Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé...

Redevances de schiste et éviter le mur...

Enfin il est là. C'est mercredi, le moment tant attendu de la semaine, le billet politique. Le moment qui accroche un sourire aux visages des pires politicailleux, de la politique. Mais pas du tout partisans, quoi.

Nous disions en boucle... Le politique c'est le billet indispensable de tous ces biens heureux, lecteurs anonymes, qui n'attendent qu'un autre scandale éclate pour vérifier les commentaires aux blogues des médias et rigoler un peu de tous ces alias adeptes du clavardage politique imbécillisant. Les blogues politiques des médias c'est le lieu par excellente des trolls, de la censure chinoise et du défoulement public.

Pour les fanas, le scandale cette semaine est une gracieuseté de la cheffe canadienne bailingue du PQ, Pauline Marois. Ainsi que le chef anglophone du parti multimillionnaire, lébératiste, John Charest. Le scandale ?... Selon le prèz de l'ANQ et son équipe, c'est que les chefs ont fermé la session parlementaire et ont quittés l'ANQ sans se transmettre les bon voeux des Joyeuses Fêtes, comme il était coutume depuis très longtemps. Bon bien... Quand on n'aime pas ses adversaires et qu'on les détestes, on dirait « c'est ça qui est ça !... ». À défaut de leur souhaiter « mange de la m... », non ?... Alors...

Au dernier passage politique... Notre associé à la politique s'est payé une rigolade. Il nous a refilé une lettre d'un lecteur inconnu, à propos de se regarder dans le miroir. Il semble que le financement des partis politiques soit la source de nombreux maux. Le lecteur nous proposait plutôt une série d'acteurs qui tous trempent dans la corruption. Puis... Une dépêche de l'agence QMI nous rapportait que le célèbre militant libératiste, Bibeau, devenu fonctionnaire, en a profité pour modifier son propre régime de retraite. Vraiment astucieux et fourbe, celui-là.

Cette semaine à la célèbre politique... Nous en sommes à 75 fichiers et nous avons fait un autre saut, en octobre.

En première lecture... Une dépêche de la PC nous rapporte que la cheffe canadienne du PQ, Marois, a un appétit financier insatiable. Elle propose des redevances de 50 %, pour l'industrie du gaz de schiste. Vraiment, à ce taux là, elle ferait mieux de proposer la mise sur pied d’une agence du gouvernement afin d'explorer publiquement la ressource. Abrutissant, quoi.

En seconde... Une surprise et une lecture reposante. C'est une lettre du célèbre pensionné, enseignant de philo, qui a beaucoup de temps pour écrire des lettres, le favori de tous, Nestor Turcotte. Cette fois il nous entretien de ce point de vue particulier, à propos de la venue d'un nouveau forum ou parti politique. Finalement, dit-il, il faudra que les électeurs choisissent entre le mirage et la réalité. Bonne lecture...

Marois réclamerait 50% de redevances à l'industrie
Pauline Marois exigerait que la moitié de la richesse créée par l'exploitation des gaz de schiste revienne à l'État, si elle était élue première ministre du Québec.

Dans un discours prononcé en clôture du rassemblement du Comité national des jeunes du Parti québécois, à Victoriaville, la chef péquiste a indiqué que cette perception de droits pourrait prendre plusieurs formes. «Ça peut se faire par les droits sur les permis, par les redevances, par les impôts ou en prenant une participation publique», a-t-elle indiqué.

Pauline Marois a dénoncé du même coup «la proximité entre le gouvernement et l'industrie», ainsi que l'octroi «de permis d'exploration à rabais». «En somme, le gouvernement libéral va développer la filière coûte que coûte et il le fera avec l'industrie, au profit de ses actionnaires», a-t-elle ajouté.

