Les 7 du Québec
19 juin 2009


Propos...
Franchement... Le chef footiste et les diplômés des universités Gilles Rhéaume et Dom Cournoyer du Bleu, n'auraient pu dire mieux.

(A) Tout ça, pour une petite minorité de 8% au Québec et de 17,7% d'anglophones canadians , seulement, à Montréal. Incroyable !...

Donc... À la culture, les premiers colonisés déjà assimilés sont, Simple Plan, Pascal Picard Band, Lost Fingers. Attendons de voir qui suivra, les autres.

Longue vie à la langue et culture française en Amérique !...
Bonne fête de la Saint-Jean !...

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De... sp et al... le... 23.6.09,

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