Faillite ou pas... gestion des dépenses rigoureuse...
12.1.12
Jeudi... Le jour de l'écono en crise. Quel bonheur d'y retrouver tous nos fanatiques des crises, Euros, nipponnaise ou mondiale, sans distintion.Le billet qui génère toujours le plus de courriels en tout genre de la part de ses lecteurs indéfectibles de l'analyse à saveur Euro et nipponnaise. Le billet qui éloigne le plus les espions des médias, à la recherche de matériel pour meubler leurs articles et hausser leurs salaires faramineux, par sa platitude.
Tout comme d'habitude, l'éconoencrise maintient sa cote de popularité. Même si le nombre de fichiers au répertoire temp est relativement stable. L'action y est moins pressante, mais tout de même d'une stabilité étonnante. C'est la seule rubrique de la semaine qui ne cause jamais de guerre de mots, entre les lecteurs.
Au dernier billet... Une seule lecture. Le riche et célèbre directeur de Natixis, Artus, inconnu au Québec évidemment, nous proposait l'étude d'un nouveau type de stagflation. La stagflation bizarre.
Résumée comme ceci... Recul du pouvoir d'achat des salariés, recul de la consommation, baisses à l'immobilier, hausse des taux d'endettement, une croissance faible, une inflation due aux prix des matières premières, mais pas au coûts salariaux. Elle est bonne, non ?...
Cette semaine à l'éconoencrise... Nous en sommes à 203 fichiers et en avril. Des lectures qui instruisent, que vous ne trouverez pas ailleurs aux médias commerciaux du Québec, il va sans dire. À ce rythme de lectures en différé, ne soyez pas inquiet. Nous sommes ici pour lire et commenter l'écono en crise, jusqu'en l'an 2022, selon notre sympa expert associé de l'écono. Eh eh eh !...
En première lecture... Un sujet choc. Une lecture longue. Préparez votre « mental » pour l'endurance. C'est un article d'un autre site inconnu au Québec agraire, que vous découvrirez grâce à votre assiduité aux lectures du Bleu.
C'est de la-croix.com. L'auteur nous propose cette fois un sujet fort intéressant, très populaire parmi les abonnés anonymes. En somme, un État euro peut-il faire faillite ?... Comme dans les cas de la Grèce, l'Espagne et le Portugal ou l'Italie. Bonne question.
Impensable, semble-t-il ! Pourquoi ?... Parce qu'il y a des incongrus. Celui-ci étant, au premier plan, l'État nipponnais. Qui, malgré sa dette de 235 % du PIB, n'attire aucun regard de « prêt pour la faillite », des agences de notation mondiale. Curieux, non ?...
En seconde... Autre type de lecture tant attendue, préférée de tous les pentouflards et paresseux de l'éconoencrise du Bleu. Le type entrevue, questions et réponses. Plus reposant, quoi ?... Pas du tout, tout aussi longue que la première. Souffrez, un peu.
C'est de nouveau un billet de la section écono de la-croix. com. Celui-ci, relate les propos de la célèbre Lagarde, inconnue des québécois, dans un dossier fort délicat. En titre... Y a-t-il une alternative à une gestion rigoureuse des dépenses ?... Hein !...
Ce qui va sans doute, enfin, vous faire comprendre par comparaison, la profondeur de l'incompétence du ministre des finances du Québec, le libéral Bachand. Qui s'attaque aux déficits par des augmentations d'impôts et taxes, direct et indirect, plutôt que de s'attaquer au contrôle et à la réduction des dépenses, dont les salaires du public. Évidemment. Bonne lecture.
Un État européen peut-il « faire faillite » ?La pression des marchés demeure sur la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Beaucoup d’économistes estiment qu’un ou plusieurs de ces pays ne parviendront bientôt plus à payer leurs dettes
Plus elle est démentie, plus elle inquiète. Alors que l’Europe vient au secours du Portugal, l’hypothèse que la Grèce, voire d’autres pays périphériques de la zone euro, fasse « faillite », qu’elle annonce son incapacité à rembourser tout ou partie de sa dette, est dans tous les esprits.
Toute la semaine, l’Union européenne (UE), le FMI et le premier ministre Georges Papandréou se sont employés à déclarer qu’Athènes, première sur la liste, était à l’abri de ce risque, qui a conduit historiquement d’autres États à négocier une restructuration de leur dette avec leurs créanciers.