En entrevue à La Presse Canadienne, Pauline Marois a spécifié qu'elle ne s'opposait pas au développement de l'industrie des gaz de schiste, pourvu que celui-ci se fasse dans le respect de certaines règles. «Je n'ai pas d'objection de principe, loin de là», a-t-elle souligné.
L'adoption d'une loi et de règles précises permettant d'assurer la sécurité de la population et de l'environnement devraient toutefois être obligatoires avant toute poursuite des activités d'exploration et d'exploitation, a indiqué Mme Marois.

Mais si rien ne change dans la manière dont le gouvernement gère le dossier des gaz de schiste, elle craint qu'il n'arrive un point de non-retour qui tuera pour de bon cette filière énergétique au Québec.

La grogne de plus en plus présente dans la population pourrait culminer au point où il sera difficile d'établir des règles qui permettront aux citoyens de se sentir en sécurité, soutient Mme Marois. Elle dénonce du même coup le mandat «trop restreint» confié au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui débutera ses travaux lundi.

Pauline Marois craint également que les faibles moyens et le peu de temps dont disposent le BAPE affecteront la crédibilité du rapport qui sera remis le 4 février. «(La ministre des Ressources naturelles) Nathalie Normandeau s'est tournée tout d'un coup vers le BAPE, c'est complètement improvisé et elle ne donne pas un mandat suffisamment solide au BAPE pour qu'il puisse assumer cette responsabilité», dénonce la chef de l'opposition.

«Mais ce qui m'inquiète doublement, c'est que Mme Normandeau et M. Charest ont déjà dit que de toute façon, peu importe ce qu'on leur recommandera, on va explorer et exploiter les gaz de schiste puisque cette décision a déjà été prise.»

Le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, a réagi à ces propos lors d'une entrevue téléphonique qu'il a accordée dimanche après-midi à La Presse Canadienne. Il s'est dit fort étonné par les déclarations de la chef péquiste, l'accusant de «jouer avec les mots» et de faire preuve «d'immobilisme». «Ce qui me fait sursauter, c'est que j'ai passé deux heures vendredi à expliquer au Parti québécois notre position. Et la députée de Vachon (Martine Ouellet, porte-parole en matière d'environnement pour le PQ) a tenté pendant deux heures de nous dire toutes les raisons pour lesquelles on ne devrait pas lancer cette filière au Québec. Alors je suis un peu surpris de l'attitude de Mme Marois. Je pense que le parti québécois est de mauvaise foi.»

Le ministre Arcand a par ailleurs réitéré que les libéraux étaient eux aussi à l'écoute des citoyens. «Le ministère de l'Environnement est parfaitement conscient de la situation et de l'insécurité de la population, et je dois vous dire que nous prenons les mesures (...) pour s'assurer (...) que les eaux usées seront traitées correctement et qu'il n'y a aucun danger pour la population.»

Pierre Arcand a par ailleurs expliqué que le gouvernement ferait «ce qu'il faut» pour aller chercher «le maximum de redevances» en déposant son projet de loi. «C'est sûr qu'il y aura des redevances pour le gouvernement», a-t-il confirmé, sans toutefois confirmer de quel ordre elles seraient.

Et le BAPE bénéficie selon lui d'un mandat approprié qui «n'est pas trop court» et d'un budget suffisant, contrairement à ce que prétend Pauline Marois. Le BAPE «peut faire ce qu'il veut» pour obtenir des recommandations en ce qui concerne les techniques de fracturation puisque sur les plans du forage et du traitement des eaux usées, le Québec bénéficie déjà d'une «très bonne» expertise, a déclaré Pierre Arcand.

Référendums aux quinze ans
Par ailleurs, Pauline Marois rejette du revers de la main la proposition de Michael Fortier de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec tous les quinze ans. L'ancien ministre conservateur soutient que des référendums obligatoires permettraient de mettre un terme aux éternels débats sur l'unité nationale.

Mme Marois ne voit pas la nécessité de prendre un temps d'arrêt dans le débat sur l'avenir du Québec. «Nous sommes capables de parler d'autres choses et en même temps de penser à l'avenir du pays», soutient la chef souverainiste.

