Un carnet bleu...

Propos lavallois d'actualité politique, économique, fiscale, linguistique, footiste et autres bidules, en différé... hiver...

Couper les dépenses, budget de l'Ontario...

Lundi. Au retour des vacances des joyeuses fêtes, comme il fait bon de retrouver tous ces associés et abonnés indéfectibles de la fiscalité.

Voici donc la célèbre fisc. Une passion, en ces temps de déficits monstrueux, de dépenses de salaires au public scandaleuses et ses gaspillages éhontés.

Nous disions... La fisc, c'est une maladie incurable qui a son lot d'abonnés permanents. Toujours prêt à critiquer tout ce qui les appauvrit. Que ce soit via le chèque de paie ou pire via le compte en banque, évidemment.

Au dernier billet fiscalité... Le 19 décembre dernier, fut le moment de relire les propos du député adéquiste, Bonnardel, à propos du budget irresponsable du libéral Bachand. Dans lequel il nous rappelait que le VGQ, Lachance, accusait le gouvernement de comptabilité créative, De ne pas inscrire toutes ses dépenses au même endroit. Une manoeuvre malhonnête, confondre les médias et les lecteurs, pour des raisons électoralistes, évidemment.

Puis... L'employé de la Pesse de Geska, Lecours, nous proposait une lecture de l'effet des taxes à la consommation. Un impôt vraiment progressif, disait-il. Mais, une autre forme d'impôt, tout de même merdique. Relisez ses propos à l'article « Les taxes à la consommation, un impôt vraiment progressif... ».

Cette semaine à la fiscalité, toujours des dossiers passionnants. Nous en sommes à 143 fichiers et en mars. Aucune panne de lecture ici, en cette année 2012, tout comme à la toile-ordi.

En première... Une brève. Un bout de la fisc qui va plaire aux comparatifs et comparateurs des mesures fiscales de l'Ontario, versus le Québec. C'est le ministre des finances le plus respecté de l'union canadienne, Dwight Duncan, qui nous fait part de ses mesures de réduction des dépenses. Une gestion fiscale tout à fait contraire aux choix de l'incompétent ministre des finances du Québec, Bachand, qui choisit d'accroitre ses revenus par la TVQ, plutôt que de réduire les dépenses.

En seconde... Un autre point de vue des particularités du budget ontarien. Les arbitrages nécessaires au dépenses à la santé, mais surtout à l’éducation. Avec un déficit prévu de quelques 16 milliards, ce ne sera pas facile. Surtout que ce budget arrive quelques 2 mois avant une élection générale. Bonne lecture...

L'Ontario veut réduire ses dépenses d'1,5 G $ d'ici 2014, dit Dwight Duncan...
Le ministre ontarien des Finances, Dwight Duncan, a annoncé jeudi son intention de réduire les dépenses provinciales de 1,5 milliard $ en trois ans.

Dans un discours pré-budgétaire devant la Chambre de commerce de Toronto, M. Duncan a suggéré que certains programmes gouvernementaux pourraient disparaître s'il constatait que ces programmes peuvent être mieux gérés par d'autres.

Le ministre a indiqué que la province pourrait notamment réaliser des économies au chapitre des prisons qui, dit-il, sont devenues inefficaces et pourraient accueillir davantage de détenus. La province pourrait ainsi réaliser des économies lorsque les détenus seront transférés dans de nouvelles prisons construites par le gouvernement dans des villes comme Toronto et Windsor.

M. Duncan a expliqué qu'il détaillera davantage son plan pour équilibrer les finances ontariennes lorsqu'il déposera son budget, mardi prochain.

Il affirme cependant que les libéraux, qui feront face à l'électorat cet automne, ne prendront pas le chemin le plus aisé en coupant radicalement en santé et en éducation.

M. Duncan a également envoyé quelques piques à ses adversaires, estimant que les conservateurs et les néo-démocrates ont fait augmenter la dette de la province lorsqu'ils étaient au pouvoir.

Dans son discours, le ministre a laissé entendre que l'opposition conservatrice dissimule un ordre du jour de coupes franches qui pourraient menacer la reprise économique en Ontario et les avantages concurrentiels de la province.

Selon le ministre Duncan, les affirmations selon lesquelles il est possible de parvenir à l'équilibre en améliorant simplement l'efficacité sont malhonnêtes, et ne tiennent pas compte des impacts que cela pourrait avoir sur la reprise économique.
La Presse Canadienne
TORONTO - Le jeudi 24 mars 2011 à 15h36.

Les libéraux valorisent l’éducation et la santé pour relancer l’économie…
Le scrutin provincial approche à grands pas et l’Ontario enregistre un déficit de 16,7 milliards. Pour le combattre, le ministre des Finances Dwight Duncan a proposé un budget calqué sur la prudence. Afin de clarifier ce budget, les députés de London Chris Bentley et Khalil Ramal ont reçu la presse au bureau de M. Bentley le 30 mars dernier.