Selon les médias grecs pourtant, la députée Vasso Papandréou, pilier du Pasok, le parti socialiste au pouvoir, aurait rompu mardi la ligne officielle en appelant le gouvernement à prendre l’initiative d’une telle opération.
Qu’est-ce qu’une restructuration de dette ?
Restructurer une dette ne signifie pas forcément qu’un État ne remboursera que partiellement ses créanciers privés. Avant cette extrémité (le « hair cut » ou « coupe de cheveux »), d’autres aménagements existent.
Le pays en difficultés financières peut d’abord négocier un allongement de sa durée de remboursement, et demander une réduction du taux auquel l’argent lui a été prêté. Ces deux leviers viennent d’être utilisés par la Grèce, qui a obtenu de ses partenaires européens que le taux d’intérêt moyen soit ramené de 5,2 % à 4,2 %. Et son remboursement s’étirera entre 2014 et 2021 (contre 2013-2015 initialement).
Il s’agit d’assurer que les créances seront honorées en étalant les efforts nécessaires car la Grèce, comme les autres pays soumis à l’austérité, doit gérer les mécontentements sociaux provoqués par la rigueur, et tenter de garder des marges de manœuvre pour ne pas trop étouffer la croissance. L’Irlande tente aussi d’obtenir une réduction du taux de 5,8 % prévu par son plan de sauvetage, qu’elle juge « punitif ».
Des « faillites » sont-elles inéluctables ?
Et si la Grèce n’arrivait pas à payer ses dettes, malgré l’aide internationale et malgré les premiers assouplissements ? Le prêt accordé à Athènes – 110 milliards d’euros sur trois ans – sert à rembourser les créanciers privés quand leurs bons du Trésor arrivent à échéance.
Son stock de dette s’élevant à 300 milliards d’euros, « il est tout à fait possible, analyse Jean-Luc Proutat, économiste chez BNP Paribas, que la Grèce ait non seulement besoin de temps supplémentaire pour rembourser, mais aussi d’une rallonge financière ! »
En effet, Athènes va encore connaître une récession en 2011 (– 3,5 %), ce qui va augmenter son endettement, malgré l’aide extérieure. Un raisonnement qui vaut aussi pour les autres pays périphériques de la zone euro (+ 1 % de croissance en Irlande en 2001 ; – 1 % au Portugal).
Pour Jean-Luc Proutat, « si les Européens consentent à de nouveaux assouplissements des prêts, via le fonds européen de stabilité financière (FESF), alors ces pays pourront éviter un défaut ». Patrick Artus, chez Natixis, fait le même pari.
L’activation du FESF va permettre, calcule-t-il, que « la quasi-totalité de la dette des pays en difficulté passe aux mains des prêteurs publics (UE, et FMI) » d’ici à 2020. Du coup, les taux exigés seront largement inférieurs à ceux du marché et le poids de la dette de ces pays en sera allégé, sécurisant ainsi leurs capacités de remboursement.
Mais si le nombre de pays à secourir dépasse la Grèce, l’Irlande et le Portugal, les ressources du FESF (1) risquent de ne plus être suffisantes, pas plus que celles du mécanisme permanent qui entrera en vigueur à partir de la mi-2013. Et rien ne dit que les pays les plus solides, Allemagne en tête, accepteront de remettre la main au pot.
Or l’appel au secours du Portugal, mercredi soir (lire page ci-contre) risque d’attirer de nouveau l’attention des investisseurs sur l’Espagne, souvent désignée comme étant la prochaine cible des marchés même s’ils ont, ces dernières semaines, relâché leur pression sur Madrid.
De nombreux économistes estiment que les investisseurs ont déjà intégré le scénario d’une « faillite » des trois pays fragiles, la montée des taux d’intérêt exigés pour les obligations grecques, irlandaises et portugaises sur le marché secondaire étant pour eux une manière de chercher à récupérer leur mise de départ.
La zone euro est-elle toujours menacée ?
Dans le cas d’un défaut de paiement d’un pays, « on part dans l’inconnu, reconnaît Jean-Luc Proutat, car ce serait une situation inédite au sein d’une union monétaire ». Plusieurs économistes estiment que cette annonce risquerait d’entraîner une réaction en chaîne : « Un krach financier comparable à celui qui a suivi la faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008 », estime Gaël Giraud, chercheur au CNRS et à l’École d’économie de Paris.