Et elle souligne, sourire en coin, que selon la proposition de M. Fortier, Jean Charest devrait organiser un référendum sur la souveraineté cette année puisque la dernière consultation publique sur le sujet remonte à quinze ans.

Magdaline Boutros
La Presse Canadienne
Montréal - le 6 octobre 2010

Un nouveau parti politique pour éviter le mur
Le Parti libéral du Québec, après trois mandats et dirigé par Jean Charest, vit des problèmes internes majeurs. Le Parti québécois, dirigé par Pauline Marois, après avoir mis au frigo l'article 1 de son programme, déçoit les partisans de l'indépendance.


L'Action démocratique de Mario Dumont est à l'agonie après avoir mis au rancart le Rapport Allaire. La voie est ouverte pour un nouveau parti politique nationaliste, sans rupture avec le Canada pour le moment, qui prônerait des changements radicaux dans le domaine de l'éducation, de la santé, et qui s'attaquerait à la bureaucratie gouvernementale et à la dette collective.

Le nouveau parti politique proposerait d'abord un plan de réduction de la dette nationale et, forcément, demanderait à tous les citoyens une contribution soutenue, à plus ou moins long terme. La marge de crédit est au bout. Le Québec doit payer la facture.

Le nouveau parti politique proposerait des modifications majeures dans le domaine de l'éducation. Il imposerait des programmes universels à tous les niveaux, des examens de contrôle, des notes suffisantes pour changer de degré. Il annoncerait l'abolition des commissions scolaires et confierait l'autorité et toutes les responsabilités à l'école. Il reviendrait, sans aucun doute, à la discipline classique et exigerait la connaissance d'au moins deux langues parlées et écrites avant la fin du cours secondaire.

Le nouveau parti politique imposerait une contribution en santé, ouvrirait de nouvelles façons de faire pour favoriser l'accès aux soins, éviterait les dédoublements grâce à un système informatique performant. Une place serait réservée au secteur privé.

Le nouveau parti politique dégraisserait l'appareil gouvernemental, couperait dans la fonction publique, réduirait les bureaucraties.

Le nouveau parti politique referait un nouveau contrat social gouvernement-syndicat et inviterait à une collaboration obligatoire entre les deux parties.

Ces modifications stipuleraient l'abandon du modèle québécois tel que le Québec le connaît depuis des décennies. Le Québec est-il prêt à une telle métamorphose? Rien n'est moins sûr!

Les propagandistes d'une telle mutation ne sont pas naïfs. Ils savent bien qu'il y aura des réticences. Ils savent, cependant, que Québec n'a pas d'autre choix que d'emprunter la voie proposée avant de frapper le mur qui, de toute évidence, se pointe à l'horizon. Leur plan, sur papier, semble cohérent. Y aura-t-il un enthousiasme généralisé lorsqu'il sera mis devant l'électorat? La rigueur et la vérité n'attirent pas en politique. Les mirages, les promesses les plus farfelues, multiplient les votes. Les Québécois ont maintenant le choix entre le mirage et la réalité. Ils doivent choisir la réalité. Toute la réalité.

Nestor Turcotte,
Matane, le 8 octobre 2010


Propos...
Vraiment étonnant Nestor, cette fois. Il parle de la girouette Mario Dumont et l'ADQ, en octobre 2010.

Il sait déjà ce dont nous n'en savons rien. Il semble que le nouveau parti imposerait des programmes universel et l'abolition des commissions scolaires. En plus du bilinguisme trudeauiste obligatoire pour tous, à la fin du secondaire. Il répète 5 fois un nouveau parti.

Décidément, selon le portrait de Nestor, le Québec ressemblerait de plus en plus à l'anglo-saxon de l'Ontario. Selon l'unité canadienne, évidemment.

Alors là, ça c'est de la politique.

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De... sp et al... le... 15.12.10,

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