Les libéraux de Dalton McGuinty annoncent qu’il n’y aura pas de nouvelles taxes et que les investissements seront ciblés sur l’éducation et la santé. Selon les deux politiciens, des investissements massifs étaient nécessaires pour relancer l’économie de la province. « Ce budget est un moyen de nous assurer de maintenir les progrès que nous avons faits dans l’éducation et la santé, affirme Chris Bentley. La réduction des taxes des entreprises pour permettre de nouveaux investissements a fonctionné non seulement à London mais aussi dans d’autres villes de la province. Nous cherchons donc un moyen d’être encore plus efficaces. »

La priorité est de rééquilibrer un budget d’un peu plus de 115 milliards de dollars sans pour autant sabrer dans l’éducation ou la santé. Les deux ministères recevront chacun un milliard de dollars de plus en 2011. « Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir, explique Khalil Ramal. Au total, 60 000 nouvelles places seront créées dans les collèges et universités. Nous pensons que de s’assurer que chaque étudiant ait une place dans un établissement postsecondaire est un moyen d’investir dans un avenir plus prospère. »

Les étudiants d’université telles que Western Ontario auront aussi plus d’accessibilité aux emplois saisonniers grâce à l’investissement dans 20 000 nouveaux emplois d’été à travers la province. Par ailleurs, d’ici septembre, 200 nouvelles écoles offriront le programme de maternelle et jardin d’enfants à temps plein à 50 000 enfants. D’ici 2014, 247 000 enfants en profiteront.

En santé, le gouvernement ontarien souhaite investir jusqu’à 800 millions $ dans le roulement de ses hôpitaux, 100 millions dans son régime d’assurance-médicaments, 93 millions dans des programmes d’aide en santé mentale et de lutte aux dépendances. À cela s’ajoutent 15 millions $ qui permettront aux médecins de la province d’administrer 90 000 tests de dépistage du cancer du sein additionnels chez les femmes les plus à risque.

Pour combiner investissement et absence de nouvelles taxes, le budget prévoit des économies de près de 1,5 milliard $ sur trois ans. L’État devra donc faire face à une croissance plus faible d’autres programmes. Les organismes gouvernementaux auront une réduction budgétaire à hauteur de 200 millions $ d’ici 2014. La fonction publique créera 1500 postes à temps complet, après une première élimination de 3400 postes annoncée en 2009 et un gel des salaires l’année dernière.

Les libéraux restent néanmoins positifs et assurent que leur plan visant à dépenser plus pour investir dans l’avenir ne nécessite pas d’augmentation de taxes. « Si nous choisissions de supprimer le poste de 33 000 enseignants, nous économiserions 3 milliards de dollars, explique M. Ramal. Ceci équivaut à peu près à une réduction d’un point de la TVH. C’est moindre, et nous rejetons ce choix car nous avons appris que les compressions générales ne donnent pas les résultats escomptés. »
Erika Peter
L'ACTION - Nouvelles - le 06 avril 2011


Propos...
C'est étonnant.
Qui avait prévu ou calculé que supprimer les postes de 33 milles fonctionnaires enseignants, pouvait économiser jusqu'à 3 milliards de dollars. Soit au salaire de 110 milles, chacun.

C'est ahurissant, par rapport aux revenus moyens des payeurs d'impôt jusqu'à la mort, les contribuables moyens canadiens à 43,000 $, seulement.

Libellés : ,

De... sp et al... le... 9.1.12,

3 Commentaires:

Le.. mercredi, 11 janvier, 2012, Anonymous Anonyme dit...

Nous avons tous compris la différence, entre la richesse et la pauvreté.
Les politiciens de Toronto annoncent qu'il n'y aura pas de nouvelles taxes ou impôt, dans leur lutte contre les déficits et le retour à l'équilibre.

Les politiciens de Québec, annoncent plutôt une hausse des taxes et autres impôts indirects pour lutter contre les déficits. Une hausse de la pauvreté des contribuables québécois, plutôt que préserver le bien être de ceux-ci.

Une petite merde, la fiscalité du Québec libéral.
AN

 
Le.. mercredi, 11 janvier, 2012, Anonymous Christian dit...

L'état de la gestion des finances des Ontariens, ce n'est pas du tout comparable aux libéraux du Québec.

Au moment même où le PM McGuinty apprenait que son ministre des finances Duncan était réélu, il téléphonait pour lui demander de retourner au bureau. Un rendez-vous, au déjeuner, le lendemain matin, afin de faire le point sur l'état de la lutte au déficit et l'ampleur des coupures.

Pas du tout sur l'appauvrissement des contribuables, par l'augmentation des taxes et impôts, comme au Québec.
Vraiment étonnants, par leur compétence et leur savoir faire, les anglo-saxons Ontariens.

CH

 
Le.. mercredi, 11 janvier, 2012, Anonymous Maria dit...

Quel bonheur !
Notre mondialement célèbre lecteur AN, est de retour.
Bonne année 2012 !...
MS

 

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