La contagion pourrait notamment passer par les banques des pays européens, très exposées aux pays les plus vulnérables de la zone euro. D’après la banque des règlements internationaux, les créances consolidées des banques françaises et allemandes à l’égard des quatre pays les plus vulnérables s’élevaient à 16 % et 15 % des PIB français et allemand. Les créances de l’ensemble des banques européennes sur ces pays représentent 14 % du PIB de l’UE.
Dans ce contexte, Christian Saint-Etienne, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, n’hésite pas à prévoir un éclatement de la zone euro. Le coût serait alors énorme, surtout pour les pays les plus faibles qui seraient alors confrontés à une fuite des capitaux, et au refus des marchés financiers de leur prêter de l’argent. L’Allemagne, de son côté, perdrait le bénéfice d’une zone monétaire unique dans laquelle elle réalise aujourd’hui la majeure partie de ses exportations.
Existe-t-il des scénarios alternatifs ?
Pour éviter qu’un État en arrive à ne plus rembourser ses dettes, Gaël Giraud préconise notamment d’autoriser, « au moins partiellement, la BCE à financer directement les États, en vue par exemple de sanctuariser des dépenses sociales et une transition écologique », et de ne plus passer par les marchés et leurs taux d’intérêt prohibitifs.
À ses yeux, une intervention de la BCE sur le marché des changes permettrait aussi de contenir le niveau de l’euro (« largement surévalué aujourd’hui ») et donc de relancer les exportations, et avec elle l’activité.
Christian Saint-Etienne estime aussi que la fin de la zone euro n’est pas une fatalité si les Européens consentent à mettre en place un véritable fédéralisme basé sur un budget autonome de l’UE, l’émission d’obligations européennes, et un gouvernement économique avec une coordination des politiques fiscales et sociales.
MARIE DANCER
Le 07/04/2011 19:57
http://www.la-croix.com
« Il n'y a pas d'alternative à une gestion rigoureuse des dépenses »Un an après le sauvetage de la Grèce et une semaine après l’appel à l’aide du Portugal, Christine Lagarde assume les choix budgétaires et économiques restrictifs de l’Europe, au nom de la survie de la zone euro
La Croix : La défiance des marchés financiers à l’égard de certains États de la zone euro, et notamment de l’Espagne, va-t-elle cesser maintenant que se prépare une aide financière au Portugal ?
Christine Lagarde : « Les efforts accomplis par l’Espagne ont été significatifs. Madrid a pris des mesures fortes et crédibles pour réduire notablement sa dette et son déficit publics, réformer le marché du travail et les retraites, mais aussi restructurer et recapitaliser ses établissements bancaires.
Ce n'est pas la situation du Portugal, qui s’est abrité pendant un temps derrière l’actualité irlandaise. Les cas de Lisbonne et Madrid sont durablement dissociés aujourd’hui, ce qui n’était pas le cas il y a six mois.
C’est un fait reconnu aussi bien par la BCE (NDLR : Banque centrale européenne) et le FMI (NDLR : Fonds monétaire international) que par les marchés, où la courbe des taux d’emprunt espagnols ne suit plus ceux du Portugal.
La Croix : La crise de l’euro est donc enfin terminée selon vous ?
Christine Lagarde : Il nous reste une étape sérieuse à franchir, avec la deuxième vague de tests de résistance aux banques. Les résultats seront publiés en juin 2011 et à partir de là, il faudra que les établissements sous-capitalisés ou sous-provisionnés passent des provisions et recapitalisent. Il y aura du travail à faire mais nous devons d’abord connaître les besoins.
Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, qui suit ce dossier, me dit qu’il ne devrait pas y avoir de difficultés pour les banques françaises.
La Croix : Un an après le sauvetage de la Grèce, la population continue à protester contre la rigueur, comme dans plusieurs pays. L’austérité est-elle socialement supportable dans la durée ? Les Grecs, comme les Irlandais et les Portugais, ne risquent-ils pas de « mourir guéris » ?
Christine Lagarde : Il n’y a pas d’alternative, ils sont obligés de passer par une phase de contraction pour pouvoir repartir sur une économie plus saine.
