Libéraux québéquistes bien coincés…
21.9.07
Pas cette fois, des voix s’élèvent pour dire qu’ils doivent aussi s’en préoccuper.
Un malaise identitaire chez des libéraux québécois...
Vendredi soir, devant le conseil général de son parti, Jean Charest a affirmé vouloir laisser à ce qu'il appelle « l'APDQ » la discussion sur le « nous » et le « eux ».
Samedi après-midi, les membres des comités exécutifs des circonscriptions et des diverses commissions du parti ont passé deux heures à discuter du rapport d'un groupe de travail sur, eh oui, l'identité québécoise.
Même qu'au cours de l'automne, le PLQ va s'autoconsulter et consulter la population du Québec sur ladite question, pour soumettre le résultat au congrès de mars prochain à Québec.
En point de presse dimanche, le chef libéral a voulu distinguer son parti des autres en insistant sur les « valeurs libérales d’ouverture et de respect des droits » qui l’animent. Mais, tout au long de la fin de semaine, de nombreux militants lui ont reproché de « jouer avec le feu » en ouvrant le débat là-dessus dans sa propre formation et, en plus, en ayant mis sur pied la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, la commission Bouchard-Taylor.
Le malaise
Plusieurs libéraux, pas seulement quelques-uns, ont exprimé leur opposition à la démarche de leur parti. Sur le fond, des délégués ont demandé: « Pourquoi tout ce débat, lorsqu’il y a la charte québécoise des droits et libertés? »
Plus nombreuses encore ont été les interventions de militants qui reprochent à leur parti de « jouer sur le terrain du PQ et de l’ADQ ». Et de risquer d’y perdre au change. Par exemple: « Nous avons toujours parlé d’identité canadienne et, aujourd’hui, on shifte vers l’identité québécoise qui était le fond de commerce des péquistes [...] et c’est pas ça qui va nous faire gagner aux prochaines élections. » Un autre a renchéri: « On sera bien en élection avant longtemps, qu’on le veuille ou non, et il n’y a rien d’utile politiquement, de rentable électoralement à s’embarquer sur le terrain de l’ADQ et du PQ. Ils seront toujours gagnants là-dedans. »
Les libéraux ont entendu plusieurs versions du même argument. Un délégué, par hasard le dernier à prendre la parole samedi, a poussé la critique un peu plus loin: « M. Charest, hier, a clairement dit qu’on va laisser cette question, le "eux" et le "nous", à l’ADQ et au PQ. En soulevant les débats, je trouve ici une petite contradiction, mais bon, elle est là. »
Les hautes autorités du PLQ ont une vision différente. M. Charest a rétorqué qu’il n’y a « pas de contradiction à vouloir discuter de nos valeurs ». Le président du groupe de travail sur l’identité a répliqué que le parti a « l’obligation de cibler les préoccupations de nos concitoyens ». Ce qui peut ressembler à ce dont les libéraux, entre autres, accusent Mario Dumont.
Jean Dussault
carnets@radio-canada.ca -17 septembre 2007
Propos…
S’il n’y a pas de contradiction de vouloir discuter de leurs valeurs «canadians», il y a fort à parier que le fossé entre libéraux et les francophones québécois va s’élargir encore plus. Ces derniers étant en grande majorité préoccupés par ce qu’ils considèrent être différent, d’aspiration autre, des valeur de l’identité «québécoise». Deux commentaires des lecteurs de Jean…
Le tort de Jean Chrétien
Les délégué(e)s libéraux ont sûrement mesuré les conséquences de tout le tort que Jean Chrétien a causé au PLQ en faisant entrer massivement des "votes pour le NON" au Québec avant et après le référendum de 1995 et en banalisant l'identité québécoise. Lorsque le même Chrétien a orchestré une campagne massive de propagande "canadianisante", personne n'a protesté du côté du PLQ. Au contraire, on s'est fait complice de la stratégie fédérale visant à vanter "l'ouverture" canadienne et cherchant à faire paraître l'identité québécoise comme un repli sur soi.
Or, tant que la confiance des électeurs francophones envers le PQ et l'ADQ en tant qu'alternatives de gouvernement divisait leur vote, on continuait à dormir au gaz au sein du PLQ, en évitant de se compromettre de quelque façon que ce soit sur la question nationale. C'est la vague d'indignation de Hérouxville, faisant suite à une accumulation de décisions douteuses des tribunaux canadiens et démontrant l'effet délétère de la Charte canadienne des droits et libertés, qui a tout bouleversé l'échiquier politique au Québec, Mario Dumont et l'ADQ s'étant avérés ceux qui ont le mieux tiré profit de la situation.
Le PLQ est maintenant coincé entre sa subordination au multiculturalisme canadien et ce qui lui reste de nationalisme québécois, seule frange qui lui permet de courtiser ce qui lui reste de clientèle francophone. Le parti s'est lui-même piégé en renonçant à défendre la nation francophone québécoise lorsque le PLC faisait la loi sur la scène fédérale.
Luc Bertrand , Pointe-aux-Trembles
Le Canada déraille…
Je penses que le Canada est en train de derailler. Ce Canada qu'on a connu du tolerent est en train de devenir le Canada fachiste.
Par curiosite, est ce que les autochtones auront leur part dans ce "Nous" dont on parle?
Abdel Said , Ottawa
17 septembre 2007
Propos…
Je ne sais pas si le pays du grand Shawiniganais, Jean Chrétien, déraille. Mais je sais que le PLQ et son chef John Charest ont découvert ce qui ne va pas dans leur discours, à la suite du conseil général. Ils ont découvert qu’ils avaient délaissé une vieille tactique abrutissante, mais qui fonctionne toujours. Laquelle ? La cible mobile. Vous connaissez, non ?
C’est la tactique qui consiste à parler de leur politique favorite à succès, l’économie, pour remplacer et reléguer aux dernières pages le eux et le nous de l’identité québécoise. Je parie qu’ils ont déjà mis en marche la machine libératiste, à cet effet. Attendez, pour voir…
Libellés : Politique-identite
De... sp et al... le... 21.9.07,
2 Commentaires:
- Le.. vendredi, 21 septembre, 2007, dit...
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Pas de chance...
La répartitrice fait dire à Jean que les commentaires de l'antipoll sont encore fermés, on ne peut pas y afficher son message rigolo à propos du gorille anti-souv...
Désolé...
Curieusement, la photo du gorille est plus grande que la photo «piwi» image, image «piwi», de son entete. Hé ben... - Le.. samedi, 22 septembre, 2007, dit...
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Ça va de plus en plus mal pour Jean.
On a vérifié à l'instant et déjà, POUFFFF, le gorille favori est déjà disparu.
Pauvre Jean... On devras lui en trouver un autre.








