Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... printemps...

Colonisée de souche Delisle... néo-colonialisme en Afrique...

Mardi. Le billet le plus varié de la semaine, la transition...

En alternance avec le très populaire média bashing, après un repos salutaire, nous somme de retour au combat de la langue. Pour le très grand bonheur de ses fanas indéfectibles.

Tout de même, au dernier billet... En première, un billet choc de la célèbre pigiste du JdeM, Sophie Durocher. À propos d'un apparent manque de transparence de l'autre célèbre PPE, Petroski. Invitant, au passage, les employés de la pesse de geska, à mettre les cartes sur table. Une histoire à suivre.

Puis... Un reportage de l’employé Simard, de la pesse de geska, nous proposait un regard et une réflexion sur le phénomène de la façon dont les journaux rapportent les nouvelles de la politique. Jusqu'à se demander qui, à quel média, ont des préférences pour les socialistes soviétiques, contre les partis de droite ou conservateurs à la sauce canadienne. Une lecture éclairante.

Cette semaine à la transition... De retour au mondialement célèbre combat de la langue française, propre au Québec. Sortez vos lunettes 3D, prenez la pause du combattant linguistique. Prêts !... On y va !...

En première... Un article absolument époustouflant, par la profondeur de sa colonisation, de la Québécoise de souche. Employée d'un journal de la libérale canadienne Geska, Catherine Delisle, évidemment. C'est un vrai cas de « Think big sti !... » Si vous n'avez pas encore trouvé à quoi sert l'imposition de force, à tous, de la langue de Lord Durham, dans une région du Québec qui n'a pas d'anglophones, pas plus d'un anglophone pour mille francophones, vous devez absolument lire ce billet. Expression étonnante du syndrome de Stockholm.

Vous y trouverez aussi, que les écoles les plus brillantes de la région du lac Saint-Jean, sont celles qui assimilent leurs enfants francophones, par l'anglais intensif obligatoire pour tous, dès l'âge de dix ans. Vraiment lapidaire envers la langue et culture française, quoi.

Vous y apprendrez que le français et sa culture, c'est un ghetto. Malgré qu'il soit diffusé dans 205 pays sur cette Terre, par le réseau satellitaire de TV5.

Notez bien, que le français est un état d'ignorance crasse québécois, sans l'anglais. Tout comme l'avait conclut, il y a des centaines d'années, Lord Durham. Plus chiant et merdique que ça, Catherine Delisle, ça n'existe pas ailleurs dans les 25 pays des trois Amériques.

Sans tenir compte que son employeur, Le Quotidien, publie uniquement en français, évidemment,. Jamais en bailingue ou anglais, pour la contradiction, quoi.

En seconde... Si vous n'aviez pas d'idée que le fantôme de Lord Durham était toujours vivant, vous devez lire cette brève perspective du célèbre Perreault, de l'Impératif français, publié au site de l'Autjournal.

Nous somme en mars 2011 et l'esprit du célèbre colonisateur, semble toujours aussi vivant. Cette fois, au continent africain. Incroyable, mais vrai. Bonne lecture...

Si on se grouillait un peu !
Tous les élèves de sixième année pourront consacrer la moitié de leur année à l'apprentissage de l'anglais. Pas juste les meilleurs, ni quelques privilégiés. Tous.

Il était temps qu'un gouvernement arrête d'éparpiller ici et là quelques heures d'enseignement de l'anglais échelonnées sur tout un parcours scolaire. La méthode est archi-nulle et ne donne strictement aucun résultat. Au collégial, les étudiants baragouinent la langue de Shakespeare pour la bonne raison qu'ils ont appris au compte-gouttes. Une vraie misère!

Cette bonne nouvelle du premier ministre Jean Charest a été assombrie par le discours misérabiliste du milieu de l'enseignement. C'est fou comme je ne suis pas surprise. On craint de ne pas trouver les professeurs pour enseigner l'anglais intensif dans les écoles françaises, on s'inquiète des élèves en difficulté, on redoute l'incompétence des parents à seconder leurs enfants dans l'apprentissage de la langue seconde... Non, mais, pourrait-on juste essayer d'être positifs? Depuis le temps que les professeurs, les commissions scolaires, tout le milieu, nous rebattent les oreilles avec le dossier de l'éducation, va-t-on abandonner à la première difficulté ou se botter le derrière pour mettre en place les meilleurs programmes d'immersion anglaise en sixième année?

Exemple à suivre
La Commission scolaire du Lac-Saint-Jean est un modèle en la matière. Elle n'a pas attendu que le gouvernement propose l'idée. Elle a choisi d'être de son temps et d'enseigner l'anglais à tous ses élèves de sixième année. Et elle le fait avec brio depuis 2006. Ce n'est donc pas une démarche insurmontable, même dans le fin fond d'une des régions les plus francophones du Québec. Les parents sont contents, les enfants aussi et ceux-ci n'affichent pas de retard académique.

Aux jeunes à qui je demande comment ils ont vécu l'expérience, leurs yeux s'illuminent instantanément, me confiant que certains parents ont fait des bassesses pour que leurs enfants puissent être choisis, les places étant limitées. Selon eux, cet apprentissage a fait toute la différence. À cet âge, les jeunes sont des «éponges», ils n'ont aucun complexe. Et ça requinque les moins studieux qui ne demandent pas mieux que de sortir de leur petite routine. Comme tout le monde n'a pas la bosse des langues, voilà une raison de plus pour s'y attaquer à un très jeune âge.