La véritable question, c’est : « Est-ce qu’on veut que la zone monétaire tienne la route et que ses États membres puissent continuer à emprunter sur les marchés, ou est-ce qu’on veut se précipiter vers un désastre financier complet dans lequel la zone euro explose car les pays concernés font faillite et sont durablement exclus des marchés financiers ? » Je choisis sans hésiter la première solution.
La Croix : Pourquoi ne pas réduire dès aujourd’hui la dette de ces pays pour alléger leur fardeau ?
Christine Lagarde : D’abord, nous n’avons pas été complètement hostiles à l’idée de rééchelonner le remboursement du prêt international consenti à la Grèce et nous lui avons accordé des années supplémentaires.
Mais nous faisons le pari que les programmes d’austérité permettront aux Grecs de revenir sur les marchés financiers, et que ce pays est en situation de solvabilité. La Grèce ne fera pas faillite, elle n’a donc pas besoin que l’on réduise son volume de dette.
La Croix : Même si les marchés continuent à penser le contraire ?
Christine Lagarde : De toute façon, les marchés parient toujours soit dans un sens soit dans l’autre, pour réaliser des plus-values…
La Croix : Vous transmettrez à la fin du mois à la Commission européenne l’avant-projet de budget de la France pour 2012. Quelles en sont les priorités ?
Christine Lagarde : Nous visons un déficit budgétaire à – 4,6 % du PIB (après – 5,7 % cette année) et nous allons poursuivre les chantiers engagés, notamment la réduction des niches fiscales (1), le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et la mise en œuvre de la réforme des retraites, une réforme majeure qui consolide notre système par répartition et qui contribue à restaurer l'équilibre de nos finances publiques.
En France non plus, il n’y a pas d’alternative à une gestion rigoureuse des dépenses publiques. Il n’est plus possible de laisser filer la dette et le déficit public comme on l’a fait depuis plus de trente ans.
Notre politique reste fondée sur le contrôle de la dépense, et sa diminution chaque fois que c’est possible, sans hausse des impôts.
La Croix : En réalité, la hausse des impôts n’est que repoussée, après l’élection présidentielle...
Christine Lagarde : À chaque jour suffit sa peine.
La Croix : Allez-vous réduire votre prévision de croissance 2012, que beaucoup d’économistes jugent trop optimiste, de 2,5 % à 2 % ?
Christine Lagarde : Rien n’est encore décidé. Pour l’heure, tous les signaux sont au vert. Le déficit budgétaire 2010 s’est monté à 7 % contre 7,7 % prévus, et l’économie recrée des emplois.
Après en avoir détruit 330 000 en 2009, le solde net a été de + 125 000 en 2010 – même si une partie est en intérim – et pour le semestre en cours, l’Insee a revu ses prévisions de 50 000 à 78 000. En outre, l’industrie a cessé de détruire des postes.
Mais il reste des séquelles de la crise et nous avons encore beaucoup à faire sur le front du chômage et du soutien aux investissements. Et nous devons aussi composer avec une série d’aléas : les conséquences des catastrophes au Japon, le prix des matières premières, la hausse du taux d’intérêt de la BCE…
Recueilli par Marie DANCER
Budapest - Le 12/04/2011 17:36
(1) Pour atteindre l’objectif de réduction du déficit de 30 milliards d’euros en 2012, il est prévu que la réduction des niches fiscales soit supérieure aux 3 milliards initialement annoncés.
http://www.la-croix.com/Actualite/Economie/
Propos...
Prenez note... Vous avez ici une primeur inconnue de tous les médias écrits et parlés et de tous les journalistes syndiqués, donc imbéciles, du Québec. Je cite Lagarde...
« ... nous faisons le pari que les programmes d’austérité permettront aux Grecs de revenir sur les marchés financiers, et que ce pays est en situation de solvabilité. La Grèce ne fera pas faillite, elle n’a donc pas besoin que l’on réduise son volume de dette. »
Jetez par la fenêtre votre lecture de la Pesse Affaires et Argent de Quebecor. Vous perdez votre temps et haussez votre ignorance, avec eux, lorsqu'il est question de l'éconoencrise.
Un chausson avec ça ?...
Libellés : Economie, Economie-encrise
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