Le gouvernement donne cinq ans pour tout mettre en place. Je suis persuadée que les commissions scolaires, les écoles et les professeurs, qui utiliseront le système «D» pour débrouillardise plutôt que le système «D» pour défaitisme vont embarquer dans le train dans le temps de le dire. Les plus astucieux, les plus inventifs, les plus vaillants, réussiront là où les autres échoueront. Il suffit de mettre de côté les jérémiades, de faire preuve d'esprit d'initiative et, surtout, de se mettre dans la tête qu'on ne pourra pas éternellement résister aux changements.

Si les parents pouvaient choisir l'école publique de leur enfant, mon avis c'est qu'on se forcerait doublement pour être en tête du peloton plutôt qu'à la queue. Les écoles les plus brillantes devraient être récompensées.

Incapacité
Évidemment, on peut très bien comprendre que certains élèves éprouveront des difficultés à assimiler toute la matière de sixième année en cinq mois. Doit-on pour autant pénaliser tous les autres et niveler vers le bas? Non. L'apprentissage de l'anglais reste une remarquable idée, ne serait-ce que pour s'ouvrir au monde et voyager. Aux écoles de faire preuve de professionnalisme et d'originalité pour que tous les jeunes sortent gagnants de ce projet.

Manifestement aussi, tous les parents ne sont pas en mesure de fournir une aide adéquate en anglais à leurs enfants. De nos jours, avec les innombrables réformes, qui est encore tout à fait apte pour jouer ce rôle, qu'importe la matière? L'enseignement, c'est d'abord la responsabilité des professeurs. Celle des parents est de donner à leurs enfants les outils pour leur permettre de devenir de bons citoyens épanouis et responsables.

Je tombe de ma chaise
Le politologue Christian Dufour voit l'apprentissage de l'anglais comme une menace pour notre identité. Nous sommes nos pires ennemis, M. Dufour, en refusant d'avoir un langage plus châtié, en ne fournissant aucun effort pour mieux l'écrire, en ne voulant pas découvrir nos auteurs, ni écouter notre musique. On est victimes de notre grande paresse intellectuelle.

Doit-on enfermer les Québécois dans des ghettos et les garder dans l'ignorance crasse pour être bien certains qu'on préserve le fait français ?

L'époque de la grande noirceur, monsieur, est derrière nous. Ce qu'on veut, c'est juste apprendre l'anglais. N'essayez pas d'y voir autre chose.
Catherine Delisle
cdelisle@lequotidien.com
Cyberpresse - Lundi 7 mars 2011

Néo-colonialisme anglo-saxon...
Vous aviez des doutes sur l’arrogance anglo-saxonne et sur les intentions de l’anglosphère d’angliciser la planète?

Vous vous posiez des questions sur le respect que les pays anglophones accordent au patrimoine mondial et à la diversité culturelle et linguistique de l’Humanité? Lorsque vous aurez lu le texte suivant, vous n’en aurez plus!

Dans le site Web néo-colonialiste « English for Development in Africa » à http://englishffl.org/index.htm, il est écrit :

« Nous sommes en train de militer pour le droit des pays Africains et Nord Africains de parler Anglais ! Notre cause a pour objectif d’aider les pays Africains et Nord Africains à se développer et à sortir de l’isolement ».

« Au niveau d’un pays l’Anglais est vital pour le développement, l’économie et les relations internationales », avant d’ajouter : « nous militons pour que ces pays puissent changer leur 1ère langue étrangère pour l’Anglais. Or, l’utilisation de la langue Anglaise est restée très limitée dans plusieurs pays d’Afrique et d’Afrique du Nord qui sont aujourd’hui isolés du reste du monde parce qu'ils parlent une autre langue étrangère. »

« L’objectif de cette initiative est de réunir suffisamment de soutien pour ces pays pour leur permettre d’utiliser la langue anglaise comme 1ère langue étrangère dans les écoles, les universités, les administrations, les entreprises et les médias. »


La lecture de ce qui précède ne laisse planer aucun doute sur l’objectif rouleau compresseur « anglicisant » du monde anglo-saxon. L’objectif est d’abord économique : la domination planétaire par la langue anglaise (et ses « grandes valeurs »!)

Il est urgent que les gouvernements de tous les pays non anglophones adoptent sans tarder des mesures pour protéger et pour promouvoir leur langue, leur culture et leur identité nationale contre l’impérialisme anglo-saxon pour ainsi contribuer à la protection de la diversité du patrimoine mondial et de la pluralité linguistique et culturelle planétaire. Il est urgent…
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
L'aut' journal - Mars 2011 - no.297


Propos...
Vraiment étonnant.
Plus seulement au Québec, un état connu pour son peuple agraire de civilisation grégaire, pauvre et sans culture.
Mais, maintenant, aux états de l'Afrique aussi.
Incroyable !...

Libellés :

De... sp et al... le... 10.1.12,

3 Commentaires:

Le.. vendredi, 13 janvier, 2012, Anonymous Anonyme dit...

Salutations à votre associé, vieux routier du combat pour la survie de la langue française, en Amérique.
Il s'est vraiment surpassé, cette fois. Une lecture tout à fait époustouflante, par son degré de colonisation. Encore une employé de la canadiennne, Quotidien, de la libérale Geska.
AN

 
Le.. vendredi, 13 janvier, 2012, Anonymous Christian dit...

Catherine Delisle, québécois de souche, est l'expression même de la colonisation à l'état pur.
Une autre résussite du jadis célèbre Lord Durham.

CH

 
Le.. vendredi, 13 janvier, 2012, Anonymous Maria dit...

Il semble que tous les Québécois bailingues, sont des lecteurs des quotidiens de Geska. Malgré que tous leurs journaux sont unilingue français, jamais en anglais ou bailingue.
MS

 

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